L’Encyclopédie/1re édition/SI-GAN

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SI-GAN, (Géog. mod.) SI-GAN-FU, & par le pere le Comte, qui estropie tous les noms, SIGNANFOU, grande ville de la Chine, dans la province de Xenxi où elle a le rang de premiere métropole de la province. Elle est bâtie sur le bord de la riviere de Guci, en forme d’amphitheâtre : ses environs sont agréables & fertiles. Longitude, suivant le pere Gaubil, 125. 3. 15. latit. 32. 6.

Rien, selon les jésuites, n’a rendu cette ville plus remarquable que la découverte qui s’y fit en 1625, d’une inscription de plusieurs pages, qui nous apprend que la religion chrétienne est entrée à la Chine en 631. On trouvera cette inscription dans toutes les relations & dans le dictionnaire de la Martiniere. Ce n’est cependant autre chose qu’une fraude pieuse, une piece manifestement supposée, comme M. de la Crose l’a prouvé sans réplique. En vain les peres Magalhanès & le Comte établissent la venue de l’apôtre Saint Thomas à la Chine, M. Maigrot, évêque de Conon, & vicaire apostolique dans ce même royaume, reconnoît que les missionnaires ont pris pour l’apôtre Saint Thomas, un certain Tamo, ce sont ses propres termes, l’un des plus insignes fripons qui soient jamais entrés à la Chine, & qui n’y vint qu’après l’an 582. (D. J.)