L’Encyclopédie/1re édition/SIDERITIS

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SIDERITIS, s. f. (Botan.) Ce genre de plante s’appelle vulgairement en françois crapaudine, nom sous lequel on l’a caractérisée. Tournefort en compte quatorze especes, dont il suffira de décrire la plus commune, sideritis vulgaris, hirsuta. I. R. H. 191 ; en anglois the procumbent ironwort.

Cette plante pousse des tiges à la hauteur de deux piés, quarrées, velues, jaunâtres ; ses feuilles sont opposées l’une à l’autre le long des branches, oblongues, velues, crénelées en leurs bords, ridées, d’un goût astringent un peu âcre. Ses fleurs sont en gueule, verticillées, ou disposées en rayons & par étage, d’un blanc jaunâtre, marquetées de points rouges ; chaque étage de ces fleurs est soutenu par des feuilles presque rondes, coupées souvent en crêtes de coq, & différentes des autres feuilles qui naissent plus bas. Chaque fleur est un tuyau découpé par le haut en deux levres, & soutenue par un calice formé en cornette. Les graines qui succedent aux fleurs sont au nombre de quatre, oblongues, noires, enfermées dans une capsule qui a servi de calice à la fleur. Cette plante a une odeur puante, croît aux lieux montagneux, & passe pour vulnéraire & dessicative.

Les Botanistes n’ont point encore découvert les trois especes de sideritis mentionnées dans Dioscoride. (D. J.)