L’Encyclopédie/1re édition/VOLCAE

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VOLCAE, (Géog. anc.) peuples de la Gaule-Narbonnoise. On divisoit ces peuples en Volces-arécomiques & en Volces-tectosages. Souvent on les désignoit sous le nom générique de Celtes, dont ils formoient une des principales cités. Les Volces-arécomiques, Volcæ arecomici, dans Strabon, l. IV. p. 186 ; & Volcæ aricomii, dans Ptolomée, l. II. s’étendoient jusqu’au bord du Rhône. Ptolomée leur donne deux villes qu’il marque dans les terres ; savoir Vindomagus & Nemausûm Colonia. Les Volces-tectosages, Volcæ tectosages, s’étendoient jusqu’aux Pyrénées, depuis la ville de Narbonne qui étoit dans leur pays. Samson dit qu’ils occupoient tout le haut-Languedoc & davantage. Voyez Tectosages.

M. l’abbé de Guasco se proposoit de donner l’état des sciences chez les Volces. Il ne manque à ce projet que des monumens historiques qui puissent aider à le remplir. Nous savons seulement que les phocéens d’Ionie après avoir fondé Marseille, établirent des colonies dans le pays des Volces, comme dans les villes d’Agde, de Rodez, de Nîmes, & que ces colonies communiquerent aux Volces leur langue & l’usage de leurs caracteres.

Quand Rome eut conquis le pays des Volces, elle en changea le gouvernement, y envoya des magistrats pour l’administrer, & y sema des colonies. Les Volces devenus en quelque sorte Romains dans leur gouvernement, dans leur langage, dans leurs mœurs, dans leur goût, le devinrent aussi en grande partie dans leur religion. Les pontifes, les flamines, les augures, prirent la place des druides, & substituerent leurs cérémonies & leurs solemnités à celles des prêtres gaulois. Enfin ce nouveau culte chez les Volces, céda aux lumieres du christianisme. (D. J.)