L’Encyclopédie/1re édition/ZUICKAU

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ZUICKAU, (Géog. mod.) ville d’Allemagne, dans le margraviat de Misnie, au cercle de Voigtland, sur la Mulde. Elle est bien bâtie, & a, dans les montagnes de son voisinage, des mines d’argent, autrefois abondantes, & maintenant épuisées. Long. 30. 28. latit. 50. 22.

Langius (Rodolphe), gentilhomme de Westphalie & prevôt de l’église cathédrale de Munster, naquit à Zuickau, & mourut en 1519, à 81 ans. Il se distingua par sa science & par son zele pour la renaissance des lettres en Allemagne, & il en fut en effet le principal restaurateur. Il porta son oncle doyen de Munster à y fonder une école, dont la direction fut donnée à des gens habiles, & Langius leur ouvrit sa belle bibliotheque.

Les lettres ayant commencé à fleurir à Zuickau, Haguenbot, né dans cette ville, traduisit du grec en latin les œuvres d’Hippocrate, Ætius, Æginete, & une bonne partie de Galien. Il employa plus de vingt ans à ce travail, & mourut en 1558, âgé de 58 ans. Le précepteur d’Haguenbot avant cru que ce nom qui signifie en allemand le fruit de l’églantier, designoit le fruit du cornouiller, en latin cornum, le nomma Cornarius, & c’est sous ce nom qu’il est connu par ses ouvrages.

Il y a quelques autres gens de lettres nés à Zuickau, & dont les bibliographes allemands font mention ; savoir, Daumius (Christian), Feller (Joachim), Haloander (Gregoire), Muncer (Thomas), Schmider (Sigismond), Stork (Nicolas), &c. mais aucun d’eux n’a porté son nom au-delà du cercle de Voigtland. (D. J.)