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L’Espion (Cooper)/Chapitre 31

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Traduction par A. J. B. Defauconpret.
Furne (Œuvres, tome 2p. 369-377).


CHAPITRE XXXI.


Loin d’ici, timides subterfuges ! inspire-moi, sainte et franche innocence ! — Je suis votre femme si vous voulez m’épouser.
Shakespeare


En rejoignant miss Peyton, Frances apprit que Dunwoodie n’était pas encore de retour. Cependant, pour délivrer Henry des importunités du prétendu fanatique qu’il avait laissé avec lui, il lui avait envoyé un respectable ministre de l’Église anglicane qui était arrivé depuis une demi-heure, et qui avait passé ce temps à converser avec la bonne tante en homme sensé et bien élevé ; mais cet entretien n’avait nullement roulé sur les affaires domestiques de la famille.

Miss Peyton ne manqua pas de demander avec empressement à sa nièce si elle avait réussi dans son excursion romanesque. Tout ce que put dire Frances, fut qu’elle avait promis le silence, et elle recommanda la même précaution à sa tante. Le sourire qui embellissait encore sa jolie bouche, tandis qu’elle parlait ainsi, suffit pour faire entendre à miss Peyton que tout allait au mieux. Elle pressait sa nièce de prendre quelques rafraîchissements après avoir essuyé une fatigue à laquelle elle n’était nullement habituée, quand le bruit que fit un cheval en s’arrêtant à la porte annonça l’arrivée du major. Le courrier que Mason lui avait dépêché l’avait trouvé au passage du bac, attendant avec impatience le retour de M. Harper, et il en était parti sur-le-champ pour retourner à l’endroit où son ami avait été détenu, tourmenté par une foule de réflexions. Le cœur de Frances battit vivement quand elle entendit le bruit de ses pas sur l’escalier. Deux heures étaient nécessaires à la sûreté de Henry, le colporteur l’avait déclaré. Harper lui-même, quelque bien intentionné qu’il fût, quelque puissant qu’il se fût avoué, avait insisté sur l’importance dont il était d’empêcher que les dragons ne poursuivissent Henry avant ce temps si court. Cependant Frances avait à peine recueilli ses idées que Dunwoodie entrait par une porte, tandis que miss Peyton sortait par une autre.

Le teint du major était animé, et il avait l’air mécontent, piqué et contrarié.

— Quelle imprudence, Frances ! s’écria-t-il en se jetant sur une chaise ; fuir ainsi au moment où je venais de l’assurer qu’il n’avait rien à craindre ! Je pourrais presque me persuader que vous vous faites un plaisir de créer des sujets de contradiction entre nos sentiments et nos devoirs.

— Il est très-possible que nos devoirs ne soient pas d’accord, répondit Frances, en s’approchant de lui, et restant le corps légèrement appuyé sur la muraille ; mais nos sentiments ne sauraient l’être, Peyton. Vous êtes certainement charmé que Henry ait échappé à la mort.

— Sa vie ne courait aucun risque. Harper lui avait fait une promesse, et jamais Harper n’y a manqué. Ô Frances, Frances, si vous aviez bien connu cet homme, sa parole vous eût paru sacrée, et vous ne m’auriez pas réduit une seconde fois à cette cruelle alternative.

— Quelle alternative ? demanda Frances ayant sincèrement pitié de son émotion, mais empressée de saisir toutes les occasions de prolonger la conversation.

— Quelle alternative ? Ne faut-il pas que je monte cette nuit à cheval pour poursuivre votre frère, tandis que j’espérais la passer la tête sur l’oreiller, en me félicitant d’avoir contribué à le sauver ? Ne me donnez-vous pas l’air d’être votre ennemi, tandis que je verserais volontiers pour vous jusqu’à la dernière goutte de mon sang ? Je le répète, Frances, c’est une imprudence, une folie, une erreur cruelle, très-cruelle.

Frances se pencha sur lui, et prit avec timidité une de ses mains, tandis que de l’autre elle repoussait de chaque côté les cheveux noirs qui tombaient sur le front de son amant.

— Et pourquoi le poursuivre, mon cher Peyton ? lui dit-elle. Vous avez déjà beaucoup fait pour notre pays, et il ne peut exiger de vous un pareil sacrifice.

— Frances ! miss Wharton ! s’écria le major se levant tout à coup, et parcourant la chambre à grands pas avec l’émotion d’un homme qui sent son honneur en péril, ce n’est pas mon pays, c’est mon honneur qui exige ce sacrifice. S’il n’avait pas fui tandis que mon corps était chargé de le garder !… sans cette circonstance, je n’aurais pas été frappé du même coup. Mais si les yeux des dragons de Virginie peuvent se laisser aveugler par la ruse et l’artifice, ils ont des chevaux doués de vitesse et des sabres bien affilés. Avant que le soleil se lève, nous verrons quel est celui qui osera donner à entendre que la beauté de la sœur a servi à sauver le frère. Oui, oui, ajouta-t-il avec un sourire amer, même dès à présent je voudrais entendre le calomniateur qui oserait insinuer l’existence d’une telle trahison !

— Peyton ! cher Peyton ! s’écria Frances reculant avec terreur devant son œil courroucé, voudriez-vous donner la mort à mon frère ?

— Ne mourrais-je pas pour lui ? répondit Dunwoodie d’un ton plus doux et en la regardant avec tendresse ; vous le savez. Ce qui me tourmente, ce sont les soupçons auxquels m’expose la démarche inconsidérée de Henry. Que pensera de moi Washington s’il vient à apprendre que je suis devenu votre époux ?

— Si cette crainte est le seul motif qui vous engage à poursuivre mon frère, dit Frances avec un léger tremblement dans la voix, il est facile d’y remédier. Le mariage n’a pas encore eu lieu.

— Est-ce ainsi que vous me consolez, Frances ? Est-ce ainsi que vous prenez pitié de mes souffrances ?

— Je suis bien loin de vouloir rien dire qui puisse vous être désagréable, Dunwoodie ; mais ne nous donnez-vous pas à tous deux plus d’importance que nous ne pouvons en avoir aux yeux de Washington ?

— Je me flatte que mon nom n’est pas tout à fait inconnu au général en chef, répondit Dunwoodie avec un mouvement de fierté, et vous-même vous n’êtes pas aussi obscure que votre modestie cherche à vous le persuader. Je vous crois, Frances, quand vous me dites que vous avez pitié de moi, et je dois me comporter de manière à mériter que vous ayez toujours pour moi les mêmes sentiments. Mais je perds des moments précieux. Il faut que nous traversions les montagnes cette nuit, afin d’être en état de nous acquitter de nos devoirs au point du jour. Mason n’attend que mes ordres pour monter à cheval. Je vous quitte donc, Frances, quoi qu’il puisse en coûter à mon cœur. Plaignez-moi ; mais soyez sans inquiétude pour votre frère. Il faut qu’il redevienne prisonnier, mais chaque cheveu de sa tête est sacré.

— Arrêtez, Dunwoodie, je vous en conjure, s’écria Frances respirant à peine en examinant l’aiguille de la pendule ; avant de partir pour vous acquitter de ce devoir qui vous tient tant à cœur, lisez ce billet que Henry a laissé pour vous, et qu’il croyait sans doute écrire à l’ami de sa jeunesse.

— J’excuse votre sensibilité, Frances ; mais il viendra un temps où vous me rendrez justice.

— Ce temps est déjà arrivé, lui répondit-elle en lui tendant la main, ne pouvant affecter plus longtemps un mécontentement qu’elle n’éprouvait pas.

— Où avez-vous trouvé ce billet ? s’écria le major en parcourant des yeux le contenu. Pauvre Henry ! oui, vous êtes véritablement mon ami. Si quelqu’un désire me voir heureux, c’est vous.

— Sans doute, sans doute, s’écria vivement Frances : il ne souhaite que votre bonheur ; croyez ce qu’il vous dit ; il ne s’y trouve pas un mot qui ne soit vrai.

— Je le crois, chère Frances ; mais c’est à vous à confirmer ce qu’il m’écrit. Plût au ciel que je pusse également compter sur votre affection !

— Vous le pouvez, Peyton, répondit Frances en regardant son amant avec la candeur de l’innocence.

— En ce cas, lisez vous-même, et prouvez-moi que vous venez de dire la vérité, s’écria Dunwoodie en lui présentant le billet.

Frances prit le billet, et fut avec surprise ce qui suit :

« La vie est trop précieuse pour la confier à des espérances incertaines. Je vous quitte, Dunwoodie ; César est le seul confident de ma fuite, et je le recommande à votre merci. Mais une cruelle inquiétude me dévore. Songez à un père âgé et infirme, à qui l’on va reprocher le crime supposé de son fils ; songez à deux sœurs que je laisse sans protection. Prouvez-moi que vous nous aimez tous. Que le ministre que vous devez ramener vous unisse à Frances cette nuit même, et que ma famille trouve en vous un fils, un frère et un époux. »

La lettre tomba des mains de Frances. Elle voulut lever les yeux sur Dunwoodie, mais elle les baissa en rencontrant ses regards passionnés.

— Que dites-vous ? lui demanda le major avec tendresse ; suis-je digne de cette confiance ? Voulez-vous que ce soit un frère qui se mette cette nuit à la recherche du vôtre, ou sera-ce un officier du congrès qui va poursuivre un officier anglais ?

— Feriez-vous moins votre devoir parce que je serais votre femme, major Dunwoodie ? En quoi la situation de Henry en deviendrait-elle moins dangereuse ?

— Je vous répète que Henry est en sûreté. La parole que lui a donnée Harper est sa garantie. Mais je ferai voir au monde, dit le jeune officier se trompant peut-être un peu lui-même, un nouveau mari qui à la force d’arrêter le frère de sa femme.

— Et le monde comprendra-t-il tout cela ? dit Frances avec un air d’indécision qui fit naître mille espérances dans le sein du major. Dans le fait la tentation était forte. Elle ne voyait aucun autre moyen de retenir Dunwoodie jusqu’à ce que l’heure fatale fût écoulée. Ce que lui avait dit Harper tout récemment, qu’il ne pouvait faire ouvertement que bien peu de chose pour Henry, et que tout dépendait du temps, était profondément gravé dans sa mémoire. Peut-être aussi pensait-elle involontairement qu’il était possible qu’une barrière éternelle s’élevât entre elle et son amant, s’il arrêtait son frère et que la sentence fût exécutée. Il est difficile d’analyser toutes les hésitations du cœur de l’homme, encore plus celles du cœur de la femme.

— Pourquoi tarder, chère Frances ? s’écria Dunwoodie qui suivait sur les traits expressifs de sa maîtresse tous les mouvements de son âme ; quelques minutes peuvent me donner les droits d’un époux pour vous protéger.

Frances tremblante jeta un regard inquiet sur la pendule, dont les aiguilles semblaient marcher avec une lenteur inconcevable, comme pour la mettre plus longtemps à la torture.

— Parlez, Frances dit le major. Puis-je appeler notre bonne parente ? Décidez-vous, le temps presse.

Frances s’efforça de lui répondre, mais elle ne put que murmurer quelques sons inarticulés, que son amant, d’après un privilège qui date d’un temps immémorial, interpréta comme un consentement. Il se précipita vers la porte, et il allait sortir quand elle recouvra la parole.

— Arrêtez, Peyton ! lui dit-elle, je ne puis vouloir vous tromper au moment de contracter un engagement si solennel. J’ai vu Henry depuis son évasion ; un temps bien court est tout ce qu’il faut pour sa sûreté. Voici ma main, je vous la donne maintenant volontiers, si vous ne la dédaignez pas.

— La dédaigner ! s’écria Dunwoodie avec transport ; je la reçois comme le plus beau présent du ciel. Il ne faut pas deux heures pour traverser les montagnes, et demain à midi je reviendrai avec la grâce de votre frère, signée par Washington. Henry nous aidera à égayer notre repas de noces.

— En ce cas, attendez-moi ici dans dix minutes, dit Frances, consolée par l’aveu qu’elle venait de faire et par l’espoir de la sûreté de son frère ; je reviendrai alors prête à prononcer les vœux qui m’attacheront à vous pour toute la vie.

Dunwoodie la pressa un instant contre son cœur, et sortit pour prévenir le ministre des fonctions qu’il allait avoir à remplir.

Miss Peyton apprit de sa nièce cette nouvelle avec beaucoup de surprise, et même avec un peu de mécontentement. C’était violer tous les principes d’ordre et de décorum, que de célébrer un mariage avec tant de précipitation et si peu de cérémonial. Mais Frances lui déclara avec une fermeté modeste que sa résolution était bien prise. Depuis longtemps sa famille avait consenti à cette union, qui n’avait été retardée que d’après son propre désir. Elle venait de donner sa parole à Dunwoodie, et elle la tiendrait. Elle ne pouvait en dire davantage sans se compromettre, car il aurait fallu entrer dans des explications dangereuses pour Birch ou pour Harper, et peut-être pour tous deux. Peu habituée à contester, et étant réellement attachée à son parent Dunwoodie, miss Peyton céda bientôt à la fermeté de sa nièce, et ne fit plus d’objections. M. Wharton était trop complètement converti à la doctrine de l’obéissance passive et de la nécessité de céder aux circonstances, pour résister aux sollicitations d’un officier qui avait autant de crédit que le major dans l’armée des rebelles ; et Frances, accompagnée par son père et sa tante, retourna dans l’appartement qu’elle venait de quitter, à l’expiration du court délai qu’elle avait fixé elle-même. Dunwoodie et le ministre y étaient déjà. Frances, en silence, et sans affectation de réserve, lui remit l’anneau de mariage de sa propre mère, et après quelques instants qu’elle employa pour se placer convenablement, ainsi que M. Wharton, miss Peyton consentit que la cérémonie commençât.

La pendule était précisément en face de Prances et ses yeux se fixèrent bien des fois avec inquiétude sur le cadran. Mais bientôt le langage solennel du ministre attira toute son attention, et son esprit ne fut plus occupé que des vœux qu’elle allait prononcer. La cérémonie fut bientôt terminée et comme le prêtre faisait entendre le dernier mot de la bénédiction, la pendule sonna neuf heures. Le délai demandé par Harper était alors écoulé et Frances crut sentir son cœur soulagé d’un poids accablant.

Dunwoodie la serra dans ses bras, embrassa plusieurs fois miss Peyton, pressa la main de son beau-père et celle du ministre, et était encore dans l’ivresse de la joie quand on frappa à la porte. On l’ouvrit, et Mason entra.

— Nous sommes en selle, dit-il, et si vous le trouvez bon, nous partirons. Vous êtes si bien monté que vous aurez tout le loisir de nous rejoindre.

— Oui, mon brave Mason, oui, partez, répondit Dunwoodie saisissant avec empressement un prétexte pour rester quelques instants de plus ; je vous rejoindrai à la première halte.

Le lieutenant se retira pour exécuter ces ordres, et il fut suivi par M. Wharton et le ministre.

— Maintenant, Peyton, dit Frances, songez que c’est véritablement un frère que vous allez poursuivre ; je n’ai plus besoin de vous implorer pour lui, si vous avez le malheur de le rencontrer.

— Dites si j’ai ce bonheur, s’écria Dunwoodie ; car j’ai mis dans ma tête qu’il dansera à nos noces. Plût au ciel que je pusse le gagner à notre cause ! C’est la cause de son pays, et je combattrais avec bien plus de plaisir, Frances, si j’avais votre frère à mon côté.

— Ne parlez pas ainsi, Dunwoodie ! vous me faites faire de terribles réflexions.

— N’en parlons plus ; mais il faut que je vous quitte. Mason est parti, et je ne lui ai pas donné d’ordres. Mais plus tôt je partirai, Frances, plus tôt je serai de retour.

On entendit le bruit d’un cavalier qui approchait de la ferme au grand galop, et avant que le major eut le temps de finir ses adieux à son épouse et à sa tante, son domestique ouvrit la porte et fit entrer un officier. Il portait l’uniforme d’aide-de-camp, et Dunwoodie le reconnut pour être attaché à Washington.

— Major, dit l’officier après avoir salué les dames avec politesse, le général en chef m’a chargé de vous apporter cet ordre. Ayant exécuté sa mission, il s’excusa sur ce que son devoir l’appelait ailleurs, et repartit au même instant.

— Sur ma foi ! s’écria le major, voici nos affaires qui prennent une nouvelle tournure mais je comprends tout cela : Harper a reçu ma lettre, et nous éprouvons déjà les effets de son influence.

— Avez-vous des nouvelles favorables pour Henry ? s’écria Frances en accourant à son côté.

— Écoutez, et vous en jugerez :


« Monsieur,

« À l’instant où vous recevrez cette dépêche vous ferez marcher votre escadron de manière à vous trouver demain à dix heures du matin sur les hauteurs du Croton, en face du détachement ennemi qui couvre ses fourrageurs ; vous y trouverez un corps d’infanterie pour vous soutenir. On m’a fait un rapport sur l’évasion de l’espion anglais. Son arrestation est sans importance en comparaison du devoir que je vous donne à remplir. Si quelques-uns de vos gens sont à sa poursuite, rappelez-les sur-le-champ, et ne perdez pas un instant pour aller battre l’ennemi.

« Votre serviteur,
« George Washington. »


— Grâce au ciel ! s’écria Dunwoodie, me voilà délivré d’une tâche bien pénible ! Je puis maintenant marcher à mon devoir avec honneur.

— Et avec prudence, cher Peyton, dit Frances le visage pâle comme la mort. Songez, Dunwoodie, que vous venez de me donner un nouveau droit pour vous recommander le soin et la circonspection.

Le jeune major regarda avec transport ses traits charmants, quoique couverts de pâleur, et lui prenant la main, il la pressa sur son cœur en s’écriant :

— Mais à quoi bon tant de hâte ? Quand même je ne partirais que dans quelques heures, j’arriverai à Peekskill avant que mes dragons aient déjeuné. Je suis trop vieux soldat pour me hâter ainsi, et pour me laisser déconcerter.

— Non, partez sur-le-champ, dit Frances d’une voix étouffée ; ne négligez pas les ordres de Washington, et surtout soyez prudent, soyez circonspect.

— Je le serai par amour pour vous, s’écria Dunwoodie, en la serrant encore une fois dans ses bras. Frances pleura un instant sur son cœur, et il s’arracha d’auprès d’elle.

Miss Peyton se retira avec sa nièce, jugeant nécessaire, avant de s’en séparer pour la nuit, de lui prodiguer ses avis sur le chapitre des devoirs matrimoniaux. Si ces instructions n’étaient pas convenablement dirigées, du moins elles furent reçues avec docilité. Nous regrettons que l’histoire ne nous ait pas conservé cette dissertation précieuse ; mais tout ce que nos recherches ont pu nous apprendre, c’est qu’elle roulait principalement sur le gouvernement et l’éducation des enfants. Mais nous allons quitter ces deux dames pour retourner près du capitaine Wharton et de Harvey Birch.