L’Italie d’hier/Brescia

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Charpentier & Fasquelle (p. 13-14).
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BRESCIA

Ici la rocaille a tout envahi, jusqu’aux pains, qui ont la forme d’un tortil de rubans, et elle a pris dans les murs une solidité ronflante.

Ce ne sont que massives constructions, aux portes formées de lourds bossages, et écrasées, en leur fronton contourné, par d’énormes mufles d’animaux ; de massives constructions, aux fenêtres dont les épais barreaux ont encore derrière eux, pour les protéger, un petit treillis de fer ; de massives constructions aux balcons ventrus, se renflant, ainsi que des ventres de sirènes, et aux grands toits soulevant dons le ciel des statues, dont les draperies sont, comme fouettées par le vent. — Une ville noire, aux déchirures roses de la brique dans la vieille pierre, qui semble faite pour fournir les décorations des vieux drames de notre boulevard.