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L’Onanisme (Tissot 1769)/Article 4/Section 12

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SECTION XII.


Gonorrhée simple.


LA Gonorrhée, dit Galien qui ne connoissoit que la simple, est un écoulement de semence sans érection. Plusîeurs auteurs de tous les siecles en parlent, & Moïse, le plus ancien de tous. L’on trouve dans les observarions d’Hippocrate l’exemple d’un montagnard, dont la maladie paroît avoir été un marasme, & qui avoir un écoulement involontaire d’urine & de semence[1]. M. Boerhaave paroît cependant mettre cette maladie au nombre des choses douteuses. On lit, dit-il, dans quelques livres de médecine, que la semence s’est quelquefois écoulée sans qu’on l’ait sentie. Mais cette maladie doit être très-rare, & je ne sçache pas que la semence se soit écoulée sans que que chatouillement, ou ce n’étoit pas de la vraie semence séparée dans les testicules, & accumulée dans les vésicules séminaires, quoique j’aie vu la liqueur des prostates s’écouler[2]. Cette autorité est sans doute bien respectable ; mais outre que M. Boerhaave ne décide point positivement, il a contre lui tous les Médecins ; & pour ne point sortir de son école, l’un de ses plus illustres disciples, M. Gaubius, admet l’évacuation de semence sans sensation. Mes propres observations ne me laissent pas douter de l’existence de l’une & de l’autre maladie. J’ai vu des hommes qui, après une gonorrhée virulente, après des excès vénériens, ou des masturbations, avoient un écoulement continuel par la verge, mais qui ne les rendoit pas incapables d’érection & d’éjaculation : ils se plaignoient même qu’une seule éjaculation les affoiblissoit plus qu’un écoulement de quelques semaines, preuve évidente que la liqueur de ces deux évacuations n’étoit pas la même, & que celle qui sort par la gonorrhée ne vient que des prostates, de quelques autres glandes qui entourent l’urethre, des follicules répandues dans toute sa longueur, ou enfin des vaisseaux exhalants dilatés. J’en ai vu d’autres qui avoient, comme les premiers, un écoulement qui les affoiblissoit beaucoup plus, qui les rendoit incapables de tout prurit vénérien, de toute érection, & par là même de toute éjaculation, quoique les testicules ne parurent point hors d’état de faire leurs fonctions. Il me paroît démontré que dans ces derniers la vraie semence testiculaire s’écouloit sans sensation. Et quand on connoît la structure des parties génitales, l’on le persuadera aisément que la première maladie doit être beaucoup plus fréquente que la dernière, mais l’on comprendra très-bien l’existence de celle-ci. Les auteurs exacts ont appellé gonorrhée vraie celle dans laquelle ils ont cru que la matière de l’écoulement étoit la vraie semence, & l’autre gonorrhée bâtarde ou catarrhale. M. Morgagni, dont le suffrage est d’un si grand poids, admet l’écoulement de l’une & de l’autre humeur, & il me semble qu’on ne peut pas le révoquer en doute[3].

Les dangers de cet écoulement sont très-considérables ; l’on a vu, p. 7, le tableau qu’Arétée en fait : comment, dit-il au même endroit, ne seroit-on pas foible, quand ce qui fait la force de la vie se perd continuellement. La seule semence est ce qui fait la force de l’homme. Celse, qui vivoit avant Arétée, dit positivement que l’écoulement de semence sans sensation vénérienne mene à la consomption[4]. Jean, fils de Zacharie, plus connu sous le nom d’Actuarius, dans l’ouvrage qu’il composa en faveur de l'Ambassadeur que l’Empereur de Constantinople envoyoit dans le Nord, pense comme les auteurs que j’ai déjà cités. Si l’écoulement de semence qui se fait sans érection & sans sensation dure quelque temps, il produit nécessairement la consompton & la mort, parce que la partie la plus balsamique des humeurs, & les esprits animaux se dïssipent[5].

Les Auteurs les plus modernes pensent comme les anciens. Tout le corps maigrit, dit Sennert, & sur-tout le dos ; les malades deviennent foibles % secs, pâles ; ils languissent ; ils ont des douleurs de reins ; les yeux se creusent[6]. M. Boerhaave range cette gonorrhée parmi les causes de la paralysie ; & l’on remarquera que dans cet endroit il admet la gonorrhée de véritable semence. » La paralysie, dit-il, qui vient de la gonorrhée, est incurable parce que le corps est épuisé[7] ». Ou trouve dans une très-bonne dissertation de M. Koempf des observations fort intéressantes[8].

Cette maladie peut dépendre de plusieurs causes éloignées. La cause prochaine est presque toujours combinée d’un vice dans les liqueurs qui s’écoulent, qui sont trop ténues & souvent trop âcres, & d’un grand relâchement des parties. Le vice des liqueurs dénote un défaut d’élaboration qui dépend d’une foiblesse générale, qui exige les toniques que la foiblesse des organes indique aussi ; les circonstances concourantes décident sur le choix. Il seroit hors de place d’entrer ici dans tous ces détails, sur lesquels on trouvera de bonnes choses dans plusieurs auteurs, & sur-tout dans Sennert, l’auteur du meilleur abrégé de médecine pratique qu’on ait. Les mêmes remèdes, indiqués dans le courant de cet ouvrage contre les autres suites de la pollution, le sont contre celle-ci ; le bain froid, le quinquina, le mars, les autres roborants[9]. M. Boerhaave dit que l’hépatique produit d’excellents effets, (egregios sane prœstat usus) dans la gonorrhée invétérée qui dépend du relâchement des organes[10]. Quelquefois pour détourner la tendance que l’habitude donne aux humeurs sur la même partie, on peut commencer par quelques laxatifs : il y a même de grands Médecins qui leur ont attribué une efficacité presque spécifique contre cette maladie ; l’expérience, plus encore que la raison, m’a prouvé le contraire. Et ceux qui se donneront la peine de lire les auteurs que j’ai nommés plus haut, verront qu’ils n’ordonnent rien de laxatif.

Actuarius ordonne des choses qui fortifient sans échauffer[11].

Arétée, qui veut qu’on y remédie incessamment, vu le danger dont elle menace, n’ordonne que des fortifiants, l’abstinence des plaisirs de l’amour, & le bain froid[12].

Celse, des ouvrages duquel l’un & l’autre ont profité, ordonne des frictions, & surtout le bain d’eau extrêmement froide ; (natationesque quàm frigidissîmœ) ; il veut que tout ce qu’on mange & qu’on boit on le prenne froid ; qu’on évite tous les aliments qui peuvent engendrer des crudités, des vents, & augmenter l’âcreté de la semence. Fernel ordonne des aliments succulents, aisés à digérer, & des électuaires restaurants[13].

Si la promesse de Langius, qui osoit jurer que les purgatifs & la diète guériroient cette maladie, est vraie, ce ne peut être que dans le cas où elle seroit produite par une mauvaise diete qui auroit donné lieu à des obstructions dans le bas-ventre, & fait dégénérer toutes les humeurs, sans que les solides eussent encore reçu d’atteintes bien considérables ; & il n’a eu en vue que ce cas, car s’ils avoient reçu une atteinte un peu considérable, les purgatifs devroient nécessairement être aidés par les roborants. Telle étoit la gonorrhée que Régis observa, & dont Craanen nous a conservé le détail. Un homme, dit-il, d’un tempérament pituiteux, ayant fait longtemps usage d’aliments humectants, fut attaqué d’un écoulement d’une humeur aqueuse, crue, visqueuse, qui sortoit sans sentiment. Il maigrissoit, ses yeux se cavoient, il perdoit tous les jours ses forces. Régis commença par les purgatifs pour évacuer ces humeurs pituiteuses ; ensuite il lui ordonna les fortifiants, & des aliments desséchants ; enfin si cela ne suffisoit pas, il conseilloit un caustique à chaque jambe[14]. Mais cette méthode des purgatifs ne peut jamais convenir quand cette maladie est la suite des excès vénériens, & qu’elle dépend, comme dit Sennert, de la foiblesse que les vésicules séminales ont contractée par les alternatives si fréquentes de réplétion & d’inanition.

Le détail de quelques cas fera mieux saisir la véritable curation.

Timée en fournit un qui ne peut être mieux placé qu’ici. Un jeune homme, dit-il, étudiant en Droit, d’un tempérament sanguin, se polluoit manuellement deux ou trois fois par jour, & quelquefois plus souvent : il tomba dans une gonorrhée, accompagnée d’une foiblesse de tout le corps. Je regardai la gonorrhée comme une suite du relâchement occasionné dans les vaisseaux séminaux, & la foiblesse dépendoit de la fréquente effusion de semence, qui avoit dissipé la chaleur naturelle, amassé des crudités, lésé le genre nerveux, abruti l’ame, affoibli tout le corps. Il lui ordonna un vin fortifiant avec les astringents & les aromatiques infusés dans le gros vin rouge ; un opiat de même nature, & un onguent composé d’huile de roses, de mastic, de nitre, de bol d’arménie, de terre sigillée, de balaustes & de cire blanche. Le malade fut guéri au bout d’un mois de ce mal honteux, & je l’avertis de s’abstenir à l’avenir de cette infâme débauche, & de se souvenir de la menace de l’Eternel, qui exclut les mols du Royaume des cieux. Cor 1, c. 6.[15].

Un des meilleurs Médecins que nous ayons en Suisse, me marque M. Zimmerman, M. G. M. Wepler de Schaffouse, dont l’autorité ne peut être que d’un très-grand poids, assure avoir guéri un écoulement continuel de semence, suite de la masturbation, par le secours de la teinture de mars de Ludovici. M. Weslin, de Zurzach, m’a confirmé la même chose sur sa propre expérience. Pour moi, ajoute mon ami, je n’en ai pas vu d’aussi bons effets.

M. le Professeur Stehelin parie d’un homme lettré qui étoit affligé d’une effusion involontaire de semence, sans idées vénériennes, & qu’il a guérie par l’usage d’un vin avec le mars & le quinquina. Les remedes, & entr’autres les eaux de Swalbach, & la douche d’eau froide sur le pubis & le périnée, n’eurent pas les mêmes succès chez un jeune homme qui s’étoit attiré ce mal par la masturbation. Il ajoute que M. le Docteur Bongars, fameux Praticien à Maseyck, a guéri deux personnes attaquées d’une débilité des vésicules séminales, en leur faisant prendre trois fois par jour huit à dix gouttes de laudanum liquide de Sydenham dans une tasse de vin de Pontac, & en leur faisant boire une décoction de salsepareille. M, Stehelin remarque, que quoique l’opium soit un remède contraire aux indications, il a cependant été conseillé par Ettmuller contre l’éjaculation trop prompte qui dépend d’une semence trop spiritueuse. Qu’il me soit permis d’ajouter, qu’en examinant attentivement le conseil de ce fameux Praticien, & en comparant la nature du mal, dans certains cas, avec les effets de l’opium, on concevra aisément que ce remède peut quelquefois être utile, mais non pas dans le cas dans lequel il le conseille. Il distingue avec beaucoup de soin les différentes especes d’écoulement, il assigne les causes & le traitement de chaque espece ; & passant ensuite à l’éjaculation qui vient dès le commencement de l’érection, nimis citam, il en donne deux causes ; 1°. le relâchement des vésicules séminales ; 2°. une liqueur séminale trop bouillante, trop spiritueuse & trop abondante ; c’est dans ce cas qu’il ordonne l’opium[16]. Mais à quel titre ? L’opium, dont la vertu aphrodisiaque est si bien démontrée, vertu qu’Ettmuler lui-même indique, & dans son petit ouvrage sur ce remède, & dans l’endroit même où il donne ce conseil, ne peut qu’augmenter la cause de la maladie, & par-là même en aggraver les symptômes. Les cas où il est utile, c’est au contraire quand les humeurs sont crues, ténues, aqueuses, & les nerfs en même temps excessivement mobiles. L’on sçait qu’il remédie à ces différents accidents, qu’il suspend l’irritabilité, & qu’il arrête toutes les évacuations, excepté la transpiration. Mais, on ne peut trop le redire, l’on doit être attentif à ne l’ordonner qu’à propos, sans quoi il deviendroit nuisible. M. Tralles, dans son excellent ouvrage sur ce remède, nous fournit une observation, & l’on en trouve de semblables ailleurs, qui doit nous obliger à beaucoup de circonspection. Un homme, dit-il, qui, dès sa jeunesse, avoit eu du penchant aux pollutions, ce qui l’avoit rendu extrêmement foible, ne prenoit jamais de l’opium, soit pour modérer une toux ou une diarrhée, ou dans quelqu’autre but, qu’il n’eût pendant la nuit, & à son grand dommage, des songes lascifs accompagnés d’une émission spermatique[17]. Qu’on me permette une réflexion qui se présente naturellement, c’est que l’erreur d’Ettmuller prouve bien évidemment, 1°. combien une théorie exacte a d’influence sur la pratique qui, sans son secours, ne peut être que très-souvent fausse & erronée ; 2°. combien par-là même un homme, qui réunit l’une & l’autre, doit avoir d’avantages sur celui qui n’est guidé que par quelques observations, ou qui se livre à une théorie systématique ; enfin, 3°. combien la lecture des meilleurs auteurs de pratique, qui ont été dénués de cette théorie exacte due à notre siecle, peut tromper ceux qui, en les lisant, ne peuvent avoir qu’une foi implicite, & qui ignorent ces principes, qui doivent servir de pierre de touche, pour discerner en médecine ce qui est de bon ou de mauvais aloi.

Je finirai par deux de mes observations ; un plus grand nombre seroit superflu.

Un jeune homme de vingt ans, qui avoit eu le malheur de se polluer, étoit attaqué depuis deux mois d’un écoulement muqueux continuel, & de pollutions nocturnes, de temps en temps, accompagnées d’un épuisement considérable ; il avoit de fréquents de violents maux d’estomac ; il se sentoit la poitrine extrêmement foible, & suoit très-aisément ; je lui ordonnai l’opiat suivant.

Ƶ. Condit. rosar. rubr. unc. III. condite anthos. cort. peruv. aa unc. I. mastices dr. II. cath. dr, I. olei. cinnam. gtt. III. sirup. cort. aur. q. s. f. electuar. solid.

Il en prenoit un quart d’once deux fois par jour. Au bout de trois semaines il se trouva bien à tous égards ; & l’écoulement n’avoit plus lieu qu’après les pollutions nocturnes, qui étoient beaucoup moins fréquentes ; la continuation du même remède, pendant quinze jours, le remit tout-à fait.

Deux époux étrangers, que je n’ai jamais connus, attaqués presque dans le même temps, & bien sûrs qu’il n’y avoit point de virus, d’un écoulement accompagné de foiblesse & de douleurs tout le long de l’épine du dos, ne pouvoient accuser que des excès conjugaux ; l’écoulement étoit beaucoup plus considérable chez le mari. Ils avoient essayé différents remèdes très-inutilement, & entr’autres des pilules mercurielles qui avoient augmenté l’écoulement ; ils me firent consulter. Je leur ordonnai les bains froids, un vin de quinquina, d’acier & de fleurs de roses rouges ; ils prirent régulièrement le remede ; c’étoit dans l’été de 1758 ; les pluies continuelles rendoient l’usage des bains de rivière très-difficile ; la femme n’en prit que deux ou trois, le mari une douzaine ; au bout de cinq semaines ils me firent dire qu’ils étoient presque totalement rétablis ; j’ordonnai la continuation jusques à parfaite guérison, qui ne tarda pas.

Ces succès heureux ne peuvent point servir à fonder un pronostic général & favorable ; cette maladie est le plus souvent extrêmement rebelle, quelquefois même incurable. Je n’en donnerai qu’un seul exemple, mais démonstratif. Un des plus grands Praticiens qu’il y ait aujourd’hui en Europe, & qui enrichit la Médecine par des ouvrages tous excellents, est affligé, depuis plus de quinze ans, d’une gonorrhée simple, que tout son art & celui de quelques autres Médecins qu’il a consultés n’ont pu dissiper ; cette triste incommodité le consume peu à peu, & fait craindre de le perdre long-temps avant le terme auquel il seroit à souhaiter qu’il parvînt, & auquel il pourroit parvenir dans le cours ordinaire des choses.


Il seroit inutile de m’étendre davantage ; j’ai tâché de ne rien omettre de ce qui peut ouvrir les yeux des jeunes gens sur les horreurs de l’abysme qu’ils se préparent. J’ai indiqué les moyens les plus propres à remédier aux maux qu’ils se sont attirés ; je finis par réitérer ce que j’ai déjà dit dans le cours de cet ouvrage, que quelques cures heureuses ne servent pas à leur faire illusion : le mieux guéri recouvre difficilement sa première vigueur, & ne conserve une santé passable qu’à force de ménagement ; le nombre de ceux qui restent dans la langueur est décuple de ceux qui guérissent ; & quelques exemples de gens, ou qui n’avoient été que peu malades, ou chez lesquels un tempérament plus vigoureux a pu se relever plus aisément, ne doivent point être regardés comme faisant une règle générale.

—————— Non benè ripæ creditur ;
Ipse aries etiam nunc vellera siccat.


F I N.
  1. Epid. l. 6, s. 3, n°. 13, Foes 1173.
  2. Ibid, La Mettrie, t. 7, p. 114.
  3. De sedib. & caus. morbor, epist. 44, §. 16.
  4. De Medicina l. 4, c. 21.
  5. Medicus, five de methodo medendi. l. 1, c. 22.
  6. Praxis medica. l. 3, part. 9, sect. 1, c. 4.
  7. De morb. nervor. p. 717. Cet ouvrage, recueilli de ses leçons depuis 1730 jusques à 1735, & postérieur par-là même, de quelques années, aux leçons recueillies par M. de Haller, prouve que M. Boerhaave avoir changé de sentiment sur la possibilité de la gonorrhée vraiment séminale, & l’on sçait que ce grand homme étoit toujours prêt à abjurer les anciennes idées pour en adopter de nouvelles, dès qu’il étoit convaincu qu’elles croient plus justes.
  8. G L. Koempf de morbis ex atrophia. Basl. 1756.
  9. Je crois cependant devoir avertir que quoique les fortifiants soient les remedes le plus généralement indiqués dans ce cas, il y a souvent des exceptions, j’ai vu de ces maux très-invétérés, dont la longueur dépendoit de l’état continuel de légère phlogose, dans lequel ces organes se trouvoient, & j’ai guéri les malades par l’usage des delayants les plus doux, genre de cure que j’ai souvent employé avec le même succès dans les maladies de l’urethre les plus fâcheuses, & les plus rebelles, sur lesquelies je m’étendrai peut être davantage quelque jour.
  10. Historia plantarum, &c. p. 51.
  11. Ibid l. 4, c. 8.
  12. P. 131.
  13. Oper. omn. p. 544.
  14. Voyez J. J. Mangeti, Bibliotheca medico-practica. t. 2, p. 625.
  15. Ibid. p. 614.
  16. Colleg. pract. speciale. c. 2, t. 1, p. 459.
  17. Usus opii salubris & noxius. p. 131.