L’isotopie et les éléments isotopes/17

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Société « Journal de Physique » (9p. 199).

CHAPITRE XVII

CONCLUSIONS


On peut conclure de tout ce qui précède, que la théorie de l’isotopie se trouve confirmée par l’ensemble des travaux qui ont conduit à une séparation partielle des isotopes.

Les méthodes qui ont donné jusqu’ici des résultats sont celles de diffusion et de distillation sous basse pression, la deuxième étant plus accessible dans l’exécution. Le degré de séparation n’est pas élevé, et nous sommes loin de possibilités de séparation complète. Pourtant celle-ci n’apparaît pas comme un problème sans issue, et l’on peut envisager un succès plus ou moins lointain, au prix, il est vrai, d’efforts considérables.

Il est évident, d’après cela, que le poids atomique moyen des chimistes conserve une signification précise, dont l’importance augmente en raison du fait qui paraît général, de la composition isotopique constante de matières de provenances diverses. La constance des poids atomiques, indépendamment des conditions d’origine, ne peut s’expliquer que par une production en proportions constantes dès la naissance des éléments, par des processus d’aggrégation nucléaire encore inconnus. On peut cependant prévoir que des séparations partielles locales très légères ont dû être réalisées dans la nature, au cours d’événements où se sont produites des conditions semblables à celles des expériences qui ont donné des résultats positifs (diffusion, distillation sous pression réduite, etc.).

Il importe donc de continuer activement la détermination de poids atomiques précis, avec un souci très strict de la provenance et des procédés de purification. Si des différences se manifestent, elles pourront peut-être fournir des indications sur les conditions auxquelles a été soumise la matière dans un passé lointain.