Mozilla.svg

La Chanson de Roland/Joseph Bédier/Notes critiques

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche




NOTES CRITIQUES


─────



L’objet de ces notes est de communiquer au lecteur un relevé de toutes les différences qui sont entre le texte de la Chanson de Roland donné ci-dessus et le texte du manuscrit d’Oxford.

J’ai eu sans cesse sous les yeux au cours de mon travail la reproduction photographique de ce manuscrit que M. Stengel a publiée à Heilbronn en 1878[1] et l’excellente transcription diplomatique qui l’accompagne[2].En outre, j’ai soigneusement étudié l’original, à la Bibliothèque Bodléienne.

J’ai adopté les mêmes procédés de transcription que les précédents éditeurs de la Chanson de Roland ; j’ai résolu comme eux les abréviations, interprété comme eux les particularités relatives à la séparation ou à la liaison de certains mots, comme eux distingué le v de l’u, le j de l’i, introduit des majuscules, distribué des signes d’accentuation et de ponctuation, etc. Il serait difficile de rendre compte par le menu de ce travail. Ce serait inutile d’ailleurs, puisque la photographie du manuscrit d’Oxford reste facilement accessible à chacun, et puisque je n’ai fait qu’adopter des conventions et me conformer à des pratiques très généralement admises et qui sont celles de presque tous les éditeurs de nos anciens textes.

Il suffit de signaler ici les quelques cas où j’ai recouru, pour interpréter la lettre du manuscrit, à des procédés qui demandent une explication.

a) Le scribe écrit très souvent au’ra, au’rill, liu’re, receu’rez, muu’ra, etc. Je crois légitime de transcrire avra, avrill, etc., et non pas avera, averill, etc. : car jamais on ne rencontre dans le manuscrit auera, auerill, etc., tandis que, par treize fois, aux vers 290, 423, 473, 840, 924, 948, 1044, 1076, 1303, 1405, 1742, 2140, 2904, le scribe a écrit aurai, aurat, etc.

b) Le copiste élide presque toujours, devant un mot commençant par une voyelle, l’e de la préposition de et du pronom te. Il y a quatre exceptions (de ocire 149, de acer 2089, de hume 3713, te amerai 3598) : j’ai pris le parti de les écarter.

Persuadé que le poète (comme presque tous les poètes du XIIe siècle) se réservait la liberté d’élider ou de ne ne pas élider l’ e de la conjonction se et que les copistes du moyen âge écrivaient indifféremment, en cas d’élision, saltre ou se altre, car ils savaient que leurs lecteurs ne s’y tromperaient pas, j’ai par trois fois, pour la commodité du lecteur moderne, aux vers 1867, 2136, 3834, fait l’élision, contrairement au manuscrit, qui donne se altre, se or, se il.

De même, et pour les mêmes raisons, j’ai 20 fois élidé l’ e de que, contrairement à la lettre du manuscrit : c’est aux vers 197, 303, 310, 406, 837, 1476, 1505, 1535, 1848, 2230, 2287, 2407, 2439, 2667, 2689, 2949, 3519, 3689, 3752, 3909.

c) Le nom du héros est le plus souvent écrit en abrégé : R. une seule fois (au v. 2118), Roll’ 171 fois. Mais aux quatorze lieux (v. 175, 392, 557, 902, 914, 923, 935, 947, 1073, 1106, 1413, 1773, 1883, 2152) où il est écrit en toutes lettres, on lit Rollant, jamais Rollanz, bien que huit fois sur les quatorze il soit employé comme sujet. Je me suis résolu à l’écrire partout sous la forme Rollant.

Par ailleurs, chaque fois que j’ai cru devoir modifier en quelque chose la lettre du manuscrit, c’est que je me suis cru, à tort ou à raison, en présence d’accidents de plume, de distractions ou d’erreurs du copiste. La liste, au premier regard, en paraîtra bien longue. Mais un bon nombre des remarques qui suivent ont un caractère purement descriptif : elles signalent les fréquents « repentirs » du copiste, elles indiquent que dans tel mot telle lettre est mal formée ou effacée, qu’on peut en tel cas hésiter entre deux lectures, etc. Ou bien elles renseignent sur les méfaits d’une seconde main (et peut-être d’une troisième). Dès le XIIe siècle ou le XIIIe, des leçons écrites par le premier copiste ont été grattées, et, 70 fois environ, on leur a substitué par conjecture d’autres leçons. Notre relevé montre le peu d’autorité de ces retouches : plus de 50 d’entre elles ont été faites à contre-temps et à contre-sens, ce qui doit inspirer à l’égard des vingt autres, même quand elles semblent judicieuses, une légitime méfiance.

Mes autres notes offrent le recensement complet des leçons du manuscrit que j’ai écartées les tenant pour fautives. Je suis intervenu le moins souvent que j’ai pu, et la plupart des critiques m’en feront reproche, je le sais. Je crains tout au contraire de n’avoir été que trop enclin à appeler « fautes » maintes leçons que d’autres sauront peu à peu justifier, à mesure qu’on aura mieux étudié, dans les manuscrits du XIIe siècle, les particularités du français qui se parlait et s’écrivait en Angleterre autour du scribe d’Oxford. Je tiens de Quintilien un précepte excellent, et donc méconnu (de moi tout le premier) : In veteribus libris reperta mutare imperiti solent, et dum librariorum insectari volunt inscientiam, uam confitentur.



À la première page du manuscrit, l’écriture est effacée en plusieurs lieux, surtout dans les mots ci-après relevés (les lettres entre crochets sont celles qui sont devenues tout à fait ou presque illisibles) : 1 magne[s], 2 Espaig[ne], 6 [mu]ntaigne, 27 or[e], 28 [e al] fier, 29 [Fe]deilz, 30 [V]os. — 16 Li eperes — 19 derupet — 31 Le second hémistiche a été écrit sur un espace gratté. — 42 Enveius — 43 Ce vers a été écrit après coup dans la marge de droite ; on y avait écrit aussi, au-dessous de ce vers, quelques mots qui ont été grattés. — 63 Une lettre ou deux ont été grattées après Clarin. — 73-4 Le vers 74 précède dans le manuscrit le vers 73 ; mais le scribe, s’apercevant de son erreur, a rétabli l’ordre véritable en écrivant dans la marge de gauche b en regard du vers 74, a en regard du vers 73. — 91 Ce vers a été écrit sur un espace gratté. — 118 e la cuntenance fier — 122 Je ne crois pas que tut ait été ajouté après coup, bien que l’encre semble n’être pas la même pour ce mot et pour l’ensemble de la page (voir le mot reis du v. 116, dont l’encre est de la même teinte que celle du mot tut). — 124 Que d’s aurez — 126 La dernière lettre du vers a été retouchée : salvetet ou salvetez ? — 137 Il y a dans le manuscrit trois points après tent (tent... ses mains). — 147 Voet par : mais le t de Voet a été ajouté sur grattage. — 158 fait Chares — 171 e sun neu ... Henri — 178 la est écrit dans l’interligne. — 197 ad manque — 202 de ses paienueiat quinze — 203 Chancuns — 214 empere — 240 Après ce vers une ligne d’écriture (dont il subsiste quelques traces) a été grattée et laissée en blanc,. — 261 blarcher (ou blancher) — 268 al Sarazin en Espaigne — 283 les oeilz manque — 290 grant contrire — 300 un poi degerie — 310 Entre ben et aler les lettres qu ont été grattées, mais imparfaitement. — 325 ço manque — 354 nerc s. guariz — 367 messag — 378 funt e duc — 385 Le d de predet a été gratté, mais imparfaitement. — 391 Il y a un signe semblable à l’accent aigu sur l’ u d’ avriumes. Le même signe reparaît sur l’ a de quias 764, sur l’ e de feste 2860, sur l’ y de byse 2300, sur l’ o de or 1540, sur l’u de hum 805, sur l’ u de veue 2297, sur l’ i de Ais 1888, sur l’ a de Guineman 3014, sur ier 2791, sur oi 1210, sur le premier a de amerat 494, sur l’ y de Yvoerie 1895, etc. : une quarantaine de fois en tout. — 408 Le premier jambage de l’ n d’Envolupet a été exponctué et le second modifié, mais d’une façon difficile à interpréter : Esvolupet ? — 414 devant l’empereür — 415 puig — 444 furrer — 447 Ja nel de France : un réviseur a réparé l’omission en écrivant dans la marge de droite dirat. — 449 Les quatre derniers mots du vers sont écrits sur un grattage ; de même les mots la mellee du vers suivant. — 451 Tuit li — 455 Vos [le] doüssez : le a été ajouté au-dessus de la ligne. — 478 Deux ou trois lettres (tut ?) ont été grattées après serez. 509 E Guenes l’ad pris — 526 colps manqueOn peut hésiter entre la lecture cunduiz et la lecture cunduit. — 541 espiez ou espiet ? — 545 Il y a sous l’ e de ciel une sorte de cédille. — 562 Carll’ ne cre crent : on retrouve la forme Carll’ au v. 578. — 566 Carl’. Et de même Carl’ aux vers 597, 599, 755, 823, 833, 871, 1928, 2117, 2318, 2334, 2343, 2402, 2667, 2681, 2721, 2740, 2755, 2793, 2837, 2855, 2891, 2893, 2897, 2944, 2952, 3197, 3443, 3446, 3536, 3565, 3579,3589, 3608, 3649, 3669, 3676, 3711, 3728, 3743, 3777, 3815, 3891. — Les vers 580 et 581 sont écrits sur une seule ligne. — 593 Dans le mot estoerdrat, à cause d’une tache, l’ r est à peine visible et le d ne l’est plus. — 603-5. Une seconde main a écrit sur grattage, après parlereient, les mots il plus ; après hume, au v. 604, nest seuu,s. Au v. 605, après Roll., sans qu’il y ait de traces d’un grattage, on lit, écrites de la même seconde main, les lettres si illi est. — 623 Que vos — 634 Les deux dernières syllabes de Bramimunde sont d’une seconde main. — 640 Le scribe a écrit si bones ne vit unches, puis il a exponctué vit et écrit au-dessus nout. — 647 tint Guen par — 704 Entre pris et les, il y a un espace gratté où ont pu tenir de six à huit lettres. — 708 La dernière lettre de sum est indistincte. — 711 Après bien une seconde main a écrit fermez (ou fermetz). — 719 al greignurs — 722 La première syllabe es de estrussee a été ajoutée par le scribe au-dessus de la ligne. — 723 Il y a une sorte de cédille sous l’ e de cel. — 726 Le scribe a omis ert ; un reviseur a ajouté ce mot dans l’interligne, entre France et a. — 738 Le second hémistiche a été gratté. Après host une seconde main a mis suvent e menu reguarded. — 745 l’ot ajouté au-dessus de la ligne. — 770 Ce qui suivait destre sur la ligne a été gratté. C’est une seconde main qui a écrit, comme second hémistiche, quant reçut le bastun. — 774 Anpres — 778 Il y a entre jugee et sur un espace gratté où ont pu tenir deux ou trois lettres. — 802 L’ I de entrels, le t de eslisent sont très indistincts. — 804. p. les deserz e — 816 Les mots a grant dulur sont écrits sur grattage en caractères plus petits que le reste, d’une autre encre et peut-être d’une autre main. — 817 lius — 820 Dunc le remembret — 827 frrancs. — 836 angl’e 838 Une seconde main a écrit la au-dessus de la ligne, entre a et rereguarde. — 844 Guens — 869-870 Deux vers intervertis par le scribe, qui a réparé sa distraction en mettant à la marge b en regard du v. 870, a en regard du v. 869. — 946 Après respundent, au-dessus de la ligne, on lit sire, qui a peut-être été ajouté par la première main. — 956 entre quascaz marine — 990 per manque — 993 Les deux dernières syllabes de sapide ont été écrites sur grattage par une seconde main, qui a aussi repassé à l’encre le v de veie au v. 986, le c de creire au v. 987. — 995-6 Ces vers se présentent ainsi dans le manuscrit : Tuit li plusur en sunt saraguzeis et, à la ligne suivante : Dublez en treis, lacent lor elmes mult bons sarraguzeis. — 1017 La fin du vers a été grattée et une seconde main, après pui, a mis haut muntez. — 1018 su destre : une seconde main a ajouté un z à su. — 1044 avrez a été ajouté au-dessus de la ligne. — 1061 Dans l’interligne on lit tut : od [tut] sun barnet. — 1120 ta manque — 1123 On lit sur cette ligne : E purrunt dire que ele fut a noble vassal. Les mots E (écrit en marge) et dire (écrit sur grattage) sont d’une autre main que le reste. — 1136 Le scribe, qui avait écrit Franceis cendent, s’est corrigé, mais incomplètement, en écrivant dans l’interligne de au-dessus de cendent. — 1165 Le scribe a mis suef pas tenant ; puis un reviseur a écrit au-dessus alez, en sorte qu’on lit suef pas alez tenant. — 1215 la tere Dathun e Balbiun — 1221 E sesescriet — 1243 li arcuesques — 1244 tant manque — 1251 Guardet arere — 1261 Engelers fiert — 1271 li ment — 1276 ki est a flurs e ad or — 1279 mort manque — 1290 On trouve sur la ligne Sun cheval, puis un espace gratté où ont pu tenir quatre ou cinq lettres, puis chet si li laschet la resne. Au-dessus de l’espace gratté une seconde main a mis bro. — 1293 On peut aussi bien lire rumpit que rompit.. — 1297 E Gualter fiet — 1316 g. quell cors — 1339 Il est difficile, à cause d’un défaut du parchemin, de voir s’il y a Tient ou Tint. — 1343 la manque — 1344 e lespalles — 1347 e a été ajouté dans l’interligne — 1352 frait — 1369 L’ h de chevaler a été ajoutée au-dessus de la ligne. — 1372 la manque — 1376 On trouve sur la ligne Ço dist Roll’ vos rec, puis un espace gratté où ont pu tenir trois lettres, puis io frere ; et dans l’interligne, au-dessus de l’ e de rec, on lit eif. — 1388 On peut lire aussi Espueris. — 1404 Le copiste, croyant à tort la laisse terminée, a mis une grande initiale au commencement de ce vers. — 1405 servis — 1417 millere e — 1428 seint Michel de paris — 1429 tresqu’as de Guitsand — 1433 On lit sur la ligne ki mult ne ses ; au-dessus de la ligne, à droite de ses, une seconde main a écrit spant. — 1441 Le scribe, omettant le sujet de Dist, a mis Dist nostre hume, etc. Un reviseur a cru retrouver le sujet oublié en écrivant dans la marge de gauche Roll’. — 1452 Lacent cil — 1472 Au-dessus de Teches, un t a été ajouté (Tetches). — 1476 Seinte est écrit en abrégé (sce). — 1484 Sarraz me — 1531 dunat s’espee e — 1588 L’ e de le est à peine visible ; au-dessus de la ligne un e a été ajouté avant l’ l, en sorte que, au lieu de le, on lit el. — 1590 Dient paient... cist, etc. Entre paient et cist, quatre ou cinq lettres ont été grattées : des traces en restent visibles. — 1607 Quatre ou cinq lettres grattées entre feïst et tantes : la dernière était une s. — 1608, 1609 Ces deux vers entiers sont écrits sur un espace gratté. — 1612 le herbe — 1614 Après Capadoce une seconde main a écrit neez. — 1615 Marmorie ou Marinorie. — 1626 int valeri e — 1634 On lit sur la ligne ki del cuntence, et, au-dessus de la ligne, entre ki et del, les trois lettres oit, ou ort, écrites, semble-t-il bien, d’une autre main. — 1642 L’ a de espaent a été ajouté au-dessus de la ligne, peut-être par une seconde main, pour remplacer une autre lettre grattée. — 1653 La labaille est meilluse (sic). Les vers que j’ai numérotés 1653-1662 se lisent dans le manuscrit après ceux que j’ai numérotés 1663-1670. Avec la plupart des éditeurs, j’admets qu’il s’est produit ici un accident de copie. — 1655 Trent cez — 1663 L’ i de fierent a été gratté. — 1679 Munlt grant — 1689 esparmiez (ou esparniiez ?) — 1698 Au-dessus de cum, on lit ment, écrit, me semble-t-il, par une seconde main. — 1710 Un t a été ajouté à er dans l’interligne. — 1723 Dans la marge de gauche, en regard de E il, une seconde main a écrit E cil. — 1728 Un e a été ajouté au-dessus de Sem (Se me). — 1729 faite u prise n’offre pas de sens. Si l’on remarque que le vers suivant commence par U pris u mort, on peut conjecturer que le scribe écrivait ici sous la dictée. — 1731 la vemes ou la veines — 1734 Après ert il reste des traces de quatre ou cinq lettres grattées ; à droite de cet espace gratté, c’est une seconde main qui a écrit hunie. — 1737 Liarceues les — 1750 nos manque — 1770 est il nient : il se lit au-dessus de la ligne. — 1775 Une seconde main a repassé à l’encre plusieurs mots ou lettres de cette page. En deux endroits elle ne s’est pas bornée à rafraîchir l’écriture : au v. 1775, elle a mis sanz là où il y avait seinz ; au v. 1780 on lit quelque chose comme vatz là où il y avait probablement vait. — 1779 Une ou deux lettres indistinctes après fust : on peut lire ensuite ..irissant ou plutôt ..arissant. — 1782 Suz [cel] n’ad gent ki l’osast [re]querre en champ : cel et re ont été ajoutés au-dessus de la ligne. — 1783 L’ h de chevalcez a été ajouté au-dessus de la ligne. — 1803 Le scribe, par distraction, a écrit deux fois ad celoi. — 1811 espiez — 1813 Le dernier mot du vers a été gratté à droite des lettres cur, et une seconde main a écrit, à droite de l’espace gratté, ius ; mais à la loupe on retrouve bien, comme leçon primitive, curoc.s. — 1823 Par un accident inexpliqué, le copiste a écrit après le vers 1823 le vers Morz est Turpin le guerreier Charlun, lequel devrait être non pas ici (dernière ligne du folio 33 r°), mais beaucoup plus loin (dernière ligne du f° 40° v°). — 1835 curuçus : le second u et le second c ont été grattés : il ne subsiste plus de ces deux lettres que le premier jambage de l’ u. — 1837 E pent Deu : une déchirure a enlevé l’ i qui devait se trouver au-dessus du p de pent (prient). — 1843 Entre Desur et sa, il y a un espace gratté où ont pu tenir deux lettres ou trois. — 1850 ne caignes — 1883 nes esparignez : entre les deux mots on voit des traces d’un p qui a été mal effacé. — 1889 On peut aussi lire Marsille ; le dernier mot du vers est écrit barunt. — 1926 Le scribe avait mis Si calengez e mors. Pour réparer l’omission, un reviseur a mis dans l’interligne e vos. — 1943 Les mots sist sur un ceval sont écrits sur un espace gratté. — 1955 Après le second e on trouve sur la ligne un espace gratté où ont pu tenir quatre lettres, puis en acraventet jus ; au-dessus de ce second hémistiche, le scribe a mis e cristaus. — 1971 getet — 1991 Un reviseur a mis un béquet après seinet et écrit ki au-dessus de la ligne. — 1993 recoistre p. — 2006 La voyelle du dernier mot du vers a été grattée et un a a été écrit au-dessus : c’est sans doute une correction de mel en mal. — 2009 Entre tel et amur il y a un espace gratté où ont pu tenir quatre ou cinq lettres. — 2013 al tere — 2023 Le scribe a ajouté plus au-dessus de la ligne. — 2042 Il y a entre paiens et vencut un passage gratté où on avait pu écrire quatre lettres. — 2043 Entre Voeillet et o, au-dessus de la ligne, on lit illi : ces quatre lettres, aussi mystérieuses que Aoi, reparaissent au v. 605 et au v. 2400. — 2051 Ce vers et le suivant ont été écrits sur un espace gratté. En outre le vers 2051 a été écrit, puis gratté, dans la marge de droite : on y distingue encore les lettres, imparfaitement grattées, que voici : berc des. unput. — 2052 Par mi le cors hot une lance ferut : le mot une a été écrit par une seconde main, dans l’interligne ; de même le mot ferut, pour remplacer quelque autre mot, qui a été gratté. L’ h de hot semble aussi avoir été écrite après coup. — 2058 ad get m — 2060 p. felun feluns h. — 2099 gentemet — 2120 asemble — 2125 Ne lur lerat : le scribe avait écrit Ne lur at ; il a ajouté ler au-dessus de la ligne. — 2135 Peut-être y a-t-il eu grattage d’une ou deux lettres entre malvais et hume. — 2145 On peut lire nus ou vus : je lis plutôt nus. — 2146 Toutes les strophes débutent par une lettre initiale rouge : c’est ici, au mot Paien, la seule initiale verte du manuscrit. On peut remarquer qu’elle se trouve presque exactement à la moitié au poème. — 2147 Cum pes jurz — 2157 On lit sur la ligne : Le Roll’ unt, etc. ; et au-dessus, escut. — 2159 ne l’ad mie — 2165 On trouve sur la ligne Envers Espaigne ten, puis un espace gratté où l’on a écrit dent. — 2168 Un reviseur a retouché l’ i de Voeilet pour en faire une l. — 2183 la mercit Deu... mien ; entre Deu et mien un espace où ont pu tenir six ou sept lettres a été gratté. — 2187 On peut lire aussi Atum ou Atuin. — 2194 sa beicun — 2205 l’arcevesque les ad — 2214 Après ce vers, le dernier d’une page (f° 40 r°), un autre, qui terminait la laisse, a été gratté : il subsiste des traces de plusieurs lettres. — 2265 il a été ajouté au-dessus de la ligne. — 2218 desculurer — 2242 Voir la note du v. 1823. — 2245 Dans l’interligne, entre otreit et seinte, une seconde main a mis la sue. — 2246 laruesque — 2250 mains manque — 2265 Dun arcbaleste — 2267 arbre bele — 2268 marbre faite — 2283 cel tireres — 2300 perre byse — 2302 ne freint nesgruignet — 2319 sun agle — 2322 cunquis Namon e Bretaigne : les trois derniers mots du vers sont écrits sur un espace gratté. — 2323 Vers écrit sur un espace gratté. — 2337 Deus perre nen laiser : le scribe avait écrit, semble-t-il, laiser ; mais la dernière lettre a été retouchée. Peut-être voulait-on en faire un z ; telle qu’elle est, elle ressemble plutôt à une n. — 2350 deu’ez, qui doit se lire, je crois, devez plutôt que devrez. — 2353 Que et tent ont été écrits par un reviseur : il a mis Que dans la marge, tent dans un espace gratté. — 2359 e l’olifan ensumet (sic) — 2365 Entre Deu et en on lit dans l’interligne recleimet. — 2378 L’ s de tante et l’ s de teres ont été ajoutées au-dessus de la ligne. — 2397 La grande initiale a été omise au début de cette laisse. — 2398 L’ s de Rencesval est effacée. — 2400 ne alne plein pied ; les lettres ne de alne et le p de plein ont été repassées à l’encre ; au-dessus, dans l’interligne, on lit les lettres mystérieuses illi. — 2426 Le d et l’ i de Vedeir ont été grattés. — 2427 que Quasenz i ad : que a été ajouté en marge. — 2430 L’i et la seconde l de Cunseillez ont disparu, sans doute par suite d’un grattage ; dreit..... e honur — 2431 Un reviseur a changé tolue en tolud. — 2432 Gebuun — 2439 La seconde l de voeille a été effacée. — 2454 Un reviseur a gratté les deux dernières lettres de falt et écrit au-dessus de la ligne udrad (c’est-à-dire faudrad). — 2462 ferant reste à peu près lisible, malgré le grattage d’un reviseur, qui a écrit, à droite de l’espace gratté, franc. — 2466 merveille — 2471 Enu’ers — 2475 mare fustes roll’. — 2512 luisante — 2516 En, sangenz — 2539 F’uisez — 2549 li vint — 2555 Entre Espaigne et li un espace a été gratté, où deux ou trois lettres ont pu tenir. — 2563 De sun paleis vers les altres acurt — 2578 Au lieu de plus il y a dans le manuscrit un p suivi du signe d’abréviation 9 — 2585 t. sesceptre — 2586 les a été ajouté dans l’interligne par une seconde main. — 2592 paismeisuns — 2607 bataillie — 2632 Le manuscrit porte, non pas haltes, mais laltes, la première lettre étant probablement une h mal faite. Au-dessus de cette lettre, un reviseur a mis es, voulant sans doute donner à lire les haltes. — 2641 Laissent Marbrose e si laisent Marbrise — 2653 V t. — 2667 Que il ainz ad Ais — 2668 Le d de lodent a été gratté. — 2679 portez cestuncel (sic). — 2716 Le mot qui précède vertuz a été retouché (maues ?) ; on ne sait s’il faut entendre males, malveises ou maises. — 2760 amein — 2764 Il manque un jambage à l’ u de cunget. — 2768 De Sarra ce — 2771 naffret ou nasfret — 2773 Un reviseur a gratté l’ e et l’ i de vuleit et écrit un o au-dessus de l’ u, transformant ainsi vuleit en vuolt ; puis, pour plus de clarté, il a écrit à nouveau vuolt au-dessus de la ligne. — 2785 Les lettres ac de enchacet ont été ajoutées dans l’interligne. — 2795 perdit — 2806 L’ h et l’ a de chevalciez ont été ajoutés au-dessus du mot. — 2809 liverai le ches — 2815 tute mes oz ; après oz une seconde main a écrit l’aünade. — 2816 Au-dessus de brun une seconde main a écrit est munté. — 2819 Un reviseur a gratté le dernier mot du vers, n’en gardant que les trois premières lettres, des ; puis, sur l’espace gratté, il a mis cenduz. — 2829 Au-dessus de l’ m de sim, un e a été ajouté (pour donner à lire si me). — 2832 Le manuscrit offre ici une succession bizarre de leçons. On lit sur la ligne Teres tutes ici e... Le reste du vers a été gratté. Au-dessus de l’espace gratté, on voit les vestiges d’une leçon qui a été grattée elle aussi : u.s r.dem.s. En ces lettres on reconnaît des éléments qui se retrouvent dans les mots rengnes uos rendemas, écrits sur la ligne par une seconde (ou troisième) main, à droite de l’espace gratté. Il est difficile de débrouiller cet écheveau : seule, d’ailleurs, la leçon du premier copiste nous intéresserait. — 2835 tant sy : l’ y est d’une seconde main. — 2840 Le copiste, croyant la laisse terminée, a donné à Par une grande initiale. — 2843 De uns ad : d’une seconde main, sur un espace gratté. — 2846 eperere — 2853 Le d de vedeir a été gratté, mais imparfaitement. — 2859 mun neud — 2861 On peut lire vanteient ou vanterent. — 2864 Ja ne ne m. — 2865 hume — 2872 vermeilz — 2874 Un reviseur a gratté la fin du vers et écrit au bout de la ligne li reis. — 2879 Un reviseur, ayant gratté après ansdous, a mis à la place de ce qu’il effaçait : li priest suus. — 2885 Le manuscrit donne nevod, mais le d a été écrit par une seconde main, sur grattage. — 2893 les est écrit en surcharge ; le manuscrit a III. de ses barons. — 2894 vei gesir sun neuld — 2900 a manque. — 2901 n’ert jurn (ou plutôt n’ert iuñ) a été écrit sur un espace gratté par une seconde main. — 2927 morz manque. — 2935 en a été ajouté au-dessus de la ligne. — 2943 bare — 2942 carnel — 2958 On lit plutôt timoine. — 2972 Après guiez, une seconde main a mis tres ben. — 2980 sunt a été ajouté au dessus de la ligne par une seconde main. — 2982 Le copiste a mis une grande initiale à Carles, croyant sans doute avoir affaire a une autre laisse. — 2983 e damage — 2990 Entre nen et muet il subsiste des vestiges de deux lettres grattées. — 3001 atalentet — 3010 se demet — 3014 Rabe e Guineman — 3019 Une seconde main a écrit ei dans l’interligne pour transformer Francs en Franceis. — 3020 Deux ou trois lettres grattées après noz. — 3029 milie manque — 3068 Il y a un béquet après ad et, au-dessus, on lit na. — 3069 e manque — 3081 Le manuscrit portait li ; la première lettre a été retouchée. — 3098 su vis — 3109 pois v. — 3110 Il y a, par erreur, une grande initiale à Cum. — 3126 Le manuscrit donne : E ces parfunz ces destreiz anguisables : au-dessus de la ligne, après parfunz, a été ajouté le mot valees. — 3131 L’ l de li ressemble à un k. — 3136 sacet — 3145 Por la Carlun : au-dessus de ces mots, une seconde main a écrit, bien inutilement, spee (= Por la spee Carlun). — 3146 Le scribe a évidemment omis au moins un vers, dont le sens est donné par les vers 3298, 3471, 3564. — 3153 fut manque — 3157 L’ h de forcheüre est écrit en surcharge. — 3158 Graisles es fl. — 3167 Les mots pez i sont écrits au-dessus de la ligne. — 3169 L’ i de vient a été gratté. — 3177 Un reviseur a écrit ces au-dessus de la ligne, pour qu’on lise : as ces anceisurs. — 3190 Grande initiale mise indûment au début de ce vers. — 3191 C’est une seconde main qui a écrit l’adjectif possessif mes au-dessus de deux ou trois lettres grattées après nunciet. — 3192 Entre escheles et mult granz un espace a été gratté où ont pu tenir environ douze lettres : une seconde main y a écrit en vunt. — 3224 Il y a une grande initiale, comme si l’on passait à une autre strophe ; de même au vers 3232. — 3224 t’erce — 3257 Il y a après de un espace gratté où pourraient tenir sept ou huit lettres. — 3278 seit uucget en : avant le c, il y a quatre jambages qu’on représenterait aussi bien par des n ou des i ; le g a été écrit sur une autre lettre, que cette retouche a rendue illisible. — 3302 trestutuz — 3303 Cal’un — 3318 Le premier lur a été ajouté au-dessus de la ligne. — 3331 i parar ad — 3333 tant scue (?) — 3340 Ki errer voelt — 3342 Le d de Tencendor a été ajouté en surcharge ; liaad. — 3358 Fanceis — 3367 gent iesnie (?) — 3371 D’ u...s es altres : deux lettres ont été grattées après u ; au-dessus on lit un (ou illi ? ). — 3372 vait trescevant — 3375 Entre Carlun et vait, au-dessus de la ligne, un reviseur a mis le. — 3395 nuit manque — 3397 L’ e de venud a été ajouté au-dessus du mot. — 3427 On lit plutôt l’enseigne ralne (ou raliie). — 3430 brochot — 3469 Loram ou Lorain — 3482 cil hanste — 3497 este — 3503 Blanc — 3510 Après ai, un mot a été gratté dont il ne subsiste plus que la première lettre, o (otriet ?) ; au-dessus, une autre main a mis e uud. — 3546 Les cinq derniers mots du vers sont écrits sur un espace gratté. — 3555 Paien d’Arabe s’en turnent plus. C. — 3556 ses parenz — 3564 amiraz — 3574 a tere se tre...rent : au-dessus de quelques lettres grattées, on lit, entre tre et rent, les syllabes beche, qui sont d’une autre encre et peut-être d’une autre main. — 3584 pecerent — 3595 sembl — 3648 Après alquant, une seconde main a mis cunfundue. — 3651 Or set il bien que..... mais defendue. Entre que et mais, un reviseur a opéré un grattage et écrit au-dessus elle n’est (la forme elle n’apparaît qu’ici). — 3652 On lit au-dessus de la ligne, entre citet et sa, le mot od, qui est, comme la retouche du vers précédent, d’une seconde main. — 3659 Clers — 3666 en est écrit au-dessus de la ligne. — 3669 Un reviseur a ajouté un r à cuntredie et écrit le mot voillet dans la marge de droite, pour donner à lire : qui Carle voillet cuntredire. — 3679 Mandet — 3684 Le vers est resté inachevé. — 3703 savies ou saives ? 3710 Le scribe a écrit cume sa per aper a prendre ; puis aper a été biffé. — 3737 cil est écrit au-dessus d’un espace gratté. — 3742 Le copiste a oublié de marquer par une grande initiale qu’une nouvelle tirade commence. — 3774 Les lettres isun de guarisun sont d’une seconde main. — 3781 ensemble...i out (lettres grattées). — 3786 Par méprise le copiste a donné une grande initiale à ce vers. — vos... ami... Les lettres qui précédaient et sans doute suivaient ami ont disparu. — 3790 asemblent — 3791 Alb arant — 3796 Icels d’Alvernene — 3803 ki aa se cumbatreit — 3806 le frerere — 3818 Tierris manque — 3821 le vis manque — 3832-2 Les mots qui vont depuis E sun cors jusqu’à fist sont sur une seule ligne. — 3919-3920 Le copiste a donné à ces deux vers le même second hémistiche : li ad faite descendre — 3927 ad fait — 3936 baruns quarante — 3943 Munter l’unt manque — 3948 recrrai — 3955 ...uns escapet (lettres effacées) — 3956 fereie joe el — 3962 On peut lire aussi tut. — 3982 faire p. — 3983 Asez cruiz e linees dames — 3984 les c... Le dernier mot du vers a été gratté ; après le c qui subsiste, on distingue encore un jambage (i ou u ?). — 3986 Truvee.



  1. Photographische Wiedergabe der Hs. Digby 23, ...veranstaltet von Edmund Stengel, Heilbronn, 1878.
  2. Das altfranzoesische Rolandslied, genauer Abdruck der Oxforder Hs. Digby 23, besorgt von Edmund Stengel, Heilbronn, 1878.