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La Comtesse de Lesbos/Chapitre 9

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(p. 112-129).

CHAPITRE IX.
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Une Nuit bien remplie.


Sophie et Mercédès, après s’être becquetées un moment, viennent se mettre debout au milieu de la chambre, dos à dos, reins contre reins, disjointes au bas du dos par le creux de la cambrure, au dessus de la croupe, reprenant leur point d’appui plus bas, les fesses serrées contre les fesses, croisant leurs bras tordus en arrière, pour se maintenir en équilibre dans une position qui met en relief leurs belles gorges rebondies, avec les boutons en saillie ; plus bas, le mont de Vénus proéminent, couvert chez l’autre d’une jolie toison dorée, masquant chez l’une et chez l’autre la petite fente sous les touffes frisées. Lola s’agenouille devant la comtesse, Mina devant la princesse ; Lison et moi, nous restons un moment simples spectateurs, pendant que les soubrettes font courir leurs lèvres le long des chairs nues, laissant des sillons roses dans leur trajet des pieds au genou, du genou à la cuisse, obliquant vers le temple d’amour, qu’elles saluent en passant, pour aller à l’autre cuisse, descendant jusqu’au genou, et du genou aux petits pieds, puis, se relevant, elles recommencent à la hanche, longeant les flancs satinés, s’arrêtant sur la gorge, contournant le sein, tétant le bouton, et, reprenant leur ascension, elles plantent leurs lèvres sur la bouche, qu’elles pigeonnent un moment, mordillent le sein en passant, courent le long du flanc, et, s’agenouillant de nouveau devant les beautés frissonnantes, elles écartent doucement les obstacles, découvrent l’entrée du sanctuaire et commencent dans le temple de Cythère un pieux pèlerinage. Lison se suspend aux lèvres de la princesse, je prends celles de la comtesse, pressant ses beaux globes ronds et fermes, qui repoussent la main qui les enferme, tendus dans cette position, qui tire la gorge en arrière, et la fait remonter ; je roule les boutons sous mes doigts, palpant doucement le contour potelé du mamelon ; je veux sucer la langue, mais les dents qui s’entrechoquent, m’empêchent de la prendre ; je me colle aux lèvres brûlantes, pendant que l’ivresse du délire, secouant nos amoureuses, les fait palpiter et se tordre voluptueusement.

Ce croustillant spectacle m’a remis en feu ; maître Jacques se dandine en colère ; l’insatiable Sophie, le voyant fier et beau, vient le prendre dans la main ; à ce contact, le sire grossit démesurément, irrité, menaçant. « Où le mettrons-nous, mignonne, » dit la comtesse, intervenant. — « Où l’on voudra, » répond Sophie, désireuse de goûter de tout. Encore un pucelage ! Tant mieux, maître Jacques aime ça. On va chercher sur l’ordre de la comtesse, quatre godmichés sans courroie. On verse dans les récipients du lait, qui chauffait sur la veilleuse ; puis les soubrettes, ayant roulé trois fauteuils côte-à-côte, viennent s’asseoir sur le bord, les fesses en dehors, les jambes sur les bras des fauteuils, montrant trois beaux culs, celui-ci d’un blanc de neige, celui-là blanc et rose, et l’autre un peu foncé, bien alignés sur un rang, ainsi que les toisons, de tous différents, l’une blonde, l’autre faite de frisons roux, et la dernière d’un noir de jais ; et, entre les cuisses écartées, au milieu des frisons entoure l’entrée, la fente aux lèvres roses, qui va jusqu’au trou voisin, au bas de la raie, tout en haut de la fente, sous les touffes qui l’ombragent, sur le bord, montrant le bout du nez ; le boutonnet d’amour sort de son nid, juste à l’entrée, pour recevoir les prémices des aimables visites qu’on fait au divin séjour. L’arme dans la main droite, dirigée vers l’huis entr’ouvert qu’elle va fouiller, les belles attendent le signal. Bien en face de l’émoustillant tableau, Sophie toute droite, se dirige vers l’huis entr’ouvert qu’elle va fouiller, les belles attendent le signal, qu’on vienne livrer l’assaut à la redoute.

La comtesse lubréfie les bords d’une langue humide, prépare de même l’arme qui doit la forcer ; puis, faisant incliner la belle, qui m’offre ainsi pleine et ronde sa belle mappemonde, Mercédès m’aide de ses doigts complaisants à vaincre la résistance qu’oppose l’huis verrouillé. L’attaque dure quelques minutes, mais la patiente se prête si courageusement, si bravement à l’opération, et l’amie me sert si intelligemment sur les bords de l’asile, que le gland pénètre enfin dans l’huis forcé où l’engin le suit, y disparaissant tout entier, sans que la patiente laisse échapper une plainte, malgré la souffrance qu’elle endure. Mercédès prend le quatrième godmiché, l’installe devant le chat de la princesse, et, lui ayant fait relever un peu le corps, elle entr’ouvre les bords du sanctuaire, et y fait glisser l’instrument ; en même temps les trois soubrettes se l’enfonçaient d’une seule poussée. Accroché des deux mains aux fermes saillies de la gorge, pour me maintenir dans mon gîte, je commence aussitôt la manœuvre, donnant la cadence ; toutes les mains vont ensemble, imitant dans les vagins le va-et-vient de mon priape dans la voie opposée. La tête appuyée sur l’épaule de la princesse, je contemple avec ravissement le voluptueux spectacle que j’ai devant les yeux : les deux amies n’en perdent pas un détail, et les soubrettes ont les yeux braqués sur nous. Ces trois gros derrières, de tous différents, ces trois belles mottes de nuances diverses, ces trois verges factices, maniées en cadence, imitant des engins d’hommes, refoulant les lèvres quand ils rentrent, les ramenant roses et vermeilles quand ils ressortent à moitié, ces gorges palpitantes, les bouches entr’ouvertes, lançant des baisers dans le vide, ces yeux dilatés par l’attente du plaisir, tout cela forme un spectacle enchanteur. Maître Jacques, logé princièrement, fier de son logis somptueux qu’il occupe sans partage, le visite de fond en comble, absolument le maître comme chez lui. Mais c’est trop d’excitation pour les acteurs de cette scène, et bientôt maître Jacques, bien qu’il conduise l’affaire lentement, écrasé dans sa gaîne, y crache son plaisir, le lançant jusqu’au cœur de la vaincue, qui manifeste sa joie en poussant des cris de rage amoureuse, et que, sur leurs fauteuils, les trois belles filles pâmées poussent les ressorts, se procurant ainsi l’illusion du jaillissement de la liqueur amoureuse, qui, quand elle les pénètre, les secoue dans des spasmes convulsifs, qui font sauter leurs appas, qui dansent plaisamment sur leurs chairs palpitantes.

La comtesse, qui n’a pas eu son compte, et qui veut l’avoir, congédie les soubrettes, et nous invite à la suivre au lit. Je m’installe au milieu ; des deux côtés mes chaudes compagnes travaillent à rendre sa vigueur à maître Jacques, qui a tôt fait de se quiller, au doux contact de leurs chaudes menottes. Mercédès, dès qu’il est en état, se jette sur lui, l’enfourche, se le met entre les cuisses et s’assied dessus, le faisant disparaître jusqu’au bout ; puis, s’allongeant sur moi, elle vient coller ses lèvres sur ma bouche, et commence à chevaucher. Sophie contemple un moment cet alléchant spectacle, mais elle ne résiste pas longtemps au désir qui la grille ; elle enjambe ma figure, s’étend devant la comtesse, le front sur le chevet du lit, la motte sur mon nez, et, repoussant avec ses fesses la tête de Mercédès, prise entre ses cuisses, elle la déloge de sa position sur ma figure, nous obligeant à changer d’objectif, appuyant sa fente sur mes lèvres, tout en présentant son cul au baiser de la comtesse. Lèvres pour lèvres, je ne perds pas au change ; celles-ci sont brûlantes et m’offrent, en s’entr’ouvrant, un délicieux régal. Je ne puis pas voir là-haut, dans la glace, le plaisant spectacle, mais je sacrifie volontiers la vue à la douce besogne que j’ai à remplir. Immobile sur le dos, je me laisse conduire au paradis par l’aimable écuyère, qui voyage fort agréablement sur ma quille, tout en lardant la petite tache noire qu’elle a sous les yeux, tandis que, suivant la cadence qu’elle me donne avec ses coups de reins, je promène ma langue dans le charmant réduit, puis, plus vite quand je sens le clitoris s’agiter, manifestant qu’il est bien aise d’être ainsi traité ; et, enfin, précipitant la caresse je le fouette d’une pointe rapide ; je le prends dans ma bouche, je le suce, buvant la douce rosée qu’il sue par tous les pores, tandis que Mercédès, engloutissant le membre jusqu’à la racine, aspire la chaude liqueur dans les parois élastiques de son vagin brûlant.

Les deux gougnottes sont insatiables ; maître Jacques, étant au repos, elles recommencent à se taquiner entre elles des mains et des lèvres : la princesse s’étend sur la comtesse comme un homme, ventre contre ventre, seins contre seins, les bouches unies, les toisons mêlées, se frottant lascivement les cuisses et le bas du ventre, les poils mêlés ; la cavalière soulève les fesses de la chevauchée pour bien se coller à elle, la chair nue contre la chair nue ; couché sur le côté, je me colle moi-même contre ces corps brûlants, je glisse ma main sous les fesses de Mercédès que je patine, l’autre main joue sur les hémisphères de Sophie, les caresse, les presse, ou les cingle tour à tour, retombant, par intervalles, dure et sèche, sur la chair qui palpite quand je la froisse, laissant sur le satin des empreintes rouges ; puis, quand je sens qu’elles sont près du but, j’enfonce un doigt dans les chairs, branlant la mince cloison qui sépare les deux réduits ; les parois se resserrent sur mon doigt, et je précipite le mouvement, qui vient hâter la jouissance et la rendre plus intense.

Elles restent un moment collées l’une sur l’autre, moi toujours contre elles ; la princesse, allongeant la main, trouve mon priape en état, et sitôt, délaissant la comtesse, elle se jette sur moi. Mercédès, elle aussi, grille d’être de la fête. Pour n’en laisser languir aucune, je m’étends sur les reins, la tête sur le traversin, le corps horizontal, les jambes serrées, Jacques se dresse verticalement, la princesse m’enjambe au milieu du corps, me tournant le cul ; elle se met l’engin dans le ventre, et se penche en avant, la tête vers le pied du lit, étendue sur mes jambes, les tétons sur mes genoux, le visage sur mes pieds, le derrière bien en face de mes yeux, large, épanoui ; je lui fais essayer la manœuvre, et, suivant mes conseils, elle soulève les fesses, laissant les trois quarts de la verge en dehors du vagin ; puis, elles redescendent, l’engloutissant toute entière, recommençant deux ou trois fois le manège ; quand elle a saisi le mouvement, la comtesse m’enjambe sur la figure, le cul en amont, l’entre-cuisses sur mon nez, le barbillon sur mes lèvres ; puis, s’allongeant vers son amie, elle s’appuie sur les mains, la gorge reposant sur mon ventre, la bouche sur le cul de Sophie qu’elle va larder, pendant qu’il voyagera sur ma quille. La manœuvre commence ; pendant que je larde le mignon entre les fesses en guise d’introduction, j’admire, dans la glace du ciel de lit, le plaisant tableau que forment ces deux beaux cons satinés, se suivant en lignes, ces splendides croupes, dont l’une, immobile sur mon nez, est du plus blanc satin et l’autre, celle qui se démène sur ma quille, encore un peu rouge, garde le souvenir du rude contact de la main. Mais je quitte le noir byou pour l’aimable voisin, apportant les plus chaudes caresses au vermeil petit bouton, qui s’impatiente dans sa geôle, encore humide de son dernier voyage à Cythère, et frétillant déjà d’aise sous les ardents baisers que je lui prodigue. Je le tiens enfermé dans mes lèvres sous ma langue, qui le fouette rapide et légère, sans cesse, jusqu’au moment attendu, qu’annonce bientôt un léger suintement : je le suce alors, je l’aspire, buvant les gouttes de rosée qu’il distille par tous les pores, tandis que mon membre ravi, décharge copieusement dans la fournaise ardente, qui l’étreint, lui tirant toute sa moëlle.

Après trois nouveaux pélerinages à Cythère, toujours sur ma quille, les belles un peu lasses mais non rassasiées, s’endorment à mes côtés, une fesse sur chacune de mes cuisses.

Je fus réveillé le matin par une agréable sensation. La princesse, qui avait enfermé mon priape dans sa bouche, le suçait amoureusement : la comtesse le voyant disposé, veut qu’on organise un joyeux réveil. Je saute du lit, suivi des deux amoureuses, chaussées de pantoufles. Je vais m’asseoir sur une chaise, le dos appuyé au dossier ; Jacques dresse la tête superbe et menaçante ; la princesse m’enjambe, et, sur la pointe des pieds, elle présente l’ouverture de la grotte à la tête rubiconde de l’engin, qu’elle tient dans sa main d’aplomb comme une quille de bois ; quand la tête est dedans, elle s’assied sur la cheville, qui s’enfonce dans le ventre, et reste à califourchon sur mes cuisses. La comtesse, suivant mes conseils, a mis deux chaises, l’une à ma droite, l’autre à ma gauche, elle montre sur l’une Sophie, se penche en arrière, laissant entre nos deux poitrines un espace libre, de façon que Mercédès, passant sa jambe gauche entre nos deux corps, pose le pied sur l’autre chaise, s’intercalant ainsi entre nos deux bustes, le milieu du corps entre nos deux figures, sa belle toison noire à la hauteur de mon nez, son beau cul blanc sur les lèvres de la princesse. Celle-ci, cavalière inexpérimentée, chevauche d’abord sans mesure ; je suis obligé de la guider ; les mains plaquées sur les fesses, je les soulève et les ramène en cadence, lui montrant le mouvement : à chaque ascension de son derrière, le vagin qui monte aussi, laisse dehors les trois quarts de la colonne, l’avalant de nouveau, quand elle se rassied, tandis que sa langue monte et descend le long de la raie entre les fesses, et que, de mon côté, je comble de baisers brûlants le centre des délices, qui bâille d’aise sous mes chaudes caresses. Bientôt l’écuyère, qui trotte toute seule, change d’allure, j’accélère ma caresse sur le devant ; et quand elle prend un galop désordonné, sautant, bondissant sur une quille, au risque de la rompre, ma langue vole sur le clitoris. Mercédès se frotte amoureusement sur ma figure, poussant avec son ventre, et appuyant ses deux mains fortement sur ma nuque, comme pour écraser sur mes dents le bouton qui pleure, en même temps que Sophie, pâmée, qui a ralenti le train, m’ouvre les portes du ciel.

On sonne pour le bain. Inutile de vous dire que nous le prenons ensemble, au milieu des plus plaisantes évolutions. Après le bain, enveloppés de peignoirs bien chauds, nous nous remettons entre les mains des soubrettes, qui nous épongent des pieds à la tête, avec des tâtonnements qui me remuent agréablement ; puis, nos deux beautés s’étendent toutes nues sur la table du massage. Mina et Lison donnent leurs soins à la princesse, étendue sur le dos ; Lola et moi, nous servons la comtesse, couchée sur le ventre ; les deux splendides nudités forment le plus ravissant contraste par l’opposition de leurs divers appas. Nous nous escrimons ensuite sur les corps retournés. Quand c’est mon tour, les deux amies me tripotent d’abord les reins, puis le devant, s’amusant à taquiner maître Jacques, qui se dresse furieux des agaceries qu’on lui fait. Les mignonnes sont en feu ; les soubrettes elles-mêmes sont en rut, je prévois que toutes voudront satisfaire une douce envie. Pour que chacune ait son compte, nous passons dans la chambre à coucher ; on traîne au milieu de l’appartement, une chaise longue, sorte de banc rembourré, très bas, sans dossier, avec un coussin pour reposer la tête. Lola se couche sur le dos, le corps bien allongé, la nuque sur le coussin, les jambes écartées pour me recevoir ; je me place entre les cuisses, et pendant qu’elle se soulève pour m’aider à l’enfiler, je dirige mon arme vers le temple de l’amour, dans lequel elle disparaît après deux coups de reins ; je m’étends sur son corps, la poitrine sur la gorge, la bouche sur la bouche, les jambes entre les jambes, et j’attends dans cette position que les quatre amoureuses prennent sur mon dos leurs places respectives. La comtesse se met à califourchon sur mon cou, la figure tourné vers nos pieds ; la princesse m’enfourche, se met sur mes épaules, le visage tourné vers celui de son amie. Lison monte à cheval sur mes reins, le cul contre celui de la princesse, et Mina saute enfin sur mes fesses, imprimant un mouvement en avant à la machine, qui s’enfonce jusqu’à la garde dans le repaire qu’elle occupe ; Lison et Mina se prennent les lèvres ; Mercédès et Sophie se becquètent, et, au signal donné, les deux couples d’écuyères, dressées sur la pointe des pieds, jouent des fesses en cadence sur mon dos, m’obligeant à suivre tous leurs mouvements, piquant en avant quand elles serrent les cuisses, me retirant quand elles les élargissent. Tout mon corps est en feu ; de la nuque au bas des fesses, ces chairs chaudes, ces appas brûlants, ce suintement, précurseur du plaisir, causent à ma chair un ravissement délicieux, c’est comme une grande bouche dont les brûlantes lèvres couvrent tout cet espace d’un délicieux baiser ininterrompu. Le balancement continue, lent, mesuré, toujours réglé par le mouvement cadencé des cuisses nues. Les deux cavalières de devant, à chaque coup de fesses, écrasent contre ma poitrine la belle gorge, dont les globes fermes et ronds me font un coussin moëlleux, quoique résistant ; les deux écuyères inférieures, en retombant sur mes reins, poussent l’engin jusqu’au fond du réduit, mêlant nos toisons, mettant en communion intime nos chairs palpitantes, froissées par le poids qui les écrase. Bientôt l’accord cesse, je continue tant bien que mal mon va-et-vient un peu plus fatigant, mais toujours plein de charme ; sur mon dos, l’une va encore avec moi, l’autre, arrêtée sur nos seins, les serre nerveusement entre ses cuisses ; Sophie et Mercédès se rapprochent et se frottent, collées à l’une à l’autre, toutes me brûlant là, où les ardentes lèvres de leur conin en feu m’embrassent mieux qu’une bouche ne saurait faire. Enfin Mina, serrant vigoureusement ses cuisses, presse mes fesses, m’obligeant à laisser mon engin englouti ; les trois autres cavalières se secouent furieusement, et, quand je pénètre Lola de mes faveurs, qu’elle reçoit en se pâmant, et en me mordant les lèvres, je sens mes reins inondés partout à la fois, de la nuque aux fesses, comme si on ouvrait, en même temps à demi, quatre robinets d’eau douce, se vidant goutte à goutte, augmentant, par leur doux chatouillement, la délicieuse volupté, qui me ravit.

Quand je me dégage, ma chair collée à la peau moite de Lola y laisse des empreintes en se retirant. La figure rouge, le sein palpitant, quand elle se relève haletante, ses yeux brillants de luxure, mendient encore l’amour. Pour la payer de ces complaisances, après l’avoir mise en état, nos quatre gougnottes se partagent les diverses sources du plaisir sur son corps. Debout, entre les quatre amoureuses, elle se laisse aimer. La comtesse et la princesse s’escriment, la première sur le devant, la seconde sur le derrière, les deux soubrettes, chacune sur un sein, toutes besognant à qui mieux mieux. Voyant la bouche libre, j’en profite pour venir prendre les lèvres, posté derrière la comtesse. Nos cinq ardentes bouches, réunissant leur feu, ont tôt fait d’embrasser l’incandescente Espagnole, des pieds à la tête. Bientôt tout le corps ému frissonne, palpite, tremble, secoué de spasmes ; je prends la langue, que je tire comme pour l’avaler ; Lola se penche, m’obligeant à la suivre, et c’est, ployée en deux, moi à genoux, lui mordant les lèvres, qu’elle se tord, pantelante, jouissant toujours, et restant longtemps plongée dans une extase ineffable.