La France littéraire, ou Dictionnaire bibliographique/Méhégan (le chevalier Guillaume-Alexandre)

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MÉHÉGAN (le chevalier Guillaume-Alexandre), littérateur, anc. professeur de littérature française ; né à La Salle, diocèse d’Alais, en 1721, mort à Paris, le 23 janvier 1766.

— Considérations sur les révolutions des arts. Paris, 1755, in-12.

— Histoire (l’) considérée vis-à-vis de la religion, de l’État et des beaux-arts. (Ouvrage posthume). Paris, 1767, 3 vol. in-12.

— * Histoire de la marquise de Terville. Paris, Jorry, 1756, in-12.

— * Lettre à M. de***, sur « l’Année littéraire » (et particulièrement sur la feuille du 11 mai 1755.) Paris, 1755, 1762, in-12.

Publiée sons le nom de La Salle.

— * Lettres d’Aspasie, traduites du grec. Amsterdam, 1766, in-12.

Traduction supposée.

— Lettres sur l’éducation des femmes et sur leur caractère en général. Saint-Omer, 1758, in-12.

Ces lettres, qu’on avait annoncées sous le nom du chevalier de La Borie, sont tirées mot à mot des Considérations sur les Révolutions des Arts de Méhégan.

— * Origine, progrès et décadence de l’Idolâtrie. Paris, Brocas, 1756, in-12.

— * Pièces fugitives extraites des œuvres mêlées de M***. La Haye, J. Néaulme, 1755, in-12.

Il y a des exemplaires rajeunis par un nouveau titre, portant pour nom d’auteur M*** de V., pour faire croire que ce volume était de Voltaire, et la date de 1779.

— Tableau de l’histoire moderne, depuis la chute de l’empire d’Occident, jusqu’à la paix de Westphalie. (Ouvrage posth.) Paris, Saillant ; Desaint, 1766, 3 vol. in-12. — Nouv. édition (revue et précédée d’une notice sur la vie de l’auteur, par Drouet). Paris, Saillant, 1778, 3 vol. in-12.

C’est le meilleur ouvrage de l’auteur.

— Un empire se rend-il plus respectable par les arts qu’il crée, que par ceux qu’il adopte ? Discours (composé par le chevalier Méhégan) prononcé (par La Beaumelle) devant la cour de Danemark, pour l’ouverture des leçons publiques de langue et de belles-lettres françaises. Copenhague, 1751, in-4

Méhégan a fait réimprimer ce discours sous son nom, à Paris, chez Brocas, en 1757, in-8. Voy. la préface de cette nouvelle édition.

— * Zoroastre, histoire traduite du chaldéen. Berlin, 1751, in-18.

— * Le même ouvrage sons ce titre : De l’origine des Guèbres, ou la Religion naturelle mise en action. 1751, in-12.

Cet écrit a été réimprimé en entier dans l’Abeille du Parnasse, tom. 5 et 6, en 1762, et de nouveau dans le volume de Méhégan, intitulé : Pièces fugitives extraites des Œuvres mêlées de M*** (la Haye, 1755, in-12) ; mais, dans cette réimpression, on a substitué au titre primitif celui d’Origine des Guèbres, histoire traduite du chaldéen.

Les opinions que Méhégan manifesta dans ce dernier ouvrage, aussi bien que dans « l’Origine, progrès et décadence de l’idolâtrie » (voy. plus haut), furent attaquées par divers journalistes, devinrent le sujet d’une vive querelle entre lui et Fréron, et le firent mettre à la Bastille.

La Beaumelle (voy. ce nom) a aussi composé un ouvrage que la ressemblance du titre peut faire confondre arec celui de Méhégan. On voit dans la correspondance de La Beaumelle, à la date d’août 1748,et d’octobre même année, qu’il veut faire imprimer eu Hollande une dissertation sur Zoroastre et la religion des parsis modernes, composée depuis un an. Cependant, en 1750, ce morceau n’était pas imprimé, et on ignore s’il l’a été depuis : s’il l’a été, ce serait à Gotha, en 1752, sous le titre d’Histoire de Zoroastre. Quoi qu’il en soit, il est certain qu’il y a parmi les manuscrits de La Beaumelle une Histoire de Zoroastre, d’une trentaine de pages, et de sa main, et que cet ouvrage n’est pas le même que celui de Méhégan.

Méhégan a été l’un des premiers rédacteurs du Journal encyclopédique (1766 et ann. suiv.)


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