La France littéraire, ou Dictionnaire bibliographique/Thiébaut de Berneaud (Arsène)

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THIÉBAUT DE BERNEAUD (Arsène), agronome et botaniste, d’abord officier dans les armées de la république, ensuite administrateur dans les départements des Vosges et de la Meurthe ; plus tard, employé au bureau particulier du ministre de l’intérieur (Benezech), membre de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, secrétaire perpétuel de la Société linnéenne de Paris, membre de plusieurs autres académies nationales et étrangères ; né à Sedan, le 14 janvier 1777, d’une ancienne famille, célèbre dans les annales de la Champagne et de la Lorraine.

— Annuaire de l’industrie française, ou Recueil par ordre alphabétique des inventions, découvertes et perfectionnements dans les arts utiles et agréables, qui se font à Paris et dans les départements, contenant l’état actuel des manufactures, fabriques, ateliers et autres établissements d’industrie française, avec les noms et adresses des inventeurs, les prix des différents objets, lenr emploi ou leur application à divers usages. Années 1811 et 1812. Paris, D. Colas, 1811-12, 2 vol. in-12, 7 fr. 50 c.

Sonnini a eu part à la première année.

— Bibliothèque du propriétaire rural, contenant l’application des sciences aux procédés de l’économie rurale, domestique et industrielle. Tome Ier, no 1er, mars et avril, Paris, rue des Saints-Pères, no 26, 1827, in-8 de 36 pages.

Ce recueil devait paraître tous les deux mois ; mais le premier numéro est le seul qui ait été publié.

— Comptes rendus des travaux de la Société linnéenne de Paris, depuis sa réorganisation jusques y compris l’année 1816. Paris, au secrétariat de la Société, 1822-27, 6 numéros in-8.

Extraits des Annales de la Société linnéenne.

— Description de la lembertine, machine à pétrir le pain, survie de quelques observations sur les levains. Paris, Colas ; Lembert, boulanger, 1813, in-8 de 36 pag., 1 fr.

— Discours prononcé le 8 mai 1823, sur là tombe de son ami Alexandre-Pascal Tissot, ancien chef de bureau au ministère des cultes, membre de la Société académique des sciences de Paris, de l’Athénée de Vaucluse, etc., etc. Paris, de l’impr. de Lebel, 1823, in-8 de 8 pag.

— Éloge de Broussonnet, premier fondateur de la Société linnéenne de Paris. Paris, de l’impr. de Lebel, 1824, in-8 de 24 pag.

— Éloge historique de A.-M.-J.-F. Palisot de Beauvois, membre de l’Institut de France. Discours qui a remporté le prix de la Société pour l’encouragement des sciences, des lettres et des arts d’Arras, en 1821. Paris, de l’impr. de d’Hautet, 1821, in-8 de 84 pag.

— Éloge historique de l’abbé Rozier, restaurateur de l’agriculture française, avec une Notice bibliographique de ses ouvrages tant imprimés que manuscrits. Paris, de l’impr. de Barbier, 1823, in-8 de 92 pag.

— Éloge historique de Ch.-Sig. Sonnini de Manoncourt, célèbre naturaliste et voyageur. Paris, Colas, 1812, in-8 dé 64 pag.

Tiré à 250 exemplaires, qui n’ont pas été destinés au commerce.

— Éloge historique de André Thouin, président de la Société linnéenne de Paris. Paris, de l’impr. de Lebel, 1825, in-8 de 36 pag.

Éloges où la science et la politique ont fonriri à l’auteur quelques pensées hardies pour l’époque et pour le public qui les écoute.

On cite encore quelques autres éloges dus à la plume de cet écrivain ; mais nous ignorons dans quels recueils ils ont été imprimés : ce sont ceux e l’antiquaire Zoëga, et de Lacépède (1825).

— Exposition de la doctrine botanique et du système de physiologie végétale que Théophraste enseignait dans ses cours privés. Paris, de l’impr. d’Hautel, 1822, in-8 de 20 pag.

— Exposition du tableau philosophique des connaissances humaines. Paris, de l’impr. nationale, 1802, in-8, 1 fr.

A peine âgé de vingt ans, M. Thiébaut osa reprendre le travail de Bacon et de Diderot sur les connaissances humaines. Son entreprise ne fut point jugée téméraire, puisqu’elle obtint les suffrages de la classe des sciences morales et politiques de l’Institut : l’ouvrage fut même imprimé aux frais du gouvernement.

— Genêt (du) considéré sous le rapport de ses différentes espèces, de ses propriétés et des avantages qu’il offre à l’agriculture et à l’économie domestique. Paris, D. Colas, 1810, in-8 de 92 pag.

On trouve à la fin de cet opuscule une bibliographie ou notice en vingt-neuf articles, des ouvrages qui ont été publiés sur le genêt. Cette production, la plus étendne qui existe sur cet arbuste utile, pent dispenser de recourir à ceux qui ont précédemment traité la même, matière. (Note tirée de M. Peignot.)

— Manuel du cultivateur français, ou l’Art de bien cultiver les terres, de soigner les bestiaux et de retirer des unes et des autres le plus de bénéfices possibles. Paris, Roret, 1829, 2 vol. in-18, 5 fr.

— Manuel théorique et pratique du vigneron français, ou l’Art de cultiver la vigne, de faire les vins, les eaux-de-vie et vinaigres. Paris, Roret, 1823, in-18, fig. — IIIe édition, revue et corr. Paris, le même ; 1827, in-18 avec 3 planches, 3 fr.

— Mémoire sur les dahlias, leur culture, .leurs propriétés économiques, et leurs usages comme plante d’ornement. Sec. édition. Paris, Roret, 1834, in-8 de 24 pages.

— Orme (de l’). Paris, 1811, in-8.

C’est une monographie, on traité complet sur cet arbre. Ce travail est divisé en cinq parties. Dans la première, M. Thiébaut décrit l’orme, ses différentes espèces et variétés ; dans la seconde, il parle de son historique, de ses qualités et de ses usages ; dans la troisième, il traite de sa culture ; dans la quatrième, il le considère dans ses maladies et dans les animaux qu’il attire et qui lui sont nuisibles ; enfin, dans la cinquième etdernière partie, il donne la synonymie de l’orme et sa bibliographie. (Note tirée de M. Peignot.)

— Notice historique et bibliographique des journaux et recueils périodiques, de politique, de littérature et des sciences, publiés au 1er janvier 1821, tant en France que dans les diverses parties du globe. Paris, 1821, in-8.

— Préjugés particuliers à l’Agriculture. Paris, 1812, in-8.

— Recherches, sur les plantes connues des anciens sous le nom de « ulva ». Paris, de l’impr. de d’Hautel, 1822, in-8 de 28 pag.

— Relations des fêtes champêtres célébrées (annuellement) par la Société linnéenne, du 24 mai 1822 an 24 mai 1827, jonr anniversaire de la naissance de Linné. Paris, au secrétariat de la Société, 1822-27, 6 cah. in-8.

— Traité de l’éducation des animaux domestiques, dans lequel on indique les moyens les plus simples et les plus sûrs de les multiplier, de les entretenir en santé, et d’en tirer le plus d’avantages possibles. Paris, Audot, 1820-23, 2 vol. in-12, 6 fr.

— Traité du père de famille. Paris, 1799, in-12.

— Voyage à Ermenonville, contenant des anecdotes inédites sur J.-J. Rousseau, le Plan des jardins et la flore d’Ermenonville. Paris, Audot, 1819, in-12 avec une grav., 3 fr. — IIIe édit. Paris, l’Auteur ; Debausseaux, 1826, in-12 avec planches.

— Voyage à l’île d’Elbe, suivi d’une Notice sur les îles de la mer Tyrrhénienne. Paris, Colas, 1808, in-8 avec cartes et pl.

— Voyage à l’île des Peupliers. Paris, Lepetit, an xii (1799), in-12, orné de 4 jolies gravures, par Mariage, 2 fr. ; sur pap. d’Angoulême, 2 fr. 50 c., et sur pap. vél., fig. avant la lettre, 8 fr.

Une biographie récente dit que le premier écrit de M. Thiébaut de Berneaud, traitant des sépultures, parut eu 1797. Nous n’avons jamais vu cet écrit ; pourtant les auteurs de la biographie en question ajoute que cet écrit fixa l’attention du conseil des Cinq-Cents, et du conseil des Anciens. En 1804, d’après la même biographie, il écrivit sur la fièvre jaune qui venait d’éclater à Livourne. Son Mémoire fut poblié en italien ; à l’Institut, il fut le sujet d’un rapport très-favorable.

Tous les ouvrages de science et de littérature de M. Thiébaut de Berneaud sont le fruit, de l’observation. L’auteur s’y montre sans cesse avec ses principes politiques ; il exprime hautement sa pensée, il parle toujours dans l’intérêt de son pays, et attaque sans ménagement toutes les doctrines qui lui paraissent erronées, quel que soit l’éclat qui environne ceux qui les professent. Jamais, dans la manifestation de sa pensée, il n’a marché sous les bannières d’aucune coterie.

Outre les ouvrages que nous venons de citer, M. Thiébaut de Berneaud a coopéré activement à plusieurs ouvrages périodiques : au Cours pratique d’agriculture, publié en 1809 par Sonnini ; à la Bibliothèque des propriétaires ruraux, de 1809 à 1813 inclusivement ; aux Annales des voyages, publiées par Malte-Brun ; à la Biographie universelle, etc. Il a été le principal rédacteur de la Bibliothèque phisico-économique, depuis 1817 jusqu’à la fin de 1826 ; pendant les dix années de sa rédaction il avait su rendre ce recueil périodique l’expression de la pensée agricole française ; il y signala tous les actes de l’autorité qui portaient atteinte aux droits des propriétaires ruraux, et empêcha souvent des injustices devenues imminentes.

Comme secrétaire perpétuel de la Société linnéenne, il a publié les Mémoires (1822) et les Annales (1824) de cette société, recueils qui renferment plus de quarante mémoires de Thiébaut de Berneaud. Il a fourni des articles au Dictionnaire classique d’histoire naturelle (1822 et ann. suiv.) ; enfin il a publié, comme éditeur, la troisième édition du Manuel des propriétaires ruraux, etc., de C.-P. Sonnini, édition revue, corr. et considérablement augmentée (1813).

En juillet 1822, M. Thiébaut de Berneaud a lu à l’Académie des sciences de l’Institut plusieurs intéressants mémoires, dont un sur la plante connue des anciens sous le nom de Chara Cæsaris, qui lui a mérité un rapport très-flatteur, fait par MM. Desfontaines et Mirbel.

« Rentré depuis 1828 dans le silence de son cabinet, M. Thiébaut de Berneaud, s’occupe à terminer de grands ouvrages commencés pendant ses voyages. Tels sont : 1º la traduction française des Œuvres de Théophraste, avec des notes et des mémoires explicatifs, précédée du texte grec, revu sur onze manuscrits, de la vie du philosophe péripatéticien, et de l’analyse raisonnée de ses différents ouvrages. Cette traduction a été annoncée au monde savant par le célèbre Cuvier, en 1813 ; par M. Mirbel, dans ses Éléments de botanique, et par le Classical Journal, publié à Londres par Valpy ; 3º un Dictionnaire de l’agriculture française, contenant, outre les expressions techniques vulgaires du langage agricole, l’origine et la description des procédés en usage, le tableau des mœurs et coutumes particulières aux habitants des campagnes, et une Histoire de l’agriculture nationale, divisée par siècles ; 3º des Esquisses historiques sur les révoltions géologiques, les institutions politiques, la morale et la littérature de l’ancienne Scandinavie, qui paraîtront sous peu ; 4º ses Souvenirs, ouvrage d’autant plus intéressant que l’on sait que l’auteur a été chargé, pendant qu’il était au ministère de l’intérieur, du classement de tous les papiers des deux comités de salut public et de sûreté générale de la Convention ; qu’il a rempli plusieurs missions importantes, et qu’en Italie il a failli être victime d’une persécution qui l’honore infiniment.


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