La Langue française au Canada/Nos Habitans canadiens parlent comme parlait Louis XIV

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La Compagnie de Publication de la Revue Canadienne (p. 25-42).

III. — Nos Habitants canadiens parlent comme parlait Louis XIV.


Et ce français que nous parlons, n’est pas tant le langage du petit peuple du XVIIe siècle, que celui de la cour et de la haute société. Nos cultivateurs, nos braves habitants parlent comme parlait Louis XIV : voilà, je le sais, une proposition qui a le don d’exciter l’hilarité des contempteurs du canayen, mais qui n’est pourtant pas très éloignée de la stricte vérité. L’exagération qui s’y trouve ne dépasse pas, à mon humble avis, les bornes d’une figure de rhétorique permise.

Mais, avant d’entreprendre d’établir cette thèse, en l’appuyant sur de vieilles grammaires, permettez-moi de citer quelques témoignages d’écrivains français qui ont visité le Canada.

M. H. de Lamothe, dans son ouvrage intitulé : “ Cinq mois chez les Français d’Amérique, ” publié en 1879, s’exprime comme suit, à la page 29, en parlant de Québec : “ On entend bientôt le doux parler de France qu’un accent tout particulier souligne sans le défigurer. On prétend que cet accent vient de la Normandie, patrie de la grande majorité des premiers colons du Canada. Récemment un Canadien, voyageant en France, écrivait que c’était à Chartres qu’il en avait retrouvé la plus exacte reproduction. On comprend qu’un isolement de cent ans ait conservé dans leur intégrité le langage et les expressions en usage dans la première moitié du dix-huitième siècle.

L’écrivain français aurait pu ajouter “ ou dans nos glossaires ” ; car nos cousins de France ont laissé tomber dans l’oubli grand nombre de mots et d’expressions qui sont d’un usage courant ici et que, là-bas, on ne retrouve plus guère que dans les bouquins d’un autre siècle.

Permettez-moi d’ouvrir ici une parenthèse pour dire que ce n’est pas en France, pas même en Normandie, que j’ai trouvé, pendant mes voyages en Europe, la plus exacte reproduction du parler canadien ; mais bien en Suisse. En 1896, j’assistais à la grand’messe, le jour de la Toussaint, dans la grandiose collégiale de Fribourg. Pendant le prône et le sermon, je n’aurais eu qu’à fermer les yeux en ayant soin toutefois de ne pas dormir — pour me croire dans une de nos églises de Québec ou de Montréal : même langage, mêmes expressions, même accent, même timbre de la voix. Jusqu’aux annonces qui étaient les mêmes. Pourtant, ils sont rares, les ancêtres canadiens qui sont venus de la Suisse. Je ne sais trop comment expliquer cette similitude frappante entre le parler suisse et le parler canadien. On dit que les Suisses parlent le français sans accent. C’est ainsi que nous le parlons, sans doute. Puis, le climat rigoureux de ce pays de montagnes, étant semblable au nôtre, a pu produire le même timbre de voix qui caractérise notre parler canadien. Car c’est par le timbre de la voix, bien plus que par l’accent, qu’on peut distinguer un Français d’un Canadien. Le contact avec l’Allemand a peut-être aussi modifié le timbre de la voix des habitants de la Suisse romane, comme le contact avec l’Anglais a dû causer un certain changement dans les cordes vocales des Canadiens-français.[1]

Fermons maintenant la parenthèse pour entendre M. Gailly de Taurines, dans son ouvrage La Nation canadienne, publié en 1894, page 245, nous dire ce qu’il pense du langage canadien :

“ La distance, le temps ont bien amené, entre le langage des Français et celui des Canadiens, quelques petites différences de prononciation ou d’expressions, mais elles ne vont pas au-delà de celles que nous pouvons constater, en France même, entre nos différentes provinces. D’une façon générale on peut dire que la langue populaire des Canadiens est infiniment meilleure et plus correcte que la langue populaire en France. ”

Le Père Mansion, S. J. (voir son Manuel de Prononciation française 1873 p. 11) dit : “ Dans le midi de la France, la distinction des différents sons de l’a, de l’e et de l’o s’affaiblit pour faire place à un certain milieu. À Bordeaux, tous les a sont aigus, et tous les o sont graves : on prononce l’a de flamme comme celui de rame, et l’on dit : parôle, ôrange. ”

“ Dans le nord de la France, on connaît les sons aigus et les sons graves ; mais on les place souvent à sens inverse de la bonne prononciation. J’ai souvent entendu dire : Nôtre père pour notre père ; le votre pour le vôtre ; cotte, cotté pour côte, côté ; Pôle pour Paul ; heume pour homme ; lâ fâce pour la face ; ve, je pour vœu, jeu ; et religieux, religieuse, etc., avec le même son aigu. Ces défauts varient d’un canton à l’autre. Les personnes instruites et de bonne compagnie n’en sont pas exemptes. ”

Le P. de Charlevoix, Jésuite parisien après deux voyages au Canada, disait, en 1722, dans son Histoire de la Nouvelle-France :

“ Nulle part ailleurs on ne parle plus purement notre langue. On ne remarque même, ici, aucun accent. ”

“ Le Père Charlevoix, ” dit M. Bellay, journaliste français, arrivé depuis peu au Canada (voir son article sur l’Enseignement des Pères Jésuites au Canada, Revue Canadienne d’octobre 1891), ajoute qu’à cette époque il y avait déjà à Québec “ un petit monde choisi où il ne manque rien de ce qui peut former une société agréable ; l’esprit enjoué, les manières douces et polies sont munesmunes à tous ; et la rusticité, soit dans le langage, soit dans les façons, n’est pas même connue dans les campagnes les plus écartées. ”

Dès les commencements de la colonie, la vénérable Marie de l’Incarnation, décédée en 1672, avait déjà rendu un semblable témoignage à nos ancêtres.

Entendons maintenant le Père Récollet, Chrétien Leclerc : “ Un grand homme d’esprit m’a dit qu’il ne connaissait pas de provinces du royaume où il y eût, à proportion et communément, plus qu’en Canada, de fonds d’esprit, de pénétration, de politesse, de luxe même dans les ajustements, un peu d’ambition, de désir de paraître, de courage, d’intrépidité, de libéralité et de génie pour les grandes choses. Il nous assurait que nous y trouverions même un langage plus poli, une énonciation nette et pure, une prononciation sans accent.

Voilà ce qu’un grand homme d’esprit avait écrit, au Père Leclerc avant son arrivée au Canada, en 1673 ; et, pour nous montrer que son attente n’avait pas été trompée, le même Père disait encore plus loin : “ Les Canadiens sont pleins d’esprit et de feu, de capacité et d’inclination pour les Arts. ” (Voir Vie de Mgr de Laval par l’abbé Auguste Gosselin, II vol. p. 109).

Un membre de l’Académie française, l’abbé d’Olivet, décédé en 1768, écrivait, à son tour : “ On peut envoyer un opéra en Canada, et il sera chanté à Québec note pour note et sur le même ton ” (c’est-à-dire avec le même accent) “ qu’à Paris ; mais on ne saurait envoyer une phrase de conversation à Bordeaux et à Montpellier et faire qu’elle y soit prononcée syllabe par syllabe comme à Paris.

Paul Féval, dans son roman Force et Faiblesse dit : “ On m’a dit que le français se parle assez bien à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Mais, si vous voulez entendre le vrai son de la langue de Bossuet et de Corneille, l’avis général est qu’il faut aller jusqu’au Canada, où verdit un rameau du vieil arbre de France. ” Paul Féval, il est vrai, n’est jamais venu au Canada : mais remarquez qu’il rapporte ce qu’il a généralement entendu dire à ceux qui ont visité notre pays : “ l’avis général est que…

Xavier Marmier, de l’Académie française, disait en 1866, dans son livre, Lettres sur l’Amérique : Canada, États-Unis, Havane, p. 95, en parlant de notre pays : “ Ici l’on garde, dans l’usage de notre langue, cette élégance, cette sorte d’atticisme du grand siècle. Le peuple lui-même le parle assez correctement et n’a point de patois.

Rameau, dans son bel ouvrage : La France aux Colonies, pouvait écrire après un assez long séjour au Canada : “ Sur les bords du Saint-Laurent, notre langue n’a pas plus dégénéré que notre caractère. ” Et ailleurs, parlant de la Littérature canadienne, il mentionne notre langue comme étant bien réellement la vraie langue française, “ la langue française, dit-il, si gracieusement conservée dans toute sa pureté.

Voici un autre témoignage aussi précis que précieux, celui de M. J.-J. Ampère : “ Pour retrouver vivantes dans la langue les traditions du grand siècle, il faut aller au Canada… Aussi, l’habitant canadien est-il en général religieux, probe ; et ses manières n’ont rien de vulgaire et de grossier. Il ne parle pas le patois qu’on parle aujourd’hui dans les villages de Normandie. Sous son habit de bure grise, il a une sorte de noblesse rustique. Quelquefois, il est noble de nom et de race. ” (Promenade en Amérique, 1855, tome premier, pp. 109 et 116.)

“ Cette langue ” (la langue française au Canada) échappé au naufrage, fut garantie de toute atteinte. Pas de patois, quelques termes du cru, je ne sais quel goût de terroir ; mais, à tout prendre, un parler français. ” (Voir De l’Atlantique au Pacifique à travers le Canada et les États-Unis par le baron Étienne Hulot, Paris, librairie Plon, 1888, p. 111.

M. Bellay disait encore, dans le même article de la Revue Canadienne indiqué plus haut (octobre 1891) : “ Il nous a été donné d’assister, cette année même, à une séance de ce genre ” (séance dramatique au Collège Ste-Marie, Montréal) ; “ et ce qui nous a particulièrement frappé, c’est le langage correct des acteurs et la pureté relative de leur accent.

Et M. Charles Bos, autre écrivain français, disait après une visite au Canada : “ Nos compatriotes américains ont conservé le langage si pur du XVIIIe siècle. ” (Voir le Paris-Canada, 1 fév. 1897).

Enfin, vous-même, M. le Président[2], dans une de vos charmantes lettres à la Vérité écrites pendant votre récent voyage en Europe, n’avez-vous pas rapporté ces paroles de l’illustre général de Charette à nos pèlerins canadiens ?

Oui, je me souviens encore de ces huit cents Canadiens qui, jadis, quittèrent leurs foyers et leur beau pays pour venir défendre Pie IX, de glorieuse mémoire. Oui, je me souviens d’eux. Et même permettez-moi ce souvenir, j’avais quelque hésitation à les commander : car ils parlaient un français tel que je repassais dans ma mémoire deux fois mes commandements avant de les dire, de peur de passer pour ne pas savoir ma langue. Ce n’était pas le français du boulevardier qu’ils parlaient, mes zouaves canadiens, non ; mais ce bon vieux français qui résonnait à mes oreilles comme une harmonie d’antan ; eux, au moins, avaient conservé ces vieux mots qu’on oublie trop facilement en France, comme d’ailleurs le reste, tout.

Ouvrons maintenant quelques vieilles grammaires françaises et voyons si réellement nos habitants parlent comme on parlait à la cour de Louis XIV.

Lorsqu’un bon Canadien de nos campagnes dit : c’est difficile à crère ; il fait fret aujourd’hui ; le chemin est étret ici ; il ne peut pas marcher dret ; j’ai failli me nèyer ; il faut netèyer cela ; que le bon Dieu soè béni ; toè et moè, on s’imagine qu’il parle horriblement mal. C’est ce que l’on appelle par dérision du canayen. Pourtant, cet habitant s’exprime absolument comme s’exprimaient ceux qui, au commencement du XVIIe siècle se piquaient de parler le beau langage.

Il serait même facile de montrer que la prononciation de la diphtongue oi avec la valeur de ŏă n’est devenue générale que vers le commencement du XIXe siècle. Ainsi dans une édition du dictionnaire de Boiste, de 1808, figure encore la prononciation de voir par voère. Cette autorité est encore confirmée par celle du Père Mansion, (Manuel de prononciation française, p. 59.)

Écoutons le P. Buffier, S. J., dans sa Grammaire française, publiée en 1741, page 346 :

Dans les noms froid, étroit, adroit, droit et dans le verbe croire, la diphtongue oi se prononce le plus souvent en è, mais quelquefois en . Il en est de même dans noyer, nettoyer, et au subjonctif soit, soyons, etc., l’oi se prononce en ê. Il faut éviter une prononciation vicieuse de l’oi qui est commune même parmi les honnêtes gens à Paris, mais que tout le monde avoue être vicieuse : c’est de prononcer bois, poix, etc., comme s’il y avait bouas, pouas, au lieu de prononcer boès, poès.

Excentricité cléricale, dira-t-on.

Mais remarquez, s’il vous plaît, que le Père Buffier n’est pas seul de son avis. Mauvillon, dans son Cours complet de la langue française, publié en 1754, s’exprime comme suit, aux pages 54-55 du tome premier ;

J’ai dit que oi à la fin des mots doit se prononcer toujours comme la diphtongue … Il faut prendre garde de ne pas imiter le petit peuple de Paris qui prononce loi, poé, comme roa, loa.

Le même auteur, dans son son Épître à monsieur le comte Maurice de Brühl, page 40 dit : “ Froid, Adroit, il croit, droit, étroit, endroit, soit, se prononcent, dans la conversation, frèd, adrèt, il crèt, drèt, étrèt, endrèt, sèt. ” Il ajoute que “ dans la poésie et le discours soutenu, oi se prononce comme la diphtongue . ” À la page 44 nous lisons : “ Oi aie son de l’o et de l’è ouvert, gloire, roi, loi, qu’on prononce comme s’il y avait gloère, roè, loè, et non pas comme le peuple de Paris qui prononce oa, voa, loa, boas, toa, moa, emploa, voax, etc.

Et “ le bonhomme ” La Fontaine, qui passe pour avoir possédé assez bien sa langue, n’hésite pas à faire rimer étroit avec fluet. En effet, sa fable intitulée : La Belette entrée dans un Grenier, commence ainsi :

Demoiselle Belette, au corps long et fluet,
Entra dans un grenier par un trou fort étroit.

Il est donc manifeste qu’au commencement du XVIIIe siècle, ceux qu’on appelait alors les honnêtes gens, disaient, dans la conversation ordinaire, je crès, il crèt, vous crèyez, exactement comme nos habitants prononcent encore aujourd’hui ; et que, même dans le discours soutenu, on disait je croès et non point je croas.

Du temps de Rabelais (1483-1553), non seulement on prononçait ainsi, mais on écrivait mâchouère, mouchouère, razouère, etc.

Et cela se comprend facilement pour certains mots, comme croire, devoir. Venant directement du latin, credo, credere, debeo, debere, ils ont dû se prononcer : je crès, je doès, avant de se transformer en je crois, je dois.

Consultons maintenant M. Restant, avocat au parlement de Paris et aux conseils du Roi. M. Restant est auteur d’un ouvrage didactique sur la langue française qui a eu beaucoup de succès, puisqu’il a eu au moins onze éditions, dont la première a paru en 1730, et la onzième en 1774.

La cinquième édition de cet ouvrage a pour titre : “ Principes généraux et raisonnés de la grammaire française avec des Observations sur l’orthographe, les accents, la ponctuation et la prononciation, et un abrégé des Règles de la Versification française, dédiés à Monseigneur le duc de Chartres. ” On y trouve des choses assez surprenantes. Par exemple, dans la cinquième édition :

On ne prononce pas l’l dans il ou ils, si le verbe suivant commence par une consonne : il mange, ils mangent, se prononcent comme i mange, i mangent. Dans une nouvelle édition publiée en 1823, le continuateur de l’ouvrage de M. Restaut ajoute, page 493 : Mais si le verbe commence par une voyelle, l’l ne se prononce qu’au singulier : il aime, et au pluriel, ils aiment, il faut prononcer : i zaiment.

N’est-ce pas que nos habitants se trouveraient bien de ces principes dédiés aux princes du sang ?

Retournons à la cinquième édition de Restaut : “ On ne fait pas entendre l’r dans votre, notre quand ils sont pronoms possessifs absolus, c’est-à-dire quand ils précèdent leur substantif, et on prononce notre maison, notre chambre, comme s’il y avait note maison, note chambre.

Nos gens qui disent note maire, note député, suivent, sans le savoir, les principes que M. Restaut a proclamés, “ avec approbation et privilège du roi.

Voici un autre de ces étonnants principes auxquels nos Canadiens sont restés fidèles : “ Cet se prononce st, et cette comme ste. Ainsi, quoiqu’on écrive cet oiseau, cet honneur, cette femme, il faut prononcer stoiseau, sthonneur, stefemme.

Par conséquent, lorsque nos gens disent : à stheure, ils ont, non pas une prononciation vicieuse et corrompue, mais la vraie prononciation d’autrefois.

Encore un principe posé par M. Restant :

Quelque, quelqu’un se prononcent aussi comme s’il y avait quèque, quèqu’un, sans l. On prononce encore, en conversation, craire, je crais, pour croire, je crais, frèt, pour froid, etc. Mais on rétablit la véritable prononciation de ces mots, aussi bien que des précédents, dans la poésie et dans le discours soutenu. ” — (Pages 511-12).

Dans la onzième édition de cet ouvrage, publiée en 1774 et dédiée à Mgr le duc d’Orléans, on devient de plus en plus canadien. Nous y lisons, à la page 562 : “ Il faut toujours prononcer l’r à la fin des mots terminés en ar, eur, oir, our et ur, comme dans César, douleur, pouvoir, retour, obscur, excepté dans la proposition sur, où l’on ne peut pas faire sonner l’r avant une consonne, en prononçant sur lui comme su lui.

Il est donc établi, ce me semble, que la prononciation de nos gens de la campagne laquelle passe souvent pour incorrecte, négligée, corrompue, est, en réalité, la véritable prononciation française d’autrefois, conservée à peu près intacte par la tradition.


Faut-il tenter de la rétablir dans nos collèges et nos couvents cette prononciation d’autrefois et enseigner à notre jeunesse studieuse à prononcer : i zaiment, pour ils aiment ; note curé, pour notre curé ; quèque chose et quequ’un, pour quelque chose et quelquun ; su la table, pour sur la table ; gloère, crère, dévoère, etc. ? Assurément non. Mais, par exemple, il faut bien se garder de rire de ces archaïsmes de prononciation et d’admettre que c’est du patois, ou encore moins une prononciation corrompue.


Voyons maintenant si les Canadiens, qui ont si bien conservé l’antique prononciation, ont gâté la langue française en y ajoutant des mots de leur cru.

  1. À propos du français de la Suisse, j’extrais la note suivante d’une lettre reçue dernièrement : “ Je me rappelle avoir été frappé du grand nombre de nos expressions canadiennes qui se trouvent dans saint François de Sales, édition de ses œuvres non habillées en français moderne. ”
  2. M. J.-B Lagace.