La Petite Dorrit/Tome 2/Chapitre 18

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Traduction par William Little Hughes sous la direction de Paul Lorain.
Hachette (Livre II - Richessep. 191-197).


CHAPITRE XVIII.

Châteaux en Espagne.


Ni l’or ni la grandeur ne sont exempts de soucis. La satisfaction qu’éprouvait M. Dorrit en songeant qu’il n’avait pas été obligé de dire son nom à Clennam et compagnie, ni de faire aucune allusion à ses rapports antérieurs avec un intrus de ce nom, n’avait pas tardé à disparaître, pour faire place à une lutte intérieure à laquelle il fut en proie. Il s’agissait de savoir si, en revenant, il passerait ou non devant la prison de la Maréchaussée pour jeter un dernier coup d’œil sur la grille qu’il connaissait si bien. Il résolut enfin de n’en rien faire, et surprit le cocher, par la férocité avec laquelle il lui défendit de prendre, comme il en avait exprimé le désir, le pont de Londres, pour revenir passer la rivière au pont de Waterloo, itinéraire qui aurait amené l’ex-doyen tout près de son ancien domicile. Malgré tout, le conflit qui s’était élevé dans ses pensées à cette occasion lui avait, je ne sais pourquoi, laissé l’esprit mécontent. Le lendemain, même à la table de M. Merdle, il était tellement hors de lui, qu’il continuait de tourner et de retourner encore dans son esprit cette question, à présent sans objet, avec une persévérance singulièrement déplacée en si haut lieu. Il devenait tout rouge en songeant à l’opinion que le maître d’hôtel aurait de lui, si cet illustre personnage pouvait sonder la pensée de son convive avec son œil de plomb.

Le banquet d’adieu fut splendide et couronna dignement la visite de M. Dorrit. Fanny ajoutait aux charmes de sa jeunesse et de sa beauté autant d’aplomb que si elle eût été mariée depuis vingt ans. Le père sentit qu’il pouvait en toute sécurité permettre à Mme Sparkler de voyager sans guide sur le chemin du grand monde, et il regretta… (mais sans se décourager dans son précieux patronage, et sans oublier les qualités modestes de son enfant favorite) que son autre fille ne ressemblât pas davantage à l’aînée.

« Ma chère, dit-il à celle-ci en lui faisant ses adieux, la famille compte sur vous… ah !… pour soutenir sa dignité et… hem !… maintenir sa position. Je suis convaincu que vous ne tromperez pas son espoir.

— Non, papa, répliqua Fanny, je crois que vous avez raison de compter sur moi. Embrassez notre chère Amy pour moi, et dites lui que je lui écrirai bientôt.

— N’avez-vous rien à faire dire à… hem !… une autre personne ? demanda M. Dorrit d’un ton insinuant.

— Papa, répondit Fanny, devant qui l’image de Mme Général se dressa tout à coup, non, je vous suis bien obligée. Merci, cher papa ; si j’avais une autre commission à vous donner, il serait possible qu’elle ne vous fût pas agréable. »

Les adieux se firent dans un salon extérieur, où M. Sparkler attendait avec soumission le moment de donner une poignée de main à son beau-père. Lorsque ce jeune gentleman fut admis à l’honneur de prendre congé du voyageur, M. Merdle se glissa après lui avec si peu de bras dans ces manches, qu’on aurait pu le prendre pour le frère jumeau de la célèbre Mlle Biffin, et insista pour reconduire M. Dorrit jusqu’au bas de l’escalier. Malgré ses protestations, en effet, M. Dorrit fut reconduit jusqu’à la porte d’entrée par cet homme distingué qui, selon les propres termes de son hôte au départ, lorsqu’il lui serra une dernière fois la main, l’avait vraiment comblé d’attentions et de services pendant toute la durée de son mémorable séjour. Ce fut ainsi qu’ils se quittèrent. M. Dorrit monta en voiture, la poitrine gonflée d’orgueil, enchanté que le courrier (qui de son côté était descendu faire ses adieux dans les régions inférieures [1]) fût témoin de la grandeur de ce départ.

La grandeur de son départ l’enivrait encore lorsqu’il regagna l’hôtel. Le courrier et une demi-douzaine de valets se précipitèrent à la portière pour le recevoir ; et déjà il traversait l’antichambre d’un air magnifique et serein, lorsqu’un spectacle inattendu le frappa tout à coup de mutisme et de stupeur… John Chivery, revêtu de sa toilette la plus resplendissante, son grand chapeau sous le bras, ne sachant quelle contenance faire, comme le veut la mode, avec sa canne à bec d’ivoire et un paquet de cigares à la main !

« Eh bien, jeune homme, dit le concierge de l’hôtel, voici la personne que vous demandez…. Ce jeune homme a voulu attendre à toute force, monsieur, disant que vous seriez bien aise de le voir. »

M. Dorrit lança au jeune homme un regard furibond, faillit étouffer de colère, et lui dit d’un ton doucereux :

« Ah, John… Mais oui, c’est le jeune John, si je ne me trompe. N’est-ce pas ?

— Oui, monsieur, répondit le jeune John.

— Je… ha !… je ne me trompais pas ! ajouta M. Dorrit. Ce brave garçon peut monter (s’adressant aux gens de l’hôtel et se dirigeant vers l’escalier). Oui, oui, il peut monter. Que le petit John me suive. Je lui parlerai en haut. »

Le petit John le suivit, souriant et flatté. On arriva à l’appartement de M. Dorrit. On alluma les bougies. Les domestiques se retirèrent.

— Ah ça, monsieur s’écria M. Dorrit, se retournant soudain et saisissant le pauvre John au collet, dès qu’il se trouva seul avec lui, me direz-vous ce que cela signifie ? »

La surprise et l’horreur qu’exprima la physionomie de l’infortuné visiteur (il s’attendait au contraire à se voir embrasser) furent telles que M. Dorrit retira sa main et se contenta de regarder le coupable d’un air irrité.

« Comment osez-vous venir ici ? demanda-t-il. Comment avez-vous l’audace de vous présenter chez moi ? Comment osez-vous m’insulter ainsi ?

— Vous insulter ? moi ? s’écria John. Oh !

— Oui, monsieur m’insulter ! Votre présence chez moi est un affront, une impertinence, une audace sans nom ! On n’a pas besoin de vous ici. Qui vous a envoyé à mon hôtel ? Que… ha !… que diable me voulez-vous ?

— J’avais cru, monsieur, répondit le pauvre John, qui avait la figure la plus pâle, la plus déconfite que M. Dorrit eût jamais vue… même durant son séjour au collège de la Maréchaussée, j’avais cru que vous ne refuserez pas d’avoir la bonté d’accepter un paquet de…

— Que le diable emporte vos paquets, monsieur ! interrompit M. Dorrit de plus en plus furieux… Je… hem !… je ne fume pas.

— Je vous demande mille pardons, monsieur… Vous fumiez autrefois.

— Répétez ces paroles, s’écria M. Dorrit qui ne se connaissait plus de colère, et je prends les pincettes pour vous apprendre à me parler ainsi. »

John Chivery fit quelques pas en arrière, du côté de la porte.

« Arrêtez, monsieur ! arrêtez ! Asseyez-vous… que le diable vous emporte !… Asseyez-vous. »

Le visiteur se laissa tomber dans le fauteuil le plus rapproché de la porte, et M. Dorrit se promena de long en large dans la chambre ; d’un pas très-rapide d’abord, puis plus lentement. Il s’approcha un moment de la croisée et s’appuya le front contre la vitre. Tout à coup il se retourna pour demander :

« Et quel autre motif vous amène ?

— Je n’avais aucun autre motif au monde pour venir, monsieur, je vous assure ; je voulais seulement avoir de vos nouvelles et savoir si Mlle Amy se porte bien.

— Est-ce que cela vous regarde, monsieur ? riposta M. Dorrit.

— Non, monsieur, je sais que ça ne me regarde plus. Je suis bien loin d’oublier la distance qui nous sépare, soyez-en sûr. Je sais que c’est une grande liberté, monsieur, mais j’étais loin de soupçonner que vous puissiez vous en fâcher. Ma parole d’honneur, monsieur, poursuivit le jeune John d’une voix émue, je vous assure que je suis encore assez fier, dans ce que je suis, pour ne pas avoir risqué cette visite, si j’avais pu prévoir comment elle serait reçue. »

M. Dorrit fut tout honteux. Il retourna à la croisée et resta encore quelque temps le front appuyé contre la vitre. Lorsqu’il se retourna, il tenait à la main un mouchoir avec lequel il venait de s’essuyer les yeux ; il paraissait souffrant et fatigué.

« Petit John, je suis très-fâché d’avoir été un peu vif, mais… ha !… il y a certains souvenirs qui ne sont pas agréables… et… hem !… vous n’auriez pas dû venir.

— Je le vois bien maintenant, monsieur ; mais je n’y avais pas pensé… Dieu sait que c’était sans mauvaise intention.

— Je le sais, je le sais, j’en suis sûr. Ha ! Donnez-moi la main, petit John, donnez-moi la main. »

John la donna ; mais M. Dorrit avait refoulé ses sentiments.

Il la donna toute seule ; il n’avait plus le cœur sur la main, et sa mine, en dépit des avances tardives de M. Dorrit, resta blême et rechignée.

« Là ! dit M. Dorrit, lui secouant lentement la main. Asseyez-vous donc encore, petit John.

— Merci, monsieur… mais j’aime mieux rester debout. »

M. Dorrit s’assit à sa place. Après avoir tenu un instant sa tête dans ses mains, il se tourna vers son visiteur et lui dit d’une voix qu’il s’efforçait de rendre calme :

« Et comment va votre père, petit John ? Comment… ha !… vont-ils tous, petit John ?

— Merci, monsieur. Ils vont assez bien, monsieur. Ils n’ont pas à se plaindre.

— Hem ! Je vois que vous n’avez pas renoncé à… hem !… votre petit commerce, John ? ajouta M. Dorrit, jetant les yeux sur le paquet insultant contre lequel il avait lancé un si énergique anathème.

— Pas tout à fait, monsieur. Mais j’ai aussi… (John hésita un peu) embrassé l’état de mon père.

— Ah ! vraiment !… Et êtes-vous quelquefois de… hem…

— De garde ? Oui, monsieur…

— Beaucoup de besogne, John ?

— Oui, monsieur ; pas mal pour le moment. Je ne sais pas comment cela se fait, mais en général nous avons toujours assez de monde.

— À cette époque de l’année, jeune John ?

— En toutes les saisons, monsieur. Je ne vois pas que l’époque y fasse grand’chose… Je vous souhaite le bonsoir, monsieur.

— Attendez un instant, John… ha !… attendez un instant. Hem !… Laissez-moi les cigares, John, je… ha !… vous prie.

— Avec plaisir, monsieur. »

John les posa sur la table d’une main tremblante.

« Attendez un instant, John… encore un instant. Ce serait… ha !… une satisfaction pour moi d’envoyer, par un messager aussi digne de confiance, un petit… hem !… témoignage qui serait partagé entre les… ha ! hem !… entre eux, vous savez bien, selon leurs besoins. Vous ne refuserez pas de vous charger de cette commission, John ?

— Bien au contraire, monsieur. Il y a parmi eux bien des gens qui ont grand besoin de secours.

— Merci, John. Je… ha !… je vais vous écrire un mandat, John. »

Sa main tremblait tellement qu’il lui fallut beaucoup de temps pour barbouiller un griffonnage à peine lisible. C’était un mandat de cent livres [2] sur son banquier. Il le plia, le mit dans la main de John et la pressa dans les siennes.

« J’espère que vous… ha !… oublierez… hem !… ce qui vient de se passer, John ?

— N’en parlons plus, monsieur, ça n’en vaut pas la peine. Je n’ai pas de rancune…, pas le moins du monde je vous assure. »

Mais rien ne put rendre aux traits de John leur expression et leur couleur naturelles.

— Et j’espère, John, reprit M. Dorrit qu’il est… hem !… convenu entre nous, que cet entretien est tout confidentiel, et que vous vous abstiendrez, en sortant, de dire à qui que ce soit un mot qui pourrait… hem !… faire supposer que… ha !… j’ai autrefois…

— Oh ! je vous prie, monsieur, répondit John Chivery, de me croire trop fier et trop honorable, dans ce que je suis, pour rien faire de pareil. »

M. Dorrit, lui, ne fut ni trop fier ni trop honorable pour écouter à la porte afin de s’assurer que John sortait sans causer avec les gens de la maison. Il put s’assurer que le jeune homme quittait immédiatement l’hôtel et descendait la rue d’un pas rapide. Après être resté seul une heure environ, M. Dorrit sonna le courrier, qui le trouva assis devant la cheminée ; le dos tourné à la porte.

« Vous pouvez prendre ce paquet de cigares pour fumer en route, si voulez, dit M. Dorrit avec un geste plein de nonchalance. Ha !… Ils m’ont été apportés par…, hem !… c’est un petit souvenir d’un… ha !… du fils d’un de mes vieux fermiers. »

Le soleil du lendemain vit l’équipage de M. Dorrit roulant sur la route de Douvres, où chaque postillon en veste rouge servait d’enseigne à quelque auberge cruelle, établie pour piller sans pitié les voyageurs. La race humaine, tout le long de la route de Londres à Douvres, semblait n’avoir d’autre occupation que de dépouiller les passants. M. Dorrit fut arrêté à Dartford, pillé à Gravesend, volé à Rochester, tondu à Sittingbourne et écorché à Canterbury. Cependant, comme c’était le courrier qui était chargé de tirer son maître des mains de ces bandits, ce fut le courrier qui le rançonna le mieux à chaque étape ; aussi les vestes rouges continuèrent à galoper gaiement à travers le paysage printanier, s’élevant et s’abaissant en cadence sur leur selle, entre M. Dorrit enfoncé dans son bon petit coin, et la prochaine colline de la route poudreuse.

Encore un jour et le soleil retrouvera notre voyageur à Calais. Maintenant que la Manche le séparait de John Chivery, il commença à se rassurer et à trouver que l’air du continent était bien moins lourd que celui de l’Angleterre.

Le voilà reparti sur la route raboteuse de Calais à Paris. Comme il avait retrouvé toute sa bonne humeur, du fond de son bon petit coin, il se mit à bâtir quelque petit château en Espagne en courant la poste. Ce n’était pas un petit château, vraiment ! toute la journée il n’était occupé qu’à y construire des tours, à en démolir d’autres, à ajouter une allée par-ci, un créneau par-là, inspectant les murailles, consolidant les remparts, ornant l’intérieur d’une foule d’enjolivements ; en un mot, il en faisait un château magnifique. Son visage préoccupé trahissait si clairement le sujet de ses pensées, que les mendiants invalides (hormis les aveugles) rassemblés devant la poste aux chevaux, qui présentaient à la portière une petite tirelire bosselée en demandant la charité au nom du ciel, la charité au nom de la Vierge, la charité au nom de tous les saints, devinaient l’occupation du voyageur, aussi bien qu’aurait pu le faire leur compatriote Le Brun, s’il eût choisi le touriste anglais pour en faire le sujet d’un traité de physiognomonie spécial.

Arrivé à Paris, où il se reposa trois jours, M. Dorrit se promena beaucoup dans les rues de la grande ville, s’arrêtant devant les magasins et surtout devant les joyaux en montre chez les bijoutiers. Enfin il entra chez un joaillier en renom, et lui dit qu’il désirait faire emplette d’un petit cadeau pour une dame.

La charmante petite femme à laquelle il adressa cette confidence, petite femme bien éveillée et mise avec un goût parfait, quitta un bosquet de velours vert, où elle était en train de mettre en règle certains petits registres qu’on n’avait jamais crus destinés à renfermer d’autres item de commerce qu’un compte de baisers en partie double, sur un ravissant petit pupitre qu’on eût pris pour un bonbon.

« Par exemple, demanda la petite femme, quelle espèce de cadeau désirerait monsieur. Un sentiment ? »

M. Dorrit sourit et répondit : « Eh ! mais. Peut-être bien, pourquoi pas ? Cela se pourrait bien, le sexe était si charmant ? Madame voudrait-elle bien lui en montrer quelques-uns ?

— Très-volontiers. Flattée et enchantée d’en montrer beaucoup à monsieur. Mais pardon. Pour commencer, monsieur aurait l’extrême obligeance de se rappeler qu’il existe une grande différence entre un sentiment et un cadeau de noces. Par exemple, ces boucles d’oreilles et ce superbe collier qui vont ensemble, sont ce qu’on nomme un sentiment. Tandis que ces broches et ses bagues, d’un goût si gracieux et si pur, forment, avec la permission de monsieur, ce qu’on appelle un cadeau de noces.

— Peut-être, hasarda M. Dorrit en souriant, ne serait-ce pas un mauvais calcul d’acheter l’un et l’autre ; on commencerait par le sentiment, on finirait par le cadeau de noces ?

— Ah ciel ! s’écria la petite dame, joignant le bout des doigts de ses mains mignonnes, voilà qui serait tout à fait généreux ! une galanterie du suprême bon ton. Comment voulez-vous que la dame, comblée de si jolis présents, ne les trouve pas irrésistibles ? »

Hé ! hé ! M. Dorrit n’était pas trop sûr de cela ; mais par exemple ! la petite dame éveillée en était bien sûre, elle. M. Dorrit acheta donc le sentiment et le cadeau de noces, qui lui coûtèrent l’un et l’autre une somme assez ronde. Puis il regagna en flânant son hôtel ; il n’avait jamais porté la tête si haute. Il était évident que son château, pour le quart d’heure, s’élevait déjà plus haut que les tours Notre-Dame.

Continuant de bâtir sans relâche et de toutes ses forces, sans communiquer à personne ses devis ni ses plans, M. Dorrit partit pour Marseille. Bâtissant encore, bâtissant toujours, du matin jusqu’au soir, laissant, avant de dormir, des masses énormes de matériaux suspendues en l’air, se réveillant en sursaut pour reprendre le travail interrompu et mettre en place moellons et pierres de taille. Pendant ce temps-là, le courrier, assis dans la capote de derrière, fumant les meilleurs cigares du jeune John, laissant voltiger après lui de petites spirales bleuâtres… bâtissait peut-être aussi, de son côté, un ou deux châteaux en Espagne, avec quelques pièces égarées de l’argent de M. Dorrit.

Aucune des villes fortifiées qu’ils traversèrent ne possédait un château fort aussi solide, pas une cathédrale n’était aussi élevée que le château de M. Dorrit. Ni la Saône, ni le Rhône ne marchaient aussi vite que cet incomparable édifice ; le lit de la Méditerranée était moins profond que les solides fondations du château de M. Dorrit ; les paysages lointains sur la route de la Corniche, les collines et le golfe de Gênes la Superbe n’étaient pas plus magnifiques. M. Dorrit et son château sans pareil débarquèrent parmi les sales maisons et les forçats plus sales encore de Civita-Vecchia, et se mirent en route pour Rome, se tirant tant bien que mal des ordures qui empestaient la route.



  1. On sait que, dans la plupart des maisons anglaises, les cuisines et les offices se trouvent au-dessous du rez-de-chaussée. (Note du traducteur.)
  2. Deux mille cinq cents francs.