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La Pierre philosophale/I

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Georges Carré (p. 5-6).

LA
PIERRE PHILOSOPHALE



I

avant-propos

Il faut une certaine audace pour traiter un pareil sujet à la fin du xixe siècle.

Nous sommes cependant convaincus d’avance que le lecteur nous pardonnera eu égard à notre sincérité.

En effet, nous venons offrir au public non pas les conclusions d’un mystique enthousiasme non plus que les critiques partiales d’un esprit prévenu, mais bien le résultat d’un travail positif digne d’être pris en considération par tous les gens sérieux.

Nous allons d’abord voir ce qu’il faut entendre par le mot de Pierre Philosophale et pour cela nous aurons à résumer l’opinion des alchimistes les plus instruits. Quand nous saurons la signification scientifique de cette expression, il nous faudra voir si elle est, oui ou non, en contradiction avec les données de la chimie contemporaine. Éclairés sur ces deux points, nous aborderons l’Histoire, cherchant avec la plus grande impartialité si la Pierre Philosophale a donné de son existence des preuves sérieuses et irréfutables, capables d’être facilement contrôlées par le lecteur. Ce sera là le point capital de notre travail, la raison d’être de toute notre étude.

C’est alors que nous pourrons dire quelques mots de la grande famille alchimique, des doctrines de ses membres et des débris de leur science subsistant encore dans l’architecture de nos vieux monuments et les rites de certains hauts grades de la Franc-Maçonnerie. Enfin une petite liste des livres les plus utiles au débutant terminera nos recherches.

Tel est le plan de notre travail ; nous espérons qu’il ne fera pas trop regretter au lecteur les quelques minutes que lui prendra sa lecture et nous prions d’excuser d’avance les imperfections qui pourraient s’y trouver uniquement imputables à l’auteur de l’étude et non aux doctrines et aux maîtres étudiés.