Le Cabaretier de Trianon

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Le Cabaretier de Trianon
Études et portraits d’autrefois
1911





LE CABARETIER DE TRIANON [1]




Pendant tout le règne de Louis XVI, Charles Langlois fut un homme heureux.

Venu tout jeune à Versailles, de Marolles, près de Tonnerre, il s’était rapidement tiré de la médiocrité, avait acquis un fonds de limonadier, rue du Commerce, et vu ses affaires prospérer rapidement.

En 1775, il avait épousé une demoiselle Antoinette Thibault, marchande de poissons d’eau douce, propriétaire de réservoirs et de viviers à Sèvres et à Versailles. Sa belle-mère avait obtenu l’année suivante du duc de Mouchy, gouverneur et capitaine des chasses des « villes, châteaux et parcs de Versailles et dépendances », l’autorisation de faire construire un lavoir dans le pré de Clagny, de l’exploiter, de le louer, ne mettant à ses droits d’autres restrictions que de ne point « étendre son linge sur le boulevard, ni dans les rues » et que la construction qu’elle édifiera « ne nuira en quelque façon que ce puisse être aux nouveaux travaux ».

Son commerce prospérait: il vivait en paix avec les syndics de sa communauté et n’avait point de conflits avec les épiciers, possesseurs de droits mitoyens avec ceux des limonadiers ; son café était fort bien achalandé ; son ratafia, ses limonades, son orgeat avaient leurs amateurs dans le personnel du château et cela lui faisait une clientèle honorable et fructueuse. Sa femme, très avenante, écoulait facilement à la cour carpes, brochets, perches et tanches. Sa belle-sœur avait épousé Ch. Bazin, contrôleur de la maison de la Reine, ce qui agrandissait le cercle de ses relations et par là de sa clientèle. Il avait été nommé fourrier des logis des écuries de Monsieur, frère du roi.

De plus, sa femme l’avait rendu père de dix-neuf enfants ; en 1790, il lui en restait cinq.

Notable commerçant, officier de cour, en passe de faire fortune, époux aimé, tendre père, Charles Langlois était décidément un homme heureux. Comme tous ceux à qui la fortune a souri, il était cependant enclin à la fronde ; bien qu’il participât aux charges d’ancien régime, il embrassa les idées nouvelles.

En 1789, il se fit enregistrer dans la garde nationale et, le 18 juillet, il fut nommé sergent ; son devoir civique, il l’accomplit. Lui-même a pris soin, dans un mémoire justificatif, de nous narrer les affaires auxquelles il fut mêlé :

« Dans le courant d’août, je me suis trouvé à l’affaire de Toutain le boulanger, dont les jours étaient menacés ; je fus la même nuit chez le sieur Chapuy, négociant, rue Neuve, prêt à être attaché à un réverbère que l’on avait descendu dans sa cour...

« De service à la porte dite du Dragon, ce fut moi qui arrêtai les chasseurs des trois évêchés venus dans notre ville sans aucun ordre, ce qui donna lieu à une telle émeute qu’une grande partie des habitants se portèrent à cet endroit. Je parvins, après beaucoup de peine, à faire retirer deux particuliers que l’on soupçonnait d’être les auteurs de l’ordre de l’arrivée de la troupe et que l’on voulait frapper à diverses reprises avec des marteaux et autres instruments. Enfin, je vins à bout, d’après les ordres, de faire aller ce détachement à Trianon, où il bivouaqua jusqu’au lendemain que la garde nationale fut les chercher pour les faire entrer dans la ville.

« Dans ces temps de trouble, j’ai été envoyé à Rocquencourt avec un détachement de cent hommes pour faire des patrouilles dans les bois de la Selle, où je fis fermer à deux heures du matin la porte de Bel-Air que le citoyen Noël avait laissée ouverte.

« J’ai été avec un frère d’armes à l’affaire du boulanger, où des malveillants avaient mis le feu.

« J’ai été de plusieurs détachements jusqu’à huit lieues pour le transport des grains et l’arrivée des farines.

« J’étais de garde, le 5 octobre 1789, à la caserne des gardes françaises où j’ai commandé le poste depuis 5 heures du soir jusqu’à 8 heures. Le citoyen Montanet, capitaine de garde, avait abandonné son poste. Je fus obligé d’aller poser les sentinelles de 5 à 7 où je fus deux heures et demie pour faire le tour du palais national et retour.

« Dans l’affaire du régiment de Flandre, où je reçus deux pierres, dont une au visage, l’autre à l’épaule, laquelle emporta le dessus de mon habit et de ma veste...

« J’étais enfin du détachement qui a conduit les prisonniers de Nantes à la Conciergerie. »

Pour un ci-devant fourrier des logis des écuries de Monsieur, ce n’était point mal.

Charles Langlois ajoutait, avec la sérénité d’un bourgeois qui a obéi aux lois : « J’ai payé mes contributions, mon don patriotique et, certes, je n’ai pas été des derniers, mes quittances en font preuve. J’ai rempli tous les devoirs d’un républicain en équipant un volontaire de ma section, en contribuant au soulagement de ceux qui sont partis. J’ai participé à l’équipement d’un cavalier jacobin. L’ainé de mes enfants, dix-huit ans, sert dans un des bataillons de Paris. »

Certes, on sent, chez le limonadier de la rue du Commerce, la calme conscience de l’homme qui a satisfait à toutes les obligations et à toutes les réquisitions. Il était en règle avec la lettre de la loi : mais en avait-il adopté l’esprit ?



En ventôse an II, Charles Langlois s’en fut au département pour demander un certificat de civisme exigé par des arrêtés récents. Un « garçon de toilette du ci-devant roi », Lenoble, le dénonça comme aristocrate. Dans la nuit du 29 au 30 ventôse, on perquisitionna chez lui : il protesta « qu’il n’avait jamais rien signé tel que pétition, mémoire et rien dit qui pût être préjudiciable à la république ».

On trouva un fusil, qui n’était pas le fusil de munition de la garde nationale: chose grave, « Je l’ai pris avec mon capitaine, expliqua Langlois, à l’hôtel Charost, où il y en avait deux caisses. »

On trouva une bourse contenant 29 jetons « à la figure du tyran ». Cela parut suspect. On dressa procès-verbal malgré que la légende des jetons portât : « Communauté des ouvriers et drapiers de Versailles » et qu’ils pussent avoir été rassemblés comme jetons de jeu.

On trouva enfin, et cela sembla décisif, un papier sur lequel on lut :


AUX PRONEURS DE SECTION
POUR VŒUX SEULEMENT

Pour seul Dieu tu adoreras
Ton ambition seulement.

Le peuple tu flagorneras.
Afin qu’il soit ton partisan.
Les lundis tu t’asgiteras.
Pour réussir certainement.
Les assassins honoreras
Et défendras humainement.
Homicide tu commettras
Quand tu le pourras sûrement.
L’assassinat tu prêcheras
À haute voix journellement.
La liberté tu prôneras
En la violant tout doucement.
Les biens du peuple retiendras,
Sans rendre compte aucunement.
Faux témoignage tu diras,
Pour te venger impunément.
Ta vie et mœurs tu cacheras,
Et tu feras très prudemment.
Sans cesse tu dénonceras,
Sans savoir ni pourquoi ni comment.
Du peuple instruit tu médiras.
Pour tromper le peuple ignorant.
Comme traître tu désigneras,
Brissot, Condorcet et Roland.
Dans les tribunaux beugleras.
Quatre fois par jour (seulement).
La vérité tu ne l’auras
Que dans la bouche seulement.
Le mot peuple répéteras,
Pour avoir applaudissement.
Ses faveurs tu recueilleras.
Tôt ou tard infailliblement.


C’était inoffensif et surtout intime. Au garde national zélé, au citoyen respectueux de tous ses devoirs, il était bien permis, rentré chez soi, de se soulager en rimaillant quelque peu. Mais l’accusation de Lenoble é tait là, et tout ce qu’on découvrait la précisait tellement que Charles Langlois fut arrêté et écroué dans la maison de détention de Versailles.

Il y demeura quatre mois. Grassous, représentant du peuple et commissaire de la Convention dans les départements de Seine-et-Oise et de Paris, prit un arrêté, le 20 messidor an II, aux termes duquel Charles Langlois, Vinfrais, la Toufflinière, Sevin, Raoul, Varennes, Autié dit Léonard, devaient être conduits à la Conciergerie comme « prévenus de conspiration et d’être les ennemis du peuple ».

Langlois fit agir. Lenfant, « l’un des agents généraux des subsistances militaires », écrivit à Fouquier-Tinville en sa faveur : « Ce citoyen, dit-il, qui est père de famille, s’est montré, dès le commencement de la Révolution, sous l’aspect d’un bon citoyen ; parents, amis, tous affirment qu’il n’a jamais rien fait ni signé de contraire à la liberté. »

Sa fille aînée, Pauline, écrivit, elle aussi, à l’accusateur public : « Le citoyen Langlois, limonadier, père de cinq enfants, a donné, dès le commencement de la Révolution, des preuves de son amour pour la liberté ; il lui a fait tous les sacrifices qui caractérisent un bon citoyen. Cependant, il gémit sous l’accusation vague de fanatisme, accusation ridicule contre un homme que, dans l’ancien régime, on aurait pu regarder comme irréligieux. »

D’autres que Pauline avaient écrit et parlé. Fouquier- Tinville l’inculpa cependant avec les motifs suivants :

« Langlois, limonadier à Versailles, est aussi notoirement connu dans cette commune pour son incivisme et son aristocratie. Sa maison était le repaire de tous les royalistes et des gens les plus suspects. On l’a souvent entendu se répandre en propos injurieux contre les membres de la société populaire dans le temps qu’ils demandaient l’anéantissement du tyran. À l’époque où on a planté l’arbre de la liberté au local de l’ancien district, il insulta à cette cérémonie en disant : « On va donc vendre du vin dans cet endroit, car on y plante un bouchon. » Lors de la levée de ses scellés, on y a trouvé une pièce aristocratique en vers intitulée : « Aux prôneurs de sections », qui n’est autre chose qu’une infâme diatribe contre la Révolution. »

Le 7 thermidor an II, il passa devant le tribunal révolutionnaire avec ses coaccusés : Vinfray, « ancien garde de Stanislas Xavier » ; la Toufflinière, employé dans l’artillerie ; Sevin J.-B., ancien premier commis de la guerre ; Raoul, « fournisseur et contrôleur pour la fourniture des comestibles de là maison des Tantes de Capet, émigré avec elles à Rome, et rentré sous le nom de négociant » ; Varennes, ancien capitaine de cavalerie au régiment de Bauffremont ; Autié, dit Léonard, employé dans les charrois de l’artillerie. Seuls, Charles Langlois et Vinfray furent acquittés ; les autres furent condamnés à mort et exécutés.



À sa sortie de la Conciergerie, Langlois revint à Versailles. Il demanda des subsides au comité des secours, « ses facultés ayant été absorbées par une aussi longue détention ».La municipalité de Versailles fournit d’excellents certificats, mais le comité, sur le rapport de R. Ducos, « passa à l’ordre du jour » et renvoya le pétitionnaire « à se pourvoir auprès de sa commune pour participer aux secours communs ». Obtint-il ces secours ? Des rentrées inespérées lui vinrent-elles ? Remonta-t-il son commerce et retrouva-t-il des ressources ? Tout cela est probable, mais nous n’avons pas de données certaines sur ce point. Peu importe, d’ailleurs. Quand vint le Directoire et son besoin de fêtes, de lieux de plaisirs et de réunion, Charles Langlois, qui voyait l’Elysée transformé en hôtel garni et ses jardins changés en guinguettes ; Bagatelle devenir aussi un centre de plaisirs et un café, eut une idée qu’on dut trouver admirable autour de lui.

À deux pas, un local superbe, le petit Trianon, s’offrait à sa spéculation ; les pièces, coquettes et peu abîmées, s’ouvraient sur d’admirables terrasses, et non loin, dans les allées capricieuses du jardin anglo-chinois, toutes les pittoresques constructions du hameau de Marie-Antoinette se prêtaient à merveille à de fructueuses opérations.

Il loua le petit Trianon, et, comme il ne voulait ou ne pouvait en assurer seul l’exploitation, il le sous-loua à un nommé Brunet pour cinq mois, du 1er floréal au 30 thermidor an IX, en se réservant certains droits.

Il lui céda, d’après le bail, « dans le château du petit Trianon, l’appartement de la reine, l’appartement du roi, trois chambres au-dessus ; l’appartement dit Bonnefoy et les chambres des femmes, donnant sur l’avenue ; une écurie, une remise, une pièce pour serrer le fourrage, la cuisine qui est sous le château, le garde-manger, l’office, trois caves ; deux salles par en bas et un salon donnant sur le jardin ».

Langlois conservait la jouissance du « boudoir de la reine, ses deux cabinets de garde-robe » et celle d’une partie de la cave « qui donne sur le palier de l’escalier ».

Il laissait à Brunet « tous les ustensiles de cuisine qui s’y trouvent, ainsi que la verrerie, la faïence, bouteilles, chantier, tables et autres objets » à lui appartenant ; ce qui prouve que Langlois avait commencé l’exploitation du petit Trianon, ou, tout au moins, l’avait meublé à cet effet. Brunet reconnaissait que tout était en bon état, « tant par la fermeture que papier de tentures, que le marbre des cheminées », sauf « dans l’appartement du roi où il y a un chambranle de mutilé ».

Le prix du bail et de la location du mobilier n’était point très élevé, « 1.000 livres pour cinq mois, pour faire au dit petit Trianon l’état de restaurateur, et louer les appartements garnis », — douze ans après que Marie-Antoinette l’avait habité pour la dernière fois !

En homme pratique, Langlois se faisait garantir par son bail « tous les jours son dîner, savoir : le potage et deux plats, et du vin... Le soir, une demi-bouteille de vin et un petit morceau ». Il avait, en outre, le droit d’amener, sans payer, un invité avec lui. De plus, sur chaque personne « venant manger » chez Brunet, et entrant au jardin, il prélevait la somme de 12 sous, car il n’avait pas aliéné l’usage des jardins. « Il ne pourra entrer aucun individu dans le jardin, est-il dit dans l’acte, que du consentement du citoyen Langlois », et ce consentement c’est un droit d’entrée, le grimoire stipulant que « toutes personnes seront tenues de payer tous les jours » pour pénétrer dans le jardin « ou s’abonneront ».

Durant cette exploitation, Langlois eut de nombreux visiteurs. Il en fut quelques-uns d’illustres.

L’ambassadeur de Russie y fit un séjour assez prolongé ; puis il eut des hôtes officiels. Le 30 messidor an IX, Goulard, « directeur national du domaine national de Versailles et dépendances », avisa le « locataire du petit Trianon » que le ministre de l’Intérieur lui ayant adressé « Son Eminence le cardinal Consalvi et Monsieur le comte Braschi », il lui enjoignait de « lui donner tous les moyens de voir en détail l’inté rieur des appartemens du petit Trianon et les jardins ». Consalvi et Braschi n’étaient pas des clients pour Langlois. D’ailleurs, le temps n’était pas éloigné où tout « le domaine national » allait redevenir le domaine de la couronne impériale.

Les appartements que Langlois s’était réservés, il les louait à son tour, faisant ainsi concurrence à Brunet ; il les louait fort cher et les étrangers qui trouvaient ses prix excessifs firent quelquefois appel à la justice pour les modérer. C’est ainsi qu’il advint avec un Anglais qui a conté lui-même sa mésaventure[2].

Il fut d’abord émerveillé du logis qu’on lui donna :

« Nous dinâmes, dit-il, dans une petite chambre, qui était le boudoir de la reine (c’est donc bien de l’appartement demeuré en propre à Langlois qu’il s’agit et c’est bien à lui qu’il eut affaire, bien que son nom ne fut pas prononcé), jouxtant immédiatement sa chambre à coucher. Elle est maintenant tout à fait dépouillée de son splendide ameublement d’autrefois, et n’a plus rien du palais que le nom ; en même temps, elle est extrêmement jolie... Nous dinâmes au Petit-Trianon et nous y couchâmes ; la chambre qui m’échut en partage était celle que l’infortuné Louis XVI occupait jadis, et la clef de la porte avait une étiquette attachée à son anneau sur laquelle on pouvait encore déchiffrer, bien que les lettres fussent à demi effacées, les mots : « appartements du roy. »

Quand vint le moment de régler, on lui fit présenter par la fille de l’hôtelière, « une fort jolie personne » (serait-ce Pauline Langlois ?), une note fort élevée qui se décomposait ainsi : « trois appartements de maître : 36 fr. ; bougie, 6 fr. ; bois, 9 fr. ; quatre lits de domestique, 12 fr. : total, 63 fr. L’Anglais poussa les hauts cris ; l’hôte refusa de rien rabattre ; on alla devant le juge de paix de Versailles, qui modéra l’addition et la réduisit à 36 fr.



Langlois mourut avant le retour des Bourbons ; mais son fils, celui-là même qui, en l’an II, « servait dans un bataillon de Paris », se souvint en 1819 que son père avait été « fourrier des Écuries de Monsieur » et que Monsieur était devenu Louis XVIII.

Il adressa au duc de Berry une supplique, dans laquelle il rappelait que son père n’avait point été remboursé de sa charge et qu’il n’avait point été payé des deux premières années de son traitement. Il ajoutait : « Sa fidélité envers le feu roi et son inviolable attachement aux princes de son auguste famille lui firent éprouver toutes sortes de persécutions de la part des révolutionnaires, ayant été incarcéré pendant cinq mois et demi dans les prisons de l’infâme tribunal, aux jugements iniques duquel il n’échappa que par le sacrifice de tout ce qu’il possédait. »

C’était oublier un peu vite le mémoire au tribunal révolutionnaire, dans lequel son père alignait avec une si parfaite sérénité la liste de tous les gages qu’il avait donnés à la république.

En conséquence de cette fidélité, « sa mère ne jouissant d’aucune pension de Sa Majesté », il sollicitait un des deux emplois de garde-chasses à cheval des forêts royales, vacants alors.

On ne fit sans doute aucune enquête, et si le fils Langlois n’eut pas la charge qu’il rêvait d’avoir, du moins sa mère, le 16 avril 1819, reçut-elle du comte de Pradel, « directeur général, ayant le portefeuille du roi », l’avis de l’octroi d’une pension viagère de 500 francs, à dater du 1er avril de la même année.

La Fontaine n’a-t-il pas dit :

En toute chose, il faut considérer la fin ?





  1. Les éléments de cette petite étude ont été tirés des Archives nationales, W1b 432, dossier 970, et de papiers gracieusement communiqués par M. G. Bourdon, ancien receveur particulier des finances à Gorbeil.
  2. Ce récit est extrait d’un livre paru en 1803 sous ce titre Esquisse grossière du Paris moderne ou Lettres sur la société, les mœurs, les curiosités publiques, les amusements dans cette capitale et que M. Pierre-Gauthiez a analysé dans un article de l’Echo de Paris du 16 juillet 1910 après que cette étude était écrite et imprimée.