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Le Corrége

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Iambes et PoèmesPaul Masgana, libraire-éditeur (p. 145-146).
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Le Corrége

 
Nourrice d’Allegri, Parme, cité chrétienne,
Sois fière de l’enfant que tes bras ont porté !
J’ai vu d’un œil d’amour la belle antiquité,
Rome en toute sa pompe et sa grandeur païenne ;

J’ai vu Pompéï morte, et comme une athénienne,
La pourpre encor flottant sur son lit déserté ;
J’ai vu le dieu du jour rayonnant de beauté
Et tout humide encor de la vague ionienne ;


J’ai vu les plus beaux corps que l’art ait revêtus ;
Mais rien n’est comparable aux timides vertus,
À la pudeur marchant sous sa robe de neige ;

Rien ne vaut cette rose et cette belle fleur
Qui secoua sa tige et sa divine odeur
Sur le front de ton fils, le suave Corrége.