Le Gazetier Cuirassé ou Anecdotes de la Cour de France
Nous autres ſatiriques,
Propres à relever les ſottiſes du tems ;
Nous ſommes un peu nés pour être mécontens.
Les fautes, qui se ſont gliſſées à l’impreſſion ſont preſque inévitables dans un ouvrage imprimé à la hâte, et dans une langue étrangere à celui qui l’imprime ; malgré toute l’attention apporté à la ponctuation, & à l’orthographe, il a été impoſſible de prévenir des erreurs.
Je dois prévenir le Public que quelques unes des nouvelles, que je lui donne pour vrayes, ſont tout au plus vraiſemblables, & et que dans le nombre même il ſ’en trouvera dont la fauſſeté eſt évidente ; je ne me chargerai pas de les débrouiller : c’eſt au gens du monde, qui connoiſſent la vérité, & le menſonge (par l’uſage fréquent qu’ils en font) qu’il appartient de juger, & de faire un choix. Plus il ſera ſévère, plus il ſera ſage ? Je crois devoir cet avis aux lecteurs qui daigneront m’honorer de leur attention.
Si cet eſſai eſt goûté et que le public me donne un peu de vanité par son accueil ; je lui prouverai ma reconnaissance en lui donnant un traité sur la ſéduction des femmes, qui ſera également utile aux jeunes gens qui entrent dans le monde, & aux vieillards prêts à en ſortir et prouvera aux femmes les plus décidées que ce n’eſt point par leur faute, qu’elles ont ſuccombé, puiſque leur défaite eſt fondée ſur des principes infaillibles.
En attendant que je haſarde le traité que je dois publier, je vais partager ma correſpondance particuliere avec le public, en lui demandant le ſecret ſur ce que je lui laiſſerai ignorer ſeulement.
Il n’appartient pas à toutes les nations de dire ce qu’elles penſent, la Baſtille, le paradis de Mahomet[1], & la Sibérie ſont des argumens trop forts pour qu’on puiſſe leur rien répliquer. Mais il eſt un païs ſage, ou l’eſprit peut profiter des libertés du corps, & ne rien craindre de ſes productions ; c’eſt dans ce païs où les grands ne sont que les égaux des moindres citoyens, où le Prince eſt le premier obſervateur des lois, que l’on peut parler ſans crainte de toutes les puiſſances de la terre, que le ſage peut juger les extravagances & en rire, en donnant des leçons à l’humanité dont la barbarie d’un pouvoir injuſte ne le punira pas.
On verra dans quelques anecdotes répandues dans cet eſſai, que j’ai été ſouvent à portée de voir ce que je dis de très près, ſi quelquefois j’ai ajouté à la vérité, c’eſt pour laiſſer aux gens qu’elle bleſſe un moyen de ſe défendre, quelque fois auſſi, c’est une décoration dont j’ai eu beſoin. Ce ſont des ornemens qui paraîtront peut-être un peu hardis mais c’eſt un caractère de nouveauté qui ne déplaira pas à une nation aſſez ſage, pour être encore libre.
Ma chère perſonne,
Jouiſſez de votre gloire, ſans vous occuper d’aucun danger ! Vous en courrez ſans doute ? avec les ennemis de votre patrie, dont vous allez aiguiſer la rage, & redoubler la férocité : mais en révélant les miſteres iniques, qui ſe conſomment dans le noir ſecret de leur conſcience, penſez ma chere perſonne, que vous vengez des innocen, & que vous garantiſſez peut-être des malheureux, ſur qui la foudre allait tomber ; Si vous êtes la victime de votre zèle, enorgueilliſſez Vous, de vous précipiter dans ce nouveau Gouffre, plus dangereux, plus affreux mille fois, que celui que ferma le courageux Décius ! Que ſon exemple, & la vénération dont il jouit encore de nos jours, puiſſent vous maintenir dans des diſpoſitions dignes de l’hommage, auquel vous aurez droit ! Bravez les puiſſances coupables, que vous ne pouvez combattre ! faites frémir ces monstres cruels dont l’exiſtence eſt ſi odieuſe, & coûte ſi cher à l’humanité ! & duſſent les cieux tomber ſur la terre pour la préparer à vous engloutir, ſouvenez vous que vôtre meilleur ami, l’homme que vous eſtimez le plus vous a conſeillé ce que vous devez faire ! Savourez voluptueuſement ſa maxime & oſez tout ſans rien craindre !
Si fractus illabatur orbis,
Impavidium ferient ruinae.
Je vous connais trop, pour craindre un relachement ſur des principes, dont votre fermeté me garantit que vous ne vous écarterez jamais. Je ſuis dans cette opinion, ma chere perſonne.
Tous les ſecrétaires des ambaſſadeurs ſrançais, qui ſont créatures de Mr. de Choiseul, ſont partis incognito pour Verſailles avec les correſpondances de leurs maîtres par ordre du chancel… on aſſure, qu’il y a des gens beaucoup mieux inſtruits à faire les coups de main à la cour de France, que dans la forêt de Sénart[2].
Le grand conſeil ayant aſſiégé le palais avec des lettres de cachet, s’en eſt emparé ſans réſiſtances ; la cour des aides ayant voulu ſoutenir le choc, a été repouſſée vivement, & s’eſt retirée à dix lieues de Paris, où elle a pris ſes Cantonnemens [3].
Le chancel… suivant la maxime du cardinal Mazarin Divisez pour régner, a réparti les membres de l’ancien parlement dans les Villages les moins connus de la France, & a ajouté à leur exil tout ce qui pouvoit le rendre plus déſagréable, il a dit, depuis leur éloignement, qu’il espère à leur retour les voir beaucoup mieux inſtruits des calamités du peuple, qu’il ne l’étaient en faisant leurs remontrances.
Le Duc de la Trémouille vient d’être nommé ſecrettement miniſtre des affaires étrangeres, & a été préſenté au roi en cette qualité par le Sieur Gabriel intendant des bâtimens de ſa majeſté[4].
En inſtallant le nouveau parlement à la place de l’ancien, le chancel… a fait un diſcours qui prouve que tous les Français ſont des ſots[5], qu’il le ſçait, qu’il en profite, & qu’il y a ſix grands ſcélérats en France. Après ſon diſcours le S. Iſabeau a lu trois édits, dont l’un tend à perſuader que le roi a envie de payer ſes dettes, le ſecond frappe de mort la cour des aides pour avoir levé la main ſur l’arche[6] ; le troiſième ſubstitue les membres chancellans et ſurannés du grand conseil, aux robins leſtes de la veille cour. Ces trois édits ont terminés le lit (appelé) de juſtice.
Il y a eu quelques morts à Paris depuis quatre mois, qui n’ont pas parues trop naturelles[7] ; mais chacun ſe tait à cet égard, ainſi que ſur les enlevemens ſecrets qui ſont impénétrables pour tout le monde, quoiqu’il ſe renouvellent tous les jours[8].
Il a été défendu au nouveau parlement de rien décider dans les occaſions importantes ſans l’ordre de la cour.
On aſſure la Bastille, & Vincennes ſont ſi pleins de monde, qu’il y a des toiles tendues ſur les terraſſes et le donjeon pour loger les ſoldats, qui font la garde de ces deux châteaux.
On croit que la marine, que l’on a trouvée fort mal-menée par un roulier[9], ne le ſera pas mieux par le[10] cheval borgne que l’on a harnaché pour la conduire.
On a fait le dénombrement des maiſons de plaiſance de ſa majeſté, en comptant Verſailles, la Baſtille, Vincennes, Marli, Bicêtre, &c. on en compte neuf cents, ſans les maiſons religieuſes, qui ſervent de magazin pour les menus plaiſirs[11] du roi. Il y en a un très grand nombre dans leſquelles ontrouve des dépots conſidérables de gens vendus ou ſacrifiés.
Les princes du ſang ont obtenu du roi la permiſſion de ne ſe mêler de rien, & la liberté de s’abſenter de ſes conſeils.
Le Roi n’ayant plus beſoin de conſeil avec Mr. Maup… s’en est débarraſſé au profit du public, qui à l’avenir ſera jugé malgré lui par les créatures de la Cour, ou les magiſtrats qui ont été perfides à leur compagnie.
On vient d’ériger une nouvelle cour ſous le nom de cour de conſcience[12] à la tête de laquelle ſera le Maréchal de Riche…, avec le Duc d’Aigu… cette cour eſt deſtinée à examiner les fortunes des financiers, que l’abbé Terray n’a pas dégraiſſés.
Le parlement de Rouen a fait un arrêté par lequel il déclare tous les magiſtrats (qui ont reçu les charges de judicature qui constituent le nouveau parlement) perfides envers leurs confrères, traîtres envers la patrie, & parjures envers le roi même aux intérêts duquel ils ſont contraires en empêchant qu’il ne ſoit inſtruit du bouleverſement qu’a opéré le chancel… dans les affaires.
Les Cours de Toulouse, Bordeaux, & Rouen ſe ſont promis de ne jamais ſe déſunir, pas même par lettre de cachet, qui (ſelon leur opinion) n’ont été inſtituées que pour être une grace infamante, & ſouſtraire aux loix de l’exil, ou la priſon, les coupables qu’on a voulu ménager. Ils s’attendent à la force majeure, mais ils ne changeront point d’avis. Ce qui embaraſſe fort le chancel…, & ſes créatures, dont l’intérêt eſt de miner par degés plutôt que d’exciter une révolution dont ils ſeraient victimes à coup ſur.
Les politiques raiſonnants trouvent une eſpèce d’affinité entre la ſuppreſſion des templiers, & celle du Parlement de Paris, ils furent accuſés à faux, & on les dépouilla de leurs biens avant de les brûler. Les deux premieres points ſont remplis envers le Parlement. Le chancel… s’eſt contenté de ſuppléer l’exil, & la priſon au troiſieme.
Il court une lettre[13] que la nobleſſe eſt cenſée avoir écrite aux princes du ſang, qui parle très fortement de l’adminiſtration et des devoirs du ſouverain. La roture cependant lui diſpute l’honneur de l’avoir faite, on la croit de Mr. d’Alembert, qui écrit tout auſſi que s’il était gentilhomme.
Le Chevalier de St. Prieſt, ambaſſadeur à Conſtantinople[14] a ordre d’envoyer vingt Muets pour le ſervice de ſa cour ; il lui a été ordonné en même tems de débaucher quelques ouvriers de la manufacture des cordons qui s’établira dans la grand ſalle du palais, pour la commodité du nouveau parlement & du public.
Le roi qui a déjà été ſur le point de retirer pluſieurs fois le porte feuille à l’abbé Terray (qui n’a fait que perfectionner l’art de pêcher en eau trouble) vient de le faire offrir à Mr. Foulon, que l’on aſſure très propre à dégraiſſer le royaume.
Le chancel… ſupprime[15] la vénalité des charges à laquelle il ſubtitue celle des bénéfices par arrangement avec le pape Ganganelli, qui permet au roi de jouir en conſcience des biens de l’Égliſe ſi la cour de Rome eſt de moitié.
Il ſe gliſſe tous les jours des écrits menaçans ſous la ſerviette du roi ſans qu’on puiſſe ſçavoir comment ? On a arrêté pluſieurs perſonnes, qui ſont dans les fers à cette occaſion. On dit le roi beaucoup plus troublé de cette ſorte de remontrances que de celles de ſes parlemens.
Il s’eſt trouvé[16], il y a peu de jours, de cette maniere, une carte écrite des deux côtés avec beaucoup de force qui finiſſait par une menace très extraordinaire ; on diſait au roi que s’il ne prenait pas garde à ce qu’il allait faire, il ſerait mis a St. Lazare, & ſa maîtreſe à l’hôpital : le lieutenant de police s’eſt donné les plus grands mouvements pour découvrir l’auteur, ſans avoir pu en venir à bout. Les ennemis du parti Choiseul ſe ſervent de ces prétextes pour l’éloigner, & perdre tout ce qui peut en reſter à la cour.
Mr. de Jarente, Évêque d’Orléans qui avait la feuille des bénéfices, ſous les ordres de Mlle. Guimard, a été exilé à ſon abbaye de St. Vincent du Mans pour avoir fait faire un faux pas à Madame Adel…[17]
Si le miniſtère de M. de Choiseul, avoit duré dix ans de plus, il aurait peu à peu renverſé tous les ordres religieux, & les mandians, que ſa chute à raffermi ſur le trône de St. François, &c. mais on eſpere que ſi la cullebutte du chancel… arrive, elle entraînera celle de tous les cagots qui ſe relèvent, & des gueux qui reſtent en France.
On doit commencer dans la plaine des ſablons, avant la fin du mois, à tracer le plan d’une priſon nouvelle devenue néceſſaire pour la deſſerte de celles de Paris. On voulait traiter avec les entrepreneurs du Vaux-hall, des champs Eliſées, mais leurs appartemens ſe ſont trouvés trop ſombres, & trop mal distribués.
La petite maiſon appartenant aujourd’hui au duc de Fronſ…, a été bâtie par le cardinal du Bois, & à appartenu au duc d’Olonne : cette filiation bien prouvée a déterminé le duc d’Aguil… à entrer en arrangement pour le prix ; Audouart en eſt déſigné concierge, & l’Abbé Clemenceau[18] aumônier. Cette maiſon eſt ſituée très avantageusement pour les opérations ſecrètes du ministère[19],[20].
M. de Choiſeul était ſur le point quand il eſt tombé de rendre un ſervice eſſentiel au gouvernement, en diminuant de moitié la maiſon du roi, qui lui coute beaucoup & ne lui est utile à rien. Il avait coutume de dire de ce ſervice, que c’était un état intermédiaire entre la robe, & l’épée.
Le flegmatique Mr. Gayot, qui avoit reçu avec un ſang froid glacé la place d’intendant de la guerre, l’a gardée deux ans avec beaucoup de gravité, & s’en eſt démis tranquillement a la réception d’une lettre de cachet qui l’éloigne des affaires.
Il y a toutes les nuits[21] des aſſemblées nocturnes chez les jéſuites de robe courte[22] dont le nombre eſt fortifié de tout ce qui s’appelle anti-Choiſeul en France. On craint fort que le retour de la ſociété ne ſoit prochain ; Mme. Dubar… tenant pour les non conformiſtes dont quelques eſprits méchants l’accuſent d’avoir les inclinations.
Meſſieurs du nouveau parlement ayant reçu l’ordre de faire informer contre tous ceux qui parlent mal de l’adminiſtration ; se sont rendus à Verſailles, ou ils ont repréſenté à ſa majeſté qu’elle ſerait obligée de faire entourrer de murs toute ſa bonne ville de Paris ſi elle voulait arrêter le cours des plaintes, libelles, &c. Cet
- ↑ En France on enferme, en Turquie on étrangle, en Russie on exile dans les déserts ; l’un revient à l’autre.
- ↑ La détention d’un particulier puni, & déſavoué, pour avoir mal pris ſes meſures, ne prouve point qu’il n’ait pas été corrompu.
- ↑ La cour des aides a ordre de ne pas approcher la Capitale de dix lieües.
- ↑ Ce duc eſt un génie de la conſtruction, ce qui le place dans le département du Sieur Gabriel.
- ↑ Le diſcours du chancel... eſt un tiſſu de Sophiſines, qui dit à peu près, ou ſuppoſe au moins tout ce que renferme cette analyſe.
- ↑ On a prétendu que la cour des aides n’avait pas le droit de faire des remontrances.
- ↑ La délation, les eſpions, & toutes les horreurs ſouterraines de la police, ſont ſi familières en France que l’homme le plus ignoré eſt tranſparent pour le gouvernement en huit jours. Quand cela n’arrive pas, on s’en aſſure pour le questionner, quelquefois on le ſouſtrait ſans retours.
- ↑ Les exempts de police ont carte blanche pour faire le mal, pourvu qu’ils ayent la précaution de la faire en ſecret et adroitement.
- ↑ Mr Rouil… ſut un miniſtre aſſez médiocre, ce qui fit dire qu’il n’étoit pas étonnant de voir la marine mal menée par un roulier, c’eſt l’affabilité de Mr. de Boy… qui fait qu’on le compare à un cheval borgne.
- ↑ Mr de Boyne.
- ↑ St. Lazare, St. Yon, St. Michel, St. Venant, Armentières, Pontorſon, &c. &c. &c. &c. &c. &c.
- ↑ C’eſt une manière de conſeiller cet établiſſement, qui ſerait en bonnes mains.
- ↑ Cette lettre a été effectivement envoyé à tous les princes & pairs ; elle ſe trouve imprimée dans toutes les gazettes, hors celle de France, qui ne parle que de la lotterie militaire, des accouchemens, & de ce qui se paſſe à la chapelle.
- ↑ Ce n’eſt encore qu’une prophetie, mais il y a toute apparence qu’elle sera réaliſée, avant celles de Mahomet, &c.
- ↑ Il ſerait bien à ſouhaiter en France qu’il y eut quelques milliers de moines en uniforme, de grenadiers & quelques centaines d’abbés à leur tête ; ils ſeroient plut utiles à l’État avec un mouſquet, ou un hoyau à la main, qu’avec le goupillon donc ils arroſent les imbéciles.
- ↑ Cette anecdote eſt très vraie, & l’auteur n’en eſt pas connu ; c’eſt elle qui a occaſionné la petite altercation, entre le chancel… & le lieutenant de police.
- ↑ L’évêque d’Orléans ayant parlé contre le Chancelier à Madame Adel…, la détermina à aller ſe jeter aux pieds du roi pour demander son éloignement. Le roi voulut abſolument ſçavoir qui l’envoyait ? Madame Adelaide, l’ayant avoué, le prélat eut une lettre de cachet une demie heure après, qui lui accordait, ſeulement 24 heures pour ſes affaires.
- ↑ Audouart, & l’Abbé Clemenceau, créatures du duc d’Aiguillon, qui en a tiré grand parti, pendant ſon ſéjour en Bretagne.
- ↑ Une opération ſecrette est une trahison, un aſſaſſinat, un empoiſonnent, &c. ce ſont des gentilleſſes politiques dont les miniſtres Turcs, & François régalent quelques fois leurs bons amis.
- ↑ Le Cardinal de Richelieu avait une maiſon à Bagneux, qui a retenu le nom des oubliettes, & qui à été achetée il y à quelques années par M. Toinart dans l’eſpoir qu’en la fouillant il y trouverait de quoi ſe dédommager du prix, il trouva effectivement un puits dont l’ouverture était bouchée, dans lequel étaient les oſſements de plus de quarante cadavres, avec les débris de leurs vêtemens, montres, bijoux, argent, &c. Le cardinal qui avait pour habitude de tout ſacrifier à ſon ambition, ſe défaiſait des gens qu’il n’oſait, ou ne pouvait attaquer publiquement, en les comblant de careſſes, & de marques d’amitié. La derniere preuve était de les faire ſortir par un eſcalier dérobé au milieu duquel était une baſcule, que ce miniſtre avoit la bonté de lacher lui-même, l’on tombait alors dans un puits qui avoit au moins cent piés de profondeur. Les premiers qui l’eſſayerent furent ceux qui l’avaient creusé.
- ↑ Les jéſuites de robe courte ſont des gens qui ſont payez, ou qui payent pour faire rentrer en France leurs confrères de robe longue, ils eſperent encore ſe relever par la révolution qui vient de ſe faire dans le gouvernement.
- ↑ On appelle ainsi les freres adjoints à la ſociété.