Le Jardin des dieux/Aux flancs d’une cruche kabyle/Filfila

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Le Jardin des dieuxEugène Fasquelle (p. 83-84).



FILFILA



Filfila ! Filfila ! ma montagne natale
Si douce dans le ciel qui m’a baigné d’azur,
      Comme à l’horizon toujours pur
      Ta beauté lointaine s’étale !

Lourde du clair secret dont ton rêve est puissant,
Repose dans mon âme ainsi que sous tes arbres,
      Toi plus chère que si mon sang
      Coulait aux veines de tes marbres.


Et fais que s’imprégnant de lumière et d’azur
Ma pensée où sans cesse un vers chante, soit telle
Que tes flancs où, naissant du marbre encore obscur,
      Dorment des formes immortelles !