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Le Monument de Marceline Desbordes-Valmore/10

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Collectif
Le Monument de Marceline Desbordes-ValmoreImprimerie L. & G. Crépin (p. 31-32).



CANTATE

Poésie de M. H. Potez — Musique de M. Ch. Duhot


I


Toi qui dors dans la paix sacrée,
Ame ardente où brille la foi,
Femme au grand cœur, tendre inspirée,
Entends nos chants qui montent jusqu’à toi.


Le rêve, l’amour, la souffrance,
Telle fut ta part ici-bas ;
Mais une sublime Espérance
Vers l’infini guidait toujours tes pas.


Toi qui dors dans la paix sacrée,
Âme ardente où brille la foi,
Femme au grand cœur, tendre inspirée,
Entends nos chants qui montent jusqu’à toi.


II


Quand sous la tempête
Tu courbais la tête,
Comme à la bise une fleur,
Divin ange de douleur,


Les brises errantes,
Les eaux murmurantes
Te versaient un doux sommeil,
Bercé d’un songe vermeil.


La grande nature
Charmait ta blessure,
Donnant à ton chant la voix
Des rivières et des bois.


La Muse éternelle,
Prenant sous son aile,
Tes sanglots, dans son essor,
Les changeait en hymnes d’or.


Et la Vierge sainte,
Que touchait ta plainte,
Emportait ton âme en feu
Vers le paradis de Dieu.


III


Aussi de joyeux bruits de fête
Font retentir dans ta vieille cité
Ton nom glorieux de poète
Entré dans l’immortalité.


Et quand le sombre oubli s’étend sur toute chose,
Ton souvenir, du temps vainqueur,
Ta mémoire, pareille au parfum de la rose,
Embaume encore notre cœur.


Aussi de joyeux bruits de fête
Font retentir dans ta vieille cité
Ton nom glorieux de poète
Entré dans l’immortalité.

Henri Potez