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Le Mythe de la femme et du serpent/Chapitre IX

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CHAPITRE IX


J’arrive maintenant à la partie principale de ma tâche. Elle consiste à dégager du mythe de la femme et du serpent le fait qui nous dira pourquoi une évolution physique et morale prévue dans la nature humaine, puisqu’elle s’est accomplie, a eu le pouvoir d’abaisser l’homme à ses propres yeux et de le couvrir de honte.

Schelling qui, autant que je sache, est le premier qui a porté le scalpel d’une sérieuse critique philosophique dans la légende génésiaque[1], Schelling y a bien vu un mythe psychologique ; seulement les conclusions de cet éminent penseur sont trop restreintes, car elles aboutissent à un enseignement purement moral. Mais il y a ici plus qu’une simple didactique, il y a une révélation historique de première importance, et on s’attend à ce que Schelling en dise le mot quand il donne pour motif des actions des premiers humains l’amour de soi, amor sui, cet amour exagéré et partant vicieux, qui a nom égotisme. Mais le mot ne lui vient pas ; voyons si nous serons plus heureux, et précisons, dans ce but, l’état de la question.

L’être humain, en si parfaite unisson avec la nature cosmique, que pour ainsi dire il se confondait avec elle, était d’abord androgyne. Puis un moment arriva où, par le jeu des intentions cosmologiques, il se vit dédoublé. En cet état, il ne se nourrit ni ne respira plus, l’une de ses moitiés par l’autre, comme l’enfant qui est encore renfermé dans le sein de sa mère, mais ses deux corps eurent chacun une existence indépendante.

Entièrement heureux, parce qu’il était tout instinctif, tout inconscient, l’homme primordial trouva, semblable à l’enfant, les jouissances de sa vie dans le libre et insouciant emploi de ses quatre membres, et cette existence paradisiaque dura jusqu’à ce que, par suite de son dédoublement, s’éveillèrent en lui, sous la forme qu’elles ont conservée depuis, les passions sexuelles. C’est que, avec ces passions, naquit aussi, violent et presque irrésistible, le sentiment du moi, l’orgueil de la force individuelle, et soudain l’homme se sentit capable de faire par lui-même œuvre de démiurge, la force de produire, comme Elohim, un être à son image et à sa ressemblance. Moment psychologique fatal ! Cet état lui causa un trouble si profond que l’heureux équilibre de son être en fut à jamais rompu. Il put, il est vrai, satisfaire ses désirs, mais cette satisfaction le mit incontinent dans une situation dont l’avertit la voix railleuse de Jahwéh, c’est-à-dire la voix souveraine de sa conscience, le remords. Auparavant, sa conscience ne lui avait encore rien dit, parce qu’elle n’avait rien à lui dire ; mais dès qu’il eut, poussé par la chair, empiété volontairement, avec une intention téméraire, sur le domaine du démiurge, elle lui parla avec raillerie (hônida), le rendit honteux et le fit rougir de lui-même. Ainsi disparut la chasteté, la pureté native de l’âme, et à sa place la honte mit son équivoque, la pudeur.

Les hommes virent qu’ils étaient nus, et ils en eurent honte. Pourquoi l’homme eut-il honte de se voir nu ? Que peut-il y avoir de honteux dans la nudité ? Rien ; aussi l’homme n’avait-il d’abord éprouvé aucun tourment à ce sujet. Mais l’acte sexuel consommé, son moral se sentit frappé ; il vit du mal là où il n’en avait pas vu et où, la chose considérée en soi, il ne saurait y en avoir. Mais voilà que sa nudité lui mettait sous les yeux, à tout instant, la folie d’une entreprise manquée, la folie d’avoir voulu égaler, par la force de sa chair, la puissance créatrice du démiurge. Avoir voulu faire concurrence aux fonctions souveraines d’Elohim ! Le malheureux eut peur, et la mort dans l’âme, il courut se cacher. Il connut qu’il est une puissance jalouse qui ne souffre pas que la créature sorte du rang qui lui est assigné dans l’ordre des choses ; il connut qu’il est un Dieu. Tant il est vrai le mot d’un ancien : Primus in orbe deos fecit timor[2].

Oui, c’est en définitive la peur, le sentiment qui domine la force de l’homme le plus fort, fût-il Ajax ou Pompée, c’est la peur qui révéla, à ne pas s’y tromper, à nos premiers ancêtres que la nature a un maître, et cette peur fut, comme de juste, la suite immédiate de leur présomption de s’être posés en Elohim et de la honte qu’ils eurent d’avoir échoué dans leur entreprise. L’homme se couvrit donc ; il sentit qu’il ne pouvait plus rester ἄμιτρος sans ceinture, comme l’être chaste et innocent ; il eût voulu se cacher à lui-même. « Tantost et incontinent qu’ils eurent péchié », dit en son langage naïf un ancien document français, « ilz se hontoièrent l’un de l’autre, et par espécial orent honte et confusion de cellui membre dont génération de lignée est créée et multipliée. — Pourquoy plus de cellui membre que des autres ? — Pour ce que ils cogneussent bien que ceulx qui vendroient d’eulx seraient coqceuz par celle manière-là[3] ». Soit ; mais ce n’est pas la raison efficiente de la honte et de sa compagne la pudeur. La raison efficiente du secret honteux où sont tenus chez tous les peuples, sauf chez les races indépendantes en leur origine de la nôtre, les organes sexuels et les fonctions qui leur sont dévolues, est dans le motif de l’acte tout naturel en soi de la première cohabitation sexuelle. Mais quel est ce motif ? Qu’on médite ces paroles d’Ezéchiel : « Tu habitais, dit-il, dans le jardin des délices du Seigneur… parfait dans tes voies depuis le jour de ta naissance jusqu’au jour où l’orgueil a été trouvé en toi. Quand tu voulais multiplier les trésors, tes entrailles ont été remplies d’iniquité, et tu as péché… Ton cœur s’est enflé de ta beauté, et tu as perdu ta sagesse et ta gloire, et tu as été renversé sur la terre, et je t’ai donné en spectacle… Tu as souillé ta sainteté[4] », ta pureté, ta chasteté.

Ces paroles nous auraient mis sur la voie, si nous ne l’avions trouvée déjà dans le mot de la Genèse : « Vous serez comme des dieux ». Il est ainsi évident que l’acte sexuel des premiers hommes avait été perverti en principe et vicié dans son but par l’intention orgueilleuse de faire, comme on dit, pièce à Elohim et de s’admirer, de s’adorer, autre créateur, dans sa propre créature. Tant que l’homme avait été mâle et femelle à la fois, c’est-à-dire hermaphrodite, son penchant à s’adorer, manquant d’objet extérieur, n’avait pas trouvé à se satisfaire. Mais dès qu’il fut deux, et par suite trois, l’idolâtrie naquit à la réalité et eut ses coudées franches. Qu’il s’agisse d’idolâtrie en tout ceci, c’est ce dont on ne peut douter vu la définition du mot, qui signifie fornication par excellence[5]. En effet, l’idolâtrie, pour qui la pénètre bien, ne fait que répéter l’acte d’orgueil, tant d’esprit que de matière, dont nous entretient notre légende. Elle seule du reste fait pleinement comprendre pourquoi l’homme devint honteux. Ève, suivant une tradition musulmane, eut honte d’avoir fait tant d’enfants, et elle se cacha devant Dieu[6]. Elle eut honte d’une maternité qui, au lieu de réaliser ses pensées présomptueuses et de placer sa personne dans la gloire démiurgique, ne lui avait donné, par sa fécondité, qu’autant de témoins de sa faiblesse et de son abaissement. C’est le comble de la misère, remarque Goethe, quand la honte s’unit au dommage. L’acte qui l’avait rendue mère devait donc laisser à Ève un sentiment ineffaçable d’humiliation et d’avilissement ; la sensation qu’elle en éprouvait devait être comme si on lui avait craché à la figure ou in sinum, et ainsi elle n’eut garde, plus encore que son complice, de montrer désormais au grand jour l’organe qui avait été l’instrument de sa déception. La légende ne dit pas si elle se voilait aussi le visage avec ses cheveux ou autrement, mais saint Paul supplée à ce silence en affirmant que la chevelure a été donnée à la femme comme un voile qui la doit couvrir[7]. Il se peut, en effet, que l’habitude des femmes de porter un voile et, comme en Orient, d’y ensevelir leur figure, usage que les jeunes épousées conservent encore dans notre libre Occident, tient par une réminiscence obscure à la honte qui couvrit la mère de notre race. S’il n’y avait pas une raison de ce genre, pourquoi encore la vierge, qui est sur le point de devenir épouse, est-elle saisie d’une indicible tristesse ? pourquoi rougit-elle et son visage se trouve-t-il inondé de larmes ? Ce n’est certainement pas par pure sentimentalité, car le fait n’est pas signalé seulement chez les Allemands[8], mais aussi chez les Indiens, tant anciens[9] que modernes, principalement chez les Kaller, cette caste inférieure qui n’a que faire de la sentimentalité[10]. Chez les Grecs aussi, les vierges, au moment de franchir le pas fatal, étaient tristes et avaient l’air abattu ; les monuments figurés en font foi[11]. Cependant le peuple grec, cela est certain, n’était pas sentimental ; sa nature aussi limpide que robuste s’y refusait. Si donc la femme, au moment d’échanger le trésor de sa virginité contre une déception, pleure et se voile la figure[12], il y a une raison historique qu’il faut reconnaître sans aller pour cela avec l’Apôtre flétrir le sentiment qu’elle éprouve en disant que c’est honteux, turpe est, si elle ne se voile point la tête[13].

Cependant toute cette honte et la torture de la pudeur qui en naquit, si elles furent toute une évolution dans la vie morale de l’homme, manquèrent d’effet réparateur, et l’humanité était désormais condamnée à se dire comme Marguerite :

Ma paix est perdue ; j’ai le cœur oppressé.
Jamais je ne retrouverai le repos,
JamaJamais, jamais.

En effet, au lieu d’affaiblir en son âme l’idée que l’orgueil physique, le soulèvement de la chair y avait fait naître, l’idée de s’adorer lui-même dans son œuvre, l’enfant, et d’adorer aussi, cela va de soi, la femme, l’instrument indispensable pour effectuer cette idée, révolution psychologique qui se fit au moment fatal ne put qu’exagérer le sentiment du moi, et l’homme mit à s’adorer lui-même une obstination maladive qui a abouti à pervertir toutes les religions. Ce n’est pas Dieu, l’Être pur et simple, qu’on y adore, c’est une divinité créée à notre image et ressemblance, c’est l’homme avec toutes ses passions. Et, quant à la femme, en dépit de tout le mal qu’on ne se lasse de dire d’elle, depuis Manou[14], elle conserve chez tous les peuples de notre race le prestige et les allures d’un être supérieur ; elle est Hélène ou Marie ; elle est déesse chez les anciens comme chez les modernes[15]. Tacite remarque des femmes germaines qu’elles avaient, aux yeux de leurs compatriotes, quelque chose de saint et de prophétique. Velléda était honorée comme une divinité : numinis loco habitam[16], et les Grecs, les Étrusques et les Romains n’étaient pas loin d’agir à cet égard comme les Celtes et les Allemands. N’est-ce pas chez les Grecs que la majesté du sexe dispensait la femme de monter sur la scène ? La conscience qu’elle avait de son ascendant sur l’homme était si entière, que la courtisane Aspasie[17] pouvait dire aux officiers de Cyrus, qui l’appelaient auprès de ce roi : « Le premier de vous qui mettra la main sur moi s’en repentira[18] ». Et personne n’osa l’approcher. Chez les Étrusques, la famille s’honorait volontiers d’adopter le nom de son aïeule, et les monuments funéraires témoignent que la femme était l’égale de l’homme[19]. Chez les Romains, le respect de la femme était, s’il est possible, plus grand encore. Non seulement on l’appelait déesse, dea, mais on lui rendait volontiers un culte après sa mort : ut numen colit. Un grand nombre de monuments funéraires, où on la voit même représentée sous la forme d’une divinité, témoigne de ces dispositions[20]. Il en était ainsi dans l’Inde, tant chez les sectateurs de Brahma que chez ceux du Buddha, et cela malgré toutes les diatribes que Manou et Çâkya sont d’ailleurs censés lancer contre elle. Le bouddhisme notamment reconnaît que pour l’obtention de la perfection morale, la femme ne le cède en rien à l’homme, et si elle ne peut devenir un buddha en conservant son sexe, elle peut du moins, tout comme le buddha, mériter le nirvâna après s’être transformée en homme[21]. Quant aux brahmanistes, ils n’hésitent pas à ériger des sanctuaires à des femmes. Draupadi, par exemple, la femme des Pandavas, en a un à Sandirapadi, près Trankebar[22].

En effet, « partout où les femmes sont honorées, pûjyante, les divinités sont satisfaites ; mais lorsqu’on ne les honore pas, tous les actes pieux sont stériles, aphalâh[23] ».

Il est donc faux de dire que c’est le christianisme qui a enseigné au monde le respect de la femme. Le vrai est, au contraire, que saint Paul, en disant que « l’homme n’a point été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme[24] », a ouvert la porte à tous les abus dont la société chrétienne n’a jamais cessé de se rendre coupable envers la femme[25]. Si la chose n’est pas allée au pire, suivant le principe posé par l’apôtre, il faut en rendre grâce à l’excellente nature de notre race. C’est encore à cette disposition naturellement pleine de respect pour la femme qu’on doit les manifestations qui se font jour en faveur de l’égalité légale des deux sexes, égalité que le génie de la langue germanique a d’ailleurs, on peut le dire, consacrée à l’avance en créant des termes tels que woman et syman[26], comme qui dirait maître de compte à demi avec l’homme. On raconte que des armées, qui déjà pliaient et lâchaient pied, ont été ralliées par les femmes, a feminis restitutæ[27].

  1. V. dans le 1er volume de ses Œuvres complètes (1857) la dissertation : Antiquissimi de prima malorum humanorum origine philosophematis Genes. III explicandi tentamen criticum et philosophicum.
  2. Petronius, Fragmenta, 5. Cf. Revue de linguistique, oct. 1872, p. 181. On sait que les anciens étaient singulièrement frappés de la pensée que la Divinité est jalouse de tout succès humain qui dépasse la commune mesure, et ils avaient à ce sujet inventé une déesse qui représentait cette envie, à savoir Némésis, et imaginé la fable de la botte de Pandore. Voyez aussi, comme un exemple remarquable de ce sentiment, les paroles que le vainqueur de Persée, Lucius Paulus, prononce devant le peuple la veille de son entrée triomphale : « Si parmi les dieux immortels, s’écria-t-il, il en est un qui soit blessé de l’éclat de ma fortune… si quis eorum invideret, etc. » (V. Velleius Paterculus, Hist. rom., 1,10.) Quant à l’aphorisme de Pétrone, il y a au livre V du poème de Lucrèce, v. 1217 sqq., un beau commentaire, par anticipation.
  3. V. Les Demandes faites par le roi Charles vi, etc., d’après un ms. de la bibloth. du roi, p. p. Crapelet, 1833, préf., p. vii.
  4. Ézéchiel, XXVIII, 13 sqq.
  5. V. Sapientia, XIV, 12 ; Jérémie, III, 2, 9 ; Ézéch., XVI, 5, 20 ; XXIII, 29 ; Osée, II, 2, 4 ; IV, 12 ; V, 4, et alibi pluries.
  6. V. W. Menzel, Etymol. Forschungen, I, 40.
  7. Quoniam capilli pro velamine ei dati sunt. (I Corinth., XI, 15.)
  8. Zeitschrift für D. Alterthum, XVII, p. 576.
  9. V. Atharva-Véda, XIV, 2, çl. 60.
  10. Leur nom veut dire « voleurs. » Aujourd’hui ce sont des soudards surtout. (V. Graul, loc. l., II, 178, 180, 232.)
  11. Friedrichs, Archäol. Zeit., XIII (1885), col. 84, pl. LXXX.
  12. Cf. Wolf, Zeitsch. für D. M., I, 887.
  13. Corinth., XI, 6.
  14. « Manu, dit le texte (IX, 17), a donné en partage aux femmes l’amour du lit et de la parure, la concupiscence, la colère, les mauvais penchants, le désir de mal faire et la perversité. » Proudhon n’a pas mieux dit. Cf. Spence Hardy, Eastern monachism, 140 : « Toute femme ayant une bonne occasion, dit le Buddha, fera ce qui est mal. »
  15. Les mystiques rivalisent ici avec les poètes et les dépassent. D’après eux, Marie est la femme de Dieu, sin wîp (Grazer Marienleben, dans Zeitsch. f. D. A. XVII, p. 546) ; elle est mère par indivis de celui dont l’Éternel est éternellement le Père ; elle peut toujours dire comme Dieu à leur commun fils : Ego hodie genui te ; elle est mulier amicia sole ; elle complète la Trinité et ne la représente pas seulement (ce qui serait déjà fort joli) ; enfin elle a procuré au Père, au Fils et au Saint-Esprit une gloire qu’ils n’avaient pas. (V. Aug, Nicolas, La Vierge Marie, p. 336, 344, 368, 370, 376, édit. 1856.) Ce sont là des imaginations d’un particulier, dira-t-on ; l’Église ne connaît pas cette doctrine impossible. Mais si vraiment, elle la connaît, et de plus elle la consacre. Il y a au Vatican deux tableaux faits par ordre du pape Pie IX, où la Vierge occupe la place de Dieu le Père, qui lui-même avec le Fils est relégué au second rang. (Max Schlesinger, Gazette de Cologne, 2 janvier 1876.)
  16. Tacitus, Germania, VIII.
  17. Qu’il ne faut pas confondre avec la célèbre amante de Périclès. Celle-ci était de Milet, l’autre de Phocée.
  18. Οἰμώζεται μέντοι τούτων ὅς ἄν ἐμοὶ προσαγάγῃ τὰς χεῖρας. (Plut., Artaxerces, XXVI.)
  19. Corssen, Ueber die Spr. der Etrusk., II, p. 520 sqq.
  20. V. Orelli, Inscriptionum latinarum collectio, n° 4456 ; cum vixit dea et sanctissima dicta est, lit-on dans l’inscr. n° 4647 ; Deæ dominæ Rufiæ, n° 4588 ; Deæ sanctæ meæ, n° 7348. Cf. l’inscription que donne la Civilla cattolica, 1858, n° 192.
  21. V. les analyses d’ouvr. bouddh., par Csoma de Körös, dans le XXe vol. des Asiatic Researches.
  22. Graul, Reise in Ostindien, II, 26.
  23. Mânavadharmaçâstram, III, 56 ; cf. 58. Celui qui tient à connaître la pensée des peuples les plus divers sur la femme trouvera à se satisfaire en parcourant la Polyglotte der Orientalischen Poésie compilée par Jolowicz. Leipzig, 1853.
  24. I Corinth., XI, 9.
  25. Jusqu’à la boucler « à la Bergamasque. » (Rabelais, Pant., III, 35.) Les ceintures de chasteté furent une invention de la catholique Italie. On sait qu’on les inventa à Padoue. Mais dans la « très-chrétienne » France aussi on en usa, et même la tradition ne s’en est pas perdue dans ce pays « chevaleresque. » On lit en effet (le 14 octobre 1875) dans un journal très-répandu le prospectus d’un industriel d’Aveyron annonçant la vente, au prix de 120 fr. et au-dessus, d’appareils « gardiens de la fidélité de la femme, » avec armure et serrure.
  26. Sy will in dem hause syman sein. (Poème du XVIe siècle. V. Bibl. des litter. Vereins in Stuttgart, XIX, n° 4, p. 29.)
  27. Tacite, Germ., VIII.