Le Pilote (Cooper)/35

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Traduction par A. J. B. Defauconpret.
Furne, Gosselin (Œuvres, tome 3p. 411-419).


CHAPITRE XXXV.


Venez tous, ô vous, chefs de l’Océan ; inclinez-vous, phalange valeureuse, autour de votre frère, silence à tout murmure capable de troubler son sommeil, et veillez sur les lauriers qui ombragent la tête de votre ami.
Vers sur Tripp.


Il serait peut être sage de faire tomber ici devant les yeux du lecteur le rideau du théâtre sur lequel nous lui avons présenté ce drame imparfait, et de laisser à son imagination le soin de distribuer lui-même les dons de santé, de richesse et de bonheur que les règles strictes de la justice poétique doivent accorder aux différents personnages de notre histoire. Mais comme nous ne sommes pas disposé à nous séparer si froidement de ceux avec qui nous avons eu si longtemps des relations amicales, et que tout ce qui peut nous rester à dire est aussi véritable que ce que nous avons déjà dit, nous ne trouvons aucune raison valable pour congédier trop brusquement nos personnages. Nous allons donc esquisser un abrégé très-succinct de ce qui leur arriva dans la suite de leur vie, regrettant que les limites que nous nous sommes imposées ne nous permettent pas de retracer plus au long des scènes joyeuses ou frappantes qui pourraient nous donner l’espoir de voir encore quelques-unes de nos esquisses grossières animées par le crayon habile de Dunlap[1].

Suivant donc le cours de la frégate vers ces rivages loin desquels nous n’aurions peut-être jamais dû permettre à notre plume vagabonde d’errer comme elle vient de le faire, nous commencerons notre tâche par Barnstable et son épouse, Catherine aux yeux noirs, à l’humeur tour à tour gaie et mélancolique, toujours tendre et affectueuse. Le vaisseau se fraya bravement un chemin à travers des essaims de croiseurs ennemis, jusqu’au port de Boston, où les services de Barnstable furent récompensés par une promotion au rang de capitaine, et par le commandement de sa frégate.

Pendant tout le reste de la guerre, il continua de remplir ce poste avec autant de zèle que de talent, et il ne retourna dans la demeure de ses ancêtres, dont la mort de son père le mit bientôt en possession, que lorsque la paix eut assuré l’indépendance de son pays, et qu’il eut acquis la réputation d’être un marin aussi heureux qu’entreprenant. Quand le gouvernement fédéral jeta les fondations de sa marine actuelle, le capitaine Barnstable se laissa tenter par l’offre d’une nouvelle commission. Il abandonna de nouveau la terre ferme, et pendant plusieurs années il fut du nombre de ces braves marins qui servirent leur patrie si fidèlement dans des temps qui exigeaient des têtes expérimentées et des esprits entreprenants. Pendant la paix, Catherine, qui n’avait pas d’enfants, l’accompagna dans presque tous ses voyages, préférant partager sa vie dure, laborieuse et pleine de privations, plutôt que d’en être séparée. Ils descendirent gaiement ainsi, et, à ce que nous espérons, heureusement le fleuve de la vie, et Catherine démentit entièrement la prédiction ironique de son tuteur, en devenant une femme aussi obéissante qu’elle était tendre et fidèle.

Le jeune Merry, qui avec le temps devint un homme, ne s’éloigna pas de Barnstable tant qu’il eut besoin d’être conduit à la lisière, et quand il obtint le grade de lieutenant, il fit son premier voyage en cette qualité sous les ordres de son brave cousin. Son âge mûr tint toutes les promesses de sa jeunesse ; il devint un marin actif, intrépide et entreprenant, et il serait probablement parvenu aux premiers grades de sa profession, s’il n’eût été tué dans un duel par un officier étranger.

Le premier soin du capitaine Manuel, dès qu’il eut remis le pied sur le sol qui l’avait vu naître, fut de chercher à rentrer dans l’armée de terre. Il y réussit assez facilement, et il fut bientôt en possession du plaisir après lequel son âme avait soupiré si longtemps, celui de faire faire l’exercice à sa propre troupe sur un terrain ferme. Il arriva assez à temps pour partager les succès qui terminèrent la guerre, et pour prendre aussi sa part des souffrances et des privations qu’éprouva notre armée. Il ne fut pas oublié lors de la réorganisation des forces américaines, et il suivit Saint-Clair et son plus fortuné successeur Wayne dans leurs campagnes occidentales.

Vers la fin du siècle, quand les Anglais abandonnèrent enfin la ligne des postes le long de la frontière, Manuel fut placé avec sa compagnie dans une petite citadelle située sur le bord d’un de ces grands fleuves qui marquent les limites du territoire des États-Unis du côté du nord. L’étendard britannique flottait sur les remparts d’une citadelle plus régulière récemment construite sur l’autre rive, précisément en face, et sur la frontière du Canada. Manuel n’était pas homme à négliger les règles de l’étiquette militaire, et ayant appris que le fort anglais était commandé par un major, il ne manqua pas d’aller lui rendre visite pour cultiver cette sorte de connaissance que leur situation respective rendait convenable et semblait devoir rendre agréable. L’officier américain n’avait pas songé à demander le nom du major, mais dans l’homme à face rouge, à figure joyeuse et comique devant lequel il fut introduit, il n’eut pas la moindre difficulté à reconnaître son ancienne connaissance de l’abbaye de Sainte-Ruth, le capitaine Borroughcliffe, quoiqu’il portât alors une jambe de bois.

Ces deux dignes personnages parurent également charmés de se revoir, et ils renouèrent avec un plaisir réciproque leur ancienne liaison, qui prit enfin un caractère si régulier qu’ils firent construire une cabane en planches dans une île située vers le milieu du fleuve, et qu’on pouvait regarder comme une sorte de territoire neutre, afin de pouvoir y célébrer leurs orgies sans donner aucun scandale à leurs garnisons respectives. Là ils discutaient à loisir sur l’excellente venaison que produisaient les forêts voisines et les diverses espèces de gibier qu’on trouvait dans les plaines, sur les montagnes et sur les bords du fleuve. Chacun payait son écot à part égale, et les deux commandants se partageaient régulièrement leurs travaux pour obtenir de différentes parties du globe les munitions qu’ils n’auraient pu se procurer dans le voisinage immédiat de leur juridiction. Tous les liquides formés par la fermentation du grain et le jus coloré des vignes d’Oporto arrivaient par le golfe de Saint-Laurent, d’où Borroughcliffe avait soin de les faire convoyer jusqu’à la petite île qui était le théâtre de leurs plaisirs ; Manuel seul était chargé de l’approvisionnement de cette liqueur généreuse que produit Madère ; et le major, s’en rapportant au jugement de son ami, se bornait à lui recommander de temps en temps de ne pas oublier de choisir celle qui mûrissait dans la partie méridionale de cette île.

Il arrivait assez souvent que les jeunes officiers des deux garnisons s’entretenaient de l’affaire dans laquelle le major Borroughcliffe avait perdu une jambe. Les Anglais disaient aux Américains que cet accident lui était arrivé dans un combat opiniâtre sur les côtes de l’Angleterre, dans la partie du nord-est où Borroughcliffe commandait, et où il avait obtenu des succès signalés dont il avait été récompensé par le grade non acheté de major. Une sorte de courtoisie nationale empêchait les deux vétérans, car ils méritaient alors ce titre, de prendre aucune part à ces allusions délicates. Mais quand par hasard cette discussion avait lieu vers la fin d’un repas, il arrivait souvent que Borroughcliffe indiquait à son ami ce qu’il devait en penser par une grimace facétieuse, accompagnée d’un geste expressif destiné à lui rappeler leur rencontre sur les rochers voisins de Sainte-Ruth ; à quoi Manuel répondait en se frottant l’occiput de manière à prouver qu’il ne l’avait pas oublié.

Plusieurs années se passèrent ainsi, les deux postes continuant à vivre dans une parfaite harmonie, malgré les actes de mésintelligence et même de violence qui avaient souvent lieu entre les autres stations opposées des deux pays. Mais cette liaison se termina d’une manière subite par la mort malheureuse du capitaine Manuel. Ce rigide observateur de la tactique militaire ne hasardait jamais sa personne sur le territoire neutre de la petite île sans se faire accompagner d’un détachement qu’il plaçait en piquet, précédé d’une ligne de sentinelles d’observation. Il avait même recommandé à son ami d’adopter la même pratique, comme propre à maintenir la discipline et à éviter toute surprise de la part de l’une ou de l’autre garnison. Le major avait négligé cette précaution, mais il avait assez de bonté d’âme pour ne pas s’offenser du manque de confiance qu’elle semblait indiquer.

Il arriva malheureusement un jour que la discussion d’une nouvelle importation de liquides se prolongea fort avant dans la nuit. Manuel quitta la cabane pour rejoindre son piquet ; mais il se trouvait dans un tel état d’aberration mentale que lorsque sa propre sentinelle lui cria : Qui vive ? il oublia ce qu’il devait lui répondre ; et le soldat, grâce aux soins de son capitaine, était arrivé à un tel degré de perfection dans la discipline militaire, qu’il s’inquiétait peu de tuer un ami ou un ennemi, pourvu qu’il le fît suivant les règles. Le drôle, n’obtenant pas de réponse, fit feu sans s’embarrasser sur qui, et blessa mortellement son capitaine. Manuel vécut pourtant assez pour donner des louanges à sa conduite et l’en récompenser en lui conférant le grade de caporal ; il mourut entre les bras de Borroughcliffe en vantant le haut degré de perfection de la discipline qu’il avait introduite dans sa compagnie.

Environ un an avant ce fatal événement, un baril de vin avait été acheté pour les deux amis dans la partie méridionale de l’île de Madère. On l’avait fait arriver par le port de la Nouvelle-Orléans, pour le tenir le plus longtemps possible sous l’influence bienfaisante du soleil ; il avait ensuite remonté le Mississipi ; il remontait alors l’Ohio, et la mort prématurée de son ami mettant Borroughcliffe dans la nécessité de veiller sur ce trésor, précieux reste de leur goût mutuel, il se procura un congé d’absence pour aller lui-même à sa rencontre et veiller à ce qu’il arrivait sans accident au lieu de sa destination. Le résultat de cette expédition fut une fièvre chaude qui se déclara le lendemain de son retour dans son fort ; et comme le docteur et le major avaient chacune une théorie différente sur la manière de traiter une maladie si dangereuse dans ce climat, l’un recommandant la sobriété pour la faire périr d’inanition, l’autre voulant la noyer par des libations répétées du cordial qu’il avait été chercher si loin, la fièvre resta maîtresse du champ de bataille et emporta le malade le troisième jour. Borroughcliffe fut enterré à côté de son ami, dans l’île même qui avait été si longtemps le théâtre de leurs plaisirs.

Le lecteur nous pardonnera d’avoir rapporté avec autant de détail la fin de ces deux capitaines rivaux et amis. Cette scène un peu tragique ne laissera pas une impression trop pénible sur son esprit, s’il veut faire attention que ni l’un ni l’autre ne laissa de veuve ni d’enfants pour le regretter ; qu’ils étaient mortels, et que par conséquent ils devaient s’attendre à mourir tôt ou tard ; enfin qu’ils avaient tous deux passé leur soixantième année quand cet événement arriva.

Le chapelain renonça à la mer, et reprit ses culottes noires, à la grande satisfaction de Catherine, qui demandait quelquefois à son mari s’il était bien sûr qu’un mariage célébré par un ministre en pantalon de marin fût parfaitement solide.

Griffith et son épouse inconsolable transportèrent le corps du colonel Howard dans une des principales villes de la Hollande, où il reçut les honneurs de la sépulture ; après quoi le jeune homme fit un voyage à Paris pour tâcher d’effacer de l’esprit de sa compagne les tristes images qu’y avait laissées la mort funeste de son oncle. De la elle entra en correspondance avec son amie miss Dunscombe, et les affaires du colonel Howard en Angleterre furent arrangées aussi bien que les circonstances du temps le permettaient.

Griffith, ayant obtenu ensuite le commandement qui lui avait été offert avant sa croisière dans la mer du Nord, retourna en Amérique, et continua à servir sa patrie jusqu’à la fin de la guerre ; après quoi il quitta la marine, et passa le reste de sa vie à remplir les devoirs d’époux, de père et de citoyen.

Le colonel Howard avait quitté l’Amérique par orgueil plutôt que par nécessité ; il n’avait jamais porté les armes contre elle ; ses biens confisqués pour la forme n’avaient pas été vendus, et il ne fut pas très-difficile à Griffith d’obtenir que sa femme fût remise en possession. Chacun des deux jeunes époux se trouva donc maître d’une fortune considérable, et nous saisirons cette occasion pour dire que Griffith n’oublia pas la promesse qu’il avait faite au quartier-maître mourant, et qu’il assura à la mère de Boltrope une existence douce et tranquille pour le reste de ses jours.

Environ douze ans s’étaient écoulés depuis la courte croisière dont nous venons de tracer l’histoire, quand Griffith étant à parcourir nonchalamment une liasse de journaux, sa femme remarqua qu’il les laissa tomber tout à coup sur la table, et qu’il appuya sa tête sur ses deux mains comme un homme frappé soudainement de quelque impression désagréable et cherchant à se rappeler des événements dont les traces étaient effacées dans son esprit depuis longtemps.

— Qu’avez-vous donc vu dans ces journaux qui vous agite ainsi ? lui demanda Cécile, toujours aussi jolie qu’aimable. J’espère, maintenant que notre gouvernement fédéral est bien établi, que nos États se relèveront bientôt de leurs pertes. Je parie que vous y avez vu le projet dont on parle d’établir une nouvelle marine ? Ah ! Griffith ! vous soupirez et vous languissez encore pour votre cher Océan !

— J’ai cessé de soupirer et de languir, Cécile, depuis que vous avez commencé à sourire, répondit-il sans changer d’attitude.

— Est-ce qu’il est à craindre que le nouvel ordre de choses ne se maintienne pas ? Le congrès et le président sont-ils en altercation ?

— La sagesse et le nom de Washington faciliteront l’épreuve, et le temps mûrira le système. Mais, Cécile, vous rappelez-vous l’homme qui nous accompagna, Manuel et moi, à Sainte-Ruth, où nous devînmes prisonniers chez votre oncle, l’homme par qui fut ensuite conduit le détachement qui nous délivra et qui sauva Barnstable ?

— Sans doute ; c’était, à ce qu’on disait, le pilote de votre vaisseau ; et le capitaine anglais qui était chez mon oncle le soupçonnait même d’être quelque chose de plus que ce qu’il paraissait.

— Borroughcliffe ne se trompait pas ; mais vous ne l’avez pas vu comme moi, cette nuit effrayante pendant laquelle, en dépit d’une tempête, il nous fit traverser en sûreté les écueils du Devil’s-Gripp ; vous n’avez pas vu ce courage calme avec lequel il nous guida de nouveau au milieu de ces mêmes brisants pendant que nous combattions une frégate et qu’un vaisseau de ligne nous poursuivait.

— J’ai entendu le bruit de ce terrible combat, et je puis aisément me figurer cette scène horrible ; — et en parlant ainsi le souvenir qu’elle en conservait encore après un si long intervalle de temps effaça les couleurs de ses joues. — Mais pourquoi me parlez-vous de lui ? Avez-vous vu son nom dans ces journaux ? ce sont des journaux anglais, je crois. Il se nommait Gray, si je m’en souviens bien.

— Du moins tel est le nom qu’il portait parmi nous. C’était un homme qui s’était formé des idées romanesques de la gloire, qui cherchait à se cacher quand le rôle qu’il jouait ne lui paraissait pas propre à augmenter sa renommée ; c’est par suite d’une promesse solennelle que je lui ai faite que je me suis toujours abstenu de le nommer. Maintenant il est mort.

— Est-il possible qu’il y ait eu quelques relations entre lui et miss Dunscombe ? demanda Cécile d’un air pensif en laissant tomber son ouvrage sur ses genoux. Elle eut un entretien particulier avec lui la nuit où Catherine et moi nous allâmes vous rendre visite : elle paraissait le désirer vivement ; elle revint fort émue, et ma cousine me dit tout bas qu’ils se connaissaient. La lettre que j’ai reçue hier de miss Dunscombe était cachetée en cire noire, et j’ai éprouvé une surprise pénible en voyant de quelle manière douce et mélancolique elle m’y parlait du passage de cette vie à une autre.

Griffith jeta sur sa femme un coup d’œil qui semblait dire qu’il se sentait éclairé tout à coup.

— Je crois que votre conjecture est juste, Cécile, lui répondit-il ; cinquante circonstances qui se représentent en ce moment à mon esprit, la connaissance qu’il avait de la navigation de ces dangereux parages, de l’abbaye, de ses environs, son expédition, la manière habile dont il l’a conduite, tout confirme vos soupçons. C’était un homme d’un caractère prononcé !

— Et pourquoi n’est-il pas venu en ce pays ? Il paraissait dévoué à notre cause.

— Son dévouement à l’Amérique était le résultat de l’ambition, sa passion dominante. Peut-être aussi était-il dû au ressentiment que lui avaient inspiré quelques injustices qu’il paraît qu’il avait éprouvées dans son pays. Il était homme, et par conséquent il ne pouvait être exempt de faiblesses. L’orgueil que faisaient naître en lui ses exploits en était peut-être une ; mais ils avaient été brillants et dignes d’admiration, et il ne méritait pas la moitié des reproches que lui firent ses ennemis. Son amour pour la liberté est un point plus douteux, car s’il combattit d’abord pour la nôtre, il termina ses jours au service d’un despote[2]. Le voilà mort. Mais s’il avait vécu dans un autre temps et dans d’autres circonstances ; s’il avait pu employer dans une marine régulière et bien organisée la connaissance parfaite qu’il avait de son état, le sang-froid qui ne l’abandonnait jamais dans les plus grands dangers, et le courage déterminé dont il donna tant de preuves ; si les habitudes de sa jeunesse l’avaient mis à même de supporter avec modestie le poids de sa propre renommée, aucun nom ne serait descendu avec plus de gloire jusqu’à la postérité la plus reculée du peuple qui l’avait adopté pour citoyen.

— En vérité, Griffith, dit Cécile avec un léger mouvement de surprise, vous en parlez avec une chaleur… Et qui était-il donc ?

— Un homme à qui j’ai promis le secret pendant sa vie, répondit Griffith ; et sa mort ne me décharge pas de ma promesse. Il vous suffit de savoir qu’il a été le principal instrument de notre union, et que notre bonheur aurait pu faire naufrage dans le voyage de la vie si nous n’avions pas rencontré ce pilote inconnu sur l’Océan germanique.

Voyant son mari se lever et prêt à sortir de l’appartement après avoir ramassé avec soin les journaux qu’il venait de parcourir, Cécile ne lui fit aucune autre question, et jamais ils ne s’entretinrent dans la suite sur ce sujet.


  1. Artiste américain.
  2. Voyez, en contradiction avec ce passage, la note qui termine le roman.