Le Procès des Thugs (Pont-Jest)/II/11

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Lecomte (p. 308-316).


XI

DEUX FEMMES POUR UN CADAVRE.



C’était un spectacle émouvant, au milieu des colères de la tempête déchaînée, que celui de ces deux femmes, de mœurs, de race et de religion différentes, et cependant entrelacées, unies dans une même pensée.

Elles suivaient des yeux les fossoyeurs qu’elles encourageaient de la voix.

On eût dit que chaque pelletée de terre arrachée à cette fosse était un poids de moins pour leurs seins oppressés.

Bientôt les bêches de fer mordirent sur les planches du cercueil. Elles se penchèrent avides et anxieuses sur le trou noir et béant.

Deux des Hindous y descendirent, et, faisant glisser des cordes sous chacune des extrémités de la bière, il les tendirent à leurs compagnons, qui, unissant leurs efforts, la soulevèrent et la déposèrent doucement sur le sol.

— Maintenant, Roumee, dit Ada, fais combler cette fosse de façon qu’il ne reste pas ici trace de notre passage. Que quatre de ces hommes prennent le cercueil sur leurs épaules, et conduis-nous.

Sita s’était couchée sur le coffre funèbre ; et, par les solutions de continuité qui y existaient entre les planches, elle semblait en vouloir sonder les ténèbres.

Ses lèvres s’agitaient comme pour en interroger le silence de mort.

— Venez, lui dit la fille de sir Arthur en la prenant par le bras, le brahmine nous attend.

Les Hindous soulevèrent la bière, et la petite troupe, conduite par Roumee, se dirigea vers la porte du champ de repos.

Le cipaye, qui servait de guide, ayant dit aux porteurs de prendre sur la gauche, ils s’enfoncèrent tous sous les arbres de l’avenue, à l’extrémité de laquelle s’élevait la pagode de Rama.

C’était à cent pas du temple que Roumee avait loué la maison où ils se rendaient.

Sita, la tête penchée, marchait auprès d’Ada sans mot dire.

Ils furent bientôt sur la place du temple.

Roumee poussa la porte de la maison qui était entr’ouverte, et Ada put voir, en pénétrant dans la grande pièce qui occupait tout le rez-de-chaussée, un homme dans l’attitude de la prière.

C’était le brahmine dont lui avait parlé Nadir.

En entendant des pas derrière lui, le prêtre s’était relevé.

Il s’inclina respectueusement devant la jeune fille qui venait de lui remettre l’anneau du mort, et seulement en levant la tête, il s’aperçut avec étonnement qu’elle était accompagnée d’une autre femme.

— Sita ! s’écria-t-il en reconnaissant l’Hindoue, qu’il avait prise d’abord pour une suivante.

— Moi-même, Nanda ! Mon fiancé me croyait morte, et l’étrangère a pris ma place pour lui rendre les derniers devoirs. Nous serons deux pour prier. Renvoyez ces hommes ; nous devons être seules ici.

Le brahmine paraissait en proie à une émotion profonde, mais il avait entre les mains l’anneau du Maître.

Il courba la tête, prêt à obéir.

Pendant ce temps, les porteurs avaient posé le cercueil sur le sol, et le cipaye, avec la lame de son sabre, en avait fait sauter les planches supérieures.

Après avoir généreusement payé ses ouvriers, il les avait conduits jusqu’à la porte qu’il avait barricadée derrière eux.

Lorsqu’il rentra dans la salle, Sita et la fille de sir Arthur venaient, avec l’aide du brahmine, d’enlever le cadavre de la bière.

Elles l’avaient étendu sur un tapis épais, la tête soulevée par un coussin.

Les lumières l’éclairaient en plein visage.

Ses traits n’avaient subi aucune altération ; sa peau avait seulement la couleur de la cire, avec quelques taches noirâtres, çà et là.

Le brahmine leva les yeux au ciel comme pour appeler Vischnou à son aide ; les deux femmes s’agenouillèrent, après avoir jeté un regard furtif sur le corps inanimé.

Roumee, adossé à la muraille, assistait muet à cette scène étrange.

Le silence s’était fait, troublé seulement par le crépitement des flambeaux et le murmure des prières.

Cela dura longtemps, une heure peut-être.

— Le moment est venu, s’écria soudain le brahmine ; femmes, éloignez-vous !

Le vieillard, l’air inspiré, l’œil flamboyant, s’approcha du mort.

Miss Ada et Sita avaient relevé la tête et lui avaient fait place.

Le brahmine se pencha sur le corps, l’examina longuement, et prenant le bras droit de Nadir, le souleva jusqu’à ce qu’il fît avec sa poitrine un angle de 25 degrés à peu près.

Après l’avoir soutenu quelques secondes dans cette position, il retira sa main, et le bras resta étendu dans le vide au lieu de retomber inerte le long du corps.

Il dut l’abaisser doucement lui-même pour lui faire reprendre sa première position, et il sembla à miss Ada que comme un gémissement s’était fait entendre dans l’articulation de l’épaule du mort.

On eût dit le bruit que fait une charnière rouillée.

Le visage du prêtre s’était illuminé de joie.

Les yeux de Nadir étaient entr’ouverts, les Hindous n’ayant pas l’habitude de les fermer aux trépassés ; Nanda en releva complètement les paupières.

Les prunelles étaient éteintes et rapprochées du nez, comme dans le double strabisme convergent.

Il les referma, et pendant quelques instants y passa le pouce et chacune de ses mains en les frottant lentement, puis plus rapidement ensuite, du dedans au dehors.

Lorsqu’il les rouvrit, la prunelle avait repris sa position normale.

L’œil était fixe, moins vitreux ; il semblait vivre.

Miss Ada étouffa un cri de terreur ; Sita se pencha sur le corps, suivant le prêtre dans chacun de ses mouvements.

Après avoir desserré les dents de Nadir avec un poignard, Nanda fit glisser entre ses lèvres quelques gouttes d’une liqueur rouge et d’une odeur balsamique.

Ensuite il se mit à masser ses muscles avec une extrême vigueur, en commençant par ceux de l’estomac.

Puis sur le cou, ombré déjà de larges taches scorbutiques, il se livra à des passes magnétiques et à des frictions longuement répétées.

Tout à son œuvre, le brahmine ne prononçait pas une parole. Les deux femmes osaient à peine faire un mouvement et retenaient leur haleine.

Roumee lui-même, abandonnant son immobilité, s’était rapproché.

Tout à coup ce masque de cire qui semblait recouvrir le visage de l’exhumé eut comme un tressaillement nerveux, et, en même temps que sa mâchoire inférieure rejoignait la supérieure avec un petit bruit sec des dents contre les dents, celui de ses bras que le brahmine avait de nouveau soulevé et laissé en l’air, redescendait graduellement, par un mouvement lent et continu, le long de son corps.

Sita et l’Anglaise eurent un même élan pour se jeter sur lui, mais Nanda les arrêta du geste, et, la physionomie radieuse, il reprit avec ardeur son massage et ses frictions.

Il continua ainsi pendant près d’une heure.

Les chairs du mort semblaient, sous les doigts nerveux du vieillard, se raffermir et se colorer.

Lorsqu’il crut l’instant favorable, il souleva Nadir avec l’aide de Roumee, et l’assit le dos à la muraille et la tête soutenue par des coussins.

La fille de sir Arthur ne savait à quelle opération mystérieuse elle assistait.

Quant à Sita, elle semblait avoir oublié l’étrangère. Ses yeux, fixés sur le corps de son fiancé, n’exprimaient plus qu’un bonheur ineffable.

Le regard de Nadir, quoiqu’il fût toujours fixe et droit, s’était fait intelligent, presque interrogateur.

Ses lèvres, par un mouvement lent et automatique, se levaient et s’abaissaient.

Ses mains, que les deux femmes avaient prises dans les leurs, n’étaient plus glacées. Il sembla à chacune d’elles qu’une imperceptible pression répondait à leur étreinte.

Soudain, sa poitrine se souleva et sa bouche entr’ouverte laissa échapper un long soupir.

Elles n’en pouvaient plus douter : Nadir vivait encore. Nouveau Lazare, il s’échappait de son tombeau !

La mort n’avait pas voulu de lui, ou il avait vaincu la mort.

Bientôt, en effet, les signes du retour de l’Hindou à la vie devinrent plus évidents, plus manifestes.

Il sortait lentement, mais progressivement, d’une façon certaine, de l’état cataleptique qui, pour tous, avait été la mort ; état qu’il avait provoqué probablement sur lui-même par un de ces mystérieux moyens dont certaines castes hindoues ont le secret.

Bientôt, avec l’aide du brahmine, il leva la tête et porta à son front ses mains amaigries.

Il le pressait entre ses doigts crispés, comme pour y rappeler la mémoire, en faire jaillir la volonté.

Enfin il s’assit lui-même sur sa couche mortuaire, et ses regards allèrent alternativement de l’une à l’autre des deux femmes, pour s’arrêter sur Sita avec une expression indéfinissable de stupeur.

— Sita ! murmurèrent enfin ses lèvres, Sita !

Et il referma les yeux, pensant sans doute qu’il était le jouet d’un songe et qu’il ne vivait plus, puisqu’il revoyait celle qu’il croyait morte.

Mais cette hésitation ne pouvait être de longue durée : l’Hindoue s’était agenouillée devant le ressuscité et couvrait ses mains de baisers.

— Sita ! répéta-t-il en rouvrant les yeux.

— Oui, Sita, dit la jeune femme, Sita dont tu as douté, Maître, et qui a trouvé sa place auprès de toi prise par une étrangère.

— Je te croyais morte.

— J’étais morte pour tous, Nadir, parce que je voulais vivre désormais à côté de ton tombeau. Après l’arrestation de mon père, je me suis sauvée chez toi, mais j’ai été chassée par des hommes de la race de cette femme qui m’a volé ton cœur.

En même temps que son fiancé avait recouvré la vie, la fille du brahmine avait senti renaître toute sa jalousie.

— Silence ! Sita, interrompit l’Hindou, et n’aie pour cette étrangère que respect et reconnaissance, car c’est une vaillante fille. Laisse-la s’approcher de moi.

Le brahmine, qui ne perdait pas un mot de cette scène, attira Sita vers lui.

Miss Ada ne savait rien de ce qui s’était dit : Nadir et sa fiancée s’étaient exprimés en langue tamoul, qu’elle ne comprenait pas.

Du reste, ce dont elle venait d’être témoin lui avait causé un si profond étonnement, qu’il ne fallut rien de moins que la voix de celui qu’elle avait sauvé de la mort pour la rappeler à la réalité.

— Miss Ada, lui dit-il, merci : vous avez tenu votre promesse, ma reconnaissance sera pour vous éternelle. Mais vous ne pouvez rester plus longtemps ici, retournez à Hyderabad et pardonnez-moi de vous avoir trompée. Nous nous reverrons !

Il lui avait tendu la main, et son regard, qui avait repris toute sa puissance, plongeait dans les yeux de la jeune fille.

— Quand ? demanda-t-elle.

— Bientôt, attendez chez vous. Vous saurez comme l’Hindou sait aimer et punir.

Seulement alors, il aperçut Roumee, et son visage s’assombrit.

— Ai-je besoin de vous demander, miss Ada, si vous êtes sûre de cet homme ? poursuivit-il avec inquiétude.

— Sûre comme de moi-même, Nadir. Il aime une femme qui donnerait sa vie pour m’épargner une larme.

— Tant mieux, alors ; car, dans le cas contraire, il serait préférable pour moi que je fusse resté vivant dans mon cercueil, et que mon corps eût subi toutes les tortures. Allons, miss, encore une fois merci et à bientôt. Le jour doit être près de paraître, hâtez-vous !

Comme épuisé de cette première victoire sur la mort, il retomba sur sa couche, suivant du regard la fille de sir Arthur, que Roumee entraînait hors de la maison.

Lorsqu’il eut entendu la porte se refermer derrière eux, il rappela Sita près de lui, et la tête sur le sein de la jeune femme, il parut s’assoupir profondément.

Mais le corps seul de Nadir succombait à la fatigue. Son esprit veillait et cherchait la solution de ce terrible problème de vie et de mort qu’il s’était posé à lui-même.

René de Pont-Jest - Le Procès des Thugs (illustrations).djvu
J’attendrai votre bon vouloir, puisque je suis à votre merci.

Ce secret, qu’il aurait voulu ensevelir dans la tombe, était maintenant celui de deux femmes et d’un soldat.

Lorsque Sita, qui s’était elle-même endormie brisée de fatigue, se réveilla, le brahmine avait disparu, et Nadir s’était irrévocablement arrêté au parti qu’il devait prendre.

Les larmes et les prières de sa fiancée ne devaient pas le fléchir.

— Ami, lui disait-elle, Vischnou t’a donc rendu à moi, qu’il soit béni ! Hâtons-nous de nous éloigner de cette ville maudite. Allons cacher nos regrets dans une de ces douces retraites inaccessibles que tu connais, et peut-être le bonheur viendra-t-il nous visiter encore. La nuit prochaine, lorsque les ténèbres envelopperont cette demeure, nous fuirons à travers la forêt. Si tes forces te font défaut, tu t’appuieras sur moi, je serai forte pour nous deux.

Nadir ne répondait pas.

— Tes ennemis ne songent pas à te poursuivre, continua la jeune femme inquiète de ce silence ; ils te croient mort, et c’est cela qui fera notre sécurité. Je me rappelle ces oasis parfumées du Malwa que tu m’as décrites et où nos oppresseurs n’ont pas encore pénétré, nous les atteindrons sans nous arrêter dans les villes, et tu seras mon époux aimé. Je redeviendrai belle, car mes joues ne seront plus sillonnées par les larmes ; les pleurs n’effaceront pas le khol de mes yeux, ni le vermillon de mes lèvres. Ta Sita retrouvera la jeunesse, la beauté et la vie avec ton amour. Ne détourne pas les yeux, ami, réponds-moi !

— Enfant, dit enfin l’Hindou en attirant tendrement Sita vers lui, le séjour de l’homme sur la terre ressemble à un voyage fait pendant la nuit : la jeunesse, la vie, la beauté, la fortune et l’amour sont un faisceau de paille que le courant entraîne.

— Que veux-tu dire ?

— Qu’on ne saurait lutter contre sa destinée, Sita, et que la nôtre doit s’accomplir jusqu’au bout.

— Je ne te comprends pas ; tu m’épouvantes !

— As-tu donc pensé un instant, pauvre fille, que je n’avais joué cette horrible comédie de la mort que pour acheter le droit de vivre dans la retraite et l’oisiveté, et que je n’étais sorti de mon tombeau que pour ne pas mourir. C’est aujourd’hui seulement, au contraire, que ma vie commence, c’est aujourd’hui surtout qu’il me fait une preuve de ton obéissance et de ton amour.

Faisant appel à toute son énergie, Nadir s’était soulevé sur sa couche funèbre. Son regard était inspiré, sa voix métallique et vibrante.

Sita, sans comprendre encore ce que voulait dire son fiancé, sentait instinctivement qu’il était perdu pour elle.

Elle était retombée à genoux, les yeux remplis de larmes.

— Sois forte, poursuivit l’Hindou, peut-être trouverons-nous un jour tout ce bonheur promis ; mais l’heure n’est pas venue. Écoute-moi ; voici ce que ton fiancé te demande, voici ce que ton maître ordonne. Obéiras-tu ?

— J’obéirai, dit Sita dans un sanglot.

— Dès que la nuit sera venue, tu te retireras chez Nanda, dont les filles te recevront comme une sœur, et chaque jour tu quitteras la pagode pour jeter des fleurs et des feuilles de toulasi sur ma tombe. Moi, j’ai une longue route à faire et je partirai demain à la fin du jour, si mes forces me le permettent.

— Je ne te reverrai plus !

— Brahma seul le sait, Sita ! Tu le prieras pour moi ; il est le souverain maître de nos destinées. Laisse-moi te donner un dernier baiser d’adieu et console-toi. Bientôt tu pourras lever orgueilleusement la tête et te parer de tes plus beaux atours, car le nom de Nadir retentira comme un glas funèbre sur toutes les terres où flotte le pavillon de nos ennemis. Le tigre de Saugor terrassera le lion britannique.

— Que ta volonté soit faite, maître ! répondit Sita avec la soumission ordinaire des femmes hindoues et en étouffant ses larmes.

Puis elle avait veillé jusqu’au point du jour sur le sommeil de son fiancé, et après lui avoir fait un suprême et déchirant adieu, elle s’était éloignée avant le lever du soleil.

Dès qu’il fut seul, Nadir détacha de son cou les deux émeraudes qui y étaient suspendues, car il avait joint à celle qu’il possédait depuis son enfance celle que lui avait donnée Romanshee dans le cachot de Golconde, durant cette nuit qu’ils avaient passée ensemble, et il se mit à examiner attentivement ces pierres mystérieuses.

Sur chacune d’elles était d’abord gravé ce signe que Nadir portait sur le bras gauche, puis, au-dessous de ce signe, on lisait sur chaque émeraude un fragment de phrases en prâcrit.

Épelés séparément, ces mots ne présentaient aucun sens complet. Sur l’une des pierres il y avait : Le lion de Serdsad-Ji veille ; et sur l’autre : À cinq cents pas devant lui est la puissance.

Réunis au contraire, ces fragments de phrase étaient une énigme, mais seulement un énigme, dont l’élève de Romanshee devait deviner le mystère.

Serdsad-Ji avait été le dernier radjah de Tanjore et l’un des adversaires les plus redoutables de l’Angleterre, jusqu’au moment où Hyder-Ali, sacrifiant les intérêts de sa patrie d’adoption, l’avait renversé, et préparé ainsi, pour les envahisseurs, la conquête du Dekkan méridional.

La légende disait qu’Hyder-Ali, musulman d’origine, avait voulu terrasser surtout dans le radjah de Tanjore le défenseur du brahmanisme, que l’invasion avait repoussé dans le sud de la presqu’île indoustane, et le chef occulte, bien qu’il parût protéger les chrétiens, de cette impitoyable secte des Thugs, qui s’étendait des sources du Gange au cap Cormorin et frappait indistinctement tous les étrangers, quelle que fût leur nationalité.

Nadir n’ignorait rien de ces faits historiques et il savait, de plus, Romanshee lui en avait souvent parlé, que le successeur d’Hyder-Ali, le fameux Tippoo-Saïd, avait fait élever, pour la mémoire de son père, un splendide mausolée à Serdsad-Ji sur la route de Tritchinapaly à Tanjore.

Il ne lui restait qu’à interpréter le sens caché de l’énigme.

Pendant de longues heures, il resta les yeux fixés sur ces pierres gravées, appelant à son aide toute la lucidité de son esprit, évoquant tous ses souvenirs et paraissant lutter contre lui-même.

Soudain, il se releva le front rayonnant, la bouche souriante, l’orgueil de la victoire peint sur le visage.

Il avait résolu le problème que la fatalité lui avait posé.

Peu d’instants après la nuit vint, et il quitta à son tour cette maison où il était entré dans un cercueil et de laquelle il sortait vivant.