Le parfait mareschal/131

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Gervais Clouzier, 1680 (1 / 2, pp. 386-388).
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LA maladie precedente a quelque affinité avec celle-cy ; car un Cheval fortrait est celuy qui par fatigue ou par quelque indisposition, comme est un reste de courbatture ou chaleur excessive dans le corps, devient étroit de boyaux : & les deux nerfs situez sous le ventre, qui vont depuis le fourreau jusqu’aux sangles, partant à l’endroit du ventre où le Cheval touche avec la cuisse en cheminant ; ces deux nerfs font si durs & si roides, que la douleur fait perdre le corps au Cheval ; & comme ces nerfs sont retirez & secs, ils font qu’il reste étroit de boyaux : Pour y donner ordre il faut saigner du col, & le lendemain graisser ces nerfs avec cét onguent.

Onguent anodin.

Je diray pour contenter les curieux que les remedes anodins sont ceux qui par un douce chaleur semblable à la naturelle, une humidité tempérée, & une substance subtile s’insinuant dans la partie douloureuse, la relâchent, y fomentent la chaleur naturelle, & par ces moyens appaisent la douleur, dont l’on peut inferer qu’un remede anodin est celuy qui oste la douleur de la partie sur laquelle il est appliqué.

Prenez populeum, dealthea, & onguent rosat, de chacun deux onces, mélez le tout à froid ; au deffaut de cét onguent, prenez graisse de poulets, de poules ou de chappons qu’on leur oste Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/401 Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/402