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Les Amours (1553)/Poème 85

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Les amours de P. de Ronsard Vandomois, nouvellement augmentées par lui, & commentées par Marc Antoine de Muret. Plus quelques odes de l'auteur, non encor imprimées
chez la veuve Maurice de la Porte (p. 100-101).

Pour celebrer des astres devestus,
L'heur ecoulé dans celle qui me lime,
Et pour loüer son esprit, qui n'estime
Que le divin des divines vertus:

Et les regars, ainstrais d'Amour pointus,
Que son bel œil au fond du cœur m'imprime,
Il me faudroit, non l'ardeur de ma rime,
Mais la fureur du Masconnois Pontus.

Il me faudroit cette chanson divine,
Qui transforma sus la rive Angevine
L'olive palle en un teint plus naif,

Et me faudroit un Saingelais encore,
Et ceslui la qui sa Meline adore
En vers dorés le biendisant Baif.