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Les Cantilènes/Le burg immémorial

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Le Burg immémorial, de ses meurtrières
Semble darder un œil dur sur les temps mal-nés,
Et de ses porches les silences obstinés
Recèlent les serments gardés et les prières.


Au jardin de la Fée où les échos sont tus
Du prime éveil qui se résorbe en l’immuable ;
Baume, elle, contre la vie irrémédiable,
S’ouvre la Fleur dispensatrice des Vertus.



Et c’est ici le beau Palais de la Huée
Où dansent les Coulpes en toquet de grelots.
— Tel le Burg, gésir d’austère silence clos ;
Fleurir en soi, telle la Fleur insexuée.