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Les Cantilènes/Nocturne

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NOCTURNE

Wisst ihr warum der Sarg wohl
So gross und schwer mag sein ?
Ich legt’ auch meine Liebe
Und meinen Schmerz hinein.

Heinrich Heine.
I


Toc, toc toc toc, — il cloue à coups pressés ;
Toc, toc, — le menuisier des trépassés.


« Bon menuisier, bon menuisier,
Dans le sapin, dans le noyer,
Taille un cercueil très grand, très lourd,
Pour que j’y couche mon amour. »



II


Toc toc, toc toc, — il cloue à coups pressés,
Toc toc, — le menuisier des trépassés.


« Qu’il soit tendu de satin blanc
Comme ses dents, comme ses dents ;
Et mets aussi des rubans bleus
Comme ses yeux, comme ses yeux. »


III


Toc toc, toc toc, — il cloue à coups pressés.
Toc toc, — le menuisier des trépassés.


« Là-bas, là-bas près du ruisseau,
Sous les ormeaux, sous les ormeaux,
À l’heure où chante le coucou,
Un autre l’a baisée au cou. »



IV


Toc toc, toc toc, — il cloue à coups pressés,
Toc, toc, — le menuisier des trépassés.


« Bon menuisier, bon menuisier,
Dans le sapin, dans le noyer,
Taille un cercueil très grand, très lourd,
Pour que j’y couche mon amour. »