Les Doïnas/XXXIII

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Canzonette sicilienne (première édition 1853)
Traduction par J.-E. Voïnesco.
Les DoïnasJoël CherbuliezLittérature roumane (p. 97).




XXXIII

CANZONETTE SICILIENNE


Lorsque le vent furieux souffle et soulève les flots de la mer, le pêcheur s’arrête au rivage et chante en regardant les vagues.

Ainsi que lui, ma bien-aimée, tenons-nous à l’abri des tourments, et regardons de loin les flots de la mer et les misères de la vie.

La jeunesse nous conseille de traverser le monde, comme l’oiseau insouciant, le front dans la lumière et le cœur plein d’amour.

Laissons donc à la mer ses tempêtes ; laissons ses amertumes à l’existence, et du haut du rivage, rions avec le pêcheur de la colère des flots.