100%.svg

Les Triomphes, grans bravetez et magnificences, faictes pour l’Entree de treshault et Treschrestien Prince Charles neufiesme de ce nom Roy de France en sa ville de Troye

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche

Les Triomphes,
GRANS BRAVETEZ ET
magnificences, faictes pour l’Entree de treshault & Treſchreſtien Prince Charles neuf ieſme de ce nom Roy de France, en ſa ville de Troye, ville capitale de Chãpaigne : Le Ieudy vingtroiſieſme iour du moys de Mars, Mil cinq cens ſoixante quatre, auant Paſques.

Auec l’ordre gardé & obſerué à ſon Entree, par meßieurs les habitans de ladicte ville.

Les Triomphes, grans bravetez et magnificences, faictes pour l'Entree de treshault et Treschrestien Prince Charles neufiesme de ce nom Roy de France en sa ville de Troye, 1564 (page 1 crop).png

A LYON,
Par Pierre Merant, en la rue S. Iean.

1564
Auec Priuilege.

Les grandes brauetez
ET MAGNIFICENCES,
qui ont eſté faictes pour l’entree de Treshaut & Treſchreſtien Prince Charles neuf-ieſme de ce nom, Roy de France, en ſa ville de Troye, capitale ville de Champaigne, le Ieudy vingtroiſieſme iour de Mars, lan Mil cinq cens ſoixante quatre.

ET PREMIEREMENT.


EStoit mys & poſé ſur vne Plateforme du coſté de S. Anthoine grande quantité d’artillerie, enuiron iuſques au nõbre de trois cens pieces, pour ſaluer le Roy à ſon entrée.

D’vn autre coſté ſur vn fort lieu & plateforme, nõmee la tour boileau, y auoit pluſieurs autres groſſes pieces d’artillerie, comme doubles canons, entre leſquelles pieces y en auoit vne nommee la groſſe Guillemette, dans la gueulle de icelle pourroit entrer vne tonne de harens tout de front, toutes leſquelles pieces furent tirées à l’entrée du Roy.

A l’entrée de la porte du Belfroy par ou le Roy entra en ladicte ville, y auoit vn arc triõphal painct de couleur de pourpre, au deſſus duquel eſtoit vne grãde ſtatue du Roy Charlemaigne fort bien armé de toutes pieces, lequel auoit par deſſus ſon armeure ſur l’eſpaule ſeneſtre vn habit faict de couleur de pourpre, qui eſtoit fort beau, & tenoit en ſa main dextre vne Eſpee nue, & en la ſeneſtre vn monde & vne croix deſſus.

Pres duquel Roy, à ſon coſté dextre eſtoit couchee vne ſtatue nommee Victoire, laquelle tenoit en ſa main dextre vne Couronne de Laurier, & en ſa main ſeneſtre vn bouquet auſsi de Laurier.

Au coſté ſeneſtre dudict Roy, eſtoit vne autre ſtatue nõmee bonne Renommee, laquelle tenoit en ſa main dextre vn Cornet d’habondance droict ſur ſon bras, & en ſa main ſeneſtre vn autre cornet plein de fleurs, le bout duquel elle mettoit en ſa bouche.

Deſſoubz les piedz du Roy Charlemaigne eſtoit vn grand rond de lyerre, dans lequel eſtoient les armoiries de France, auec la Courõne deſſus fort magnifiquemẽt accouſtree.

Et plus bas que leſdictes Armoiries, eſtoiẽt les vers Latins qui s’enſuyuent.

Nomen Alexandro Magni dedit inclyta fama
Pompeioque comes triplicis fortuna triumphi.
Et mihi qui texi Ligerim, thenumque, Padumq́ue
Nomen idem peperit geſtarum gloria rerum.
Nunc tibi natus adeſt, mea Oallia Carolus alter
Imperÿ magni, magni quoq́ue nominis heres.

Et deſſoubz ledict arc triumphal à main dextre, eſtoient eſcriptz ces vers François.

Charles voicy voſtre ayeul Charlemaigne,
Que la victoire & la Fame accompaigne,
Pour demonſtrer que les faictz glorieux
Des puiſſans Roys, tant ſoient victorieux
Seruent bien peu, ſi leur gloire animee
Maulgré le temps, ne ſuit la renommee,
Et ſi leur nom d’aage en aage ſuyuant,
Apres la mort au monde n’est viuant.
Or ce grand Roy fut vaillant en ſa vie
Außi la mort de loubly n’eſt ſuyuie :
Mais en forcant de la parque leffort
A ſurmonté les ſiecles & la mort.
(Vous Charles Roy) qui tenez ſa prouince,
Vray heritier des honneurs de ce Prince,
Qui tant de fois amoureux de vertu

A tant de Roys en Guerre combatu :
Vous ſerez tel, ou ſerez plus encore,
Et vostre nom depuis le Sablon More
Ira au Scythe, & iuſque ou le Soleil
Ouure ſes ieux & les ferme au ſommeil,
La renommee ira de voz louanges
Remplir les cœurs des nations estranges.

En ce meſme arc triomphal du coſté ſeneſtre en entrant en ladicte ville, eſtoient eſcris ces vers Latins ſoubz la ſtatue de Victoire.

Victoria.

Necto tuo capiti ſacras Victoria Lauros,

Carole, que ſemper merita cum laude virebunt.

Et d’autre coſté eſtoient eſcris ces vers Latins ſoubz la ſtatue de Fama.

Fama.

Patrē, & Auū, & matrē, teque & tua Carole facta

Nunquam defeſſo tollam ſuper aſtra volatu.

Et au deſſoubz dudict arc triõphal eſtoiẽt les arrmoiries de France, fort magnifiquemẽt accouſtrees.

Entre les deux portes, aſſauoir de l’arc triõphal ; & la porte du pont leuis, eſtoit dreſſé vn eſchauffaut, ſur lequel y auoit {{corr|pluſie urs|pluſieurs} petis enfans brauement habillez ſelon la liuree du Roy, pour quand il paſſeroit crier à haulte voix, Viue le Roy Charles.

A la porte du pont leuis eſtoit vn grand eſcuſſon de Frãce, enuirõné de lyerre fort bien acouſtré, & aux deux pieces de bois du põt leuis, eſtoient les armoiries de la ville de Troye.

En apres y auoit ſur vn eſchauffaut dreſſé en ladicte ville, deuant l’hoſtellerie des trois teſtes vne grande ſtatue nommee France, laquelle auoit ſur ſa teſte vne belle Couronne d’or, en ſa main dextre auoit vn Ange, qui tenoit en ſa main dextre vn petit Chapeau de laurier, & en ſa main ſeneſtre vne palme d’or, le tout magnifiquement faict. Et portoit ladicte France en ſa main ſeneſtre vne Lance à laquelle eſtoit attaché vn guidon de taffetas violet, ſeme de fleurs de lys d’or. Auſsi auoit vn habillement qui eſtoit de taffetas blanc argenté, les manchons de Damas rouge, pareillemẽt elle eſtoit ceinte de velours rouge, par deſſus tous iceulx habitz, auoit vne grande robbe de Satin violet, ſemee de fleurs de lys d’or. Deſſoubz ſon pied y auoit vn Monde painct d’Azur, auec la figure d’vn Coq tiree au vif, y auoit auſsi à l’entour d’icelle, beaux guidons, enſeignes de taffetas, auec les armoiries des Royaumes & pays, qu’elle auoit conqueſté & ſubiugué par force ſur ceulx qui luy auoient faictz la guerre, & autres choſes magnifiques, comme Corceletz, Mourions, heaumes, pannaches, coutelatz, harnois, arcs, & fleſches, & autres trophees d’armes, dont eſtoit demouree victorieuſe : au deſſoubz d’icelle France, eſtoient ces vers Latins.

Imperÿ ſceptrum donec gestabit auiti
Carolus innumeris florebo ornata tropheis.

Et plus bas en vne Table dattente, eſtoiẽt ces vers François.

Regarde icy France victorieuſe
De ſes haineux, ſuperbe & glorieuſe
Que maint trophee, & maintes ſortes d’armes
Et maint harnois, deſpouille de gendarmes,
De tous coſtez haultement enuironnent.
Ce ſont les Cieulx qui tel honneur luy donnent,
Par la vertu qui conduit la puiſſance
D’vn ieune Roy, du monde l’eſperance :
Des autres Roys, les forces furent grandes,
Il zont ſoubz eux fait marcher de grandz bandes
Ilz ont acquis maint ſceptre par la guerre :
Mais celuy cy a conſerué ſa terre :
Et ieune d’ans, auec ſa Mere a faict
Que l’aage d’Or en France s’eſt refaict.

Le derriere de ladicte ſtatue eſtoit paré de taffetas rouge, & fort proprement accouſtré de lyerre.

Au plus hault du Marché au bled eſtoit eſleuée fort haute la deuiſe du Roy (aſſauoir) deux coulomnes torſes, l’vne dans l’autre faictes d’or & d’argent, au deſſus deſquelles y auoit deux ſtatues, aſſauoir, Pieté & Iuſtice, leſquelles tenoyent vne grãde Courõne d’or, ou eſtoit vn monde deſſus : au deſſoubz deſdictes Colomnes eſtoit vne Table dattente, en quelle eſtoient eſcriptz ces vers François.

La Pieté & la Iustice außi,
Sont les deux poincts qui font regner icy
Les Roys, qui ſont de Dieu l’image ſaincte
La Pieté leur engendre la craincte
De L’eternel, qui remarque des Cieux
Les Roys qui ſont vers luy deuotieux
Et la Iustice ordonne par les villes
Status & loix, ordonnances ciuiles,
Et le proffit du Peuple va cherchant,
Loyer du bon, la terreur du meſchant.
Brief tout ainsi qu’vn corps ne vit ſans ame,
Vn Roy ne peult, ſi Pitié ne l’enflame,
Et ſi Iustice eſt morte dedans luy,
Bien gouuerner ſoy meſmes ny autruy.
Vous nostre Roy, Charles, qui de ieune aage
Auez du Ciel, ces deux biens en partage,
Vous regnerez ſeurement en ce lieu,
Faiſant Iustice, & deuot enuers Dieu.

Et pour la ſtatue de Iuſtice fut obmis à mettre les deux vers Latins.

Carolus vt victor victum bene temperet orbem
Legibus, in terras Astrearelabor ab astris.

Pour al ſtatue de Pieté.

Iustitie Pietas volui comes eſſe ſorori
Carolus è celo nuper reuocauit vtranque.

Leſquelz vers Latins deuoient eſtre chaſcun en ſa Coulomne, ſuyuant Pieté & Iuſtice, mais on n’eut le loiſir de ce faire, à cauſe du brief temps, auſsi que le Roy vouloit entrer en icelle ville.

Au millieu du Marché au bled eſtoit vn fort braue treillis, dans lequel eſtoient grand nombre de Dames accouſtrees fort magnifiquement, leſquelles quand le Roy paſſa, feirent deuoir à l’honorer & reuerer.

Et vn petit plus bas y auoit vn eſchauffaut ſur lequel eſtoient petites Filles fort bien accouſtrees, de la liuree du Roy, leſqueles quãd le Roy paſſa crierent à haulte voix, Viue le Roy Charles.

Au plus bas dudit Marché au bled, pres la maiſon des quatre vents, y auoit vn arc triomphal de couleur blãche, fort richement aorné de pluſieurs triõphãtes choſes d’or & d’argẽt & au deſſus eſtoient les armoiries de Frãce en or, courõnees d’vne couronne de meſme, aupres d’icelles armoiries au coſté ſeneſtre deſcẽdãt dudit marché, eſtoit vne ſtatue de Pallas, & de l’autre coſté eſtoit la ſtatue de Cybele, auec la tour. Au deſſoubz des deux ſtatues y auoit vn grãd C. couronné, ayant vn petit roulet au trauers tout d’or, ou eſtoient eſcris les vers Francois qui s’enſuyuent.

Ceste Pallas qui l’Oliue inuenta,
Et l’inuenteur du Cheual ſurmonta
Cybele außi de Tours enuironnee,
Monstrent (ô Roy) que tu as amenee
La Paix tranquille, ayant de toutes pars
Vaincu l’horreur de Bellone & de Mars,
Et que la terre auiourdhuy recommence
A s’engreſſer d’vne heureuſe ſemence :
Et qu’Amalthee encores nous produit,
Pour t’honorer, ſon vaiſſeau plein de fruit.

Au coſté dextre dudit arc triõphal y auoit vne bataille fort magnifique : & au coſté ſeneſtre vne prinſe du Haure de grace, nõ moins braue que ladicte bataille. Deſſoubz la voutte dudit arc triomphal eſtoit vne armoirie de France en or, le champ faict de rouge : aupres de laquelle eſtoit d’vn coſté & d’autre la deuiſe du Roy, aſſauoir, deux Coulomnes entrelaſſees, couronnees d’vne Courõne d’or auec ces motz, Pietate & Iuſtitia. Aupres de la deuiſe du coſté ſeneſtre, y auoit vne figure nommee Seine, ayant vn vaiſſeau plein d’eau dont il en faiſoit vn grand fleuue. Et de l’autre coſté vne autre figure nommee Aulbe, ayant ſemblablement vn vaiſſeau qui iettoit eaue ſans ceſſe, le tout enuironné de braues batailles à cheual, & de grans & excellens trophees d’armes. Ledit are triumphal eſtoit enuironné d’vn chaſcun coſté d’autres petits, deſquelz les Pilliers eſtoient faictz de Iaſpe.

Du coſté deuers l’Eſtape au vin eſtoit plus hault dudit arc triomphal telles lettres C. ix. D. G. F. R. X. S. leſquelles ſignifient en françois, Charles neufieſme par la grace de Dieu Roy de France, Treſchreſtien, Salut. Au deſſoubz deſquelles lettres eſtoyẽt les armoiries de France en or, brauement entourez de lyerre. Et plus bas que leſdictes armoiries eſtoit en eſcrit pour la ſtatue de Pallas, les vers Latins qui s’enſuyuent.

Artibus antiquis patriam dum Carolus ornat
Delphiea Palladie concedat laurus Oliue.

Pour la ſtatue de Cybele,

Alma Phrygum Cybele, Phrygio de ſanguine creto
Effundo Regi pleno mea munera cornu.

Et plus bas que ceſdictz vers Latins eſtoiẽt deux armoiries de France brauement accouſtrees d’or, auec vn rond de lyerre.

En l’Etape au vin y auoit vn eſchauffaut paré de tapiſſerie, ſur lequel eſtoiẽt pluſieurs petis enfans habillez de la liuree du Roy, treſ magnifiquemẽt, leſquelz ſe prindrent à crier quand le Roy paſſa, Viue le Roy Charles.

En la grand rue deuant l’hoſtel de la ville, eſtoit vne haulte Pyramide deſſus vn arc triõphal de couleur rouge, ſur le bout de laquelle Pyramide y auoit vne groſſe pomme d’or, au deſſoubz de laquelle eſtoient les Colomnes entrelaſſees, auec la deuiſe du Roy, aſſauoir, Pietate & Iuſtitia, & plus bas vne armoirie de France magnifiquement accouſtree d’or. Au deſſoubz d’icelle y auoit vne ſtatue appuyee contre vne tige d’vn arbre, tenant en la main dextre vne couronne d’or, & en ſa main ſeneſtre vne branche de fueillage. Au coſté ſeneſtre de ladicte Pyramide eſtoit vne ſtatue tenant vn liure à main ſeneſtre, & de l’autre main tenoit la Pyramide. De l’autre coſté d’icelle Pyramide eſtoit vne ſtatue d’hõme, lequel tenoit de ſa main ſeneſtre la Pyramide, & en l’autre main vne couronne d’or fort magnifique.

Au millieu deſditz deux perſonages eſtoiẽt les armoiries de la Royne mere du Roy.

Au deſſoubz d’icelles armoiries eſtoient eſcrites ces quatre lettres S. P. Q. F.

Et plus bas que leſdictes lettres y auoit vn chapiteau, dont aux deux boutz eſtoiẽt deux Satyres faictz d’or, & au millieu du chapiteau les vers françois qui s’enſuyuent.

Tu ſeras nostre Hector, nous ſerons tes Troyens,

Tes treshumbles ſubiectz, tes loyaux citoyens
Et tes vaſſaux yſſus de la gent Priamide.
Or tout ainſi qu’on voit ferme la Pyramide
Sans iamais s’esbranler, nous aurons enuers toy
Vn cœur ferme & constant, digne d’vn ſi bon Roy.

Au deuant du Pylaſtre eſtoient aux deux coſtez des Anges, leſquelz tenoyent vn beau chapeau, le deſſoubz dudict Pylaſtre eſtoit tout façonné de roſes d’or.

Et aux deux coſtez deſſoubz ledit are triõphal, eſtoit à l’entour des Coulomnes de la deuiſe du Roy, vne dance de Bergers fort brauement accouſtrez.

L’hoſtel de la ville eſtoit paré d’vne riche tapiſſerie, & au deuant d’vne petite porte qui eſtoit aſſez pres ledit Hoſtel, eſtoient les armoiries de meſsieurs les Duc de Guiſe, Duc d’Aumalle, & de la Ville.

Et plus bas eſtoient celles de monſieur de Barbezieux le tout faict en beaux chapeaux de lyerre.

Le derriere de ladicte Pyramide, tirant deuers S. Pierre, eſtoit ſemblable au deuãt, fors vne toyſon de Brebis, qui eſtoit fort bien appropriee. Et au chapiteau de meſme l’autre, eſtoient eſcris ces vers Latins.

Non hæc Niliaco moles inſana labore
Pyramis extructa eſt, que vertice fidera tangat,

Eſſe ſue fidei populus monimenta Trecenſis,
Rex inuicte cupit : nanque hæc vt marmora cernis
Stare loco ſemper, nec ab vlla parte moueri :
Sic constans & firma fides eſt nostra futura,
Quam nec vis hominum nec fleret ira deorum.

Au deſſoubz dudit arc triomphal, pres des petis Portailz eſtoit de chaſcũ coſté deux C. corõnez, & au millieu d’iceux vn eſcuſſon de Frãce, plus bas auoit des Croiſſans courõnez. A la Sereine pres ledit hoſtel de la ville, auoit vn braue eſchauffaut, ſur leq̃l auoit grãd nõbre de petites filles, habillees brauemẽt, pour quand le Roy paſſeroit crier, Viue le Roy.

Et deſſoubz ledit eſchauffaut pres d’icelle maiſon eſtoit vn petit chariot rouge, tout a petis pilliers tornez faicts d’or, & au millieu d’iceluy eſtoit poſé vn ſiege ou eſtoit aſsiſe la fille qui preſenta vne bague ronde au Roy.

Ledit chariot eſtoit mõté ſur quatre boulles, auec quelques engins qui le faiſoient tourner de tous coſtez ſans aucuns cheuaulx.

Et quãd le Roy vint au deuant de la Pyramide, le Chariot s’achemina au deuãt de luy, adonc le preſent luy fut dõné par ladicte fille en diſant telles parolles.

SIRE,

Par le portraict de ceste bague ronde,
Qui ſe commence & ſe finit en ſoy,

Nous vous offrons le ſeruice & la Foy,
Et ſi pouuions, tout l’Empire du monde.

Ladicte fille eſtoit habillee des plus braues & ſomptueux habits qu’on pourroit eſtimer.

Madame la Royne mere du Roy, eſtoit en vne maiſon à l’endroit ou fut faict le preſent, accompaignee de madame Marguerite ſa fille, de monſieur le Cardinal de Guiſe, & autres Seigneurs & Damoiſelles.

Et aux enuirons de la Pyramide eſtoient maiſons pleines de grans Seigneurs & Gentilzhõmes, attendant q̃ le Roy paſſeroit pour luy faire honneur & reuerence, & pour veoir la magnificence dudict preſent & Chariot.

Le Roy voyant le preſent, luy fut fort aggreable, l’ayant receu picqua le cheual ou il eſtoit monté, lequel il faiſoit braguer à merueille, laquelle choſe eſtoit plaiſante à veoir.

A l’entree de l’egliſe S. Vrbain au chemin pour aller à S. Pierre, meſsieurs les Doyen & chapitre d’icelle egliſe eſtoiẽt veſtus de chappes, & chãterent vn Motet en Muſique quãd le Roy paſſa, luy faiſant hõneur & reuerence.

Pres les Eſtuues aux hõmes auoit vn braue portail, deſſus lequel eſtoit la ſtatue du Roy S. Loys aſsiſe en vne chaire fort richemẽt paree, tenãt en ſa main dextre vn ſceptre Royal & à la ſeneſtre Iuſtice.

Au coſté dextre du Roy ſainct Loys, eſtoit vne ſtatue de Iuſtice tenant vne eſpee d’or, auec vne balance de meſmes, ſon habit eſtoit faict de taffetas rouge.

Au coſté ſeneſtre eſtoit la ſtatue de Prudence qui eſtoit moitie nüe, tenãt en ſa main ſeneſtre vn ſerpent, auec vn compas.

Au deſſoubz des piedz dudit Roy S. Loys, eſtoient les vers qui s’enſuyuent.

Icy tu vois la Iustice & prudence,
Dont ſainct Loys honora ſon enfance :
Qui des Francois fut couronné le Roy,
Ayant atteint aage pareil à toy.
Or tout ainſi qu’il ſuyuit de ſa Mere
Le bon conſeil, au temps de ſa miſere,
Suy le conſeil de la tienne, & enſuy
La Sapience & Iustice de luy.

Et le deſſoubz dudit Portail eſtoit tout accouſtré en roſes d’or fort magnifiquement.

Et de l’autre coſté du Portail, en allant au logis du Roy, eſtoient ces vers Latins.

Hos olim populos primis Lodoicus in annis,
Matris conſilio Iustéque Piéque regebat :
Cum tibi nunc eadem, Rex Carole, floreat ætas,
Contigeritque ſimul prudentia ſumma parentis
Iustitia populos, populos Pietate gubernes.

Cõtre vne groſſe Tour de l’hoſtel Dieu le Conte, eſtoit vn fort beau chapeau de lyerre, dans lequel eſtoit vne grande Courõne d’or, auec trois fleurs de lys dedãs vn colier de l’ordre. Et deſſoubz eſtoit eſcrit ces motz en groſſes lettres d’or.

Vn Dieu, vne Foy, vne Loy, vn Roy.

Et tout autour dudit eſcuſſon eſtoient attachez de fort beaux payſages, leſquelz il faiſoit beau veoir.

Près l’egliſe de S. Pierre y auoit vn eſchauffaut brauement accouftré, fur lequel eſtoient pluſieurs petis enfans en bon ordre, habillez de la liuree du Roy, leſq̃lz quãd le Roy paſſa crierent à haulte voix, Viue le Roy Charles.

A l’endroit de l’egliſe cathedrale mõſieur S. Pierre de Troye, eſtoient en bon ordre tous ceulx qui eſtoiẽt allez au deuãt du Roy, auec les trompettes, clerons & hauxbois, qui ſonnerent quand le Roy paſſa par ledit lieu.

Dedans le Cheur de ladicte egliſe eſtoit vn Oratoire faict & preparé pour le Roy, lequel eſtoit couuert d’vn Ciel d’or, ſouſtenu de quatre pilliers fort magnifiquement faictz & accouſtrez.

En vne Table dattente miſe deſſus la porte de la maiſon Epiſcopale ou fut logé le Roy eſtoit eſcrit ces vers Francois qui s’enſuyuẽt.

Dieu eſt au Ciel gouuernant l’vniuers,
Qui a donné par les peuples diuers

Des Roys, portail de ſon diuin ymage
Auſquelz il fault que l’homme face hommage,
Les cognoiſſans venus en ce bas lieu
Pour commander, par le vouloir de Dieu.
Imitant donc la diuine ordonnance
De Dieu qui a deſſus les Roys puiſſances
Nous offrons donc tous à vostre Royauté,
Deuoir, honneur, ſeruice, & loyauté.

Ladicte porte auoit les pilliers faictz en façon de Iaſpe enrichis d’or, auec vn grand C. couronné, la eſtoit vn beau portail qu’il faiſoit bon veoir.

S’enſuyt les vers Latins pour la meſme Table dattente.

Vt reget æternum cœli fulgentia templa
Iupiter, Etnæi metuendus fulminis ira :
Sic hominum turmis ſceptro gladióque timendi
Iura dabunt ſemper Iouis alto à ſanguine Reges!
Carolus his maior pietate, potentior armis,
Oceano eſt regnum famam incluſurus Olympo.
Cui Regi nobis maior parere voluptas
Quam terrarum orbem ſub nostras mittere leges.

En la ſeconde Porte eſtoient trois grans eſcuſſons faictz tout en or, auec les armoiries de France, à l’entour eſtoient faictz de lyerre, & de petites pommes faictes en façon & couleur de rouge, blanc & bleu.

Et depuis la porte de la ville par ou le Roy entra iuſques en ſon logis, qui eſt l’hoſtel Epiſcopal pres l’egliſe S. Pierre dudit Troye, toutes les rues eſtoient tapiſſees de fort braues tapiſſeries, qui eſtoit choſe fort plaiſante à regarder, & ſi tous les auant toitz eſtoient abbatus, qui cauſoit grande eſpace par les rues, auſsi tout le Paué eſtoit couuert de greues, pour le ſoulagement des Cheuaulx. L’ORDRE GARDE ET obſerué par Meßieurs les Habitans de la ville de Troye, pour l’entree de Treſpuiſſant & Treſchreſtien Roy des Francois, Charles neufuieſme de ce nom, en ſa ville, le Ieudy vingtroiſieſme iour de Mars.



EN premier lieu, alloit au deuãt du Roy ſur le chemin de ſainct Lie ou il auoit loge, Lenfanterie de la ville, auec leurs eſpees & Dagues ſeulement, conduictz par les quatres capitaines des quatres quarties de la ville, en bon ordre. Leſquelz approchant du Roy paſſerent tous par deuant luy, le ſaluerent honorablement. Ce faict feirent vn Baſtillon carre, attendant les autres compaignies qui ſuyuoient.

Entre leſquelles marchoient vn grãd nombre de Sauuages, propremẽt accouſtrez, deſquelz le Capitaine eſtoit monte ſur vne Licorne bardee tout a lentour de Lyerre, auec vne hauſſe de meſme, & ſon armeure faicte en eſcaille, tout fort biẽ approprié. Les Tabourins ſonnoiet, les Sauuages en bõ ordre, les vns eſtoiẽt montez ſur Aſnes, les autres ſur Cheures & boucs, choſe fort plaiſãte a veoir.

Deuant lenſeigne deux Sauuages portoient vn Eſcuſſon hault eſleué en vn rõd de lyerre, dans lequel eſtoient eſcript ſes Motz.

Non ſeulement la France en paix tiendras
Mais accroistras außi bien qu’Alexandre,
Tant que Sauuages ains que mourir verras
O Puiſſant Roy, ſoubz ton pouuoir ſe rendre.

France

Suyuoient deux Sauuaiges portantz l’enſeigne de Taffetas bleu, tenant chaſcun vn baſton ou elle eſtoit attachee, au millieu de laq̃lle eſtoit vn Soleil fait dor, apres laquelle ſuyuoiẽt encore quelque bon nombre de Sauuages brauemẽt accouſtrez auec leurs arcs, & fleſches, & maſles fort bien faictes.

Marchoient apres grand nombre de Satyres en tresbon equipage, deſquelz le Capitaine eſtoit habillé tout de velours orãgé, & tenoit en ſa main vn fort excellent Dard. Le Lieutenant eſtoit habille de velours gris.

Le port’enſeigne eſtoit auſsi bragardement accouſtré, & eſtoit l’enſeigne faicte du Rond de Lyerre, en laquelle eſtoit vne femme nommee Diane.

Deuant & apres laquelle enſeigne eſtoient grand nombre deſdictz Satyres en bon equipage les vns portantz Arcs, & trouſſeaux de Fleſches pendus à leur col, les autres maſſes, auſquelles pẽdoiẽt petites boulles pleines de poinctes.

Apres marchoit le Capitaine des gẽs de cheual fort richement accouſtré, lequel ſuiuoient grand nombre de Bourgeois & Marchans en bon ordre & equipage, portantz tous la liuree du Roy. Au millieu deſquelz eſtoit le Lieutenãt.

Puis ſuyuoit le porte Guidon fait de taffetas blanc, bleu & rouge en onde.

Meſsieurs les Maire Eſcheuins & Cõſulz ſuyuoient en tresbon ordre, habillez magnifiquement. A ſcauoir, le Maire d’vne Robbe moitie de velours Rouge & moitie bleu, les Eſcheuins, & Conſulz, de Robes moitie Damas rouge & bleu.

Leſquelz eſtoiẽt conduictz par Monſieur le Baillif, leſquel les preſenta à Mõſieur le Duc d’Aumalle, Gouuerneur de la Champaigne.

Lequel Gouuerneur incontinent preſenta leſd. Maire & Eſcheuins au Roy, leſquelz deſcenduz de Cheual, ſe miſrẽt à genoux pour l’honorer & furent iuſq̃s à ce que la reſponce du Roy fuſt tendue ſur la Harangue faicte par Monſieur le lieutenãt General, laquelle n’eſt icy inſeree pour la longueur d’icelle.

Le Roy eſtoit accompaigne de pluſieurs Princes du ſang, aſcauoir de monſieur le Duc d’Orleans, monſieur le Prince de Nauarre, Monſieur le Cardinal de Bourbon, Monſieur le Prince de Cõdé, & autres Princes & grans Seigneurs.

La reſponce du Roy entendue, leſd. Maire & Eſcheuins monterẽt à Cheual, & s’en retournerent en diligence à la ville, pour y dõner ordre, afin de venir receuoir le Roy à la porte ſelõ la couſtume.

Le Roy s’arreſta auant que entrer en la Ville à ſainct Anthoine, en enſuyuant la coſtume louable de ſes predeceſſeurs & trouua le feſtin preparé, auec vn beau Cheual tout fraiz, ſur lequel il monta pour entrer en la Ville de Troye.

Aupres d’icelle Egliſe eſtoiẽt les Cordeliers & Iacopĩs pour luy faire hõneur.

Et quand le Roy vint à la porte du Belfroy pour entrer en la ville, eſtoiẽt deuãt icelle meſsieurs les Maire & Eſcheuins pour luy preſenter les Clefz de la Ville.

En luy donnant icelles Clefz, le Maire feit vne belle Harangue, à laquelle le Roy feit reſponce treſſagement & auec grande modeſtie.

Ce faict leſdictz Maire & Eſcheuins ſe miſrent en leur rang pour conduire le Roy iuſques en Legliſe monſieur ſainct Pierre, & marchoiẽt en ceſt ordre cy deuant declaré.

Aſcauoir les Sauuaiges en tel ordre & equipage comme auez ouy cy deſſus.

En apres ſuyuoient les Satyres.

Puis apres les Bourgeois & marchãs tous à Cheual.

Venoient apres Meſsieurs les Maire Eſcheuins & Conſulz de lhoſtel de ville, en tel equipage que cy deuant auez entendu. Deuant leſquelz eſtoient les Sergentz & Bedeaux d’icelle Ville, auec Robes moitie rouge & bleu, & ſur icelles attachees les armoiries de la ville.

Suyuoient apres les Sergẽs Royaulx de la ville, habillez des couleurs du Roy, ayant au deuant & derriere de leurs habits deux coulomnes entrelaſſees auec la Deuiſe du Roy, Pietate & Iuſtitia, portantz le baſton de Iuſtice.

Suyuoiẽt les Notaires Royaulx, Procureurs, Aduocatz, & Cõſeillers, auec le procureur & Aduocat du Roy, tous habillez de longues robes noires.

Puis ap̃s le Preuoſt des Mareſchaulx auec ſes Archers.

Venoient apres le Preuoſt de la ville auec ſon Liutenant.

Apres leſquelz marchoiẽt meſsieurs les Lieutenant General & Particulier auec Monſieur de Michery.

En apres venoit le Seigneur Stroze accompagné de pluſieurs gẽs de cheual.

Apres leſquelz marchoiẽt les harquebuziers & Piſtoliers de la garde du Roy.

Venoient apres les cent Gentilz Hőmes Ordinaires de la maiſon du Roy, auec leſquelz eſtoiẽt pluſieurs autres Gẽtilz Hommes fort bien equipez & en bon ordre.

Les trompettes ſuyuoient, qui ſonnoient ſouuent.

Marchoient apres en tresbon ordre, meſsieurs les Cheualiers de l’Ordre.

Pres deſq̃lz eſtoit le courõnal des Suyſſes, auec les tabourĩs & phiffre q̃ menoit la garde du Roy en tresbõne ordõnãce.

Puis apres monſieur le Marefchal de Bourdillõ, mõſieur de Gõnort, Mõſieur de Cipierre, mõſieur Dãdelot, & pluſieurs autres grãs Seigneurs en bon ordre, & fort bien montez. En enſuyuant eſtoit Monſieur le Conneſtable.

En apres marchoit monſieur le Duc d’Aumalle Gouverneur de Chãpaigne, en bon equipage.

Et apres Monſieur de Boiſy grãd Eſcuyer de France, lequel eſtoit ſur vn braue cheual tout bardé de velours noir, ſemé de fleurs de lys dor, leq̃l Sieur de Boiſy eſtoit ſemblablemẽt habillé de velours noir, ſemé de fleurs de lys d’or, auec le Chapeau & plume blanche deſſus.

Auſsi auoit l’eſpee Royalle miſe en Eſcharpe fort magnifiq̃, aſcauoir la garde doree, auec le forreau de meſme ſemé de fleurs de lys dor, les eſperõs & eſtriez dorez.

Venoit apres le Roy noſtre Sire, mõté ſur vn beau Cheual accouſtré de bleu & drap, d’argẽt, leq̃l il faiſoit moult bon veoir, ſur ſon chapeau eſtoit vne fort belle plume blanche, il eſtoit ſoubz vn Ciel fort exquis, porté par quatres notables Perſonnages de la ville, qui eſtoient habillez de grandes robes noires.

Ledict Ciel eſtoit faict de velours bleu frangé de blanc & rouge, auec les petites creſpines d’or tout ſemé de fleurs de lys d’or, auec les Armoiries de Frãce, & deuiſe dudict Sieur Roy : aſcauoir deux coulomnes entrelaſſees la couronne deſſus, auec Pietate & Iuſtitia : eſtoient auſsi des C. Courõnez, & par deſſoubz ledict ciel vne grande Armoirie de Frãce faicte en Or le tout bien richement.

Suyuoit apres Mõſieur le Duc D’orleãs frere du Roy, habillé tout de Drap d’or, lequel il faiſoit fort bon veoir.

Apres iceluy venoient Meſsieurs les Prices de Nauarre, Cardinal de Bourbõ, & Prince de Cõdé, richemẽt accouſtrez.

En apres Meſsieurs les Duc de Mõtpẽſier, Prince de la Roche Suryõ, & Prince Daulphin.

Pareillemẽt auſsi Monfieur le duc de Neuers, auec pluſieurs autres grãds Princes Seigneurs, Cheualiers & Gentilz hõmes qui eſtoiẽt à la ſuitte du Roy, le tout en tresbon ordre & bien montez.

Suyuoiẽt apres les Frãcois & eſcoſſois à cheual pour larriere garde du Roy, auec leurs courtes Picques & Iagaye.

Et quand le Roy fut pres d’ẽtrer en l’egliſe ſainct Pierre, fut treshonorablemẽt receu par Meſsire Claude de Bauffremont Eueſque de Troye, veſtu en ſon habit Epiſcopal.

Preſenta ledict Eueſque vn liure au Roy auquel il feit faire le ſermẽt de bien & deüement obſeruer & garder, faire obſeruer & garder les articles de la Foy, & autres choſes cocernãt le faict de l’Egliſe Catholique & Romaine, les entretenir en leurs Priuileges. A quoy le Roy ſagement reſpondit, quil le vouloit & entendoit ainſi comme auoient fait tous ſes Ayeulx & Predeceſſeurs Roys.

Alors ledict Eueſq̃ accõpaigné de meſſieurs les venerables Doyens & Chapitres des egliſes collegialles dudit Troye, reueſtuz de chapes auec la Croix & l’eau beniſte, reſpõdirẽt tous d’vne voix, Dieu vous en doint la grace noſtre ſire le Roy.

Adonc ledict Eueſque baiſa ſa main, pour prendre celle du Roy, afin de le cõ duire au cheur d’icelle Egliſe S. Pierre, dãs vn Oratoire fort braue, leq̃l on auoit accouſtré tout expres : car ledict Ciel & courtine eſtoiẽt faicts d’or, ſouſtenuz de quatre gros pilliers tornez, dõt en auoit deux dorez, & les deux autres argentez.

Alors on commença à ſonner les cloches, & à chanter le Te Deum en Muſique & aux Orgues treſmelodieuſemẽt.

Ce pendãt qu’on chãtoit ledit Te deũ le Roy eſtoit à genoux en ſon Oratoire, ſur vne piece de velours bleu, & deſſouz ſes bras eſtoit auſsi vn fort braue oreiller de velours bleu, ſur lequel auoit mys ſon chapeau de la couleur meſme.

Mõſieur le Duc d’Orleãs ſon frere, & tous les autres Princes & Seigñrs cy deſſus nõmés, eſtoient aſſez pres de luy, attendãt qu’il euſt fait ſon oraiſon à Dieu.

Quand ledit Te Deum fut chanté, le Roy ſe leua, alors mõſieur le Duc d’Aumalle le print par le bras pour le mener en ſon logis, accompaigné de pluſieurs cy deſſus nommés, auec ſes gardes touſiours deuant & derriere luy, habillez de la liuree du Roy.

FIN.