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Les députés de Saint-Maurice (1808-1838) et de Champlain (1830-1838)/François Desaulniers

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Députés de St-Maurice
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Frs.-Lesieur Desaulniers
(1805-1880)

La famille Lesieur Desaulniers dont l’auteur au Canada fut Charles Lesieur, notaire royal à Batiscan, né en France et marié, en 1672, à Françoise de Lafond, nièce de Pierre Boucher, gouverneur des Trois-Rivières, a fourni un grand nombre d’hommes distingués : notaires, avocats, députés, orateurs populaires et historiens.

Fils d’Antoine Lesieur Desaulniers et de Pélagie Descôteaux, François naquit à Yamachiche, le 25 juin 1805, et il épousa, au même endroit, le 28 mai 1827, Marguerite, fille de Joseph Pothier et de Clotilde Girardin.

M. Desaulniers était cultivateur à Yamachiche. Il fut député du comté de Saint-Maurice, du 12 août 1836 au 27 mars 1838, et du 12 novembre 1844 au 6 décembre 1847.

C’est le père du docteur Louis-Léon Lesieur Desaulniers, député de Saint-Maurice, aux Communes du Canada, de 1878 à 1887.

À part le docteur Louis-Léon, M. Desaulniers a laissé six filles et quatre garçons. Ceux-ci sont : Antoine-Jules, marié à Flora Desaulniers en 1871 puis à Joséphine Lacerte, en 1886 ; Alexis, né en 1836, ordonné prêtre en 1862 et curé de Stanfold ; Évariste qui épousa en 1860, Oliva Blais. François-Sévère, né le 19 septembre 1850 et marié le 24 juillet 1877, à Aglaé Maher, fut député du comté de Saint-Maurice à la Chambre des Communes de 1887 à 1896. C’est l’auteur des « Vieilles Familles d’Yamachiche » et autres travaux historiques. Il est mort à Montréal le 28 janvier 1913.

« Le père François leblanc, comme on le désignait vulgairement, était très estimé dans tout le comté de Saint-Maurice, dit M. François-L. Desaulniers. [1] C’est surtout grâce à son appui que l’illustre Papineau et l’honorable Jos.-Édouard Turcotte ont pu arriver à se faire élire dans Saint-Maurice. Possédant une heureuse mémoire, un jugement solide, il était, en outre, un orateur populaire d’une grande force. Admirateur enthousiaste des idées de Papineau, il se déclara publiquement son disciple, dans une grande assemblée, aux Trois-Rivières ; mais il l’abandonna, par la suite, quand le grand patriote eut malheureusement dépassé les bornes d’une agitation constitutionnelle. Tout jeune enfant, alors que j’étudiais la syntaxe latine, avec feu le docteur Pierre Meunier et M. le curé Hercule Bellemare, à l’école de feu l’avocat Uldéric Bellemare, j’ai pu apprécier les nobles qualités du cœur et de l’esprit de ce vénérable vieillard. Bien qu’âgé de soixante et dix-huit ans, [2] il se plaisait encore à parler du vieux parlement de Québec et des choses d’autrefois. À ses funérailles, en 1871, [3] on peut dire que toutes les sommités religieuses, politiques et agricoles, étaient présentes. C’était une chère dépouille d’un autre âge que l’on confiait à la terre. Presque tous les cultivateurs de la Pointe-du-Lac figuraient dans le cortège funèbre. Son souvenir vivra ! »

Sa femme l’avait précédé au tombeau ; elle fut sépulturée le 17 août 1863.

  1. Supplément à l’Histoire d’Yamachiche, par l’abbé N. Caron, 1892.
  2. Il n’avait que soixante et quinze ans à sa mort.
  3. Erreur. Il fut sépulturé le 14 juillet 1880, d’après les « Vieilles Familles d’Yamachiche » par F.-L. Desaulniers, 1899, pp. 11 & 21.