Les oeuvres poétiques de Clovis Hesteau de Nuysement 1578/N'ayant encor senti

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Les oeuvres poétiquesAbel l'Angelier (p. 124).

LXXIX.



N'ayant encor senti en ma chaste poictrine,
Ny au flanc l'esguillon de l'enfant de Cypris :
je contemplois le Ciel d'une merveille espris,
Admirant les secrets du'encerne sa machine.

Et recerchant à part en quelle ordre chemine
La grand lampe du jour, si par corps ou esprits
Mouvent les ornemens de ces ample pourpris,
Et par quel jugement tout aux Cieux se termine :

Comme l'an est parti par ses quatre saisons,
Comme le Soleil entre en ses douze maisons,
Et par quel art la Terre en ballance est pendue.

J'entr'ouy une voix predissant mon trespas,
Qui me dit va trouver une Nimphe là bas,
Que pour te surmonter le Ciel mesme a esleue.