Lettre de Louis Riel au Juge Coursol

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Lettre de Louis Riel au Juge Coursol, 1874-06-24.djvu

À son Honneur

Le juge Coursol,
Président de la Société
St Jean Baptiste
de Montréal.


Monsieur,

Je suis heureux d’offrir l’hommage de mon respect au Président de la Société St Jean Baptiste de Montréal et à tous les Présidents des autres sociétés St Jean Baptiste aujourd’hui réunis en cette belle ville.

Je félicite les Canadiens français de célébrer comme peuple notre fête nationale d’une manière aussi digne, aussi grandiose.


Honneur au pur patriotisme qui fait de notre fête nationale une aussi belle fête. Honneur surtout à la religion catholique qui rend fort et remarquable même un petit peuple.

Je sais que le noble cœur du peuple Canadien français aime les métis Canadiens de Manitoba et du nord ouest. Et puisqu’en travaillant pour les Métis, pour mes chers compatriotes, je suis un de ceux qui ont le plus à se féliciter des sympathies Canadiennes-françaises, je tiens à vous assurer, Monsieur le Président et tous les Canadiens français, je tiens à vous assurer, au nom des Métis que je suis uni de cœur et d’esprit pour fêter avec vous ce beau jour.

Les Métis Canadiens français du Nord-Ouest sont une branche de l’arbre Canadien français. Ils veulent grandir comme cet arbre et avec cet arbre, ne point se détacher de lui, souffrir et se réjouir avec lui.


Louis Riel



États-Unis, 24 juin 1874.


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