Lettre n°25 d'Eginhard

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Lettre n°25 d'Eginhard
833 (après le 30 juin)

[J'invoque la miséricorde] de mon maître, le très glorieux roi ; ne vous irritez point contre moi si je n'ai pu comparaître en votre présence. Car je ne l'ai pas fait pour vous injurier, ni par paresse, mais parce que j'étais malade et souffrais de la fièvre qui me tient encore. A peine ai-je pu comparaître en présence du seigneur Lothaire votre frère et recevoir de lui licence de retourner aux saints martyrs quand il s'est séparé de vous deux.

Si j'ai donc regagné ma maison, je ne l'ai pas fait pour d'autre raison que mon ignorance des modalités suivant lesquelles le royaume avait été divisé. A ce que l'on disait, la partie orientale des Marches franques, dans laquelle je demeure et j'ai un petit bénéfice, devait appartenir au royaume du seigneur Lothaire. Aussi je supplie votre clémence de me permettre d'avoir la jouissance de ce bénéfice, jusqu'à ce que le seigneur Lothaire m'ait donné licence, si je puis un jour l'obtenir, de venir à vous et de me recommander entre vos mains. Et je propose de venir à votre service, d'être votre fidèle et de me dévouer à vous, si Dieu daigne m'accorder vie et santé.