Lettres à Herzen et Ogareff/À Herzen et Ogareff (20-05-62)

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Lettres à Herzen et Ogareff
À Herzen et à Ogareff, 20 mai 1862.



LETTRE DE BAKOUNINE À HERZEN ET
À OGAREFF


10, Paddington Green, W., 20 mai, 1862.


Vous avez raison, mes amis ; je dois me tenir à l’écart. Ma place auprès de vous ne peut être que celle d’un allié et d’un ami. Mais pour que cette position soit efficace, il faut élucider la question au point de vue de nos rapports mutuels. Nous n’aurons point à nous expliquer à ce sujet personnellement. J’éprouve dans mon cœur une satisfaction morale et je vous remercie d’avoir accueilli ma lettre sérieusement sans y chercher l’expression d’un amour-propre blessé ; personnellement, je ne demande rien de plus. Néanmoins, c’est un besoin impérieux pour moi que de parler, de discuter avec vous sur nombre de sujets, et par écrit, et oralement. Vous me permettrez donc de me réserver le droit de vous envoyer des missives de temps en temps, au fur et à mesure que les idées s’accumulent dans mon cerveau.

En attendant, je vous remercie encore une fois et vous dis au revoir.


Votre M. Bakounine.



RÉPONSE DE BAKOUNINE À UNE LETTRE DE
HERZEN


17 juillet 1862.


Je te demande pardon, Herzen. Ne te fâche pas, je t’en prie. C’est par une gaucherie habituelle à ma plume que ce mot amer s’est échappé, bien que le