Sommaire. — Étude des divers troubles trophiques des doigts : maladie de Maurice Raynaud (gangrène symétrique des extrémités) sclérodermie dactylique (son diagnostic, résorption des tissus des doigts sans nécrose des os ; masque sclérodermique) ; lèvre mutilante (plaques d’anesthésie, chute des phalanges ; macules de morphœa rubra ou alba sur le reste du corps).
Maladie de Morvan : historique ; caractère des panaris ; leur mode de succession, nécrose des phalanges, déformations consécutives ; caractères de l’anesthésie. Différences avec la syringomyélie au point de vue clinique et anatomo-pathologique.
Relation d’un cas type de maladie de Morvan compliqué d’hystérie. Superposition des anesthésies hystériques et de Morvan chez le même individu
1
II.
Sur un cas d’hystéro-traumatisme. — Monoplégle brachiale hystérique développée à la suite d’une fracture du radius.
(Leçon).
Sommaire. — Importance de la connaissance de l’hystérie pour le chirurgien. — Histoire du malade : chute d’une hauteur d’un deuxième étage, perte de connaissance. Fracture du radius. Au sortir de l’appareil à fracture, début des phénomènes parétiques. — Compression du nerf médian, ne pouvant expliquer ces phénomènes. — Caractères nettement hystériques de la paralysie. — Stigmates hystériques, petites attaques. — Rôles respectifs du traumatisme, de l’appareil à fracture, de la lésion du nerf médian, dans le développement des accidents
29
III.
Des tremblements hystériques.
(Leçon).
SOMMAIRE. — Date récente des premières études sur le tremblement hystérique : travaux de MM. Rendu, Pitres, Dutil. Classification des tremblements hystériques ; leurs rapports avec les autres espèces de tremblements, dont ils ne paraissent être que des imitations plus ou moins parfaites ; tremblements hystériques oscillatoire, vibratoire et intentionnel. Formes généralisées ou partielles. Leur mode d’apparition, leurs caractères, leurs rapports d’évolution avec la névrose hystérique. Relations de deux cas de tremblement hystérique ayant trait, l’un à la variété intentionnelle, l’autre à la variété vibratoire
46
IV.
Sur un cas de migraine ophthalmoplégique (Paralysie oculo-motrice périodique).
(Leçon).
SOMMAIRE. — Synonymie paralysie oculo-motrice récidivante. Migraine ophthalmique et migraine ophthalmoplégique. Historique Cas de Möbius, Hasner, Senator, Saundby, Parinaud et Marie, etc… Période de douleur ; période de paralysie portant sur tous les filets de la 3e paire ; période de rémission ; leurs caractères, leur retour périodique plus ou moins net. Début dans l’enfance.
Présentation de la malade : Début anormal, à l’âge de 30 ans, de la migraine ophthalmoplégique, qui avait été précédée de migraines véritables datant de l’âge de 4 ans. Longue durée de la période douloureuse. Période paralytique : ophthalmoplégie interne et externe occupant toutes les branches des 3e et 6 paires
Essai de pathogénie. — Trois cas avec autopsie : lésions sur le trajet du nerf moteur oculaire commun.
Traitement : Bromures, iodure de potassium ; quelquefois traitement antisyphilitique
70
V.
L’œdème bleu des hystériques.
(Leçon).
SOMMAIRE. — L’œdème considéré comme trouble trophique hystérique. L’œdème blanc est décrit par Sydenham. L’œdème
bleu est encore à peu près inconnu aujourd’hui. Premières
observations de M. le professeur Charcot, travaux récents sur
cette question. Description de deux cas d’œdème bleu de la main
combiné à une contracture hystérique du poignet et des doigts,
chez une jeune fille de 22 ans, et chez un homme de 46 ans.
Analogie de ces deux cas. Caractère du gonflement, où la pression
du doigt ne laisse pas d’empreinte : œdème dur, coloration
violacée, bleue, quelquefois presque noire, de la peau. Refroidissement
notable des parties atteintes. Évolution de ce symptôme
parallèlement à l’accident hystérique (paralysie, contracture) qu’il accompagne d’ordinaire. Expériences sur une grande
hypnotique chez laquelle on produit à volonté, par suggestion
somnambulique, un œdème bleu absolument identique à celui
des malades précédents. À propos du traitement, considérations
sur le danger des appareils inamovibles dans la thérapeutique
des accidents d’hystérie locale 95
VI.
Hystépo-traumatisme chez deux sœurs : Œdème bleu hystérique chez la cadette ; coxalgie hystérique chez l’ainée.
(Observations tirées d’une leçon)
117
VII.
Sur une complication peu connue de la sciatique (paralysie amyotrophique dans le domaine du poplité).
(Travail de MM. Georges Guinon et E. Parmentier)
127
VIII.
Un cas de sciatique avec paralysie amyotrophique dans le domaine du poplité, déterminée par l’usage exagéré de la machine à coudre.
(Observation de MM. J.-B. Charcot et H. Meige)
169
IX.
Sciatique double primitive avec atrophie dégénérative des muscles dans le domaine du poplité externe et interne.
(Leçon).
Sommaire. — Sciatique simple et sciatique double non symptomatiques. _ Histoire du malade : début de la sciatique double ; début de l’’amyotrophie dégénérative. Diagnostic : alcoolisme ; saturnisme ; diabète ; blennorrhagie ; compression intra-pelvienne du plexus sacré ; mal de Pott ; cancer vertébral. — Il
peut exister des sciatiques doubles non symptomatiques, accompagnées
de phénomènes qui compliquent quelquefois les sciatiques
unilatérales, tels que l’amyotrophie localisée au domaine
d’une des branches de terminaison du nerf 179
X.
Ophthalmoplégie externe et amyotrophie généralisée.
(Leçon).
Sommaire. — Faciès dans l’ophthalmoplégie externe ou facies d’Hutchinson ; ses caractères, son diagnostic. Caractères cliniques de l’ophthalmoplégie externe : intégrité des muscles iriens et pupillaires, atteinte des seuls muscles moteurs du globe oculaire. Considérations anatomiques ; lésions nucléaires.
Valeur séméiologique de l’ophthalmoplégie externe : tumeurs, inflammations (polioencéphalite de Wemicke), ophthalmoplégie externe-névrose. Analogie avec la paralysie bulbaire inférieure ou labio-glosso-laryngée. Tabes et ophthalmoplégie externe.
Ophthalmoplégie externe et atrophie musculaire généralisée constituant un syndrome à part (polioencéphalomyélite). Description de deux cas. Absence de la réaction de dégénérescence dans les muscles atrophiés. Cas aigus et subaigus
189
XI.
Cinq cas d’ophthalmoplégle externe (paralysie bulbaire supérieure) combinée soit à la paralysie labio-glosso-laryngée (paralysie bulbaire totale), soit à l’atrophie musculaire généralisée (polioencéphalomyélite). — Diagnostic.
(Extrait d’un travail de MM. Georges Guinon et E. Parmentier)
208
XII.
Sur un cas de syringomyélie avec panaris analgésiques. (Type Morvan).
(Leçon).
Sommaire. — Syringomyélie et maladie de Morvan. Travaux de M. Joffroy démontrant l’unicité des deux affections.
Anatomie et physiologie pathologiques de la syringomyélie : lésions cavitaires ; symptômes extrinsèques (leucomyéliques) et intrinsèques (poliomyéliques antérieurs, postérieurs et médians). Atrophie musculaire, troubles de la sensibilité, troubles trophiques. Formes frustes et atypiques.
Symptômes de la maladie de Morvan. Caractères des troubles
de la sensibilité, qui ne sont point différents, en somme, de
ceux de la syringomyélie, dans laquelle les panaris se rencontrent
comme troubles trophiques non d’une très grande rareté.
Observation d’un cas de syringomyélie, type Morvan
243
XIII.
Sur un cas de Paralysie diabétique.
(Leçon).
Sommaire. — Accidents nerveux secondaires dans le diabète constitutionnel. — Névralgies diabétiques symétriques et unilatérales, douleurs à caractère fulgurant ; absence dos réflexes rotuliens. — Un mot d’historique : travaux de Raymond et Oulmont, de Worms, de Bernard et Féré, de Bouchard, etc… Le terme de pseudo-tabes est impropre, car dans la plupart des pseudotabes observés (alcool, diabète, béribéri, etc…) c’est la démarche de stepper que l’on observe et non l’ataxie vraie.
Observation de paraplégie diabétique : Douleurs à caractère fulgurant ; démarche de stepper ; paralysie double des extenseurs du pied avec atrophie musculaire dégénérative. — Glycosurie considérable.
Analogies avec la paraplégie alcoolique. — Diagnostic avec le tabès. Diabète et tabès ; tabès et glycosurie, rareté relative du second syndrome
257
XIII bis.
Appendice à la leçon précédente.
Sur la Paraplégie diabétique
279
XIV.
À propos d’un cas d’hystérie masculine : 1o Paralysie dissociée
du facial inférieur d’origine hystérique ; 2o Cumul de facteurs
étiologiques : Traumatisme, Alcoolisme » Hérédité nerveuse.
(Leçon).
Sommaire. — Progrès réalisés dans la connaissance de l’hystérie masculine en France et à l’étranger. — Description d’un cas de paralysie faciale d’origine hystérique portant seulement sur les muscles buccinateur et grand zygomatique. — Superposition de l’anesthésie et de la paralysie. — Diversité des opinions concernant l’existence de la paralysie faciale dans l’hystérie. Sa rareté relativement au spasme glosso-labié hystérique.
Dans notre cas, début de la névrose à l’occasion d’un traumatisme,
et de la paralysie faciale à la suite d’un autre trauma-
tisme subi dans une attaque. — Symptômes d’alcoolisme. — Rôle de ces deux agents dans le développement et l’évolution
des accidents nerveux : cumul des agents provocateurs 285
XV.
Sur un cas d’hystérie simulatrice du syndrôme de Weber.
Leçon).
Sommaire. — Syndrome de Weber : paralysie de la troisième paire d’un côté et des membres du côté opposé. Il rentre dans la catégorie des hémiplégies alternes, dont fait partie le syndrome de Millard-Gubler (paralysie faciale totale d’un côté, hémiplégie des membres du côté opposé). Il est produit par une lésion du pédoncule cérébral intéressant les fibres du moteur oculaire commun et celles du faisceau pyramidal.
L’hystérie peut simuler le syndrôme de Weber : — Importance des stigmates et en particulier de l’anesthésie superposée aux troubles du mouvement. — Dans le cas en question, le ptosis est du au spasme de l’orbiculaire et non à la paralysie du releveur.
Ptosis paralytique et ptosis spasmodique. — Importance de la situation du sourcil du côté malade : il est relevé dans le premier et abaissé dans le second
308
XVI.
Sur un cas de paralysie radiculaire de la première paire dorsale, avec lésion hémilatérale de la moelle, d’origine traumatique, simulant la syringomyélie.
(Leçon).
Sommaire. — Cas frustes de syringomyélie, difficultés du diagnostic. — Observation d’un malade : lésion de la moelle, lésion des nerfs du plexus brachial, troubles du mouvement, troubles de la sensibilité, suivant la disposition dite syndrôme de Brown-Séquard. — Dissociation de l’anesthésie (analgésie avec thermo-anesthésie et conservation du tact) dans le cas de lésion d’un nerf périphérique et dans le domaine du nerf lésé.
Trépanation de la colonne vertébrale. Insuccès du traitement chirurgical
333
XVII.
Sur un cas de syringomyélie observé en 1875 et 1890.
(Travail de MM. J.-M. Charcot et Brissaud)
350
XVIII.
De la démarche chez les hémiplégiques.
(Leçon).
Sommaire. — L’hémiplégique organique vulgaire par lésion cérébrale marche « en fauchant. » Observations de Todd. Explication de cette démarche. — L’hémiplégique hystérique marche en traînant le pied paralysé, qui derrière lui balaie le sol. Remarques de Todd. Spasme glosso-labié et paralysie faciale. Le nom de démarche hélipode (de ἕλισσω, tourner) sera employé chez le premier ; celui de helxipode (de ἑλκω, traîner) chez le second
363
XIX.
Un cas de syphilis cérébrale héréditaire tardive.
(Leçon).
Sommaire. — Rôle de la syphilis dans l’étiologie de l’hémiplégie. Importance du syndrome « épilepsie partielle » dans le diagnostic de l’hémiplégie syphilitique.
Lésions de la syphilis cérébrale. Historique. Plaques gommeuses des méninges : pachyméningite gommeuse syphilitique.
Epilepsie partielle. Sa description. Parésie transitoire.
Grande importance diagnostique de la céphalée nocturne syphilitique. Ses localisations. Névrite optique.
Autres lésions syphilitiques : œil, oreille, nez. Syphilis héréditaire. Influence souvent décisive de la thérapeutique. Pronostic
370
XX.
Encore deux cas de syphilis cérébrale.
(Leçon).
Sommaire. — Variétés de la syphilis cérébrale. Artérite syphilitique ; le ramollissement cérébral vulgaire qui en est le résultat ; les lésions ainsi produites sont irréparables et le traitement spécifique est alors sans action sur l’hémiplégie qui reste incurable.
Présentation d’un malade de ce genre. Cécité verbale avec hémiopie et agraphie.
Syphilis cérébrale par pachyméningite gommeuse. Epilepsie
Jacksonienne. Céphalée spéciale, nocturne. Curabilité par le traitement antisyphilitique intensif lorsque le médecin l’applique à temps.
Présentation d’un malade de cette seconde catégorie
385
XXI.
Des formes frustes de la sclérosé en plaques.
(Leçon).
Sommaire. — Formes classiques, spinale, cérébrale et cérébro-spinale de la sclérose en plaques. Quelques symptômes rares ou anormaux de cette maladie. Lésions de la papille du nerf optique ; diagnostic avec la papille tabétique. Autres symptômes oculaires. Vertiges, attaques apoplectiformes. Mobilité des symptômes.
Formes frustes par effacement. Formes atypiques abortives ou frustes primitives. Formes atypiques par intervention de phénomènes insolites : hémiplégique, tabétique, latérale amyotrophique.
Présentation d’un exemple de forme fruste par effacement
399
XXI.
Note sur un cas de Paralysie du Moteur oculaire externe et du Facial, avec atteinte de l’Orbiculaire des paupières, compliqué d’Hémiplégie du même côté.
(Travail de MM. Parinaud et Georges Guinon)
420
XXIII.
Contribution à l’étude des bâillements hystériques.
(Travail de MM. Gilles de la Tourette, Georges Guinon et Huet)