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Louis Hébert, premier colon du Canada/II

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Imprimerie de "L'Événement" (p. 13-27).
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II


Bien avant la catastrophe, Champlain avait quitté l’Acadie. Il ne croyait pas au succès de l’entreprise, il pensait qu’on n’avait pas regardé au fond de l’affaire. La péninsule, si facilement colonisable, lui paraissait impossible à défendre, sans de grandes forces, à cause du nombre infini de ses ports. Il la trouvait à la merci d’un coup de main, trop isolée de l’intérieur du continent ; et l’avenir devait lui donner raison. Malgré la rigueur du climat, la lointaine vallée du Saint-Laurent lui semblait offrir à une colonie plus de ressources, plus de chances de durée.

À son retour de Port-Royal, Champlain avait rencontré Pierre de Monts à Paris. L’ex-lieutenant-général de l’Acadie, presque ruiné par son insuccès, s’était décidé à tenter fortune sur les bords du Saint-Laurent. Avec son aide, Champlain en 1608, avait fondé Québec.

Depuis l’exploration de 1603, au fond de son âme l’immortel marin avait nourri le rêve d’un établissement à cet endroit, et le rêve s’était réalisé. Le drapeau de la France flottait sur l’Habitation au pied de la montagne.

Mais la Compagnie formée pour aider Champlain ne songeait qu’aux énormes profits du commerce des fourrures. Dans la crainte de faire fuir le gibier, ces marchands — férus du gain — ne voulaient pas laisser faire le moindre déboisement. Ils entravaient si bien Champlain, qu’en 1617 Québec n’était encore qu’un petit poste de trafiquants perdu dans l’immensité des bois.

Aucun colon n’avait pu passer en la Nouvelle-France[1]. Il n’y avait encore d’ensemencé qu’un étroit jardin autour de l’Habitation. Champlain le cultivait de ses mains. À son arrivée, en 1608, il y avait semé du blé et du seigle, et, en 1611 à son retour de France, il y avait planté des rosiers.

Avec quelle joie, l’héroïque fondateur avait vu les grains pousser, les rosiers fleurir ! Partout dans les reconnaissances son regard d’explorateur interrogeait le sol. Il aimait à dire — comme Jacques Cartier — qu’il y avait au Canada, « terre aussi bonne qu’il est possible de voir ». Mais qui ouvrirait la voie aux défricheurs ? Qui oserait attaquer l’épaisse forêt, gardée par la cupidité insatiable ?

Champlain savait parfaitement quels cruels mécomptes Louis Hébert avait essuyés en Acadie. Mais il l’avait vu à l’œuvre. Il connaissait sa générosité, sa grandeur d’âme, son courage indomptable. C’est à lui qu’allait son espoir. Et pendant le séjour qu’il fit à Paris, en 1617, il ne craignit pas de faire appel à son patriotisme, à son dévouement, et de lui proposer d’aller commencer à Québec le défrichement de la Nouvelle-France. Sa loyauté ne lui laissa rien ignorer des périls et des difficultés qu’il y rencontrerait. Il ne lui cacha ni la précarité de l’établissement, ni les rigueurs de l’hiver, ni le mauvais vouloir des compagnies, ni la férocité des indigènes. Mais il lui dit aussi ses souffrances, ses dégoûts, ses amères tristesses. Ce n’était pas une province, c’était un Nouveau Monde qu’il voulait donner à la France !

Louis Hébert n’hésita pas à répondre qu’il l’aiderait de toutes ses forces et le suivrait à Québec.

Sa femme trouva tout simple, tout naturel, d’affronter les plus effroyables périls pour suivre son mari. Cette fois le départ serait définitif, et les deux époux mirent leurs biens en vente.

Faut-il dire que la résolution d’Hébert fut jugée sévèrement ? Ses parents et ses amis la trouvaient d’une extravagance absolue, insensée, et on n’épargna à Hébert ni les remontrances, ni les reproches : « N’avait-il pas perdu assez de temps et d’argent en Acadie ?… Pourquoi s’en aller au fin fond de la barbarie, achever de se ruiner ?… » On lui détaillait tous les dangers qui l’y attendaient, tout ce qui se racontait de la cruauté des sauvages… « Comment pouvait-il exposer sa femme et ses enfants à tomber aux mains de ces démons ?… L’entreprise de Québec n’aurait pas plus de succès que l’entreprise de Port-Royal… M. de Champlain était bien loin d’avoir les ressources des colonisateurs de l’Acadie… »

C’était très vrai, et Hébert le reconnaissait. Il n’était pas sans songer beaucoup à tous les dangers, à tous les obstacles. Mais le désir d’aider à fonder une Nouvelle-France le soutenait. Et ce qu’il savait de la férocité des naturels du Canada, loin de l’épouvanter, le touchait. Il avait une immense compassion de ces infortunés, et l’espoir de contribuer au salut de quelques âmes lui facilitait tous les sacrifices.


* * *


De Monts avait promis de faire concéder à Louis Hébert, dix arpents de terre à Québec ; et en faisant valoir ses connaissances médicales, les services qu’il pourrait rendre, Champlain obtint son passage sur le vaisseau de la Compagnie.

Ils s’embarquèrent à Honfleur, le 14 mars 1617, Hébert avec sa femme et ses trois enfants, Guillaume, Anne et Guillemette ; Champlain avec deux missionnaires, le Père Joseph Le Caron [2] et le Père Huet.

La traversée fut affreuse et très longue. Les tempêtes et les glaces mirent souvent le petit vaisseau en extrême péril. « Après avoir été, dit Sagard, treize semaines et un jour dans l’appréhension continuelle de la mort, le 14 juin, on atteignit enfin Tadoussac, où tous les navires s’arrêtaient alors. »

Les marins, comme les passagers, voyaient dans l’arrivée au port un grand miracle. Ils voulurent sans tarder remercier Dieu et, au pied des rochers géants couronnés de sapins, d’un pittoresque toujours si saisissant, les matelots aidés des charpentiers élevèrent une chapelle de verdure. Mme Hébert et ses jeunes filles ornèrent l’autel de fleurs sauvages, et le Père Huet offrit le Saint-Sacrifice en action de grâces. « Pendant que le religieux célébrait les Saints Mystères, deux hommes chassaient les moustiques avec de longs rameaux. Sans cette précaution, il eut été impossible au Père de s’acquitter de ses fonctions sacrées. » Tout l’équipage assista à la messe avec un profond respect et le capitaine fit tirer plusieurs salves [3].

Les vaisseaux, même de faible tonnage, ne remontaient pas le fleuve plus haut. Les dangers du chenal et l’insuffisance des observations exigeaient cette prudence, et l’on prit une barque à Tadoussac.

Des bandes d’oiseaux de mer s’abattaient souvent sur les belles eaux vertes du Saint-Laurent, mais pas une voile n’apparaissait. Sur la rive rien ne décelait encore le passage de l’homme civilisé. Partout c’était la forêt primitive, inviolée.

Champlain aimait la Nouvelle-France d’un amour incurable. Y revenir lui était toujours une grande joie. Bien des fois il avait décrit à son ami la beauté du site de Québec. Mais si cette beauté était incomparable, l’établissement était très humble, et, en débarquant sur la Pointe, Hébert n’aperçut que l’Habitation [4] et quelques cabanes sauvages. Ailleurs le cap penchait jusqu’à la grève ses bois charmants et le feuillage voilait la petite chapelle [5] bâtie au bord de l’eau dans un enfoncement.


* * *


Malgré la sécurité, la facilité relative des communications et tant d’autres avantages, la tâche du défricheur reste fort dure. Pour s’enfoncer dans la forêt, pour y faire jaillir le pain de la terre, il faut un véritable courage. S’il en est encore ainsi aujourd’hui, qu’était-ce donc alors, quand la Nouvelle-France comptait environ cinquante âmes et n’était qu’une forêt sans bornes habitée par des peuplades féroces ? Et quelle trempe devait avoir notre premier colon pour tout sacrifier à la Nouvelle-France naissante, pour en faire sa patrie d’adoption !

Comme Champlain, Hébert comprenait qu’aussitôt, l’Habitation construite, on aurait dû se mettre à cultiver. Il savait que la terre porte l’avenir en ses flancs, que c’est dans son sol surtout qu’un pays veut être aimé et servi. Et le lendemain de son arrivée, d’un pied léger, il gravit avec Champlain, le rude sentier de la montagne, afin d’examiner les alentours.

On sait que De Monts lui avait concédé dix arpents de terre, au lieu où il s’établirait. L’endroit qu’il choisit était au-dessus de l’Habitation. À travers les bois épais, un ruisseau [6] coulait, non loin, clair et rapide, entre les mousses épaisses semées de fleurs. Cette belle eau pure dans le voisinage, c’était un avantage précieux, et le choix d’Hébert fut vite fait.

Avant tout il fallait se loger et ouvriers et maçons se mirent avec entraînement à l’ouvrage. En attendant que sa maison [7] fut prête, Hébert, d’après une tradition de la famille, tendit sa tente sous un orme qui se dressait encore, il y a soixante-dix ans, au coin de la rue Sainte-Anne près de la Place d’Armes.

Champlain voyait avec une joie profonde s’élever cette maison. Elle lui apparaissait comme une fleur d’espérance sous le grand ciel bleu. Le jour où la famille s’y installa fut pour lui un heureux jour. Il y avait enfin un vrai foyer dans la Nouvelle-France…

Avec quel intime contentement Hébert battit le briquet et alluma le premier feu dans l’âtre ! Bien douce fut cette heure. La flamme du foyer, les mille petites voix qui bruissaient dans le bois embrasé mettaient la joie dans tous les cœurs. Au lieu de la toile des tentes trempée de rosée, on avait enfin un toit solide, le bien-être de l’abri et de la chaleur. Les meubles, apportés de Paris, reparaissaient au jour. On oubliait qu’on était en pleine barbarie, dans une forêt sans bornes qui n’avait d’ouvert que les marges de la mer et des rivières.

L’œil vif et gai, Mme Hébert allait et venait, plaçant les meubles, rangeant le linge dans les armoires, disposant sur le dressoir sa belle vaisselle d’étain, et, près du feu, les casseroles de cuivre.

C’est avec une émotion profonde que le Père Joseph Le Caron bénit la demeure du pionnier de l’agriculture. Il lui semblait célébrer l’alliance de l’homme avec la terre canadienne. Par delà il voyait, comme en un rêve, les travailleurs du sol, tous ces vaillants défricheurs qui, la hache à la main, s’enfonceraient dans la forêt pour y fonder un foyer, et il offrait à Dieu leurs rudes labeurs et leurs héroïques misères. Ne semble-t-il pas qu’il dit à Hébert :

« Que vos fatigues, que vos travaux soient bénis… Que vos sueurs soient fécondes… Puissiez-vous avoir bientôt beaucoup d’imitateurs… La terre est la vraie richesse, le dur travail est la loi de la vie ; que votre bras s’arme de vaillance et que votre courage jamais ne défaille… N’oubliez pas que Dieu est votre Père, que partout et toujours, ses anges vous gardent… Ce jour est vraiment pour moi un jour heureux : sur cette terre sauvage j’ai vu une grande et douce chose ! j’ai vu un vrai foyer. »

Une fois sa famille convenablement logée, Louis Hébert prit la hache et, autour de son humble logis, il attaqua la forêt séculaire. Pour ébranler ces grands arbres ridés, moussus, à la puissante ramure chargée de nids, il fallait bien des coups de hache. Les oiseaux s’envolaient au bruit et, ramassant ses forces, Hébert frappait… Les géants centenaires finissaient par tomber… La trouée s’élargissait. Mais les racines, riches de sève, étaient bien dures à extirper. C’est moulu de fatigues, les mains ensanglantées, que Louis Hébert regagnait le soir sa maison. Le reflet de l’âtre à la vitre lui était doux, et la force physique donne de la saveur à la fatigue. Mais chaque matin, il fallait reprendre le rude labeur, il fallait retrouver en soi le même courage…

À l’automne, Champlain devait s’embarquer pour la France. Hébert croyait qu’une protection céleste couvrait l’illustre marin et les périls de la traversée ne l’effrayaient pas. Mais l’approche de ce départ lui donna la nostalgie du pays, et Québec lui devint odieux. Il enviait les oiseaux migrateurs qui s’envolaient en bandes innombrables. Son âme s’en allait toute vers la France. Ce Paris si animé, si brillant, où il avait grandi, où il avait vécu, il l’avait toujours sous les yeux. Ces liens délicats et profonds, qui unissent un être au passé, à la terre qui l’a porté, qui l’a nourri, il en sentait toute la force, toute la douceur, et son cœur se serrait à la pensée de l’exil éternel.

Longtemps, il suivit du regard la barque qui conduisait Champlain à Tadoussac où l’on prenait les vaisseaux. Une paix, une splendeur divine s’épandait sur le fleuve et sur le sauvage Québec. Les bois encore ruisselants d’écarlate, de pourpre et d’or, baignaient dans la brume lumineuse ; mais la douceur de cette magnificence éphémère le remplissait d’effroi et de tristesse… Il songeait à ce que serait l’hiver dans cet isolement, dans cet immense désert de neige, et sentant le découragement l’envahir, il prit le sentier de la chapelle.

Cette pauvre petite chapelle de bois brut — la première demeure de Notre-Seigneur sur la terre canadienne — qu’elle était chère à notre premier colon ! Que de fois il y vint retremper sa constance !


* * *


La forêt sans fin, à peine envahie, se dépouilla rapidement. Les feuilles mortes roulaient le long du cap, elles s’amoncelaient dans la clairière, et Hébert devait dégager les fenêtres et la porte de sa maison. Bientôt viendrait le froid vif, le froid aigu qui mord et brûle la chair. Courageusement, Hébert se préparait à l’hiver si long, si rigoureux. Les cordes de bois s’allongeaient ; les bûches s’entassaient.

Des sauvages hideusement tatoués, marchant avec une légèreté féline, rôdaient souvent aux alentours. Quand la fantaisie d’entrer à la maison leur venait, Mme Hébert dissimulait de son mieux ses frayeurs. La courageuse femme tâchait de s’habituer à leurs allées et venues ; elle se confiait en Dieu, en la prière qu’elle faisait avec son mari et ses enfants. Le soir, lorsqu’on avait tiré les verrous, fermé les épais volets, que son mari se reposait à la douce chaleur en écoutant le babil de ses enfants, elle avait l’illusion de la sécurité, elle oubliait les affreux sauvages, les dangers de l’isolement et se sentait heureuse de donner aux siens le bien-être et la joie. Mais quand le vent déchaîné s’acharnait sur la maison et la forêt, que la nuit s’emplissait de plaintes éperdues, de sinistres hurlements, quel courage ne lui fallait-il pas ? Pour ces pionniers de la civilisation, de terrifiantes angoisses s’ajoutaient aux souffrances inhérentes à la vie des colons de tous les temps.

On n’en restait pas moins fidèle à la Nouvelle-France. À la fin de l’automne, Louis Hébert maria sa fille Anne, qui n’avait pas encore quinze ans, à Étienne Jonquest, jeune Normand établi à Québec. Ce fut le premier mariage célébré au Canada selon les rites de l’Église. Jonquest vint demeurer chez son beau-père. Dans cette maison isolée, un homme était un précieux renfort.

Comme on n’avait pas encore pratiqué de chemins, les rapports avec les hivernants n’étaient pas toujours faciles. Mais Beauchesne, qui commandait à l’Habitation en l’absence de Champlain, le Dr Adrien Duchesne, Abraham Martin, Nicolas Pivert, Pierre Desportes, Guillaume Couillard visitaient souvent la courageuse famille. On causait, on riait, on racontait des histoires de sauvages, des exploits de chasseurs, on chantait des airs et des chansons de France.

Hébert, qui désirait ardemment se faire entendre des sauvages, voyait surtout avec plaisir les interprètes. Marsolet, surnommé le petit roi de Tadoussac, et le fastueux Jacques Hertel, qui portait de si riches manteaux, de si belles dentelles et des gants à glands d’or, durent bien des fois s’asseoir à son foyer. Ils parlaient de leurs aventures, des coutumes des indigènes, de leurs superstitions. Ils racontaient les bacchanales de sang et de mort dont ils avaient été témoins, et ne tarissaient pas sur la séduction de la vie des bois et les profits de la traite.

Hébert les interrogeait sur les langues, tâchait d’apprendre un peu de montagnais, un peu d’algonquin. Lui dans les sauvages ne voyait pas des pourvoyeurs de fourrures, mais des frères à éclairer, à civiliser, à sauver. Il voulait cultiver mieux que le sol, il voulait cultiver les âmes, et sa maison était toujours ouverte aux sauvages.

Le dimanche, toute la famille descendait l’abrupt sentier de la montagne pour assister à la messe. Des chaudières pleines de braises réchauffaient l’humble petite chapelle, habillée de givre.

  1. Pierre Desportes, Nicolas Pivert et Abraham Martin vivaient de traite, de chasse et de pêche.
  2. Entre tous les missionnaires de cette époque héroïque, c’est sans contredit l’une des plus belles et des plus sympathiques figures. Illustre par sa naissance, « il avait eu l’honneur, dit Sagard, d’enseigner au roi Louis XIII, lui-même, les premiers rudiments de la foi ». Envoyé par ses supérieurs à la mission du Canada, il se dévoua avec un zèle incroyable à la conversion des sauvages… Il fut le premier à réduire les langues sauvages aux règles de la grammaire et à composer leurs dictionnaires. Il demeura attaché à l’Église du Canada tout le temps de la première mission des Récollets ; il en fut le chef à deux reprises, et il l’était encore lorsque le Canada fut pris par les Anglais en 1629 ; puis lorsque notre pays fut rendu à la France en 1632, et que les Récollets furent empêchés par des influences plus ou moins mystérieuses d’y revenir. Il éprouva tant de chagrin de ne pouvoir reprendre ses travaux apostoliques, qu’il en mourut. Un dernier trait achèvera d’esquisser cette noble figure : le Père Joseph Le Caron a été le premier maître d’école du Canada. — L’abbé Gosselin.
  3. Le capitaine Morel était un vrai chrétien. Dans un voyage qu’il fit au Levant, il fut pris par les infidèles. Son refus de marcher sur la croix lui valut le martyre : il fut empalé.
  4. L’« Habitation » consistait en trois corps de logis, à double étage, attenant les uns aux autres. Au-dessus du premier étage régnait une galerie qui se prolongeait autour d’un préau entouré d’un solide enclos percé de meurtrières. Une tourelle carrée ou campanile, destinée probablement à servir d’observatoire, se dressait au milieu de cette place. Toute l’« Habitation » était environnée d’un fossé et d’un mur d’enceinte, flanqué de plates-formes armées de trois ou quatre canons. — L’abbé Casgrain.
  5. Cette chapelle, mère des innombrables églises du Canada, était en bois brut et avait été construite en moins d’un mois, deux ans auparavant.
  6. Au commencement du siècle dernier, ce ruisseau coulait encore dans la rue « La Fabrique ».
  7. « La maison de Louis Hébert, disait Ferland, fut le premier bâtiment élevé sur l’emplacement de la Haute-Ville. Elle devait être située entre la rue Sainte-Famille et la rue Couillard. » On sait aujourd’hui que la maison de notre premier colon était dans la grande allée du jardin du Séminaire, près de la porte. On en a trouvé les fondations. Cette maison avait trente-huit pieds de longueur sur dix-neuf de largeur et était en pierre.