Mémoires historiques/Introduction/Chapitre 4 - La méthode et la critique/La méthode

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CHAPITRE IV


LA MÉTHODE ET LA CRITIQUE
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PREMIÈRE PARTIE


LA MÉTHODE


Les cent trente chapitres des Mémoires historiques se divisent en cinq sections ; ce sont les douze pen ki, les dix nien piao, les huit chou, les trente che kia et les soixante-dix lié tchoan CLXXII-1. L'étude des caractères inhérents à chacune de ces parties nous révélera la méthode de Se-ma Ts'ien.

Les pen ki sont les Annales des Fils du ciel. Le mot ki, comme l'a bien expliqué Lieou Tche-ki CLXXII-2, signifie réunir en liant avec une corde ; les années des règnes des souverains servent à dater et à coordonner tous les événements ; elles sont le fil conducteur qui établit la suite chronologique entre les faits ; elles constituent ainsi le principe (pen) sur lequel se construit tout l'édifice historique ; pen ki peut donc être traduit : « Annales principales. » Se-ma Ts'ien n'est pas l'inventeur de ce titre. Non seulement Lu Pou-weï(- 235 av. J.-C) CLXXII-3 appelle ki douze des chapitres de son Tch'oen ts'ieou, mais encore l'expression pen ki apparaît tout entière dans le nom d'un livre, aujourd'hui perdu, que Se-ma Ts'ien connaissait, leYu pen ki ou Annales principales de l’empereur Yu CLXXIII-1.

A côté des Fils du ciel existaient, au temps des Tcheou, les seigneurs féodaux ; chacun de ces vassaux était maître tout-puissant dans ses états et ses sujets comptaient les années d’après celles de son règne. Par exemple c’est sur la succession des ducs de Lou qu’est établie la supputation des temps dans le Tch’oen ts’ieou. Comme pour les Fils du ciel, ainsi pour les seigneurs c’était l’hérédité dans la transmission du pouvoir qui créait la continuité des chroniques. Se-ma Ts’ien appelle donc che kia, c’est-à-dire Maisons héréditaires, les chapitres qu’il consacre aux principautés seigneuriales. Il trouvait cette désignation déjà adoptée dans la tradition littéraire : Mencius nous dit qu’un certain Tchong-tse appartenait à la maison héréditaire de Ts’i CLXXIII-2; bien plus, Se-ma Ts’ien lui-même nous avertit à la fin d’un de ses chapitres qu’il a lu, pour le composer, ce qui est rapporté par le che kia CLXXIII-3 ; ce terme était donc employé avant lui pour désigner les histoires des états vassaux.

Les pen ki et les che kia ont au fond beaucoup d’analogie ; les che kia sont pour les seigneurs ce que les pen ki sont pour les Fils du ciel : de simples annales. Ces chapitres sont la partie la moins originale des Mémoires historiques ; ils offrent un grand intérêt pour nous parce que les écrits d’après lesquels ils ont été rédigés sont aujourd’hui perdus en majeure partie ; mais ces écrits existaient autrefois et Se-ma Ts’ien n’a que le mérite de les avoir réunis et copiés ; la méthode dans les pen ki et les che kia est celle même de la chronique ; on ne saurait en faire honneur à Se-ma Ts’ien.

Les dix nien piao ou tableaux chronologiques sont au contraire l’oeuvre propre du grand historien, Peut-être en avait-il trouvé l’embryon dans les listes généalogiques de l’époque des Tcheou CLXXIV-1. Mais il est le premier qui ait tenté de présenter l’ensemble des synchronismes de l’histoire depuis les âges les plus reculés jusqu’à l’empereur Ou. On peut discuter la valeur absolue des résultats auxquels il est arrivé ; on ne saurait méconnaître du moins l’effort personnel qu’il a dû faire pour localiser d’une manière précise dans le temps tous les événements du passé.

Les huit chou ou traités sont un autre genre de systématisation fondé, non sur l’ordre chronologique, mais sur l’unité de nature que possèdent certains ordres dé faits. Se-ma Ts’ien a su reconnaître le grand intérêt que comporte l’étude des institutions ou des connaissances humaines ; c’est pourquoi il traite séparément des rites et de la musique, des mesures et du calendrier, de l’astrologie et de la religion, des canaux destinés à favoriser le commerce et de l'économie politique. Sans doute il n’invente rien ; il se contente le plus souvent de grouper d’une manière nouvelle des textes dispersés dans les Annales et qui s’éclairent d’un jour inattendu par leur simple rapprochement. Cependant on ne saurait nier qu’il a fait preuve d’un esprit profond et pénétrant quand il a entrepris cette refonte de la matière historique ; le point de vue auquel il s’est placé en écrivant les traités est celui-là même que la critique européenne la plus récente a bien mis en lumière quand elle a montré l’importance des faits sociaux.

Si les idées générales ont un singulier attrait pour les esprits philosophiques, l’histoire doit aussi tenir compte d’un autre besoin non moins impérieux de notre désir de dans le livre des Soei CLXXVI-1. On appelle histoires canoniques celles qui ont été composées, le plus souvent par ordre impérial, sur chaque dynastie, une fois cette dynastie éteinte. Une telle définition ne saurait convenir, à parler exactement, aux Mémoires historiques. En premier lieu Se-ma Ts’ien n’écrit point par ordre impérial, et la preuve manifeste en est qu’il maltraite assez fort l’empereur Ou lui-même. En second lieu, il ne s’est pas borné à une seule dynastie, car il embrasse toute l’histoire de Chine antérieure à son temps et s’arrête au milieu de la dynastie des premiers Han, de sorte que son oeuvre fait en partie double emploi avec celle du véritable historien canonique Pan Kou. Enfin Se-ma Ts’ien ne traite pas seulement des dynasties éteintes, mais aussi du souverain régnant et de ses ancêtres, ce qu’aucun historien canonique n’a jamais osé faire. C’est donc uniquement parce que sa méthode est celle qu’ont adoptée les historiens canoniques que Se-ma Ts’ien est considéré comme le premier d’entre eux et qu’il n’a point cessé de figurer en tête de rémunération soit des dix-sept historiens sous les Song, soit des vingt et un historiens sous les Ming, soit enfin, de nos jours, des vingt-quatre historiens.

L’inventeur d’une méthode si estimée l’a-t-il suivie avec une rigueur absolue et ses successeurs ne l’ont-ils point modifiée ou perfectionnée ?

Les Annales fondamentales (pen ki) se sont maintenues, quelquefois avec une légère modification dans leur titre CLXXVI-2, chez tous les historiens canoniques ; elles représentent la plus ancienne forme de l’histoire, celle qui a subsisté comme le cadre nécessaire à la peinture infiniment variée des Monographies. Elles se distinguent bien nettement des autres parties prévues par la méthode puisqu’elles ne comprennent que les souverains dont les règnes servent à dresser la chronologie. Se-ma Ts’ien cependant parait avoir quelquefois méconnu leur véritable caractère ; c’est ainsi que, dans le pen ki des Tcheou, il range tous les ancêtres du premier roi de cette dynastie, alors que ces ancêtres n’étaient que des seigneurs et ne méritaient donc une place que dans les Maisons héréditaires ; on pourra dire, il est vrai, que leur histoire était trop courte pour former un chapitre à part ; mais la même excuse ne vaut pas pour le pen ki des Ts’in, qui parle des princes de Ts’in antérieurs à Ts’in Che-hoang-ti et rentre donc tout entier dans la catégorie des che kia. De même encore, Se-ma Ts’ien a consacré un pen ki à Hiang Yu ; mais, si Hiang Yu balança pendant plusieurs années le pouvoir naissant des Han, il fut en définitive vaincu et ne put fonder une dynastie ; il n’eut même aucun descendant pour hériter de son titre de roi de Tch’ou et c’est pourquoi il n’était digne ni d’un pen ki ni d’un che kia, mais d’une simple monographie : c’est en effet la place que lui assigne Pan Kou dans le Ts’ien Han chou CLXXVII-1.

Les nien piao ou tableaux chronologiques de Se-ma Ts’ien ne peuvent donner lieu à aucune critique pour la forme. La discussion du fond ne relève pas de la question de méthode mais de la question de critique et nous aurons à en traiter plus loin. Il est à remarquer cependant que les tableaux, tout en étant un secours pour le lecteur, ne sont pas indispensables à l’histoire ; aussi bon nombre des successeurs de Se-ma Ts’ien n’en ont-ils point écrit : toutes les histoires canoniques depuis le San kouo tche jusqu’au Pei che inclusivement, puis le Kieou T’ang chou et le Kieou ou tai chou, c’est-à-dire quatorze des histoires canoniques, sont dépourvues de nien piao ; on pourrait même mentionner en quinzième lieu le Heou Han chou, car les huit tableaux chronologiques qui en font partie ne sont pas l’oeuvre de Fan Yé, mais une addition ultérieure d’un certain Hiong Fang CLXXVII-2, qui vivait, comme Fan Yé, au temps de la dynastie Song (420 à 478 ap. J.-C).

Les Traités sont une des innovations les plus heureuses de Se-ma Ts’ien, mais il a négligé quelques-uns des sujets qui auraient été bien dignes d’être étudiés dans cette section ; tels sont la littérature, la géographie et les lois. Il est vrai que ces lacunes sont moins irréparables qu’on ne pourrait croire ; dans les traités, Se-ma Ts’ien parle surtout des faits qui se passèrent au temps des Han ; c’est pourquoi le Ts’ien Han chou de Pan Kou vient heureusement suppléer aux omissions qu’il a laissées. Les successeurs de Se-ma Tsien n’ont pas en général adopté le titre de chou qu’il avait donné à ces chapitres ; ils ont préféré le mot tche proposé par Pan Kou ; seul l’historien du Sin ou tai che a choisi le titre de k’ao CLXXVIII-1, c’est-à-dire recherches. Enfin, chez quelques historiens, cette section manque entièrement ; ce sont le San kouo tche, le Leang chou, le Tch’en chou, le pei Ts’i chou, le Tcheou chou, le Nan che, le Pei che.

Les che kia de Se-ma Ts’ien peuvent donner prise à certaines critiques : s’ils ont leur raison d’être pour la féodalité de la dynastie Tcheou, ils n’en ont plus aucune pour la noblesse de l’époque des Han. Les rois et les marquis qui constituaient cette seconde noblesse n’avaient point l’autorité des grands vassaux d’autrefois ; ils étaient révocables au gré de l’empereur et bon nombre d’entre eux ne résidaient même pas dans leurs terres. C’est ce qui explique pourquoi les historiens des âges suivants ont généralement supprimé les che kia ; Pan Kou lui-même, imitateur si servile de la méthode de Se-ma Ts’ien qu’il a comme lui exactement douze Annales fondamentales, huit Tableaux chronologiques, dix Traités et soixante-dix Monographies, Pan Kou n’a point écrit de Maisons héréditaires et rejette tous les nobles dans Les Monographies CLXXVIII-2. En entrant dans le détail, on peut encore adresser quelques reproches à Se-ma Ts’ien : c’est ainsi que Tch’en Ché n’avait aucun droit à entrer dans les Maisons héréditaires (chap. XLVIII), car c’était un aventurier qui, à vrai dire, se proclama roi pendant six mois, mais fut vaincu et mourut sans héritier. C’est un fait remarquable que Se-ma Ts’ien a cru pouvoir insérer dans cette section de son oeuvre la biographie de Confucius ; quoique ce grand moraliste n’ait point gouverné un état, il a formulé les principes qui doivent guider la conduite de tous les hommes et a mérité le titre de roi non couronné CLXXIX-1. Sa noblesse intellectuelle l’élève au-dessus du commun des hommes et le rend l’égal d’un seigneur. Il est le seul sage en faveur duquel Se-ma Ts’ien ait dérogé aux principes de sa méthode et on voit par là combien l’accusation de taoïsme qu’on a portée contre l’historien est peu fondée. Confucius est placé par lui après les che kia de l’époque des Tcheou et avant ceux des Han ; il ouvre pour ainsi dire l’ère des temps modernes.

Les Monographies sont la partie la plus variée et la plus riche des Mémoires historiques. Elles consistent presque toutes en biographies. Six d’entre elles cependant CLXXIX-2 font exception et traitent des pays étrangers, tels que les royaumes de Nan Yue, de Tong Yue et de Tch’ao-sien CLXXIX-3, ou tels que les Hiong-nou, les barbares du sud-ouest, et les états d’Occident. Ces six Monographies, malgré leur caractère spécial, sont disséminées en divers endroits de l’ouvrage et on ne voit guère les raisons qui ont déterminé Se-ma Ts’ien à leur assigner telle place plutôt que telle autre. Les autres historiens canoniques, quand ils ont écrit sur les pays étrangers, ont eu soin de réunir en un groupe tout ce qui se rapportait à ce sujet et l'ont rejeté vers la fin de leur livre. Quant aux biographies proprement dites, elles se présentent, chez Se-ma Ts'ien, sous trois formes : certaines monographies ne contiennent qu'une seule biographie ; d'autres réunissent les vies de deux ou plusieurs hommes qui ont eu des destinées analogues ; d'autres enfin classent ensemble des personnages qui se sont signalés par les mêmes talents ou dans la même profession ; tels sont les chapitres sur les lettrés (chap. CXXI), les fonctionnaires doux (chap. CXIX) et les fonctionnaires rudes (chap. CXXII), les vagabonds redresseurs de torts (chap. CXXIV), les courtisans et mignons (chap. CXXV), les hommes diserts (chap. CXXVI), les commerçants (chap. CXXIX). Les biographies simples sont rangées par ordre chronologique ; elles commencent avec Po I et Chou Ts'i, les fidèles sujets de la dynastie Yn qui ne voulurent point accepter le gouvernement des Tcheou ; sous les Tang cependant, un décret impérial de l'année 735 ayant prescrit de rendre de grands honneurs à Lao-tse, on mit sa biographie avant toutes les autres ; c'est l'ordre que suit Tchang Cheou-tsié, dans son commentaire du Che ki publié en 737 ; mais, après que cette crise de taoïsme fut passée, l'ancienne disposition des chapitres fut rétablie et toutes les éditions actuelles ne placent Lao-tse que dans la troisième monographie. Les biographies simultanées sont souvent intéressantes en rendant sensibles des analogies qui pourraient échapper à un lecteur peu attentif ; parfois, cependant, la raison qui inspire ces rapproche- ments est assez vague et ne justifie pas suffisamment la dérogation qu'elle nécessite à l'ordre chronologique. Ainsi le chapitre LXXXIV parle du poète K'iu Yuen qui fut ministre du roi de Tch'ou dans la seconde moitié du ive siècle avant notre ère, et de Kia I qui vécut de, 198 à 165 avant J.-C. ; le seul motif qui ait engagé Se-ma Ts'ien à réunir deux hommes d'époques si différentes, parait être que Kia I composa une poésie ou il déplorait la mort de Kiu Yuen. Enfin parmi les Monographies il en est une intitulée : « La Consultation des sorts par la carapace de tortue et le mille-feuille CLXXXI-l » ; un tel sujet serait mieux à sa place dans un traité sur la divination qui appartiendrait naturellement à la catégorie des Traités.

Les Monographies et les Annales impériales sont les deux sections qui se retrouvent chez tous les historiens canoniques ; elles constituent donc le fond même de la méthode, car les Tableaux chronologiques et les Traités sont des additions utiles mais non indispensables. Une chronique complétée et animée par un dictionnaire biographique, telle est la conception que les Chinois, disciples de Se-ma Ts’ien, se sont faite de l’histoire. Cette méthode est devenue une véritable institution d’état : il existe dans le Han lin yuan un bureau appelé le Kouo che koan CLXXXI-2 qui a pour mission spéciale de rédiger les biographies d’hommes célèbres ; toutes les fois qu’un haut fonctionnaire vient à mourir, un décret impérial paraît dans la Gazette de Péking pour ordonner aux membres du Kouo che koan d’écrire sa vie ; ainsi se constituent graduellement les Monographies qui seront incorporées dans l’histoire canonique de la dynastie mandchoue quand celle-ci aura cessé de régner ; il serait d’ailleurs absolument interdit à un particulier d’écrire de sa propre autorité une histoire de la dynastie actuelle sur le plan des histoires canoniques.




CLXXII-1. 12 本紀 ,10 年表 ,8 書 ,30 世家 ,70 列傅.

CLXXII-2. Che t'ong t'ong che, chap. n, § 4.

CLXXII-3. Mayers {Manual, n° 465) donne par erreur la date 237. Cf. Sema Ts'ien, Ts'in che hoang pen ki, 12e année.

CLXXIII-1. Mémoires historiques, chap. CXXIII, p. 8 v° : et Le grand astrologue dit : D’après le Yu pen ki... »

CLXXIII-2. Mencius, trad. Legge, p. 162 : 仲子/ 之世家也 .

CLXXIII-3. Mémoires historiques, chap. XXXVII, p. 5 v° : 余讀世家言 .

CLXXIV-1. Mémoires historiques, chap. XIII, p. 1 r» : « Sous les Yn et avant eux, les seigneurs furent incapables de tenir leurs registres génealogiques : mais à partir des Tcheou, on en put rédiger plusieurs. » — Mémoires historiques,chap.XIV, p. 1 r» : « Le duc grand astrologue a lu les tableaux chronologiques et généalogiques du Tch’oen ts’ieoù. »

CLXXVI-1. Les Soei régnèrent de 581 à 618 de notre ère.

CLXXVI-2. Pan Kou les appelle Ti ki 帝紀 , et plusieurs autres historiens ont adopté ce titre.

CLXXVII-1. Ts’ien Han chou, chap. XXXI.

CLXXVII-2. Che t’ong, chap. III, p. 2 v°.

CLXXVIII-1. 考 .

CLXXVIII-2. On ne retrouve une section analogue à celle des Che kia qu’aux époques où la Chine fut divisée en plusieurs royaumes ; les souverains des dynasties autres que celles réputées légitimes sont alors rangés dans des chapitres spéciaux ; tels sont les tsai ki 載紀 de l’histoire des Tsin.

CLXXIX-1. Dans le Kia yu, il est dit que Tse-yu, grand astrologue du pays de Ts’i, loua Confucius en disant : « C’est là du ciel le roi non couronné. » 天其素王之乎 . Cf. Che t’ong t’ong che, chap. XX, p. 19 r°.

CLXXIX-2. Mémoires historiques, chap. CX, CXIII, CXIV, CXV, CXVI, CXXIII.

CLXXIX-3. D’après Tchang Cheou-tsié (Mém. hist., ,chap. VI, p. 6 r°), le mot tch’ao dans le nom du Tch’ao-sien, se prononce comme le mot tch’ao, marée. Le Dictionnaire de K’ang-hi indique cependant la prononciation tchao sans aspiration : je ne sais qui a raison.

CLXXXI-l. Mémoires historiques, chap. CXXVIII. Ce chapitre est d’ailleurs dû en grande partie à un interpolateur, comme on le verra au chapitre V de notre Introduction,

CLXXXI-2. Cf. Mayers, The Chinese government, n° 215.