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Martin l’enfant trouvé ou les mémoires d’un valet de chambre/I/0

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À M. ALFRED D’ORSAY.


Acceptez ce livre, mon cher Alfred, comme un gage de ma bien ancienne amitié et de ma vive sympathie pour vous, le peintre et l’ami de Byron qui a consacré une de ses pages immortelles à apprécier la noblesse de votre cœur et l’élévation de votre esprit ; pour vous, dont le ciseau puissant et sévère a sculpté dans le marbre la grande figure de Napoléon ; pour vous, dont la rare générosité a enrichi notre Musée national d’un des plus merveilleux produits de l’art indien ; pour vous enfin, le fondateur de ce charitable asile où tout Français pauvre et éloigné de son pays trouve, du moins, du pain et un abri.

Adieu, mon cher Alfred. Croyez toujours à la sincérité de mon affection.


Aux Bordes, 20 juin 1846.


EUGÈNE SUE.