Martin l’enfant trouvé ou les mémoires d’un valet de chambre/III/10

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X


CHAPITRE X.


la nouvelle basquine (Suite).


D’abord accablée d’un chagrin profond, pleurant et sans cesse demandant son père, sa mère et ses frères, Jeannette, que j’appellerai désormais Basquine, tomba sérieusement malade, et l’on désespéra presque de ses jours ; mais sa jeunesse, et ce qu’il y avait en elle d’incroyablement vivace, la sauvèrent ; au bout de quelque temps elle sembla renaître plus jolie, plus charmante que jamais.

L’arrivée de Basquine, si ardemment désirée par Bamboche, produisit sur lui un effet étrange… l’amour d’abord, puis la poignante anxiété qui l’avait agité en attendant l’issue de la démarche de la Levrasse chez le charron, agirent si violemment sur la nature énergique de cet enfant, qu’apprenant par moi l’arrivée de Basquine, et qu’elle se trouvait dans le fourgon avec la mère Major… tout le sang de Bamboche reflua de son cœur à son cerveau ; un coup de sang le frappa, il se trouva mal, et cette profonde commotion eut pour réaction une fièvre chaude qui se déclara presque aussitôt.

Basquine étant aussi, dès son arrivée, tombée malade de chagrin, la Levrasse fut donc, à son grand regret, obligé de s’arrêter, durant un mois environ, dans une petite ville, afin de faire donner les soins nécessaires à ses deux pensionnaires, non par affection, non pas même par respect humain, mais par intérêt pour son entreprise, car les exercices enfantins de Bamboche, de moi et de Basquine, accompagnés de l’exhibition phénoménale de l’homme-poisson, lui assuraient pour l’avenir d’abondantes recettes.

Les liens d’amitié qui m’unissaient à Bamboche, étaient déjà bien forts ; mais les divers incidents de sa maladie et de celle de Basquine, les resserrant encore, les rendirent indissolubles. Voici comment :

La Levrasse, profitant de ce séjour inattendu pour parcourir, comme colporteur et acheteur de cheveux, les environs de la petite ville où nous étions obligés de rester, était parti avec son âne Lucifer, espérant une fructueuse tournée.

Nous avions été rejoints par le paillasse (ou en termes techniques le pitre, la queue-rouge) de la troupe ; il se nommait Poireau, et venait remplacer Giroflée, l’ancien comique de la troupe, entré depuis, par vocation, au séminaire, m’avait dit Bamboche ; plus tard je devais me convaincre que Bamboche disait vrai.

Poireau était un grand garçon, efflanqué, dégingandé, aux traits assez réguliers, mais flétris par une habituelle et ignoble expression de crapule et de méchanceté. Dans sa conversation ordinaire, il ne disait pas deux paroles de suite sans les accompagner de lazzis obscènes ou orduriers d’une grossièreté révoltante. Ce malheureux devint bientôt le favori de la mère Major, et lors même que Bamboche n’eût pas déjà éclairé mon innocence, le cynisme tranquille avec lequel cette Messaline de carrefour et le paillasse s’abandonnaient sans scrupule à leur amour immonde, m’eût révélé ce que mon jeune compagnon m’avait appris… m’eût révélé ce que Basquine, cette enfant si pure, si candide, devait bientôt apprendre… dans ce milieu de dépravation effrontée où elle était désormais destinée à vivre… pauvre petit agneau sans tache, jeté presque en naissant au milieu de cette fange.

Mais je ne veux pas anticiper sur de poignantes, sur d’horribles révélations ; elles ne viendront que trop tôt, et il me faut du courage pour me rappeler cette époque de ma vie… courage d’autant plus grand que, grâce à mon commerce ingénu avec le vice, je n’éprouvais alors aucune indignation contre ce qui m’indigne à cette heure.

La Levrasse parti, la mère Major et Poireau, absorbés dans leur amour, Bamboche et Basquine alités, nous restions seuls, l’homme-poisson et moi, pour veiller deux malades et nous occuper du ménage.

Les soins domestiques, tels que cuisine, entretien et surveillance des habits de la troupe, du matériel, etc., avaient été délégués à l’homme-poisson, de par l’autorité de Poireau, qui tranchait du dictateur. Je ne sais pourquoi il avait tout d’abord conçu une profonde aversion pour Léonidas Requin, qu’il se plaisait à vexer, à tourmenter, à injurier, à battre avec une opiniâtre et lâche méchanceté ; car Léonidas, malgré son nom héroïque, était le plus inoffensif et le plus craintif des hommes ; mais le digne lauréat universitaire, appelant à son aide la philosophie stoïque et les maximes de son divin Sénèque, supportait tout, endurait tout avec une incroyable résignation.

« — Vois-tu, petit Martin ? — me disait cette naïve et bonne créature. — J’ai ici le manger, le coucher, l’abri, les vêtements ; j’ai le loisir de lire mon Sénèque en écumant le pot au feu ou en faisant mijoter le ragoût de la mère Major et de ce… (ici Léonidas, baissant la voix, regardait avec inquiétude et effroi de côté et d’autre de crainte d’être entendu) de ce grand scélérat de Poireau qui m’a pris en grippe, comme autrefois dans ma classe les cancres… m’abhorraient par jalousie de mes succès… mais, ça m’est égal,… j’y suis fait, et je bénis chaque jour l’habitude que j’ai prise de recevoir toute sorte de horions depuis ma plus tendre enfance, et puis, vois-tu ? petit Martin, tout n’est pas roses dans la vie, et quand je me souviens qu’après avoir en vain travaillé comme un nègre pendant mon enfance et ma première jeunesse, je suis resté deux jours sans pain, sans abri, et que, de désespoir, je me suis jeté à l’eau, je n’ose pas accuser le sort… quant à me revancher, — ajoutait-il, avec un soupir de regret et de confusion, — je suis fort comme une puce et poltron comme un lapin… La mère Major m’aplatirait d’un coup de ses gros poings, et Poireau me briserait d’un coup de ses grands pieds ; mais comme il faut pourtant, après tout, que justice se fasse ! mais comme il est pour les opprimés une Providence vengeresse ! — reprenait Léonidas, d’un ton à la fois solennel et triomphant, — comme un lauréat de l’Université, couronné et embrassé cent fois par S. E. Mgr. le ministre de l’instruction publique au son des fanfares et appelé par lui l’espoir de la France, comme un tel lauréat, dis-je, n’est pas, après tout, absolument destiné à servir impunément de plastron et de victime à un ignoble paillasse et à une grosse butorde d’Hercule femelle, je… (et la voix de Léonidas redevenait basse, craintive et mystérieuse) je… leur flanque souvent une énorme poignée de sel… dans leur pot au feu… et… ma foi ! tant pis… je confie ce dangereux secret à ton honneur, Martin… je me tapis quelquefois dans l’ombre de la cuisine comme un malfaiteur, et là… solitaire… et à l’insu de tous… je… je crache un peu… Bah ! pas de lâche réticence avec toi, mon cher ami… je crache beaucoup dans les ragoûts que mes tyrans me condamnent à leur préparer… Et ils les mangent… sans se douter de rien ! les malheureux !! ils les mangent ! alors je crois ma vengeance assouvie !! Mais non, elle renaît comme une hydre, et je recommence… Si ça continue, je n’y suffirai pas… je deviendrai étique !!! »

En me confiant ce secret plein d’horreur, la voix de Léonidas expirait sur ses lèvres : il regardait autour de lui avec épouvante, comme s’il m’eût fait l’aveu de la plus noire scélératesse.

Léonidas exclusivement occupé de ses fonctions domestiques et culinaires, ne pouvait donc que m’aider faiblement, et je restais à-peu-près seul chargé de soigner Bamboche et Basquine, tombés presque instantanément malades… Celle-ci, de désespoir d’être séparée de son père et de sa famille qu’elle adorait… celui-là, de la violente émotion que lui avait causée la certitude de pouvoir vivre désormais auprès de cette enfant qu’il aimait avec une passion aussi profonde qu’incroyablement précoce pour son âge.

La fièvre chaude de Bamboche s’étant compliquée d’une fièvre typhoïde, on l’avait isolé de Basquine par ordre du médecin ; je partageais donc mes soins entre ma nouvelle compagne et mon ami.

Basquine, arrivée le soir, couchée aussitôt tout éplorée dans notre grande voiture, était tombée gravement malade cette nuit-là même, et n’avait pu voir Bamboche qu’environ un mois après qu’elle fut entrée dans notre troupe.

Le désespoir de Basquine se manifesta d’abord par des sanglots incessants, entrecoupés de ces cris : Papa… papa… au secours… comme si son père pouvait l’entendre ; puis, lorsque la malheureuse enfant n’avait plus la force de pleurer, elle tombait en proie à une crise nerveuse, bientôt suivie d’un morne accablement ou d’un pénible sommeil, agité par des rêves sinistres.

Je passais auprès d’elle tout le temps que je ne passais pas auprès de Bamboche ; elle semblait à peine s’apercevoir de ma présence ; sombre, concentrée, défiante, elle ne prononçait pas une parole. La mère Major s’était mise en règle en montrant l’engagement signé de la femme du charron ; précaution inutile,… car l’enfant resta opiniâtrement muette et ne répondit à aucune question. Un médecin vint la voir, mais elle s’obstinait à ne prendre rien de ce qu’on lui ordonnait ; j’imaginai de lui promettre, si elle se montrait raisonnable, une prochaine entrevue avec son père.

Il me semble voir encore Basquine, couchée dans le grand lit d’une triste et misérable chambre ; sa charmante figure, pâle, marbrée, avait incroyablement maigri en quelques jours ; ses beaux cheveux blonds, ordinairement bouclés, mais alors humides d’une sueur froide et fiévreuse, tombaient en mèches presque droites autour de son visage et de ses épaules ; elle tenait fixement levés vers le plafond ses grands yeux secs, rougis et gonflés, tandis que ses deux petites mains se croisaient sur sa poitrine.

Lorsque je lui eus dit :

— Écoute… Basquine… si tu es bien sage, si tu veux boire ce qui est dans cette tasse… tu reverras bientôt ton père ! — trop faible pour se lever sur son séant, elle retourna vivement la tête vers moi ; ses yeux devinrent humides, de grosses larmes y roulèrent bientôt, ses lèvres tremblèrent, et elle me dit de sa petite voix douce et affaiblie :

— Tu ne mens pas ?

Un moment troublé par l’innocence de ce regard, où se lisaient à la fois l’espoir et une douloureuse défiance, j’hésitai, puis je répondis d’une voix émue :

— Non… je ne mens pas.

Sans doute Basquine remarqua mon hésitation ; car elle reprit, en me regardant fixement :

— Ne mens pas… vois-tu ? la bonne sainte Vierge en pleurerait…

J’entendais parler pour la première fois de la bonne sainte Vierge ; néanmoins je répondis intrépidement :

— Non… je ne mens pas !

— Je reverrai papa… si je bois cela ? — dit Basquine sans me quitter des yeux.

— Oui, bien vrai !… — lui répondis-je.

— Donne… — dit l’enfant.

Et elle but d’un trait ce que je lui présentais.

De ce moment, elle me témoigna quelque confiance, me demandant sans cesse quand elle reverrait son père.

Les conseils et l’exemple de Bamboche, la peur des mauvais traitements, la nécessité de cacher ou de pallier mes fautes à mes terribles instituteurs, m’avaient déjà familiarisé avec le mensonge ; il me fut facile de tromper la candeur de Basquine en lui faisant espérer et attendre de jour en jour la venue de son père, qui, ajoutai-je, l’emmènerait certainement avec lui.

Ces tromperies du moins aidèrent à sa guérison ; elle se résigna dès lors à suivre toutes les prescriptions du médecin, et, l’espérance de retourner bientôt dans sa famille la tranquillisant, sa santé s’améliora chaque jour.

Il m’est resté une impression ineffaçable de mes premières conversations enfantines avec Basquine, et, en rassemblant à cette heure ces souvenirs toujours si présents, je suis frappé de tout ce qu’il y avait naturellement de droit, d’honnête et de loyal dans l’éducation ou plutôt dans les exemples donnés par le charron à son enfant, car ordinairement à l’exemple seul se borne l’éducation du pauvre, et presque toujours l’on peut, en parlant de nous autres gens du peuple, dire avec une certitude absolue, soit en mal, soit en bien :

Tels parents, tels enfants

Aussi, à juger d’après Basquine, son père devait être laborieux, probe, d’une conduite exemplaire. Quant à la femme du charron, elle devait partager cette touchante superstition de bien des pauvres mères affligées… une foi naïve, candide, dans l’intercession de la bonne Vierge, car souvent, durant sa maladie, Basquine m’avait parlé de la bonne Vierge…

Pauvre cher petit ange, que la fatalité devait bientôt initier, comme je l’étais déjà moi-même, à l’obscène et ordurier langage des coryphées de notre troupe… et à bien pis encore ! car il me reste de honteux, de pénibles aveux à faire. J’ai à parler de mon rôle étrange dans les amours précoces de Bamboche et de Basquine, rôle que je jouais d’ailleurs avec une incroyable ingénuité de corruption, aveugle que j’étais d’ailleurs par mon affection profonde, dévouée, presque fanatique pour Bamboche.

Voici comment et à quel propos je prononçai pour la première fois son nom à Basquine.

Lors des premiers jours de sa convalescence, m’entretenant avec elle de son père, afin de la rendre contente, car elle en parlait sans cesse, je lui dis qu’il devait travailler beaucoup pour nourrir sa nombreuse famille.

Basquine me répondit :

« — Oh ! oui… papa travaillait beaucoup… il ne s’arrêtait pas même les dimanches, et la nuit aussi bien souvent il travaillait encore. Nous le voyions bien… puisque nous couchions avec maman dans le hangar. Une fois, papa avait déjà passé trois nuits sans décesser… moi je dormais avec mes petites sœurs… maman nous a éveillées… Elle pleurait. Elle nous a dit :

» — Mes enfants, regardez votre père…

» Nous avons regardé.

» Papa, qui avait commencé à percer du bois avec une grande vrille à manche [1], s’était mis à genoux ;… mais trop fatigué pour sûr, il s’était endormi, tenant toujours les deux côtés du manche sur lequel il appuyait son front. Il restait comme ça… sans bouger. Maman pleurait toujours… elle nous a dit bien bas, pour ne pas réveiller papa : — C’est pourtant pour nous donner du pain que votre bon père se fatigue autant… Il faut prier la sainte Vierge d’avoir pitié de nous et de lui… et de le récompenser, car il n’y a pas au monde un meilleur père… Allons, mes enfants… à genoux… et dites comme moi… mais tout bas pour ne pas réveiller votre père.

» Nous nous sommes mis tous à genoux, et maman a dit et nous avons répété à mesure et après elle :

» — Bonne sainte Vierge… n’abandonnez pas dans sa grande peine, s’il vous plaît, ce pauvre père qui travaille tant pour nous ; sainte mère de Dieu qui protégez, les mères et les petits enfants, écoutez une mère et ses petits enfants, et récompensez notre père de son courage, s’il vous plaît ! »

» Comme nous finissions de dire cela, bien bas pourtant… papa s’est éveillé, il nous a vus tous à genoux… les mains jointes ; il a demandé à maman pourquoi ? Maman le lui a dit ;… alors il nous a pris dans ses bras… il pleurait aussi bien fort, lui… car nous avions les joues toutes mouillées pendant qu’il nous embrassait. »

· · · · · · · · · · · · · · · · · · ·

Bien des années se sont passées depuis le jour où Basquine me faisait ce simple et touchant récit… Bien des événements, bien des malheurs, bien des ignominies, dont j’ai été acteur ou témoin, devraient avoir flétri, endurci mon cœur, et pourtant, au seul souvenir de la voix, de l’accent, de la physionomie de cette pauvre enfant, lorsqu’elle me racontait cet épisode de la misérable et laborieuse vie de son père, mes yeux deviennent humides, comme ils le devinrent ce jour-là en écoutant Basquine.

Profondément ému d’un langage si nouveau pour moi, enthousiasmé de la foi et de l’espérance que Basquine semblait avoir dans la toute-puissance providentielle de cette sainte mère du bon Dieu, cette douce et tendre patronne des mères et des pauvres petits enfants, je dis à Basquine en toute sincérité :

— Et la bonne sainte Vierge a récompensé ton père, n’est-ce pas ?

— Oh ! non… — me dit naïvement l’enfant, en secouant avec tristesse sa jolie petite tête bouclée et faisant un grand soupir, — oh ! non… jamais…

Et me rappelant ce que mon émotion m’avait fait oublier, le douloureux tableau dont j’avais été témoin chez le charron, lors de l’enlèvement de son enfant, je repris :

— C’est vrai ; ton père n’a pas été récompensé de son courage par la bonne sainte Vierge… Mais alors à quoi donc ça sert-il, de la prier ?

— Dam !… moi, je ne sais pas… Maman nous disait de prier avec elle pour que nous soyons moins malheureux et que papa soit récompensé… Nous priions… comme disait maman.

Une détestable pensée me vint à l’esprit ; je me souvins de l’horrible mort du père de Bamboche… celui-là aussi avait travaillé avec une ardeur infatigable… Celui-là aussi avait tendrement aimé son enfant… Et pourtant celui-là aussi était mort abandonné de la bonne sainte Vierge et des hommes… Enfin l’homme-poisson, après avoir assidûment travaillé pendant son enfance et sa première jeunesse, avait voulu échapper — me disait-il — à la misère et à la faim en se donnant la mort.

Bamboche, le disciple du cul-de-jatte, avait donc raison de répéter sans cesse :

— Ceux qui travaillent sont des imbéciles ; ils crèvent de faim ou de misère.

Le naïf récit de Basquine, la scène douloureuse dont j’avais été témoin dans la demeure de son père, donnait malheureusement, à mes yeux, un nouveau poids aux désolantes maximes de Bamboche.

Alors, tout glorieux de ma récente et triste science des hommes, je dis à Basquine :

— Tu vois bien, ton père se crevait à travailler, et la bonne sainte Vierge n’a eu ni pitié ni récompense pour lui ; le père de Bamboche se crevait aussi à travailler, lui, et il est mort au fond des bois, mangé par les corbeaux. Vois-tu, Basquine, c’est des bêtises de travailler ; il vaut mieux s’amuser quand on peut, et se moquer des couennes,… et puis…

Mais la contagion du mal et du vice ne m’ayant pas encore complètement gangrené, je ne pus continuer, tant je fus frappé de l’expression à la fois étonnée, triste et curieuse de Basquine, lorsqu’elle m’entendit parler ainsi.

Ce qu’il y avait encore de bon en moi, se révolta à la pensée de donner, pour ainsi dire, la première leçon de désespérance et de corruption à cette innocente petite créature, et je lui dis :

— D’ailleurs… Bamboche t’expliquera tout cela mieux que moi.




  1. Une tarière, sans doute.