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Mickey au Camp de Gurs

La bibliothèque libre.
s. n. (p. 1-16).


C’était un jour de l’an II de la révolution nationale…

Je me promenais tranquillement, quelque part en France.

Mon cœur était tout joyeux, car mon boulanger m’avait donné 1002 gr. de pain pour 1006 gr. de tickets.

Ah, c’est la bonne vie !

Mais, tout à coup…

… un gendarme m’interpella.

 !!!  !!!  !!! — disait-il.

C’était du basque !

Comme je n’entends point cette langue-là, je ne répondit rien.

— Krrangihhwomtkwaxperrdiou - disait le gendarme.

Cette fois, c’était du béarnais.

Comme je persistais à me taire, le gendarme commençait à se fâcher :

— Huile de pute, vos papiers. !!! -

Mes papiers ! ? ?

J’en ai jamais possédé, des papiers.