Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges. Tome IV

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NOBILIAIRE

DU DIOCÈSE ET DE LA GÉNÉRALITÉ
DE LIMOGES
PAR L’ABBÉ JOSEPH NADAUD
CURÉ DE TEYJAC
PUBLIÉ
SOUS LES AUSPICES DE LA SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE
ET HISTORIQUE DU LIMOUSIN
PAR

L’ABBÉ A. LECLERC

Ne turbata volent rapidis ludibris ventis.
Virgile





TOME IV

ET DERNIER

LIMOGES
Ve H. DUCOURTIEUX, LIBRAIRE-ÉDITEUR

7, RUE DES ARÈNES, 7
––
1880


Corps du document[modifier]

QUADRUVIO-QUEUX, p. 1[modifier]

NOBILIAIRE


DU DIOCÈSE ET DE LA GÉNÉRALITÉ


DE LIMOGES


––––––––––


Q.

QUADRUVIO (1).

LA QUEILLE (QUELLA). – Jean-Claude-Marie de La Queille, Sgr de Saint-Jal, épousa, vers 1773, Emilie Descail, de la ville de Paris.

[M. de Saint-Jal et major du régiment d’Aumont, cavalerie. (NADAUD, Mém. mss. antér. à 1773.)]

QUELEN. – V. T. II, l’article Esthuer.

SAINT-QUENTIN. – Louis de Saint-Quentin, chevalier, Sgr de Saranhac (peut-être Cournac), en la sénéchaussée de la Marche, 1383, épousa Marguerite, fille de Roger de Sauvaignac, chevalier, Sgr dudit lieu, et de Alips du Doignon.

QUESROU. – Noble Joseph du Quesrou, sieur de Beyreis, paroisse de Blom (2), mourut le 20 août 1616, à Saint-Font-la-Rivière, en Périgord (3), chez son beau-frère, Gui Roux, écuïer, sieur de Lusson (Registres de Saint-Front).

QUEUX. – René Le Queux était échevin à Saint-Jean-d’Angeli, Maurice Griffon fut reçu à sa mort, le 9 février 1605.


––––––––––
1. Etait à la page 2451, qui est déchirée.
2. Blond, canton et arrondissement de Bellac (Haute-Vienne).
3. Saint-Front-la-Rivière, canton de Saint-Pardoux, arrondissement de Nontron (Dordogne).


ROBINET-ROCHE, p. 31[modifier]

DU LIMOUSIN 31

ROBINET, sieur de Champaignes, paroisse de Barret, élection de Saintes, porte : parti : au 1er de gueules à la fasce en devise d’argent, accompagnée d’une pomme de pin en chef et l’autre en pointe ; au 2e aussi de gueules flanqué en sautoir d’azur, accampagné d’une pomme de pin en chef et d’un lion rampant de même en pointe. (Dans le dessin de Descouture, la pomme de pin et le lion du 2e sont d’argent.)

I. – Louis de Robinet épousa, le 3 novembre 1506, Françoise Famard.

Il. – Poncet de Robinet épousa, le 8 janvier 1549, Anne de La Coudre.

III. – Pierre de Robinet épousa, le 6 janvier 1594, Elisabet Giraud.

En 1598, cette famille fit ses preuves de noblesse devant les commissaires du gouvernement qui les trouvèrent bonnes.

IV. – David de Robinet épousa, le 18 juin 1635, Catherine de Mendosse, dont Marc-Antoine.

Note isolée.

Poncet de Robinet, sieur du Mayot, épousa. en 1670 Marie Arnault, fille de François, sieur de Laborie, à Périgueux, et de Catherine de Saunier (MORERI, 1759).

ROBUSTE. – Jean Robuste, écuïer, sieur de Laubarrière, de la ville d’Angoulême, épousa Jeanne Martin, dont Jeanne, morte en nourrice sur la paroisse de Cers, le 7 mai 1726.

ROCARD ou ROCQUARD (1).

DE LA ROCHE. – V. DE NAUCHES,.T. III.

ROCHE, dans la Marche, porte : d’azur à 3 bandes d’or (Dict. généal., 1757).

[Amélius de La Roche vivait en 1175. – Voyez nos Mém. mss. abb. Lim., p. 503.]

M. Guillaume de La Roche fut recomnanclé aux suffrages des morts du chapitre des ff. pp. tenu Limoges en 1337.

[Gaucelin La Roche est cité dans les registres de Borsandi, notaire à Limoges, p. 33, n° 51 ; et dans ceux de Roberii, notaire ibid., p. 6, n° 6, et p. 9, n° 10, apud D. COL.

On trouve encore dans les registres du même Borsandi, p. 62, n° 94, Jean La Roche, et p. 106, n° 166, et p. 114, n° 176, Gautier. La Rocha.]

Antoine de La Roche, écuïer, sieur de Galemaux, paroisse de Malleret, épousa Marie-Silvine du Breuil, dont Hubert, tonsuré en 1721.

ROCHE, porte : d’azur à 3 bandes d’or (HOZIER, Arm. génér., regist. I, p. 467).

I. – Puissant seigneur, Jean de La Roche, écuïer, sieur du Rouzet, l’an 1572, par son testament du. 22 novembre 1588, voulut être enterré dans l’église de Giat, diocèse de Clermont, dans la chapelle des Sgrs du Rouzet, ses prédécesseurs. Il fut père de : 1° Antoine, écuïer, sieur du Rouzet, qualifié du titre de puissant seigneur l’an 1590 ; 2° Joseph, qui suit.


––––––––––
1. Cette famille avait sa généalogie à la page 391, déchirée.


ROCHE-ROCHEAYMON, p. 31-32[modifier]

32 NOBILIAIRE

II. – Joseph de La Roche, premier du nom, écuïer, sieur du Rouzet et de Giat, en partie, épousa, le 8 février 1592, Charlotte de La Faye, veuve de noble Pierre de Montsernils, écuïer, sieur d’Hauteroche, et remariée depuis en troisièmes noces, avant l’an 1619, avec Gilbert de Chaslus, sieur de Courdes et d’Orsival.

III. – François de La Roche, écuïer, sieur du Rouzet, par son testament du 27 septembre 1626, voulut être enterré avec ses prédécesseurs, dans la chapelle qu’il avait au lieu de Giat, et nomma tutrice de ses enfants sa femme. Il avait épousé, le 28 janvier 1619, Marguerite de La Borde, fille de noble Gilbert, écuïer, sieur de Belline, et de Michele de Veini : elle épousa en secondes noces, le 2 février 1628, Guillaume d’Ossandon, sieur de La Forest, et fit son testament le 23 avril 1643. François fut père de : 1° Joseph, qui suit ; 2° Gilbert, écuïer, sieur de Merville ; 3° François, écuïer, sieur de Giat.

IV. – Joseph de La Roche, deuxiéme du nom, écuïer, sieur du Rouzet et de Giat, fut maintenu dans sa noblesse depuis l’an 1511, avec ses frères, par ordonnance de l’intendant de Riom du 1er février 1667. Il épousa, le 3 février 1648, Gabrielle de La Blanchisse, fille de Mathieu, sieur de Beauvezeis, Laudan, Grandval, et de Geneviève du Bois-de-Codignac, dont : ° 1 Jean ; 2° Antoine, qui suit ; 3° Catherine, mariée : 1° avec Magdelin de Bard : 2°, le 10 décembre 1684, avec Hubert de Bostredon, écuïer, sieur de Chaslus.

V. – Antoine de La Roche, successivement capitaine de cavalerie dans le régiment du prince de Tarente, l’an 1704, major de cavalerie, l’an 1713, capitaine dans le régiment d’Urfé, chevalier de Saint-Louis, 1728, de la paroisse de Saint-Jean-de-Malleret (1) dans la Marche, diocèse de Limoges. Il épousa, le 1er février 1704, Marie-Silvie du Breuil, fille d’Etienne, écuïer, sieur de Galamand, et de Gabrielle du Breuil, dont : 1° Etienne ; 2° Marguerite, née le 19 mai 1719, reçue Saint-Cir, le 22 juillet 1728.

ROCHE. – François de La Roche, sieur de Salignat, paroisse dudit lieu, élection de Saintes, fut trouvé gentilhonme en 1598.

François Pontbon et Artur de La Roche, sieurs de ......, paroisse de ....., élection de Saintes, furent trouvés gentilshonmes en 1598.

[ROCHE-ANDRY.– Ancienne baronnie de l’Angoumois, qui valait, en 1698, environ 5,000 livres de revenu.

Jeanne de La Roche-Andry épousa Jean de Galard, de Bearn, avant 1600 (Tabl. hist., IVe part., p. 368).

N..... de Lavedan, cadet de cette maison, était baron de La Roche-Andry en 1698.]

ROCHEAYMON, porte : de sable à un lion d’or armé lampassé de gueules, l’écu semé d’étoiles d’or. Une branche porte : semé de trèfles.

Le nom d’Aimon, commun parmi les Sgrs de Bourbon, pourrait éclaircir une question qui a excité la curiosité : savoir pourquoi les armes de l’ancien Bourbon se trouvent au frontispice du vieux château de La Rocheaymon,


––––––––––
1. Malleret, canton et arrondissement de Boussac (Creuse).


ROCHEAYMON, p. 33-36[modifier]

DU LIMOUSIN 33

en Combraille. Quelques-uns opinant favorablement pour les Sgrs de La Rocheayrnon,. qui en possèdent la seigneurue depuis plus de 400 ans, de père en fils, ont conjecturé qu’ils pourraient sortir d’une brancge de l’ancienne maison de Bourbon. Il suftirait peut-être de conjecturer que ce château appartenait à quelqu’un des Sgrs de Bourbon, avant qu’il appartint à la maison de La Rocheaymon d’aujourd’hui (SIMPLICIEN, Hist. généal. de la maison de Fr. Paris, 1728, T. III.– Mem. Trev., 1729, p. 1164)..

La maison de La Rocheaymon, a eu une très grande part à la première dotation de l’abbaïe de Bonlieu. Les premiers Sgrs ne sont appellés que du seul nom de La Roche. Mais l’identité de ce nom avec celui de La Rocheaymon est prouvée par l’identité des biens et la suite des générations qui remontent avec la plus grande évidence jusqu’à la dotation de l’abbaïe de Bonlieu. La maison de La Rochefoucaud est dans le même cas, et n’en remonte pas avec moins de certitude. jusqu’au commencement du siècle de 1100, époque où tout antiquaire judicieux et instruit doit s’arrêter en matière de généalogie, puisque c’est celle où les noms de famille commencent à devenir d’un usage général (Mém. mss.).

I. – Aymon, premier du nom, vivait avant l’époque de la fondation du monastère de Bonlieu, 1141, ordre de Citeaux, diocèse de Limoges ; il épousa ....., dont : 1° Bernard, qui suit ; Aymon, qui posséda des rentes dans le lieu de La Vilette, qui, après sa mort, passèrent à son frére Bernard et à ses enfants ; 3° Astorge ou Eustorge, qui se maria et a fait la branche des Sgrs de Saint-Maixent.

II. – Bernard de La Roche, connu par cinq actes de donation à l’abbaïe de Bonlieu, peu après la fondation de ce monastère, était mort en1180, tige des Sgrs de Mainsac. Il épousa Agnez d’Aubusson, fille de Renaud, vicomte d’Aubusson, et de Matebrune de Ventadour ; elle était sœur de Gui, connu par un don fait à Blessac en 1179, dont : 1° Aymon, nommé dans l’acte de 1179, qui suit ; 2° Guillaume, nornmé dans des actes de 1179 et 1205, mort sans postérité ; 3° Bernard, ecclésiastique.

III. – Aymon, deuxième du nom, de La Roche, nommé en 1179 et 1206, épousa Ermengarde, dont : 1° Aymon, Sgr de La Roche, 1214, était mort sans enfants, en 1219 ; 2° Bernard, deuxième du nom, d’abord Sgr de Champagnac, puis de La Roche en 1219, avait épousé, vers l’an 1244, Agnez d’Aubusson, fille de Renaud, vicomte d’Aubusson, et de Marguerite ....... ; 3° Guillaume, qui suit.

IV. – Guillaume de La Rocheaymon, qualifié fils d’Aymon en 1212, et chevalier en 1226, vivait ençore en août 1256, était mort en avril 1263. C’est le premier qui ait pris le surnom de La Rocheaymon, château sur la paroisse, d’Evaux (1). Il épousa Alix, dont : 1° Aymon, qui suit ; 2° Gauvin de La Rocheaymon, Sgr de La Chirade, auteur d’une branche éteinte en une fille avant 1348.

V. – Aymon, quatrième du nom, de La Rocheaymon, en 1263, était mort en 1278. Il avait épousé : 1° N..... de Beaulebois, de Chérailles ; 2° Mathilde de Pradeaux. Du premier lit vinrent : 1° Bernard qui suit ; 2° Aymon, mort sans postérité.

V. – Bernard de La Rocheaymon, troisième du nom, était mort en 1285.


––––––––––
1. Evaux, chef-lieu de canton dans l’arrondissement d’Aubusson (Creuse).


34 NOBILIAIRE

Jean de La Rocheaymon, chevalier, promit à l’évêque du Puy, fidélité sur l’âme de la reine Jeanne, femme du roi Philippe-le-Bel, comme héritière de Thibaut, roi de Navarre, son père, pour le comté de Bigorre, le jeudi après la Saint-Marc de l’an 1293, en présence de plusieurs seigneurs (VAISSETTE, Hist. Langued., T. IV, p. 78).

Guillaume de La Rocheaymon, Sgr de La Roche, épousa, le 24 janvier 1463, Louise d’Aubusson (Simplic., T. V, p. 331), dont Marguerite, mariée à Gilbert Motier, Sgr de La Fayette, tué à la bataille de Poitiers, 1356 (MORERI, 1759).

Louis, premier du nom, Sgr de La Rocheaymon, épousa ......, dont Genevre, mariée en 1346 (il y a faute) à Louis, premier du nom, Sgr de Scoraille (MORERI, 1759).

N....., Sgr de La Rocheaymon, en Auvergne, épousa Philippe du Puy, fille de Geofroy, chambellan du roi Charles V, etc., mort en 1431, et de Jeanne de Pierrebuffière (SIMPLIC., T. VIII, p. 902).

Louis, Sgr de La Rocheaymon, chevalier, épousa Bauguine de La Queille-Châteaugay, dont Alexandre, alias Elisant, mariée, le 5 avril 1419, avec Louis de Saint-Quentin, damoiseau, Sgr de Saint-Quintin, de Blet et de Beaufort, fils de Aubert de Saint-Quintin, au diocèse de Clermont, chevalier, Sgr dudit lieu, de Blet et da Alix de Beaufort (SIMPLICIEN, Hist. grands offic. addit. à la tête du T. II).

N..... de La Rocheaymond, prévôt de l’hôtel du roi, 1518.

Un des vaisseaux de la religion de Saint-Jean de Jérusalem, commandé par La Rocheaymon, fut rencontré, en 1524, par quelques marchands rhodiens, qui naviguaient dans la Méditerranée : ils reconnurent le pavillon de l’ordre, et l’envie de pouvoir encore embrasser une fois leurs anciens maîtres, les fit monter à bord. Ils entrèrent dans le vaisseau du chevalier, qui les reçut avec une joie récipooque, et qui les régala magnifiquement. Dans la chaleur du repas et dans un lieu plein de liberté et de confiance, ces Rhodiens se répandirent en plaintes contre la tyrannie des Turvs, et regrettaient la juste domination des chevaliers. De ces regrets, ils passèrent à des vœux et des souhaits pour le rétablissement de la religion dans leur isle ; comme ces marchands étaient les principaux citoyens de Rhodes, il exaina avec eux les différents moyens dont on pourrait se servir pour chasser les Turcs. Il trouva tant de facilité, qu’il les engagea à venir avec lui en Italie ; et après être débarqués à Civita–Vecchia, il les emmena à Viterbe et il les présenta secrètement au grand-maître, Philippe de Villiers, de l’Isle-Adam, mais ce projet n’eut aucun effet (Vertot., Hist. de Malte, T. III, p. 418) (1).

.......................................................... Cette épitaphe est dans la chapelle du village de Chabanne-Guergui, paroisse de Saint-Pierre-de-Fursac, près La Souterraine. Il paraît par les armes, que ce seigneur fit bâtir le château.

Ce Jean de La Rocheaymon, Sgr de Chabanne, bailli du Maconnais, seneschal de la Marche, lieutenant-général du duc de Bourbon et d’Auvergne, lieutenant du roi et gouverneur du Languedoc, était fils de ...... (Moreri, 1759, Louet).


––––––––––
1. N’adaud avait ici une page supplémentaire, qui à été déchirée, et qui entre autres choses contenait une inscription, comme 1’indique la suite.


DU LIMOUSIN 35

Pierre, duc de Bourbon, nomma, le 14 septembre 1488, Jean de La Rocheaymon, Sgr de Chabannes, pour son lieutenant au même gouvernement, aux gages accoutumés (Cabinet de M. Clairamb.–VAISSET, Hist. Langued., T. V, p. 77). Il fut le principal commissaire du roi aux Etats du Languedoc assemblés dans 1a ville du Puy, le 14 septembre 1501 (Archiv. des Etats, p. 94) ; et aux Etats tenus dans la même ville, le 21 octobre 1502 (Archives des Etats, p. 95). Il fut premier commissaire aux Etats du Languedoc, tenus à Montpellier le 18 octobre 1488 : il eut 1,000 livres sur les épices.(p. 79). Le 27 septembre 1489, le roi le nomma un des six pour travailler à la réformation de la justice dans cette province, ce qui fut exécuté (p. 79). Il fut aussi commissaire aux Etats du Languedoc, tenus à Annonay, en Vivarais, au mois de novembre 1490, et eut 400 livres sur les épices (p : 80). Les Estats tenus à Montpellier, au mois de novembre 1492, se plaignirent de lui : 1° de ce qu’il exerçait plusieurs actes d’autorité et de jurisdiction contraires aux privilèges du pays ; 2° de ce qu’il deffendait la sortie des bleds de la province, quoiqu’il y en eut en abondance, donnant des permissions particulières de les tirer, à qui il lui plaisait. Nous ignorons la réponse du roi à ces articles (p. 84). Il commanda le ban et l’arrière-ban de la province au mois d’août 1495 (p. 86). En 1496, il ordonna de fortifier tous les châteaux situés sur la frontière, du côté de l’Espagne, parce que les Espagnols y avaient déjà fait des courses. Il se tenait à Narbonne et y avait une garnison de deùx mille Suisses et de huit cents hommes d’armes pour empêcher leurs nouvelles courses (p. 88).

Il épousa Magdelaine de Montalembert, dame de Nucheze, fille de Christophe et de Perenelle Dercé, dont deux filles : 1° Marguerite, mariée à Louis de Pierrebuffière, chevalier, baron dudit lieu et de Peyrat-le-Château, Sgr de La Villeneuve-au-Comte, et de Chabannes-Guerguy, fils de Pierre et de Catherine de Comborn ; 2° Gabrielle de La Rocheaymon, mariée le 6 mars 1493, à Antoine de Louet, baron de Clavisson, en Beaujollais, etc., fils de Guillaume et de Geofrine de Touron, dont elle laissa plusieurs enfants (DUCHESNE, Hist. Mais. Chasteigners, p. 130).

Jean de La Rocheaymon, chevalier, prévôt de l’hôtel du roi et son écuïer tranchant, épousa Sébastienne de La Chapelle, veuve, le 1er mars 1541 (1542) (Regist. du Parlement de Paris).

Gabrielle de La Rocheaymon, abbesse. dc l’Esclache, nomma au prieuré de Derces Anne de La Rocheaymon, et après la mort d’Anne, en 1558, Catherine de La Rocheaymon.

Antoine de La Rocheaymon, baron de Chin, épousa, le 7 juillet 1577, Isabeau de Rochefort, fille de Pierre, Sgr d’Ally, l’un des cent gentilshommes de la maison du roi, et de Gilberte de La Queille ; elle se remaria avant 1594 à Raphaël de Gaillac, Sgr dudit lieu (MORERI, 1759).

François de La Rocheaymon, Sgr dudit lieu, paroisse d’Evaux, chevalier de l’ordre du roi, épousa Antoinette de Gras de Paing, dite de La Courtine. Elle reprit sur lui les baronnies du Crest. et de Juillac, qu’elle porta en se remariant, l’an 1585, à Gabriel-Allire de Langheac, Sgr dé Dalet, dont : 1° Antoine, bachelier en droit canon, tonsuré et archiprêtre d’Aubusson, 1602 ; 2° Claude, mariée, le 17 février 1608, à Jean Barton de Montbas, Sgr de La Rochenozil, et de Massenom, fils de Charles et de Rose de La Rocheaymon, de Saint-Maixent (Dict. généal., 1757).


36 NOBILIAIRE

N..... de La Rocheaymon, épousa Françoise de La Marthonie, fille de Gaston et de Françoise de La Bastide, veuve 1627.

Annet de La Rocheaymon, abbé de Bonlieu, 1625.

Renaud de La Rocheaymon, abbé de Bonlieu, 1643.

Renaud de La Rocheaymon, épousa Antoinette de Brichanteau, fille d’Antoine, Sgr de Nangis, chevalier des ordres du roi et d’Antoinette de La Rochefoucaud, dont Antoine, qui suit (SIMPLIC., T. III, p. 91).

Antoine, marquis de La Rocheaymon, Sgr de Mainsac, Sanac de Hume et de Lavau, épouse, le 7 février 1652, Marie de Lesay, fille de Pierre de Lesay dit de Lusignem, Sgr de la Côte-aux-Chats, lieutenant des gardes du corps du roi, et de Louise Grangier de Liverdis, dont Chaude, tonsuré en 1672, mort évêque du Puy, 1720.

Charles-Antoine de La Rocheaymon; né en 1687, grand aumônier de France [cardinal en ..... mort en .....]

Blanche-Henriette, mariée en 1723, à Philippe de Montgon, maréchal des camps et armées du roi et gouverneur des îles d’Oléron, fils de Jean-François et de Louise Sublet d’Hendicourt ; il mourut en 1724, ne laissant qu’une fille.

Philippe-Paul de La Rocheaymon, marquis dudit lieu, épousa Charlotte-Françoise de Monseranni, fille de François, marquis de Paroi et de Catherine de Vassan, dont : 1° Antoine-Louis-François, né à Joui, diocèse d’Évreux, le 15 novembre 1714, tonsuré en 1724 ; 2° Antoine-Charles, tonsuré en 1729, du diocèse d’Évreux, abbé de Bonlieu en 1734 ; 3° Marie-Pierre, tonsuré en 1732.

Michel de La Rocheaymon, Sgr de Barmont et d’Uchier, épousa Henriette de La Rochebriant, dont Nicolas-Louis, qui suit.

Nicolas-Louis de La Rocheaymon, marquis de Barmond ou Balmont, Roussines, Lechey, Saint-Avit-de-Tarde, fils de Michel, fut tué en duel en 1721, au mois de juillet (SIMPLIC., T. IV, p.548). Il avait épousé Jeanne de La Tour, née en 1696, fille de Godefroi-Maurice, baron de Murat et de Magdelene de Boschut, dont : Henriette-Françoise, mariée le 28 novembre 1736 (MORERI, 1759), à Juste-Henri du Bourg, de Saint-Polgue, chevalier, marquis du Bourg, fils d’Emmanuel Gaspard et de Mathie de Crocq de Saint-Polgue.

Théodore de La Rocheaymon, comte de Brioude, 1727.

[Mr de La Rocheaymon, brigadier, fut nommé lieutenant-commandant en second, de l’artillerie de l’armée du Rhin et de la Moselle, le 2 février 1734].

N..... de La Rocheaymon, nommé le ..... juin 1746, à l’abbaïe d’Andecies, ordre de Saint-Benoît, diocèse de Châlons-sur-Marne ; elle était alors prieure de Saint-Jean Andilegum (Gall. christ., T. IX, COL. 943).

La Rocheaymon de Saint-Maixent, seigneurie dans la Marche (1).

II. – Astorge ou Eustorge de La Roche Eustorgius de Rupe, épousa, vers 1160, Dalmacie, veuve d’Amiel, Sgr de Chambon, et fille d’un Sgr d’Auvergne, nommé Guillaume (BALUZE, Mais. d’Auverg., T. Ier, p. 78 et T. II,


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1. Nadaud renvoie à la page 299, qui est déchirée.


ROYERE-RUCHAUD p. 126[modifier]

126 NOBILIAIRE

baptisé le 8 août ; 3° Pétronille-Marie, nommée pour les cérémonies du baptême, le 9 mars 1670 (Registres de La Roche-l’Abeille).

N….. de Royère (peut-être Achille cy-dessus) épousa Jeanne Vialle, dont Ardoyne, baptisée le 2 avril 1657.

Jean de Royère, écuyer, sieur dudit lieu, épousa Anne de Meillards, séparée de biens en 1619.

Elie de Royère, écuyer, sieur de Champvert, paroisse de La Porcherie, épousa Marie-Anne de David, dont Pierre-Annet, tonsuré en 1755.

ROZE. – Irieix et Estienne Roze dit Le Roy, frères, sieurs de Romegoux, obtinrent des lettres de noblesse que Mrs de la chambre des comptes renvoïèrent au lieutenant-général de Limoges, l’an 1588, pour procéder à l’enquête et informaton des moyens, vie et mœurs.

RUAUX. – V. ROUFFIAC.

RUBEN. – Noble Antoine Ruben, écuïer, gentilhomme ordinaire de Son Altesse Monseigneur le duc d’Orléans, de la ville d’Aimoutiers, épousa Louise de Montchaud, dont Jean-Joseph Ruben de Lombre, baptisé le 10 février 1699.

Pierre Ruben de Lombre, avocat au Parlement, épousa Léonarde Allouvaud, dont Jean, qui suit.

Jean Ruben, sieur du Mas, épousa, par contrat (signé Pasquetot) du 11 février 1678, Marie de La Pommélie, fille de Jean, sieur de La Garde et du Pré-Halanaud, écuïer, paroisse de Saint-Pierre-Château, et de Marie Bourdicaud.

RUBYS. –Noble Pierre de Rubys, sieur de La Valette, paroisse de Nieuil, épousa Isabeau de Phélines, dont : 1° Simon, qui suit ; 2° Marguerite, mariée à Jacques Bouyer, sieur de Saint-Sulpice-le-Donzel.

Noble Simon de Rubys, sieur de La Valette, épousa, en 1610, par contrat du 7 février (signé Noalhier), Gabreille d’Andelay ; elle porta 4,000 livres, une robe de tafetas et un cotillon de damas. De ce mariage naquirent : 1° Albert de Rubys, écuïer, sieur de La Valette ; 2° Isabeau, mariée par contrat (signé Laplagne) du 14 novembre 1647, à Joseph Geoffre, fils de Gabriel, notaire du lieu de Las-Ganas, de Fregefont, paroisse de Nieuil, et Marguerite Collin.

DE RUCHAUD, sieur de Bullon, paroisse de Coussac, élection de Saintes, porte : d’azur à ruches de miel d’or.

I. – Armand de Ruchaux épousa Jeanne Seguin ; ils firent leur testament le 28 septembre 1525.

II. – Georges de Ruchaux épousa, le 15 janvier 1549, Jeanne Blanc.

III. – François de Ruchaux épousa, le 13 octobre 1598, Marie Adjousté.

IV. – Georges de Ruchoux épousa, le 9 mai 1624, Claude de Boyer (1), dont René ; en 1660, Georges et René, son fils, eurent de M. le comte de Jonsac un certificat de service.


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1. Des Coutures l’appelle Claude de Boys.


SCLAFER-SCORAILLE, p. 157[modifier]

DU LIMOUSIN 157

SCLAFER. – Gabriel Sclafer, écuïer, sieur de La Rode, paroisse de Turenne, épousa Anne de Brunerie, dont Pierre, tonsuré en 1722.

Jacques Sclafer, écuïer, sieur de Jugeal, épousa Elisabeth de La Bachelerie, dont : 1° Jacques-François, ecclésiastique, 1763, né en 1739, tonsuré en 1761 ; 2° Pierre, ecclésiastique en 1760.

Daniel-Joseph Sclafer de Chaunac, paroisse de Turenne, épousa, en 1772, Louise-Julie de Gain de Montagnac, paroisse de Saint-Hippolitte.

SCORAILLE ou ESCOURAILLES porte : d’azur à 3 bandes d’or ; tire son nom d’un ancien château, dans la Haute-Auvergne ; à cinq lieues d’Aurillac.

Marquis d’Escourailles, Sgr de Malemort, fut témoin dans le contrat de mariage de Bertrand de La Tour-d’Auvergne, avec Louise de La Trémouille, le 30 janvier 1454, vieux stile (BALUZE, Mais. d’Auverg., T. II, p. 662).

XV. – Louis de Scoraille, second fils de Marquis, Sgr de Scoraille et d’Hélène de Salagnac, eut en partage les seigneuries de Roussille, en Limousin, et de Montpensier, en Auvergne ; il fut capitaine-lieutenant de la compagnie de gendarmes de Charlus, et testa le 14 mai 1560. Il. avait épousé, avant le 15 septembre 1534, Marie de Royère, fille de Jean, Sgr de Royère, et de Jeanne-Helie de Villac ; l’aîné de ses enfants, et le seul qui laissa postérité, fut Antoine, qui suit (MORERI, 1759).

XVI. – Antoine de Scorailles, Sgr de Roussille, et de Montpensier, testa en 1587 et institua son héritière universelle Anne de Sedières, sa femme, à condition de rendre sa succession à celui de ses quatre fils qu’elle voudrait choisir ; et elle céda, le 14 décembre 1597, cette succession à Rigaud, qui suit ; 2° Dominique, qui était l’aînè, étant mort depuis le testament de leur père ; 3° Martial, qui fit une branche ; 4° Catherine (ou Charlotle), mariée en 1578, à Armand de Turenne.

XVII. – Rigal d’Escoraille, paroisse de La Mazière, fut trouvé gentilhomme en 1598 ; il était Sgr de Roussille, paroisse de La Mazière, chevalier de l’ordre du roi, sieur de Philippie, en Limosin (SIMPLIC., T. V, p. 345), épousa, le 12 novembre 1580, Anne d’Aubusson, fille de François, Sgr de La Feuillade, et de Louise Pot, veuve de François Foulcon, Sgr de Saint-Pardoux. Elle testa le 18 octobre 1631, eut pour fils unique Louis, qui suit.

XVII bis. – Martial de Scoraille, fils d’Antoine et d’Anne de Sedière, fut Sgr de Tonnens et de Philippie, mourut en 1628 : Il avait épousé, le 8 novembre 1596, Jeanne Laval, dont N......, qui suit.

XVIII. – N..... de Scoraille épousa N....,., dont Marie-Angélique de Scoraille, la dernière de cette branche, qui épousa, le 23 juin 1661, Antoine de Fontanges.

XVIII. – Noble Louis de Scorailles ou Escourailles, deuxième du nom, Sgr de Roussille, La Mazière, Montjou, Saint-Jouery, Cropière et de Fontanges, capitaine-lieutenant de la compagnie du comte de Charlus, son parent, la commandait au siège de La Rochelle. Il testa le 27 août 1639. Il épousa, par contrat du 3 août 1616, Guillelmine de Fontanges, fille unique de Pierre-Jean, Sgr de Fontanges et de La Roue de Pierrefort, dont : 1° Jean-Rigaud, qui suit ; 2° Jean-Marc-François de Scoraille, Sgr de La Mazière, qui fut élevé page du roi, et qui, après avoir été enseigne de vaisseau, s’est retiré à faute de santé ; il épousa Jeanne de Giou, fille de N....., Sgr de Salle de Bezac, et de Catherine de Carlat, dont : A. – Louis de Sco-


SCORAILLE-SECHONIE, p. 157-158[modifier]

158 NOBILIAIRE

raille ; B. – Angélique ; C. – Marguerite ; 3° Gaspard, qui se maria ; 4° Joseph-Gaspard, chevalier de Malte, où il mourut en 1700.

XIX. – Gaspard de Scorailles, Sgr de La Mazière ; fils de Louis et de Guillelmine de Fontanges, fut tonsuré en 1649, se maria en 1662 à Claude de Fontanges, fille de Geraud ; Sgr de Velzic et Marie d’Auzolle, dont il laissa Louis-Geraud de Scoraille, docteur de Sorbonne, comte de l’église de Brioude, doyen, en 1708, de la cathédrale de Verdun.

XIX. – Jean-Rigaud de Scoraille, comte de Roussille, Sgr de Montjou, de Cropiere et de Saint-Jouery ; servit en plusieurs occasions durant la minorité de Louis XIV, et commandait en qualité de lieutenant, mestre de camp du régiment d’Espinchal, au siège de Montrond. Il épousa, le 27 janvier 1640, Aimée-Eléonore de Plas. De cette alliance naquirent : 1° Annet-Joseph, qui suit ; 2° Henri, mort au siège de Condé en 1676 ; 3° Louis-Léger, abbé de Valloire, quitta le clergé en 1692 ; 4° Jeanne, religieuse de Saint-Benoît a l’abbaïe de Faremoutier, abbesse de Chelles, bénite le 25 août 1680, morte en 1688 ; 5° Catherine-Gasparde, mariée : 1° à Sébastien de Rosmadoc, marquis de Molac, etc. ; 2° à Henri de Chabannes ; 6° Marie-Angélique, demoiselle de Fontange ; née en 1660, fille d’Honneur de Madame, depuis duchesse de Fontange, morte a l’abbaïe de Port-Royal de Paris, de suites de couches, après une longue maladie, à l’âge de vingt-deux ans, le 5 juillet 1681 (Gazette) ; elle y fut enterrée, et son cœur porté a Chelles, dont sa sœur était abbesse ; ce fut elle qui la première porta, lorsqu’elle commença a paraître à la Cour, en 1679, ce nœud qu’on appelle de son nom Fontange, c`est un nœud de rubans que les femmes, qui se mettent proprement, portent sur le devant de leur coiffure, et un peu au-dessus du front, et qui lie la coiffure (Dic. Hist. des mœurs des Franç.) ; 7° Anne, religieuse a Chelles, depuis abbesse de Notre–Dame-des-Prés, à Paris.

XX. – Annet-Joseph de Scoraille, marquis de Roussille, mourut en 1701 ; il avait épousé, le 7 janvier 1677, Charlotte de Pestels ; elle mourut le .... novembre 1719, laissant : 1° Louis-Théodore, qui suit ; 2° Louis-Léger, chanoine et comte de la noble église de Brioude ; 3° Jeanne-Marie-Elisabeth, née le 13 juillet 1678, mariée à N..... de Valadi, comte de Fraixinet, en Languedoc ; 4° Marie-Charlotte.

XXI. – Louis-Théodore de Scoraille, né le 12 août 1680, marquis de Roussille, mestre de camp d’un régiment d’infanterie, aujourd’hui réformé à la suite de celui de Normandie, chevalier de l’ordre de Saint-Louis, lieutenant du roi dans la Haute-Auvergne, brigadier d’infanterie, créé le 1er février 1719, épousa, en 1719, N..... de Ribeyre, fille de Charles, premier président de la Cour des aydes de Clermont-Ferrand, et de Magdelene de Berulle.

SECHA. – V. SESCHA.

SECHANGA. – V. SESCHANGA.

SECHANGE. – V. SESCHANGA.

[SECHONIE ou SICHONIE. – Hugues de Sechonia ou Sichonia, chevalier. Voyez mes Mémoires. mss. sur les Abbayes du Limousin, p. 513.]


SEDIERE-SEGLIERE,p. 159 [modifier]

DU LIMOUSIN 159

SEDIERE, sieur dudit lieu, paroisse de ....., porte : d’azur à un chevron d’or accompagné de trois palmes de même.

[Sedieres, terre et seigneurie du Bas-Limousin, qui a eu autrefois des seigneurs particuliers, et qui appartient maintenant MM. de Lentilhac, gentilshommes de distinction.]

Noble Raymond de Sedieyra, damoiseau, dont la mort est marquée au nécrologe de Bonnesaigne, épousa Marguerite de La Jomont, fille de Gocelin et de Marguerite de La Roche ; elle était veuve de Gui de Chatelus, chevalier de La Jonchère, dont : l ° Jordain de Sedieyre, mort sans hoirs ; 2° Marguerite, religieuse à Bonnesaigne.

Guillame de Sediere, Sgr de Champagnac, en Limousin, épousa N....., dont Catherine, mariée, le 11 août 1467, avec Thomas d’Hautefort, écuïer, sieur de La Rasoire Gabillon et Vandre, fils de Helie, écuyer, et de Souveraine Bertin du Burg (SIMPL., T. VII, p. 347).

N....., vicomte de Sedières au bas païs de Limousin, épousa Gabrielle de La Forest, fille de Jean, baron de Griffe, chevalier des ordres du roi, et de Françoise Coeffier d’Effiat, veuve de Jean de Saillent, baron de Cournon (DUCHESNE, Hist. Mais. Châtaign., p. 212).

Christophe de Sedières, vicomte de Sedières, en Limousin., épousa Magdelene de La Forest, sœur de Gabrielle, cy-dessus (Idem).

I. – N..... de Sedière épousa N....., dont : 1° Dominique, qui suit ; 2° frère Pierre, qui permuta, en 1532, la cure de Mazieres, prês Ventadour, diocèse de Limoges, pour le prieuré-cure de Saint-Aubin-de-Neyrat, diocèse de Poitiers, étant abbé de Tourtoyrac ; il l’était encore en 1535.

II. – Dominique de Sedières, chevalier, Sgr de Sedière, Puyagut et Collonges, donna deux investitures le 28 août 1535 ; demeurait à Puyagut, paroisse de Pluviers, en 1560. Il épousa Anne de Pierrebuffierre, dont : 1° Pierre, qui suit ; 2° Anne, mariée à Antoine de Scoraille, Sgr de Roussille et de Montpensier, fils de Louis et de Marie de Royère.

III. – Pierre de Sedieres, chevalier de l’ordre du roi, fit son testament le 18 juin 1613, épousa, par contrat du 17 mai 1571, passé en présence du roi, Marthe de Noailles, fille d’Antoine et de Jeanne de Gontault ; elle testa le 24 février 1599, dont Giles (SIMPLIC., T. IV, p. 789).

IV. – Giles de Sedières, Sgr de Montamar, épousa, le 22 juin 1621, Bonne de Souilhac, fille de Jacob, Sgr d’Aserac, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, qui se fit catholique, et de Marguerite de Bourzoles ; elle fit son testament le 15 avril 1664. Dont, Jacques, qui suit.

V. – Jacques de Sedieres épousa, le 20 février 1650, Antoinette de Lentillat.

François de Sedières, en Limosin, épousa Marguerite de Montmege, dont Anne, mariée avec Marc-Antoine de Durfort, écuyer, sieur de Goujonnac ; lequel testa en 1599 (SIMPLIC., T. V, p. 758).

SEGLIERE. – Noble Antoine Seigliere, paroisse de Guéret, épousa N..., dont François, tonsuré en 1618.

Noble Estienne Segliere, paroisse de Guéret, épousa Magdelaine du Plantadis, dont : 1° François, tonsuré en 1656 ; 2° Jean, tonsuré en 1656.

Gilbert-Thimolëon de Seglieres, ëcuïer. sieur de Jouhet et du Plantadis, paroisse de Guéret, conseiller du roi, vice-sénéchal de la Marche, Montégut


TOUCHE-TOUR, p. 190[modifier]

190 NOBILIAIRE

cessions de leurs père et mère, le 30 octobre 1662 ; 3° Elisabeth, mariée à Henri Pasquet.

VII. – Jacques de La Touche épousa, le 14 mai 1651, Marguerite Chillac.

Branche de Grassat, paroisse dudit lieu, élection de Saintes.

Cette branche parte : d’or à un lion rampant de sable, armé, lampassé et couronné de même. Supports : deux sauvages.

I. – Helie de La Touche fit un échange de la terre de Rioux-Martin avec une autre, le 12 février 1541 ; il fit son testament le 6 octobre 1574 ; épousa Anne de Talleran ; ces époux, avec dame Gabrielle de Rochemaux, obtinrent fulmination de Bulles en leur faveur, le 13 mai 1541.

II. – Janot de La Touche fit une transaction avec Odet, son frère, le 4 mai 1592, sur la succession de leur pére ; il testa le 18 août 1611, laissant l’usufruit de son bien à sa femme, instituant Gabriel, et faisant légat à Jean et à ses autres enfants. Il avait épousé Huberte Raymond.

III. – Jean de La Touche épousa, le 14 février 1636, Françoise de Raymond.

IV. – Gaston de La Touche épousa, le 29 septembre 1657, Eléonore de Callières.

Branche de Rochefot, paroisse de Saint-Pierre de Royan, élection de Saintes.

Cette branche porte : d’or à un lion ramparrt de sable, armé de même, couronné et lampassé de gueules.

I. – Jean de La Touche, écuïer, sieur de Rochefort, reçut, en février 1597, des lettres de légitimation comme fils naturel de Gaston et de Jeanne de Bonnevin ; en décembre, il reçut, ainsi qu’Antoine, son frère, des lettres de noblesse, vérifiées à la Cour des aydes de Paris, le 5 juin 1600. Il épousa, le 8 janvier 1590, Marie Desmier, fille de François, écuïer, sieur du Maine-Arnaud, paroisse de Peyrigniac, et de Gabrielle Raymond.

II. – Janot de La Touche épousa, le 24 février 1615, Philippe de Laigle, dont Charles, qui se maria le 9 mai 1648.

Notes isolées.

François de La Touche épousa, par contrat du 17 septembre 1556, Anne Estourneau.

Demoiselle Anne de La Tousche mourut au château de La Maisonneuve, paroisse de Saint-Estèphe, le 9 juillet 1653.

Léonarde de La Tousche épousa Isaac de Pindrat, sieur de Beaupuy ; elle mourut à quatre-vingt-dix ans au château de Ventenat, paroisse de Châteauponsac, le 2 juin 1709).

TOUMASSON. – V. TOMASSON.

LA TOUR, Sgrs de Turenne, portent : écartelé au 1er et au 4e d’azur semé


TOUR, p. 191-208[modifier]

DU LIMOUSIN 191

de France, à la tour d’argent, au bâton de gueules ; aux 2e et 3e coticé d’or et de gueules de 12 pièces.

X. – Anne ou Annette de Beaufort, vicomtesse de Turenne, épousa son cousin-germain, Agne de La Tour, Sgr de Limeuil, en Périgord, fils et héritier de Bertrand de La Tour, Sgr d’Oliergues, et de Marguerite de Beaufort. Les premières conventions de ce mariage furent faites à Beaulieu, le 24 mars 1443, vieux stile, en présence de Jean ; évêque de Tulle, nobles Guillaume, Sgr de Gimel, Lois, son fils, etc. La dispense du pape Eugène VI, dont ils avaient besoin, est du 7 mars 1444 ; le contrat de mariage ne fut néanmoins passé que le 21 octobre 1445, à Fromagat, sur le chemin de Gimel à Tulle, pardevant Jean Viger, damoiseau, lieutenant de Jean du Mesnil-Symon, Sgr de Maupâs, séneschal du Limosin, aux baillages de Brive et d’Uzerche, en présence de Guillaume et Louis de Gimel, oncles de la mariée, noble Jean de Roffinhac, chevalier, Jean de Maumont, licencié ez-lois, Jean Leysteyrie, Sgr de Florimon, etc., Hugue de Cluzel. Ce mariage termina le procès qui était entre les maisons de La Tour et de Beaufort.

En 1451, le vicomte de Turenne, se disposant sans doute à aller servir le roi en son armée de Guyenne, fit son testament le 8 mai ; s’étant rendu a l’armée, il se trouva à la prise du château de Fronsac, après laquelle, le 24 juin, il y eut une promotion de cinquante chevaliers, entre lesquels sont nommés les premiers le comte de Vendosme, le vicomte de Turenne. En 1453, il était de l’armée du comte de Clermont, lieutenant-général au païs de Guyenne et de Bourdelais, où il se gouverne grandement. et honorablement ; il se trouva au siège de Castillon. Le 4 décembre 1467, Louis XI lui donna la conduite de la noblesse, tant en sa vicomté de Turenne que de ses autres terres et seigneuries étant en Périgord, Querci et Limosin. Le 12 janvier suivant, ce prince le fit son chambellan, étant homme de bon sens, vaillance et bonne loyauté. Le 29 juin 1469, le même roi étant à Uzerche, en Limosin, y reçut les foy et hommage que ce vicomte était tenu de lui faire, pour raison de ses seigneuries d’Oliergues et autres en Auvergne. En mars 1483, vieux stile, il fit hommage au roi Charles Vll pour la vicomté de Turenne ; ce prince lui en confirma les privilèges en juillet 1484. L’année 1484 ou 1485, il se trouva avec le vicomte de Combret (mieux de Comborn) aux états généraux du royaume tenus à Tours. Les états y furent partagés en six divisions ; la sixième, appelée la langue d’oil, renfermait le Limosin. Le 4 mars 1479, aujourd’hui 1480, lui et sa femme firent leur testament, dans leur château de Montvalent, en Querci, dans lequel ils déclarent qu’ils ont treize enfants vivants, et que, outre cela, il y en a quatre en paradis. Ils prennent les qualités de seigneurs des baronnies, terres et juridictions de Saint-Exuperie, Margharide et Roziers, en Limosin. Ils veulent quantité de messes, et que pour chacune soit payé 3 sols 8 deniers tournois. Témoins : nobles Raymond de Comerc, bachelier en l’un et l’autre droit, curé de Sarazac et chancelier desdits seigneur et dame, François del Salhen, Sgr de Floumont, Annet Maschat, Sgr de La Meschaussie, maître d’hôtel desdits seigneur et dame, Hugue de Cluzel, Sgr de La Trayne, et Estienne Vielaschieses, Sgr del Bastit, discretes personnes Antoine de La Croix, recteur de Varest, et maître Pierre de Pardirac, bachelier en médecine, habitant Tulle.

Anne de Beaufort étant morte, il fit un codicille, le 4 janvier 1483, dans


192 NOBILIAIRE

le château de Turenne, où il était malade, en présence des susdits del Salhen, Comerc, Cluzel, Jean de Beaumont. Sgr du Repaire de Peyrathalade, paroisse de Mayssac, vénérable et scientifique Antoine de Roris, licencié en décrets et bachelier ez-lois, juge ordinaire du vicomte de Turenne, discrete personne Pierre de Asserio, recteur de Turenne.

Le vicomte ne survécut pas longtemps à cette dernière disposition ; il mourut le 28 du même mois de janvier et fut enterré avec sa femme aux Cordeliers de Brive, au sepulchre de leurs prédécesseurs. Il s’y était fait transporter neuf jours auparavant. Ses honneurs funèbres furent ordonnés au premier mardi de carême, dixième jour du mois de mars. Il s’y trouva beaucoup de gens d’église, gentilshommes et autres, qui furent tous défrayés aux dépens du vicomte de Turenne, son fils, accompagné de Bertrand de Polignac, évêque de Rhodez, son cousin, et de Jean de Taleyran, Sgr de Grignaux, son beau-frère. Le service du bout de l’an fut fait au, même endroit, le 26 janvier de l’année suivante ; les évêques de Tulle et de Sarlat s’y trouvèrent avec quantité de noblesse, et quoique la compagnie fût très nombreuse, elle fut néantmoins entièrement défrayée aux dépens du vicomte de Turenne.

Ils laissèrent : 1° François, qui aura son article ; 2° Giles, abbé de Vigeois ; 3° Pentaléon de La Tour, Sgr de Limeuil, conseiller et chambellan de René II, roi de Sicile. C’est un des quatre que ses père et mère disent être en paradis ; il mourut en Beaujolais avant 1479, et, longtemps après, son corps fut porté aux Cordeliers de Clermont ; 4° Annet de La Tour, dit de Turenne, qui était d’une complexion fort délicate, mangeant très peu, principalement de la chair et autres aliments nourrissants ; il fut seigneur de Servieres, paroisse de Glenie, diocèse de Tulle, Saint-Exupéri et de La Merlière. Son père ordonna qu’il serait d’église, et se fairait promouvoir aux ordres sacrés ; il lui assigna pour cet effet 400 livres de pension annuelle et viagère. Par son testament du 19 mai 1497, il institua héritier Antoine de La Tour, son frère, et voulut être enterré chez les Cordeliers de Brive, dans le tombeau de ses père et mère ; 5° Antoine de La Tour, mort l’an 1482, enterré chez les Cordeliers de Brive. Les évêques de Limoges, Périgueux, Sarlat et Tulle, les abbés d’Uzerche et de Terrasson et autres prélats., Mrs de Pompadour, Chateauneuf, Saillant, Saint-Aulaire et plusieurs autres grands seigneurs, assistèrent à ses obsèques ; 6° autre Antoine. de La Tour, dit le Vieil, qui continua la lignée ; 7° autre Antoine de La Tour, dit Le Jeune, qui a fait. la branche de Murat, appelé aussi Raymond, né en 1471, destiné à l’église par le testament de ses père et mère, tonsuré le 20 novembre 1484, par l’évêque de Tulle, en vertu de lettres démissoires de l’évêque de Limoges. Le pape Innocent VIII lui permit de tenir plusieurs bénéfices ; 8° Anne de La Tour, mariée, en 1469, à Jacques de Loumagne, Sgr de Montagnac, fils aîné d’Odet, vicomte de Conserans et Sgr de Fimarcon et de Donzenac, et de Marthe Royère de Cominges ; 9° Marguerite de La Tour, mariée, le 22 septembre 1478, à Jean de Taleyran, Sgr de Grignoux, prince de Chalais, etc. ; 10° Catherine de La Tour, mariée, le 9 juillet 1489, à Antoine Pompadour, fils de Jean et de Marguerite Chauveron ; 11° Françoise de La Tour, marie, le 31 janvier 1499, avec Jacques Castelnau, Sgr de Jaloignes, fils de Jean, Sgr de Castelnau de Bretenoux, et de Marie de Culant. Françoise fit son testament le 25 mars 1529, et fut


DU LIMOUSIN 193

enterrée au lieu de Félines. N’ayant point d’enfants, rllr institua héritier François II, vicomte de Turenne, son neveu et son filleul, âgé d’environ cinquante-trois ans ; 12° Marie de La Tour, mariée : 1°, le 1er août 1499, à Jean, Sgr d’Autefort, gouverneur du Périgord et du Limosin, dont Jean d’Autefort, qui succéda à la charge de son père ; 2° à Gabriel de Perusse, fils de Jean de Perusse des Cars, de la branche de Saint-Bonnet, et de Catherine de Levis. M. Baluze n’a pas parlé de ce second mariage. C’était à cette alliance qu’il devait appliquer ce qu’il dit des heures en miniature. Selon lui, elles ont appartenu à quelque vicomtesse de Turenne qui faisait sa résidence dans le diocèse de Saintes, ainsi que le calendrier de ces heures le justifie, l’écu est mi-partie de La Tour Turenne, l’autre des Cars, qui porte : de gueules au pal de vair ; il y a pour brisure un chef d’or ; 13° et 14° Isabeau et Louise de La Tour, religieuses, en 1470, à Prouille en Languedoc, ordre de Saint-Dominique ; 15° Gabrielle de La Tour que ses père et mère, par leur testament, voulaient aussi faire religieuse à Prouille ; elle l’était à Fieux en Quercy, ordre de Saint-Jean de Jérusalem, l’an 1485.

Xl. – François de La Tour premier du nom, fils aîné d’Anne, vicomte de Turenne et d’Anne de Beaufort, fut leur héritier en la vicomté de Turenne, Saint-Exuperi, Margharide, Roziers en Limosin, etc. Son père l’émancipa, le 14 janvier 1489, à Turenne. Le 25 septembre 1489, il rendit hommage au roi pour ses terres du païs d’Auvergne. Il mourut sans alliance à Donzy en Nivernais, où il fit son testament, le dernier jour de février 1493, par lequel il élit sa sépulture en l’église des Cordeliers de Brive-la-Gaillarde, en laquelle ses prédécesseurs sont inhumés ; donne tous ses chevaux à Bertrand de Saillant et à Antoine de Vertheleys, escuïers, ses serviteurs ; nomme ses exécuteurs testamentaires le comte de Ventadour, qu’il appelle son oncle, le seigneur de Grignaux, son beau-frère, et le seigneur de Pompadour ; ordonne le pélerinagé de Notre- Dame-d’Hautefaye, peut-être diocèse de Tulle.

XI. – Antoine de La Tour, vicomte de Turenne [ Sgr d’Oliergues], etc., fut destiné à l’église ; mais, après la mort de son frère aîné, François, il recueillit la succession et les biens de la maison de La Tour-Turenne. Le roi lui donna respit le 22 février 1493, vieux stile, pour l’hommage de la seigneurie de Saint-Superi et vicomté de Turenne en Limosin. Par lettres du 7 février 1496, il le fit son chambellan. En 1498, il donna, par donation entre vifs, à sa femme [Antoinette de Pons] la seigneurie de Servière, en la sénéchaussée de Limousin, paroisse de Glenic, diocèse de Tulle, pour en disposer elle et les siens à la vie et à la mort, à leur volonté. En 1523, il était avec ses bandes dans la ville de Péronne, assiégée. Il mourut en son château de Montvalent en Quercy, le 14 février 1527, vieux stile, et fut enterré aux Cordeliers de Brive, ainsi qu’il l’avait ordonné par son testament, ez tombes de ses père cet mère. Il avait épousé, par contrat da 17 avril 1494, Antoinette de Pons, fille de Gui, Sgr de Pons et vicomte dudit Turenne, en sa partie de la vicomté, et de Jeanne de Châteauneuf. On sait qu’Antoinette était morte le 23 décembre 1511 ; car on n’en trouve pas autre chose. Ils eurent pour enfants légitimes : 1° François, qui suit ; 2° Giles de La Tour, protonotaire du Saint-Siége, Sgr de Limeuil en Périgord, par la donation que lui en fit son père le 18 avril 1527. Il testa en 1566. Il épousa Marguerite de La Cropte, dame de Lanquais, fille unique et héritière de Bertrand et de Jeanne d’Abzac de La Douce ; elle fut empoi-


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sonnée aux bains de Béarn ; elle testa en 1571 ; 3° Marguerite, mariée en 1514, à Pierre de Clairmont, baron de Clairmont, de Lodève et de La Malière, fils de Tristan de Castelnau et de Catherine d’Amboise ; 4° Anne, reçue en 1505, religieuse de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, au monastère de Fieux en Querci, d’où elle sortit par dispense du pape du 9 avril 1563 ; elle est enterrée chez les Cordeliers de Brive. Baluze énumère encore ; Marguerite, mariée, en 1575, à Jean d’Aubusson, Sgr de La Valade en Périgord ; et Magdelaine, mariée, en 1563, à Jean de Fayole, Sgr de Neuvic, Saint-Pardoux et Saint-Martial, son parent au quatrième degré, morte sans lignée. Le testament d’Antoine de La Tour, du 22 mars 1522, vieux stile, est une preuve trop marquée de sa vie dissolue ; il s’y dit Sgr de Servières, fait des légats à ses bâtards qu’il avait eu de ses servantes, du moins en partie, et d’une nommée La Gaillarde de Lochas ; il les nomme tous : noble Rigad de Turenne, écuïer, puis abbé d’Uzerche ; noble Pierre de Turenne ; noble Jean de Turenne ; noble Bertrand de Turenne ; noble Jean de Turenne, écuïer ; noble François de Turenne ; noble Pierre ; noble Agnet ; noble Gabrielle ; noble Jacquette ; noble Antoinette ; noble Anne ; autre noble Antoinette.

XII. – François de La Tour, deuxième du nom, vicomte de Turenne, chevalier de l’ordre du roi, etc., né à Limeuil, en Périgord, le 5 Juillet 1491, eut pour parrain Louis de Levis, comte de Ventadour, fut émancipé par son père, qui lui fit en même temps don de la vicomté de Turenne et de plusieurs autres seigneuries. Je ne parle que des seigneurs de Turenne ; ainsi on peut voir ses belles actions dans MM. Justel et Baluze. Le 27 janvier 1528, vieux stile, le roi lui écrivit d’Argenteuil et lui marqua : « J’ai reçu, par Noailles, présent porteur de votre lettre et entendu bien amplement par lui, tout ce qu’il m’a dit et exposé de votre part, suivant le contenu aux instructions que lui avez baillées, etc. » Il prétendit le droit de lods et ventes à cause des acquisitions faites au dedans de la vicomté ; les gentilshommes se roidirent au contraire, et, par arrêt du Parlement de Bordeaux, donné avec le sieur de Lignerac, du 24 décembre 1529, rapporté par Boere, conseiller au même Parlement, qui fut commis et député pour l’exécution de l’arrêt, en sa décision 263, par Chopin, Mayard, il a été ordonné qu’il serait informé par turbes ; et, depuis ce règlement, j’ai appris, dit M. Mercier, que les officiers du sieur de Bouillon avaient fait une transaction avec un des héritiers du sieur de Lignerac, le 17 septembre 1599, par laquelle il se soumet au payement des lods et ventes, nonobstant l’arrêt ; et ensuite de ce qu’il avait introduit une instance au grand conseil contre le sieur de La Méchaussée, qu’on dit être serviteur particulier dudit sieur de Bouillon, et, avec lui, obtenu arrêt portant condamnation des lods et ventes, contre lequel il y a requête civile.

Il épousa, : 1° en avril 1516, Catherine d’Amboise, fille et héritière de Gui, Sgr de Ravel, et de Françoise Dauphine de Combronde, dont il n’eut point d’enfants. Amboise porte : pallé d’or et de gueules de 6 pièces.

Il épousa : 2° en juin 1518, Anne de La Tour dite de Boulogne, dame de Montgascon, fille de Godefroi de La Tour, deuxième du nom, Sgr de Montgascon et d’Antoinette de Polignac, sa parente, et veuve de Charles de Bourbon, comte de Roussillon, puis de Jean de Montmorenci, Sgr d’Ecouën. La Tour-Montgascon, porte : écartelé aux 1er et 4e de La Tour ; ceux 2e et 3e


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d’Auvergne qui est d’or au gonfànon de gueules, frangé de sinople. Elle fit son testament à Paris, le mercredi 8 mars 1530, vieux stile, année de sa mort, et voulut y être enterrée chez les Cordeliers ; elle y fait deux légats à la demoiselle de Thouzet, gouvernante de ses filles et à la fille de ladite demoiselle.

Il assista, le 20 décembre 1530, à l’entrée du cardinal Duprat, légat a latere dans la ville de Paris. Le roi François Ier, étant allé en Bretagne, l’an 1532, pour y recevoir Mr le Dauphin, en qualité de duc de Bretagne, le vicomte de Turenne l’y suivit et mourut à Villocher, à deux ou trois lieues de Châteaubriant, où le roi se tenait, le 12 juillet, ayant fait son testament trois jours auparavant. La relation de ses obséques est curieuse, mais je ne m’arrêterai qu’à ce qui concerne le Limousin. Tous les gentilshommes, parmi lesquels sont nommés MM. de La Borde, Le Maistre, le baron de Gimel, de Martigny, de Miramont, Mathieu de Faye, Sgr de Marion, et tous les serviteurs, furent habillés de deuil, à Villocher ; tous étaient en grand nombre, tant de gentilshommes que autres, et après partirent de là accompagnés des Cordeliers ; et s’en vinrent jusqu’à la ville d’Uzerche, en Limosin, où le corps reposa pendant quinze jours. Le 20e jour de juillet, maître François des Cars, Sgr de La Vauguyon, l’un des exécuteurs testamentaires et tuteur des enfants, vint à Pompadour et envoya quérir Mre Rigaud de La Tour, abbé d’Uzerche, frère du défunt, Mr de Bar, Sgr du Cluzeau et de La Bertrandie, MM. de Pompadour et des Cars, pour aviser au fait de l’enterrement et honneurs funébres. De Bar leur montra ce qui avait été fait à l’enterrement du père du défunt, ce qui ayant été approuvé par ces messieurs, ils en envoyèrent un double à Mr le duc d’Albanie et à Mre Antoine de La Rochefoucaud, Sgr de Barbezieux, tuteurs des enfants du vicomte, avec les cardinaux de Tournon et de Grammont, et à Antoinette de Polignac, dame douairière de Montgascon, tutrice. Ce projet ayant été agréé par ces messieurs et cette dame, ils dépêchèrent de Bar à Brive pour faire accoustrer l’église des Cordeliers et avoir les provisions nécessaires pour l’enterrement et les honneurs funèbres. Ils écrivirent. aux évêques de Cahors, Tulle, Périgueux, Sarlat et Bazas, pour les inviter de se trouver à cette cërémonie ; ils y invitérent également les abbés de Souillac, Figeac, Saint-Martial ; La Valette, Grandmont, Marsillac, Terrasson, Beaulieu, La Couronne et Chastres, et les doyen et chapitre de Saint-Germain-de-Masseré. Ils y firent aussi appeler MM. de Murat, Limeuil, Pompadour, Autefort, Pons, Mirambeau, Ribeyrac, Guistinières, Curton, Montal, Biron, le grand écuyer Jacques Gaillot, de Genouillac, Gimel, des Cars, Saint-Bonnet, Saint-Aulaire, de La Fieulx, Gramot, Montmurat et Aubeterre, tous les gentilshommes accoutumés à être appelée aux états du vicomte, tous les consuls et syndics des villes et châtellenies de la vicomté. Le sieur de Bar fit tenir les lettres partout, par cinq serviteurs hahillés de deuil (1) . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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XII. – François de La Tour, mort en 1557 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

XIV. – Henri de La Tour, mort en 1623 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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1. Les pages 2381 et 2382 sont déchirées. Elles contenaient la fin de cet article, celui de François, et le commencement de celui. d’Henri. Les notes A et B, qui se rapportent à ce dernier, se trouvent à la page 2411. Nous donnons la suite, qui est à la page 2383.


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A. – Le vicomte de Turenne ayant appris, par Saint-Heran, gouverneur d’Auvergne, qu’on devait l’arrêter dans cette province, vint à Turenne, d’où il fut encore obligé de sortir vers 1574. Il engagea le comte de Ventadour, qui était son oncle et gouverneur de Limosin, à prendre le parti des mécontents. Le vicomte s’attacha, en 1575, au duc d’Alençon, et eut le crédit de lever trois mille hommes de pied, tous gens d’élite, et de se faire suivre par quatre cents gentilshommes des meilleures maisons de Limosin, de la Marche, etc. Il rompit avec ce duc et se retira à Turenne ; la magnificence avec laquelle il y reçut, lui attacha de nouveau la noblesse ; il avait, d’ordinaire, vingt-cinq gentilshommes entretenus à ses dépens, vingt-quatre pages et le reste à proportion.

B. – Après la paix de 1580, il alla chercher de la gloire aux Pays-Bas, y menant, comme volontaires, au duc d’Anjou, cinquante gentilshommes des meilleures maisons d’Auvergne et du Limousin, qui voulurent bien, non-seulement marcher sous ses ordres, mais encore prendre ses livrées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

En 1585, il avait assemblé de la cavalerie et de l’infanterie dans le Limosin, le Périgord et le Quercy. Le prince de Condé espérait, en octobre, qu’il lui emmenerait à Brouage quatre au cinq mille hommes dans peu de jours, et qu’il prendrait le commandement du siège de cette ville en son absence. Le vicomte y conduisit en effet quelques troupes. ; mais, dès qu’il vit arriver le maréchal de Matignon, il les congédia. V. VAISSETTE, p. 419. Le lendemain de la bataille de Contras, 1587, Mr de Turenne, croiant que, la réputation de son gain aurait tellement effrayé les provinces de Périgord et de Limosin, que tout se réduirait sous sa puissance, débaucha le tiers de l’armée du roi de Navarre, qui fut depuis Henri IV, pour la mener en ces provinces, sous des espérances qu’il donnait et promesses qu’il faisait de les faire tous riches de butin, et de chasser la religion catholique de ces provinces. Néantmoins, il n’y fit rien qui vaille, il ne prit pas une bicoque et fut bien battu à Sarlat. Le 13 décembre, le siège de Turenne fut levé. En 1588, voyez VAISSETTE, p. 424, 425. En 1591, il leva des troupes en Limosin pour les protestants. Sa Majesté le fit solliciter de venir au siège d’Amiens, en 1597. Mais le duc de Bouillon, alleguant les plus beaux prétextes, ne quitta l’assemblée des calvinistes, tenue à Chatelleraud, que pour aller à Turenne, ce qui augmenta les soupçons du roi. Le duc se rendit auprès de lui, à Blois, et s’en retourna dans 1a ville de Turenne. En 1601, le roi Henri IV s’était résolu à porter sa personne vers le Limosin où s’épandaient de nouvelles semences contre Sa Majesté, ce qui fut suspendu. L’année suivante, ce prince reçut quantité de lettres et d’avis par messagers exprès de la part de ses serviteurs particuliers et bien affidés, qu’il entretenait toujours en Limosin, la Marche etc., pour le tenir toujours averti de ce qui se passerait en ces provinces. On. lui faisait savoir qu’il courait et trottait par ces provinces grande quantité de gens, tant d’une que d’autre religion, qui faisaient tout ce qu’ils pouvaient pour décrier et rendre odieuse son administration, et même tâcher de le mettre, en haine universelle de ses peuples. Pour 1602, voyez VAISSETTE. p. 496. Le roi y pourvut en établissant absolument en Limosin le sol pour livre. Sa prudence et sa réputation admirable contint les plus étourdis et malins, et


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ramena à la raison les plus dociles et débonnaires. Il usa d’un trait de grande prudence et générosité ; car, aïant vu une obéissance si entière et sans contraste à l’établissement de cette imposition, que l’on avait pris pour prétexte de toutes les rumeurs fomentées par les conspirateurs, il en fit la révocation fondée sur la seule prompte obéissance que les peuples avaient témoignée de vouloir rendre à tous ses commandements ; cette mesme imposition, qui paraissait si onéreuse, fut convertie en une double subvention, et, quelque temps après, entièrement éteinte. La même année, 1602, après que le maréchal de Biron fut décapité, le 29 juillet, le maréchal de Bouillon ne se trouva pas sans accusateurs ; il était alors en sa vicomté de Turenne, le roi lui manda qu’il vint se justifier. Au lieu de se rendre, il envoya au roi une lettre de remonstrances fort éloquente, par laquelle il lui représenta qu’ayant appris que ses accusateurs étaient très méchants et très artificieux, il le suppliait de le dispenser d’aller à la Cour. Pour réponse, le roi lui commanda de venir, mais il passa à Genève, puis à Heidelberg, chez le prince Palatin, disant, en sage politique, comme il était, qu’il ne fallait ni capituler avec son roi, ni s’approcher de lui tant qu’il était en colère. En 1603, un nommé Calvairac fit avertir Sa Majesté, par tierce personne, qu’il se faisait plusieurs brigues et menées en Limosin, etc., avec des intelligences en Espagne, et qu’il y avait des personnes de qualité fort relevées qui s’en mêlaient, tant catholiques que de la religion prétendue réformée, à quoi il serait bon que le roi prit garde. Le duc de Bouillon écrivit une lettre, datée de Turenne, le 18 juin, à Mr de Rosny, surintendant des finances, pour sonder ce que le roi croïait de lui dans cette occurrence. Sur la réponse de Mr de Rosny, il envoya le sieur de Rignac vers le roi, pour se justifier. Le sieur de Vassignac alla aussi en cour pour le même sujet. Mr de Ventadour, et surtout Mme de Verneuil, implorèrent la clémence du roi pour le comte d’Auvergne, coupable de la même conspiration, et l’obtinrent. Ces assemblées continuaient toujours en Limosin et en Périgord, le sieur de La Chapelle-Biron et plus d’une trentaine de gentilshommes de sa cabale, qui étaient la plupart chez lui, voulaient venir trouver le roi, l’informer de tout ce qu’ils savaient et lui demander pardon, pourvu qu’ils espérassent l’obtenir. Mais ils avaient plus de peur que d’espérance. Au mois d’août, ceux de Turenne, compris dans les places de sûreté accordées à ceux de la religion prétendue réformée, se fortifièrent et se munirent de tout ce qui leur était nécessaire ; tant qu’ils purent, ils logèrent leur artillerie sur des plates-formes, faisant contenance de vouloir défendre la place, parce qu’ils apprirent que le roi voulait venir. Le vice-sénéchal de Brive, député par Baumovielles, en informa Sa Majesté et lui apprit que Rignac était dans Turenne avec Vassignac, mais fort étonnés. Quand ils apprirent que le roi était parti de Paris, ils lui envoyèrent au Hallier, près d’Orléans, deux gentilshommes du Querci, nommés Caussa et Brigantin, tous deux frères. Ceux-ci avouèrent ouvertement tout ce qui avait été fait par Rignac et Bassignac ; ils demandèrent pardon. pour six vingts gerrtilshommes qui avaient part à leur entreprise, qui citait de pren-dre Villeneuve d’Agenois. Mais Bassignae et Rignac, ayant reçu des ordres du duc de Bouillon, se résolurent de tenir en défense Turenne et Saint-Céré. Le duc envoya des ordres contraires et manda à ceux qui gardaient ses maisons de les remettre entre les mains de ceux que Sa Majesté ordon-


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nerait. Le roi donna commission à autant de gentilshommes de la religion qu’il y avait de places pour les aller recevoir, ce qui termina la guerre.

Durant l’été de 1605, le roi, étant à Paris, fut averti par le capitaine Belin qu’en Limosin, Périgord, Querci, et en quelques provinces des environs, plusieurs gentilshommes, appuyés par le duc de Bouillon, de concert avec l’Espagne, tramaient une conspiration et faisaient des assemblées pour relever les fondements de rébellion, que le feu maréchal de Biron et ceux qui étaient de sa conspiration y avaient jetés. Leur prétexte, ordinaire aux rebelles, était de décharger le peuple et faire que la justice fût mieux administrée à l’avenir par ceux qui l’exerçaient. Mais leur dessein n’était que de pescher en eau trouble, et sous l’apparence du bien public, s’engresser sur les ruines du pauvre peuple. Le duc de Bouillon, qui avait entendu dire que Sa Majesté révoquerait un jour les privilèges et franchise du vicomté de Turenne, avait des émissaires qui distribuaient de l’argent, prenaient le serinent de ceux qui lui promettaient service, et ils avaient déjà formé des entreprises sur dix ou douze villes catholiques. Sa Majesté, ayant fait donner à Belin 1,200 francs pour la récompense de son avis, partit de Paris le 15 ou le 16 septembre, s’achemina à Limoges, Il y manda la noblesse des provinces voisines de le venir trouver, et, suivant sa prévoyance accoutumée, vint accompagné de trois mille hommes, autant du régiment des gardes, et huit ou neuf cents chevaux de compagnies réglées. Aussitôt que La Chapelle-Biron, le baron de Calveyrac, Tavac, Jiversac, Bassignac, etc., eurent avis de sa venue, ils se sauvèrent à Sedan et d’autres lieux de sûreté, en diverses provinces, ou se cachèrent chez leurs amis et quittèrent leurs châteaux. Le roi envoya se saisir de quelques places qu’il pensait que les rebelles devaient occuper, et entre autres de Turenne qui appartenait au duc de Bouillon, et assura le pays. Ayant demeuré quelques huit jours à Limoges, et trouvant ce séjour des plus ennuyeux, il s’en retourna en poste à Paris. Il établit à Limoges des commissaires, tant de son conseil que des Parlements de Paris et de Pordeaux, pour une chambre de ce qu’on appelle les grands,jours, destinée à faire et parfaire le procès, tant aux rebelles qu’on attraperait, qu’aux absents. Le chef de cette chambre était Jean-Jacques de Mesmes, Sgr de Roissy, maitre des requêtes, assisté de dix conseillers du présidial. Mr de Themines, gouverneur et sénéchal du Quercy, manda, suivant l’ordre du roi, aux sénéchaux des païs voisins, de se rendre prés de lui avec leurs archers, pour y servir le roi, ce qu’ils firent. On courut alors les rebelles, partout où on eut avis qu’ils s’étaient retirés. Le baron de Calveyrac, quercinois, fut pris au château d’Acampare en Armagnac. Saint-Vraise et Mabec furent pris proche de Loubejac, près de Montauban, Ligongnac et Tajac ou Tayac s’étaient retirés dans le château de Picacos, appartenant au sieur de Montpezat, sachant qu’on les allait assiéger, en sortirent et se sauvèrent déguisés. Ainsi, plusieurs furent pris, et on mena à Limoges tous ceux qu’on put attraper dans le Querci. Cinq furent décapités en personne, savoir : le baron de Calveyrac et le capitaine Mathelin, son frère bâtard, les sieurs de Chassein et Pouygoudon, du païs de Périgord, et de Grispel, Limosin. Leurs têtes furent plantées sur les portes de la ville de Limoges, leurs corps brûlés et les cendres jetées au vent. Quant à La Chapelle-Biron, Tayac, Ligonnhac, ou Layagnac, Reignac, Glversac, de la maison de Cugnac et Bassignac, leur procès fut fait par


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contumace ; ils furent exécutés en effigie. Plusieurs eurent recours de bonne heure à la clémence du roi, et achetèrent leur gràce en découvrant toute la trame de la conspiration, les villes qu’ils voulaient surprendre, les lieux où se devaient faire leurs armements, ceux qui avaient promis de se déclarer pour eux, et plusieurs autres choses, qui, étant examinées de près, n’avaient guère de fondement que dans leur folle imagination. Aussi ne se prouvait-il rien par écrit contre le duc de Bouillon, mais seulement par des témoignages de gens qui portaient leurs reproches sur leur front. Plusieurs faits prisonniers, n’eurent d’autre punition que la prison, le roi voulant, selon sa bonté naturelle, que peu souffrissent la peine duc à la témérité de plusieurs. Ainsi, toutes ces provinces, que ces cerveaux échauffés à la révolte allaient troubler, furent maintenues en paix par la justice que l’on fit de cinq personnes.

En 1606, M. de Bouillon continuait toujours dans sa rébellion ; le roi voulait pour le punir, s’il persistait, joindre à la couronne le vicomté de Turenne, que le duc prétendait ne tenir de la couronne qu’en espèce d’hommage lige ; mais il satisfit le roi. En 1611, Charles Andrieu, ministre de l’église de Turenne, lui dédia la Défaite de Goliath et confusion des Philistins, imprimée à Bergerac par Vernoy, in-16. En 1612, s’éleva un procès entre ce vicomte et le Sgr de Noailles, qui fit paraître des factums de part et d’autre. De la prétention et retenue féodale pour M. Henri de La Tour, duc de Bouillon, vicomte de Turenne, contre le sieur de Noailles, par M. Rigault. Factum pour M. Henri, Sgr de Noailles, contre M. Henri de La Tour, duc de Bouillon, vicomte de Turenne. Sommaire de l’instance pendante aux requêtes du palais entre ces deux seigneurs par M. Auguste Galland. Enfin, par arrêt du 3 août 1613, au profit de M. le vicomte de Turenne, pour des terres étant dans sa vicomté, pays de droit écrit, M. de Noailles fut condamné. Boucheul, en citant cet arrêt, dit : Il y a cette différence entre le droit de la retenue féodale et le droit de lots et ventes, que le premier est comme un retour favorable à son principe, et une dépendance tacite de l’inféodation, quoique non exprimé par la coutume, ou quoique non réservé par les concessions, telle est l’espèce de cet arrêt ; au contraire, des lots et ventes, le droit n’en est pas dû au seigneur, s’il ne lui est accordé par la coutume ou par ses titres. En 1619, les Huguenots menaçaient Pontarion et Monteil-le-Vicomte ; mais M. le duc de Schomberg y mit si bon ordre, que ni ville ni château ne se départit de l’obéissance du roi. Le Pascher Pasayat, avec sept cents hommes de pied et trois cents carabins rebelles, tâcha de traverser la vicomté de Turenne, mais M. de Schomberg, avec quarante gentilshommes et soixante carabins, le défit et le contreignit de se rendre à discrétion. En 1621, le duc de Bouillon était convenu avec le roi, que toutes les places qui étaient dans la vicomté de Turenne demeureraient dans le service de Sa Majesté, sans toutefois faire la guerre à ceux de la religion prétendue réformée, qui fut jusqu’à la mort celle du duc. L’assemblée des Huguenots à La Rochelle, l’an 1621, mit la ville de Turenne au nombre de celles de sûreté ; mais les habitants envoyèrent à Bergerac, au mois de juillet de la même année, assurer le roi de leur fidélité.

Il fit son testament à Sedan, le 17 mai 1613, où il donne à son second fils les terres qu’il a dans la Marche. Il il ourui audit Sedan, le 25 mars 1623, et y fut enterré.


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Il épousa : 1°, le 15 octobre 1591, Charlotte de La Mark, née le 5 novembre 1574, duchesse de Bouillon, princesse souveraine de Sedan, etc., où elle mourut le 15 mai 1594, sans laisser de postérité.

Il épousa, 2° , l’an 1595, Elisabeth de Nassau, fille de Guillaume, prince d’Orange, etc., et de Charlotte de Bourbon. Le ministre Dumoulin lui dédia, l’an 1631, un de ses livres ; elle était le refuge des calvinistes, et mourut à Sedan. le 3 septembre 1642. De ce mariage vinrent : 1° Frédéric-Maurice, qui suit ; 2° Henri de La Tour, vicomte de Turenne, né à Sedan, le 4 septembre 1611, maréchal de France, maréchal-général des camps et armées du roi. En 1633, le roi lui donna le gouvernement du haut et bas Limosin ; il fit abjuration de la religion protestante le 23 octobre 1668 ; il fut tué d’un coup de canon, le 27 juillet 1675, et enterré à Saint-Denis en France. Il attrait épousé, en 1653, Charlotte de Caumont, fille d’Armand, duc de La Force, et de Jeanne de La Rochefaton ; elle mourut à Paris, sans laisser d’enfants, le 13 avril 1666, après une longue maladie, en sa quarante-troisième année, regrettée pour sa piété et ses grandes charités ; 3° Louise de La Tour, morte à Paris en 1606 ; 4° Marie, mariée, l’an 1619, à Henri de La Trémouille, duc de Thoüars, huguenot comme elle, morte en 1665 ; 5° Julienne-Catherine, mariée, en 1627, à François de La Roye de La Rochefoucaud, comte de Roussy, morte en 1638 ; 6° Elisabeth, mariée, en 1619, à Alphonse de Durfort, marquis de Duras, morte en 1685 ; 7° Henriette-Catherine, mariée, en 1629, à Amauri Gouyon, marquis de La Maussaye ; 8° Charlotte, fort connue par le nom de Mlle de Bouillon, morte à Paris, en 1662, sans alliance.

Joseph Asimont, ministre de l’église prétendue réformée de Bergerac, dédia, en 1665, la seconde partie, in-4° , de l’Antichiron ou deffense de l’accord de la foy avec la raison, contre la refutation et les répliques de maistre Jean Chiron, prestre et bachelier en théologie : il lui souhaite que Dieu veuille lui donner des enfants de son illustre mariage.

XV. – Frédéric-Maurice de La Tour, duc de Bouillon, prince souverain de Sedan et de Raucourt, vicomte de Turenne, etc., né à Sedan le 22 octobre 1605, eut pour précepteur le ministre Dumoulin, qui l’éleva dans la religion prétendue réformée. Etant mestre de camp au siège de La Mothe en Lorraine, l’an 1634, il s’y acquit beaucoup d’honneur, ainsi que Perpenchat, lieutenant dans le régiment de Turenne, La Chelle, sergent-major, et La Ferrière, enseigne du même régiment ; ces deux derniers furent blessés. Le ministre Dumoulin lui dédia un livre en 1631 ; mais il abjura la religion protestante, en 1637, et fit profession publique de la catholique.

Par contrat, passé au château de Boxmer le 1er février 1634, il avait épousé Eléonore-Catherine-Febronie de Bergh, fille de Frédéric, gouverneur de Heise, et de Françoise Ravenel. Bergh porte : d’argent au lion de gueules. couronné, lampassé et armé d’or, à la bordure de sable, chargée de onze, besants d’or.

Il envoya, en 1641, ses instructions pour son accommodement avec le roi, par le sieur de Salignac. Par cet accommodement, fait le 5 août de cette année, Sa Majesté fera jouir les habitants de la vicomté de Turenne des privilèges qui leur ont été accordés par ses prédécesseurs. En octobre 1642, il se retira à Turenne, où la duchesse, sa femme, le fut trouver. Il fut là assez lontemps ; mais, les affaires avant changéde face à la cour, il


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partit pour Paris. Ayant été averti qu’il avait été proposé, dans le conseil de la reine, alors régente, de le faire arrêter, il se retira en poste à Turenne sans prendre congé. Les mêmes raisons qui le portèrént à retourner si précipitamment à Turenne, le firent résoudre à sortir hors du rovaume pour se mettre à couvert des mauvais traitements que ses ennemis lui pouvaiènt susciter. Il partit de Turenne au commencement de l’année 1644 et s’en alla en Italie, avec sa fèmme et ses enfants. Le sieur de Chaufour, lieutenant de ses gardes, qui était auprès de lui, écrivit la relation de ce qui se passa en son voyage de Rome et d’Italie ; M. Baluze en a rapporté ce qu’il a cru de plus remarquable. En 1645, Justel luii dédia 1’Histoire des maisons de La Tour-d’Auvergne et de Turenne. A la nouvelle de l’emprisonnement des princes de Condé et de Conti, et du duc de Longueville, en 1650, il se retira à Turenne, et témoigna d’abord un zèle égal pour M. le prince. Il fut un de ceux qui firent le projet de la guerre de Guyenne ; pour faire croire qu’on prenait les armes pour la liberté de M. le prince, et pour la conservation de celle de son fils exposé à toutes les rigueurs de la cour, on concerta de conduirè Mme la princesse doüairière et Mme la princesse, sa belle-fille, à Turenne, où le duc de Bouillon se joindrait au duc de La Rochefoucaud pour les accompagner à Blaye, en attendant que lui et le duc de Saint-Simon eussent achevé de disposer le Parlement de Bordeaux à les recevoir. Ce projet fut suspendu, et le duc de La Rochefoucaud fut contraint de se retirer à Turenne. En y arrivant, le duc de Bouillon et lui eurent nouvelle que Mme la princesse venait à Turenne, pour être de là menée à Bordeaux, ou ils avaient beaucoup d’amis disposés à. la recevoir. Mais ces amis, qui jusque-là avaient paru lès plus zélés pour les intérêts de Mr le prince, se refroidirent tout à coup. Néantmoins Langlade, dont le duc de Bouillon s’était servi dans cette négociation, les ayant raffermis avec beaucoup de peine et d’adresse, il revint en donner avis au duc de Bouillon, qui assembla trois cents gentilshommes de ses amis pour aller recevoir Mme la princesse ; et le duc de La Rocltefoucaud manda les siens, qui arrivèrent à Turenne au nombre de trois cents, conduits par le marquis de Sillery. Outre ses amis, le duc de Bouillon. leva mille deux cents hommes d’infanterie de ses terres, et, sans attendre le marquis de Sillery, ils marchèrent ainsi vers les montagnes d’Auvergne, par où devait passer Mme la princesse, conduite par Chavaignac. Les ducs de Bouillon et dè La Rochefoucaud attendirent deux jours en un lieu nommé La Bonne (peut-être La Borne), où Mme la princesse et Mr son fils arrivèrent enfin. On les conduisit de là à Turennie, oü s’étaient rendus en même temps les comtes de Meille, de Coligni, Guitault, le marquis de Cessau, Beauvais, Chantomi, Briole, le chevalier de Rivière, et beaucoup de personnes de qualité et d’officiers des troupes de Mr le prince. La princesse et le petit duc y demeurèrent huit jours, pendant lesquels on prit Brive-la-Gaillarde, et la compagnie des gendarmes du prince Thomas, qui était de deux cents maîtres. Ce séjour à Turenne, qui était nécessaire pour disposer les esprits de Bordeaux, chancelants, et, pour y pouvoir aller en sûreté, donna le loisir au général de La Valette, frère naturel du duc d’Epernon, qui commandait l’armée du roi, de se trouver sur le chemin de Mme la princesse pour lui empêcher le passage ; mais étant demeurée à une maison du duc de Bouillon, nommée Rochefort, le duc de La Rochefoucaud et lui marchérent au général de La


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Valette avec toutes les troupes qu’ils avaient levées dans leurs terres et six cents gentilshommes de leurs amis. Ils le joignirent à Montolard en Périgord, Mais il lâcha le pied sans combattre, et Mme la princesse reprit, son chemin de Bordeaux, sans trouver rien qui s’opposàt à son passage. La Chapelle-Biron, maréchal de camps des troupes du duc de Bouillon, fut tué à une sortie, au siège de Bordeaux, le 17 septembre. On fit la paix, et le duc de Bouillon se retira à Turenne. Le prince de Condé, rebelle au roi, passa de la Guyenne par Turenne pour se rendre en Auvergne, où il arriva le samedi de Pâques, 1652. Les places qui suivaient la rebellion en Limousin n’étaient pas fort considérables, et leur résistance ne dura pas longtemps.

Il mourut à Pontoise, le 9 août 1652, sa femme à Paris, le 14 juillet 1657 ; elle fut enterrée avec le duc, son mari, dans, l’église de l’abbaye de Saint-Taurin d’Evreux, et leurs cœurs dans celle des capucins de la même ville. Depuis, leurs corps furent transportés dans l’abbaye de Cluni et mis dans le beau mausolée que le cardinal de Bouillon, leur fils, y a fait faire pour sa famille. Leurs enfants furent : 1° Godefroi-Maurice, qui suit ; 2° Frédéric-Maurice de La Tour-d’Auvergne, comte d’Auvergne, lieutenant-général des armées du roi, qui eut la survivance de gouverneur et lieutenant-général en Limosin, à la demande de son oncle, par provision du 25 août 1661 ; il mourut à Paris, le 23 novembre 1707, âgé de soixante-six ans ; 3° Emmanuel-Théodore, cardinal, dit de Bouillon, né à Turenne, mort le 7 mars 1715. Les autres enfants ne sont, pas de mon plan.

XVI. – Godefroi-Maurice de La Tour, deuxième du nom, duc de Bouillon, vicomte de Turenne, etc., vidame de Tulle, mourut à Paris, le 26 juillet 1721, en sa quatre-vingt-deuxième année. Il fit relever à ses dépens 1’église de Turenne, qui avait été détruite ; elle fut finie en 1661. Il épousa, par contrat du 19 avril 1662, Marie-Anne Mancini, nièce du cardinal Mazarin, morte le 20 juin 1714, âgée de soixante-quatre ans. Il en eut : 1° Louis de La Tour, prince de Turenne, né à Paris en février 1664 ; il porta d’abord le nom de comte d’Evreux, qu’il changea depuis en celui de prince de Turenne, après la mort de son grand-oncle, qui l’avait rendu célèbre et respectable, à toute l’Europe. Il mourut d’une blessure reçue à la bataille de Steinkerque le 5 août 1692. L’année précédente, il avait épousé Anne-Geneviève de Levis-Ventadour, dame de Donzenac, fille de Louis-Charles, duc de Ventadour, pair de France, et de Catherine-Eléonore-Magdelaine de La Mothe-Houdancourt ; elle n’eut point d’enfants, et se remaria, en, 1694, avec Hercule-Meriadec de Rohan ; 2° Emmanuel-Théodose, qui suit.

XVII. – Emmanuel-Théodose de La Tour, duc de Bouillon, vicomte de Turenne, etc., né en 1668, avait été nommé, en 1677, à l’abbaye de Bonport, diocèse d’Evreux et, en 1681, à celle de Saint-Sauveur de Redon ; mais, après la mort de son frère aîné, Louis, prince de Turenne, il quitta la cléricature. Il mourut à Paris, le 16 ou le 17 mai 1730. Il épousa : 1°, le 1er février 1696 Marie-Vîctoire-Armande de La Trimouille, fille de Charles duc, de La Trimouille, et de Magdelaine de Crequy, morte le 5 mars 1717 ; 2°, le 4 juillet 1718, Louise-Françoise-Angélique Le Tellier, de Barbezieux, morte en couches le 4 juillet 1719, fille de Louis-François-Marie, chancelier des ordres du roi, etc. ; 3°, le 16 mars 1720, Anne-Marie-Christine de Simiane des Gordes, morte en couches le 8 août 1722 ; 4°. Louise-Henriette-


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Françoise de Lorraine. Du premier lit sont issus : 1° Frédéric-Maurice-Casimir de La Tour, dit le prince de Turenne, né le 24 octobre 1702, gouverneur du Limosin, colonel du régiment de Turenne, cavalerie, mort à Strasbourg, le 1er octobre 1723. Il avait épousé, le 20 septembre précédent, Marie-Charlotte Sobieska, fille de Jacques-Louis, prince royal de Pologne, etc., et petite-fille de Jean, roi de Pologne ; il fut enterré, avec épithaphe, devant le premier pilier sur la droite de la nef de la cathédrale de Strasbourg ; 2° Charles-Godefroi de La Tour, qui suit, etc.

En 1708, M. Baluze fit imprimer l’histoire généalogique de cette maison en deux volumes in-folio.

XVIII. – Charles-Godefroi de La Tour, duc de Bouillon, né le 11 juillet 1706, [gouverneur général d’Auvergne depuis 1730], colonel du régiment de Turenne, cavalerie, d’abord nommé prince de Bouillon, puis prince de Turenne après la mort de son frère aîné. Il vendit au roi, le 8 mai 1738, pour le prix de 4,200,000 livres la terre et vicomté de Turenne, s’en réservant le nom et à sa postérité, la terre et seigneurie de Cazillac, les coseigneuries de Brive et de Malemort, etc. Il épousa, avec dispense, le 1er avril 1724, Marie-Charlotte Sobieska, veuve du prince de Turenne, son frère aîné, née le 23 novembre 1695, morte en Silésie, le 8 mai 1740 ; dont Godefroi-Charles-Henri, qui suit.

XIX. – Godefroi-Charles-Henri de La Tour, prince de Turenne, né le 3 juilet 1728, le dernier qui ait pris ce titre. Il fut décidé, la 10 novembre 1739, que les acquisitions faites par les gens de main-morte, dans la vicomté de Turenne, depuis quarante ans, à compter du 1er janvier 1739, ne seraient sujettes à l’amortissement qu’à raison du capital au denier 25, du revenu des fonds.

Branche des barons de Murat, Saint-Exupéri, etc.

X. – Antoine Raymond de La Tour, dit le Jeune ; Sgr et baron de Murat, de Quaires, de Saint-Exupéri, etc., était sixième fils d’Agne de La Tour, quatrième du nom et Sgr d’Olièrgues, et d’Anne de Beaufort, vicomtesse de Turenne, né l’an 1471 ; il fut d’abord destiné à l’église, comme il s’apprend du testament de ses père et mère, du 4 mars 1479, par lequel ils le substîtuèrent à ses frères aînés en cas qu’ils mourussent sans enfants, et d’une bulle du pape Innocent VIII, de l’an 1485, par laquelle il lui fut permis de posséder plusieurs bénéfices. Mais depuis, ayant quitté l’état ecclésiastique, il fut Sgr et baron de Murat, de Quaires, de Saint-Exupéri, etc ; transigea, le 22 novembre 1504, avec Antoine de La Tour, vicomte de Turenne, son frère aîné, qui lui céda les terres de Courteugeol et de Jonat, avec faculté de les retirer dans vingt ans, moyennant 4,000 livres. Ce qui arriva par transaction qu’il passa avec François de La Tour, baron de Montgascon, vicomte de Turenne, son neveu, le 20 mai 1524. Cet acte fut scellé de son sceau, qui est un écu sur lequel est une tour et des fleurs de lys, et une bande sur le tout, chargé en chef d’un écusson. Il est qualifié noble et puissant seigneur, monseigneur Raymond, dit Antoine de La Tour, Sgr de Murat, de Saint-Exupéri et Chavenon, dans le testament d’Antoine de La Tour, vicomte de Turenne, son frère aîné, du 22 mars 1521, dont il fut l »un des exécuteurs, avec Giles de La Tour, abbé de Vigeois, aussi son frère.


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Il avait épousé, par contrat du 8 novembre 1517, Marie de La Fayette, fille aînée d’Antoine, Sgr de Pontgibaud, Monteil-de-Gelat, et de Rochedagoux, en partie, maître de l’artillerie de France, etc., et de Marguerite de Rouville. Il fut stipulé, dans ce contrat, que le premier fils qui naîtrait de ce mariage, porterait le nom et les armes des seigneurs de Murat et aurait pour préciput la seigneurie de Murat et la moitié de refile de Bains ; et, au cas que le seigneur de Murat vint à succéder au vicomté de Turenne, le premier fils porterait le nom et les armes de Turenne, et aurait pour précipiat la principale place de cette vicomté, et que le second porterait le nom et les armes de Murat et aurait la seigneurie de Murat. Elle était veuve le 4 mai 1578, époque à laquelle elle fit plusieurs fondations en l’église de Murat, pour le repos de l’âme de son mari. Leurs enfants furent : 1° Antoine de La Tour, deuxième du nom, qui suit ; 2° Jean de La Tour, rapporté, après son frère ; 3° François de La Tour, Sgr de Savene, qui fit échange pour soi et pour Giles et Thomas, ses frères, avec Jean, Sgr de Chavenon, pour la seigneurie de Savene, et acquit de lui les domaines et chevances de Beaulieu et Chazot d’Aubières, etc., moyennant 5,500 livres, le 6 juillet 1572. Il était mort sans enfants, avant le 12 avril 1593 ; 4° Giles de La Tour, protonotaire apostolique, décédé avant le 12 avril 1593 ; 5° Thomas de La Tour, chevalier de Saint-Jean-de-Jérusalem., commandeur de Chambereau et de Carlat, et lieutenanu de la compagnie de trente lances des ordonnances, sous le seigneur, de La Favette, le 15 juin 1577, donna quittance en cette qualité, au payeur de la gendarmerie, de 262 livres 10 sols 6 deniers ; 6° Catherinc de La Tour, mariée, par contrat passé à Saint-Exupéri, en Limosin, le 26 janvier 1538, à Arnaud de Grossoles, Sgr de La Chapelle, en Loumagne et de Mouroux, etc., séneschal d’Armagnac, bailli de Nivernais, fils de Jean, baron de Flamarens, etc., et d’Antoinette de Lustrac ; 7° Hélène, de La Tour épousa, par contrat du 6 août 1563, Jean de Prouhet, baron d’Ardenne, Sgr de La Verne, en Poitou ; elle testa le 16 mars 1584 et avait renoncé â ses droits successifs avant l’an 1593 ; 8° Anne de La Tour.

XI. – Jean de La Tour, Sgr de Murat, de Quaires et de Saint-Exupéri, épousa, par contrat du 9 mai 1578, Magdelaine de Pierrebuffierre ; veuve de Jean de Las Tours, fille de François de Pierrebuffierre, vicomte de Comborn, etc., et de Catherine-Joanne Chabot. Elle était veuve de lui, et tutrice de Claude de La Tour, sa fille, lorsqu’elle transigea le 12 avril 1593, avec Jean de La Tour, frère de son mari, au sujet du partage de la succession d’Antoine de La Tour et de Marie de La Fayette, leurs père et mère, et de celle de François et Giles de La Tour, leurs frères. Ils eurent pour fille unique Claude de La Tour, dame de Murat, de Quaires, Bains, La Roche, Donzeuac, La Planolle, Saint-Exupéri, etc., mariée à Jean de La Queille, Sgr de Florat et de Chateaugay, tué la chasse, en 1627, par des gentilshommes, ses vassaux ; il n’avait point d’enfants. Elle eut pour héritiers de ses biens d’Auvergne et de Limosin, Martin et René de La Tour, ses cousins germains, au profit desquels elle avait testé le 11 avril de la même année 1627.

XI. – Jean de La Tour, Sgr d’Alagnac, Chavenon, etc., transigea le 12 avril 1593, avec Magdelaine de Pierrebuffierre, sa belle-sœur. Il épousa le 9 juillet 1572, Marguerite, fille de Guillaume de Murat, Sgr d’Alagnac et


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d’Anne de Saintan. Leurs enfants furent : 1° Martin de La Tour, Sgr et baron de Murat, qui continua la descendance en Auvergne ; 2° Thomas de La Tour, Sgr d’Alagnac, marié par ses père et mère, par contrat du 26 juin 1607, à Jeanne Robert de Lignerac, veuve de Gabriel de Dat, écuïer, Sgr de Saint-Julien, fille de Gilbert de Lignerac et de Claude d’Ussel ; 3° René de La Tour, qui suit, etc.

XII. – René de La Tour, Sgr de La Roche, Douzenne, Saint-Exupéri, etc., était mineur de vingt-cinq ans, le 26 juin 1607, lorsque ses frères s’obligèrent de lui donner 10,000 livres pour tous ses droits. Il est nommé dans le testament de Claude de La Tour, sa cousine germaine, dame de Chateaugay, du 11 août 1627, et partagea sa succession avec Martin de La Tour, son frère, le 26 août 1629. Il fut présent, Ici 1er mai 1634, au contrat de mariage de Françoise de La Tour, sa nièce, avec Pierre de Chaslus.

Il épousa, par contrat du 1er juin 1631, Gabrielle Obier, du lieu de La Queille. Leurs enfants furent : l° Frédéric-Maurice de La Tour ; Sgr de Planchas, qui suit ; 2° René de La Tour, marié après l’an 1677, à Marie-Michèle des Veisset, du lieu de La Queille, dont il eut pour enfant : A. – N..... de La Tour, ecclésiastique ; B. – Marie de La Tour ; 3° Françoise de La Tour, morte à Riom, le 15 mars 1674, ayant été mariée, en 1658, avec Annet Beyon, trésorier de France, à Riom ; 4° Françoise de La Tour, la jeune, mariée, par contrat du 5 mai 1660, avec Henri de Rivoire, marquis du Palais.

X1lI. – Frédéric-Maurice de La Tour, chevalier, Sgr de Planchas, de Saint-Exupéri et de 1a Basse-Serre de Murat, dit le comte de La Tour, épousa : 1° Marie de Valon, de la ville de Riom ; 2° Marie-Françoise d’Apchier, seconde fille de Philibert-Christophe, Sgr de La Garde, de La Margeride et de Thouras, et de Marguerite de La Rochefoucaud. Les enfants du premier lit furent : 1° René de La Tour, mort au service, en Italie ; Jean de La Tour, moine de Cluni, sacristain du prieuré de Nantua, et prieur de Touger.

SOURCES : – BALUZE. Maison d’Auvergne, T. I, pages 404, 405, 406, 407, 408, 411, 412, 413, 414. 415, 416, 420, 441, 446, 447, 450 ; T. Il, pages 731, 734, 736, 737, 740, 741, 742, 743, 744, 746, 750, 756, 806, 810. – SIMPLICIEN, T. I, p. 413 ; T. IV, p. 472, 536, 540 ; T. VII, p. 169 ; T. IX, p. 212, 388. .– LOBINEAU, Histoire de la ville de Paris, T. II, p. 990 ; T. V, p. 336. – CHARTIER, Hist. de Charles VII. – VARILI., Hist. de Henri III, liv. VIII et IX. – PEREFIXE, Hist. de Henrl IV, liv. III. – MONSTRELET, Vie des Bourbons, p. 262. – GARNIER, Hist. de France. T. XIX, p. 169. – DE SERRE, Hist. de France. – MÉZERAY, Hist. de France. – DANIEL, Hist. de France. – MERCIER, Parl. prat. franç., p. 615. – HENANT, Hist. de France. – MAYNARD, Notabl. quest., liv. IV, chap. XXXIII et XXXV ; liv. VIII, chap. XLVIII. – CHOPIN, Cout. d’Anjou, p. 48. – THOU, liv. CVIII. – MERCURE, 1605. – BETHUNE, Mémoir., T. II, p. 53 ; IIe part., T. III, chap. VII, X, IV ; T. IV, chap. XLIV, LII ; IIIe part., T. V, p. 444, chap. II. – Mém. pour l’Hist. de l’Europe, 1731. – Mém. Maréch. Bassomp. – CHOISY, Mém. T. III, p. 114. – VAISSETTE, p. 522. – MERCURE, Fr., T. XX, p. 164, 169. – MORERI, Dict. hist. des mœurs des Franc. – Prop. breviar. Sarlat, an. 1677. – Gall. christ., T. II, col. 671. – Agence du clergé, 1740 ; p. 329


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LA TOUR, sieur de Leymarie, paroisse d’Yesse, élection d’Angoulême, porte : d’argent â une aigle éployée de sable, becquée et pattée d’or, à la bordure d’azur, chargée de 6 besants d’or, 3 en chef, puis 2 et 4. Supports : deux griffons.

1. – Pierre de La Tour épousa Antoinette Turpin, dont : 1° Antoine ; 2° Georges, qui suit ; 3° Pierre ; 4° Jeanne ; 5° Luce ; 6° Jacquette ; ils partagèrent les successions de leuts père et mère le 16 juin 1546.

II. – George de La Tour, écuyer, sieur de La Volernie, paroisse de Notre-Dame de Boschage, diocèse de Poitiers, épousa, par contrat sans filiation du 2 juillet 1542, Françoise des Montiers.

Ill. – Jean de La Tour épousa, le 31 janvier 1576, Françoise de Volluire.

IV. – Gabriel de La Tour épousa, le 30 octobre 1630, Fleurauce de Leymarie.

V. – Pierre de La Tour épousa., le 31 décembre 1654, Louise du Puy.

Jean de La Tour, sieur de N....., paroisse de N....., élection de Saintes, fut trouvé gentilhomme en 1598.

LA TOUR, sieur de La Vergnolle, paroisse de Saint-Bonnet-l’Enfantier, élection de Brive, porte : de gueules à une tour d’argentt maçonnée de sable.

I. – Jacques de La Tour eut diverses procédures au sénéchal d’Uzerche, des 2 et 3 août 1555, 9 février 1557, 11 et 25 février 1558, 10, 18, 27 juin et 8 juillet 1559. Pierre de La Tour, son frère, archiprêtre de Lonzac, fit son testament le 5 janvier 1576, et ledit Jacques, le sien, le 30 (ou le 1er) novembre 1570. Il épousa Jeanne de Guytard, dont : 1° Jean, qui suit ; 2° autre Jean.

II. – Jean de La Tour épousa Annie Maze.

III. – Abel de La Tour épousa, le 13 février 1607, Françoise de Bardicon.

IV. – Daniel de La Tour transigea avec Abel, son père, le 10 janvier 1648, fit son testament le 22 juillet 1667, épousa, le 29 avril 1641, Catherine d’André, dont Abel, qui suit.

V. – Abel de La La Tour.

Jacques de La Tour, sieur du Murat, élection de Tulle, fut maintenu par M. Fortia, intendant.

LA TOUR, sieur de Neufvillars, Vernajoux, Condat, Peyssieras, Las Noualhias, paroisse de St-Bonnet-la-Rivière, Condat-près-Uzerche, etc., porte : d’azur à une tour d’argent maçonnée de sable. Cette maison fit ses preuves de noblesse en 1598, et les commissaires du gouvernement les trouvèrent bonnes

Raynaud de La Tor de Allassac, chevalier, épousa N….., dont : 1° Pierre de La Tor, damoiseau ; 2° Marguerite, mariée à Guillaume de Prunh, damoiseau, fils de Jean de Prunh de Rochechouart ; ledit Guillaume fit une donation à sa femme en 1363.

Noble Bernard de La Tour, de Solignac, damoiseau, épousa N….., dont; 1° N….. ; 2° Dulcie, mariée à Gérarld de La Roche, damoiseau, dont Mariote, impubère en 1426 ; 3° Marguerite, mariée le 10 août 1428, à noble Pierre de Laboleriis, damoiseau de Masseré.


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Bernard de La Tour, écuyer, Sgr de Claravaux, épousa Jacquette du Puy, dont Antoine, qui suit.

Antoine de La Tour, écuyer, Sgr de Claravaux, maître d’hôtel du roi, épousa Françoise de La Roche ; elle fit, avec son mari, une fondation à Claravaux, le 28 juillet 1494.

Abraham de La Tour, écuïer, du bourg de Mortemar, épousa Anne de Verdillac, dont : 1° Gui, écuïer, sieur des Viliars ; 2° Anne, mariée à Pansol, le 1er mars 1688, à Jean Bonniton, sieur de La Creyte, fils de feu Jean et de Charlotte Belliguet, paroisse d’Estoüars.

I. – Noble Boson de La Tour (ou La Tor, vendit quelques rentes à Masserée et à Salon, en 1336 (Regist. de Roherii, notaire à Limoges, p. 34, n° 32 et 33, apud D. COL., et papiers domestiques de M. de Daignac)].

II. – Noble Pierre de La Tour [sieur de Vergnajoulx], fit des acquêts en 1362, 1367, un échange où il est dit fils de Boson, le 9 septembre 1336 ; il vivait en 1362.

[On trouve dans les registres de Roherii, notaire à Limoges, p. 87, n° 77, apud D. COL., Guinot de La Tour, alias de Combornaira.]

III. – Noble Bernard de La Tour, damoiseau, paroisse de St-Georges-de-Rosiers, fit des acquêts en 1403, vivait en 1430. Il épousa Catherine de Las Molieyras, dont Marguerite, mariée, par contrat du 6 août 1386, à Guiot Marcoti, damoiseau, de Laurière, veuf ; elle porta 200 deniers d’or appelés francs.

IV. – Aymeric de La Tour, auquel et à Bernard, son père, Jean de Bretagne accorda de fortifier leur château de Vernajoux, le 10 mai 1451, épousa : 1° N.....; 2°, par contrat du 19 août 1481, N…... Il eut de sa première femme : 1° Fiacre, qui suit; 2° François, qui a fait la branche de La Pommélie ; il transigea avec Fiacre, son frère, sur la succession d’Aymeric, leur père, le 15 octobre 1503.

V. – Fiacre de La Tour épousa, par contrat du 19 août 1481, Isabeau Guichard, dont Aimeric. [Noble Merigot de La Tour vivait en 1500.]

Ademar de La Tour, sieur de Vernenges, 1538, était frère de vénérable M. Jean de La Tour, prévôt de Saint-Salvador [ils étaient cousins d’Aymeric.]

VI. – Noble Aimard ou Aymard, fils de Fiacre et petit-fils d’Aimeric transigea avec Fiacre, fils de François et petit-fils dudit Aimeric, pour les biens de leur aïeul, le 11 février 1532 ; il vivait en 1540. Il épousa N….., dont : 1° Pierre, qui suit ; 2° Catherine, mariée, en 1572, à Jean de La Bonnetie.

VII. – Pierre de La Tour, écuïer, sieur de Vernejoux, paroisse de Condat, près Uzerche, épousa, par contrat du 7 septembre 1568, Gabrielle Bouchard, dont : 1° Godefroi, tonsuré en 1588 ; 2° Foucaud, tonsuré en 1588, qui suit; 3° apparemment François, tonsuré en 1600 ; 4° Catherine, mariée, par contrat (reçu Besse) du 2 janvier 1594, à Antoine de Comborn, écuyer, sieur du Mas, puis d’Enval ; étant veuve, elle fut inhumée, le 10 août 1651, dans l’église collégiale d’Aimoutiers, ez tombeaux de la maison d’Enval, devant l’autel de la Sainte-Vierge (Registre d’Aimoutiers).

VIII. Foucaud de La Tour épousa, par contrat du 31 août 1608, Renée de Blois; [elle était veuve le 14 novembre 1621 (papiers domestiques de M. de Daignac)], dont : 1° Louis, sieur de Vernejoux, qui transigea avec


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François, son frère, sur la succession de Foucaud et de ladite Blois, leurs père et mère, le 23 août 1661 ; 2° François, sieur de Condat, qui suit.

IX. – Fançois de La Tour, sieur de Condat, épousa : 1° Léonarde de Saint-Marsault ; 2°, par contrat du 19 mai 1661, Hélène du Verger.

Branche de Neufvillars.

V. – François de La Tour.

VI. – Fiacre de La Tour, fils de François et petit-fils d’Aymeric, transigea, le 11 février, avec Aymard, fils d’autre Fiacre et aussi petit-fils dudit Aymeric, pour les biens de leur aïeul ; il épousa, par contrat du 2 juin 1521, Marguerite de Geoffre, dont : 1° Pierre, qui suit ; 2° Jean, qui a fait la branche de Noualhas.

VII. – Pierre de La Tour, écuïer, sieur de La Pommeille et de Neufvillars, mourut le 12 novembre 1600, grandement regretté, non seulement de ceux de sa maison, mais des gentilshommes de sa connaissance et autres, car il était homme de bon jugement, quoiqu’il n’eût de lettres ; il était aimé du commun populaire, le parti duquel il tenait, charitable et familier tant au petit qu’au grand ; sa bourse n’était liée, ni close, ni son grenier fermé aux indigents ; il était respecté des gens dignes d’honneur ; mourut en religion prétendue réformée (Registre de Pierrebuffière). Il avait épousé, par contrat du 13 février 1556, Anne de Bouches, dont : 1° Jean, qui suit ; 2° Pierre, à qui ses père et mère firent donation (reçue La Gorce), le 28 mai 1583.

VIII. – Jean de La Tour, écuïer, sieur de Neufvillars, fit une rente annuelle aux anciens de l’église prétendue réformée de Limoges, en 1614 ; il épousa, par contrat du 15 août 1594, Suzanne de La Pommelie, fille de noble Jean, sieur dudit lieu, et de Catherine de Saint-Marsaud. Le P. du Sault, jésuite, M. Collin et le P. Bonaventure ont donné sa vie ; elle mourut en odeur de sainteté le 7 avril 1616. Dont : 1° Charles ; 2° Jeanne, qui fit une donation à Charles, son frère, en 1624.

N….., sieur de Luchat, qui, dès son enfance, fut élevé dans la religion calviniste, servit dans les armées avec réputation ; pressé par les exhortations de sa demi-sœur, Suzanne de La Pommelie, et touché de la sainteté des p. p. récollets, il renonça à l’hérésie et aux armes, fit profession chez ces religieux sous le noù de frère Paulin, au couvent de Sainte-Valérie, à Limoges, le 1er novembre 1602. Dans la suite, il étudia avec tant d’ardeur et de succès qu’il devint très habile ; il ne se couchait jamais après matines, le reste de la nuit était pour l’étude et l’oraison. Il était très dévôt à la Sainte-Vierge. Son zèle pour la réforme des récollets fut cause qu’on l’envoya deux fois à Rome. Il mourut au couvent de Tulle le 21 février 1614. Sept ans après, son corps fut trouvé aussi entier et sa langue aussi vermeille que s’il eût été vivant (Mém. mss. des Récollets).

IX. – Charles de La Tour, fils de Jean, eut un tuteur le 21 septembre 1616 ; il épousa, par contrat sans filiation du 16 avril 1625, Hélène de La Joumont, dont Philippe, qui suit.

X. – Philippe de La Tour, sieur de Neufvillars, épousa, le 9 juin 1654, Françoise Belliat.


TOUR-TOURNIOL, p. 209[modifier]

DU LIMOUSIN 209
Branche de Las Noaillas (1).

VII. – Jean de La Tour, fils de Fiacre et de Marguerite de Geoffre, épousa, par contrat du 20 novembre 1565, Gabrielle de Corbiers.

VIII. – Daniel de La Tour épousa, par contrat du 20 octobre 1596, Isabeau de La Vergne, dont Melchior, qui suit.

IX. – Noble Melchior de La Tour, sieur de Noaillas, paroisse de La Croisille, nommé gouverneur de Portelongone, le 15 décembre 1665, maréchal de camp, en 1643, mestre d’un régiment d’infanterie, en 1649, épousa, par contrat (insinué à Limoges) du 2 septembre 1618, Judith du Bousquet, fille de feu Estienne, sieur de St-Pardoux.

Melchior de La Tour, écuyer, sieur de Noualhas, paroisse de Linars, épousa : 1° Judith du Bousquet, ut supra ; 2° Renée de Signac, dont Anne Catherine, mariée au mois de février 1677, avec Psalmet Ruaud, sieur de La Fayolle, bourgeois de la cité de Limoges.

Notes isolées.

N..... de La Tour, sieur de Brutine, paroisse du Châtenet, était mort en 1660 ; il avait épousé Marie de La Cousse.

Hélène de La Tour, dame de Mouroulx et Lhomaigue, veuve de noble Jean de Prouhet, baron d’Ardenne, fit son testament (reçu Dumas), le 6 mars 1584.

Charles de La Tour, écuyer, sieur de La Vialle, paroisse de La Croisille, 1688.

Claude-Marie de La Tour, supérieure des Ursulines d’Aimoutiers, y mouut le 9 juin 1658 (Registre d’Aimoutiers).

Noble Jean de La Tour, près Vicq, épousa Louise de Belisle, veuve, 1611, dont Marguerite, mariée à noble Jean de Guilhaguet, sieur de Beausoleil, demeurant au lieu de Las-Gabias, paroisse de Saint-Maurice-les-Brousses.

TOURNEMINE. – Pierre de Tournemine, baron de Campzillon, épousa Renée de Rieux, dont Paul, qui suit.

Paul de Tournemine épousa, en 1595, Jeanne de Pierrebuffierre, file de Jean-Geoffroi et de Marguerite de Bourbon-Busset.

Augustin de Tournemine, écuïer, sieur de La Grange, paroisse d’Ussel, épousa, en 1767, Marie-Anne Bonnet de Bay.

TOURNEMIRE. – Noble Léonard ou Charles de Tournemire de Culines, paroisse de Chirac, épousa, le 4 février 1739, Françoise Sarrazin, fille de Léonard, écuïer, sieur de Saint-Denis, et de Louise de Gaing de Montaignac, dont : 1° Louis, mort au berceau ; 2° Guillaume, né le 11 février 1742 (Registres de La Courtine).

TOURNIOL ou TOURNYOL.


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1. Noaillas, commune de La Croisille, canton de Châteauneuf (Haute-Vienne).


TRIPPIER-TUILLE, p. 216[modifier]

216 NOBILIAIRE

ment d'Orléans, écrivit de Bourges, le 11 janvier 1562 (1563), aux officiers de La Chapelle d'Angillon ; était catholique et ennemi juré des protestants. (Mémoires Condé, T. I, p. 113, et T. 1V, p. 198, 199, 201.)

Demoiselle Jeanne Trippier mourut au Dorat, le 1er octobre 1669.

TRISTAN. – V. LAPORTE. – L'Hermite.

TROMPOUDON. – N..... Trompoudon est nommé dans un arrêt contre le grand-prieur d'Auvergne (TOURNET, Arrêts notabl. p. 1248).

Jean Trompoudon, écuïer, sieur de Landeix, à Saint-Léonard, 1654, épousa Antoinette Texier, fille de feu Antoine, sieur de Landeix, et de Jeanne Bony de La Vergne.

René Trompoudon, écuïer, sieur de Monfrebeuf, paroisse de Maraval, mourut à cinquante ans, au Puy-de-Cussac, le 14 mai 1665 ; fut enterré dans l'église de Cussac.

Pierre Trompoudon, maire de la ville de Bourganeuf, épousa Barbe de Lomenie, dont Marie, mariée à Saint-Domnolet de Limoges, le 27 septembre 1705, avec Gabriel Laboreis, fils de François, sieur de La Pigue, président de la ville d'Aubusson, et de feuë Anne de Garreau.

Gabrielle Trompoudon épousa, vers 1600, Pierre de Guitard, écuïer, sieur de Laborie, et de Villejoubert, fils de François et de Françoise de Caux, veuf de Marguerite de Monfrebeuf ; elle se remaria à Guillaume de Montfrebeuf.

Dieudonnée Trompoudon du Repaire épousa, vers 1695, Pierre de Glenest, écuïer, sieur de Montfrebeuf, paroisse de Maraval.

TROTTIN (1).

TRUCHON (2).

TUCHIMBERG. – V. PREVOST, sieur de Tuchimberg,

TUFFEREAU. – Pierre Tuffereau, sieur de Baigne, paroisse de ....., élection de Saintes, fut trouvé gentilhomme en 1598.

TUGEAU. – Jean Tugeau est pourvu de la charge de conseiller de l'échevinage de la maison de ville d'Angoulême, à la mort d'Abraham Aigron, le 5 février 1642.

TUILLE. - Noble Philippe de La Tuille, écuïer, sieur de La Banxinière, épousa Jeanne de Saint-Clivier, dont Catherine, mariée, le 2 février 1513, avec Jean de Jarnage, écuïer, sieur des Cognées (HOZIER, Arm. génér., Ire partie, p. 306).

Henri de La Tuille, écuïer. sieur de Vernuse, épousa Paule de Bostlinard, dont Louis, qui suit.

Louis de La Tuille, écuyer, sieur de Clavière, paroisse d'Ardente-sur-


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1. Cette famille avait sa généalogie à la page 351, qui est déchirée.
2. Etait à la page 947, déchirée.


USSEL-VAILLANT, p. 241[modifier]

DU LIMOUSIN 241

USSEL (1).

[Jaucelin d’Ussel, était procureur fondé du comte de Valentinois, au traité de paix fait entre ce prince et le pape d’une part, et le vicomte de Turenne d’autre, le 5 mai 1392. Était-il de la maison d’Ussel ? à examiner. (JUSTEL, Hist. de Tur. p. 132.)

Léonarde-Gabrielle d’Ussel de Châteauvert, nommée abbesse cles Allois, près Limoges, en 1741, puis transférée à l’abbaye de Bonnesaigne, a Brive, en 1758, oû elle vivait en 1775, était de cette maison.

Marguerite d’Ussel de Châteauvert, religieuse aux Allois, à Limages, vivait en 1778, était nièce de la précédente. A été nommée albesse de la même maison en 1782.

N...... de Châteauert, chevalier de Malte, commandeur de Saint-George, depuis 1762, vivait en 1778. (Fast. milit, 1779, T. 11, p. 618.)

USSON. – Usson est mis en Auvergne, par Baluze lui-même (Hist. Mais. d’Auv. T. I, p. 87.), mais la Combraille est souvent regardée par les auteurs canme faisant partie de l’Auvergne, quoiqu’elle soit du diocèse de Limoges.

Guillaume VIII, comte d’Auvergne, père de Roberrt IV, qui suit, avait donné au pape Alexandre lII, et au Saint-Siège, le château d’Usson. On ne dit pas quand et comment il le reprit (BALUZE, Hist. Maison d’Auverg. T. I, p. 76), mais

Robert IV, comte d’Auvergne et Sgr d`Usson, épousa N....., sœur du duc de Bourgogne, dont : 1° Gui, ou mieux Guillaume, (selon du Tillet), qui suit ; 2° Gui, qui fut aussi comte d’Auvergne ; 3° N..... ; 4° N.....

Guillaume IX, comte d’Auvergne, épousa N....., dont plusieurs enfants, entre autres, Guillaume, qui suit. (BALUZE, ibid.)

Guillaume, Sgr de Chastel-Usson, épousa N...., dont vint au moins Robert, qui suit. (BALUZE, ibid.)

Robert d’Auvergne, Sgr de Chastel-Usson, qui mourut probablement fort jeune et en même temps que son père. On a des lettres de lui du mois de novembre 1247, par lesquelles il s’oblige à paver aux Gardelle, bourgeois de Riom, la sorrme de 3,500 livres, monnaie de Clairmont, dont Guillaume, son père, leur était débiteur. On croit aussi qu’il est le même que

Robert II, comte d’Auvergne, qui était aussi Sgr d’Usson. (BALUZE, ibid., p. 74.)

Jean II, comte d’Auvergne, et de Boulogne, échangea l’an 1387, avec le duc de Berri, le château d’Usson, en Combraille, qui était de son ancien dornaine, avec la baronnie de Lunel et le château de Gaillagues, en la sénéchaussée de Beaucaire, avec 50,000 livres (idem ; ibid, p. 144), preuve qu’Usson était une serre de consquence.]

V.

VAILLANT. – Germain Vaillant, écuïer, sieur de La Rivière-Champroi, paroisse de Rilhac-Lastours, fut trouvé gentilhomme en 1598. Il épousa Peyronne de La Chassaigne ; dont Germain, qui suit.


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1. Cette maison avait sa généalogie aux pagres 2437, 2438, 2439, etc., qui sont déchirées. La note ci-dessus est à la page 2624.


Supplément[modifier]

MONT-MONTAIGU, p. 417[modifier]

DU LIMOUSIN 417

DU MONT, Sgrs de l’Age-Rideau, ont fait preuve de quatre générations. D’argent à la croix écartelée. de sable (LAINÉ, Nobil. du Lim.). Voir DUMONT, T. II.

DE MONTAGNAC (T., III, p. 240). – Il y a deux maisons fort anciennes connues sous ce nom en Limousin. Celle de Gain de Montagnac et celle de Montagnac-Montagnac. Cette derniëre a formé plusieurs branches, dont l’aînée, celle des marquis de Montagnac, possëde encore la terre de son nom, située entre Brive et Tulle, en Bas-Limousin. Deux branches se sont établies en Auvergne et en Bourbonnais. De cette dernière, était Claude de Montagnac de l’Arfeuillère, reçu chevalier de l’ordre de Malte au prieure d’Auvergne en 1607 ; de celle d’Auvergne, Jacques de Montagnac de Lignières, reçu dans le même ordre en 1665. En 1770, il existait cinq chevaliers du même ordre de la branche de Chauvence, l’un grand prieur d’Auvergne, un autre commandeur de Villefranche. Cette maison partait anciennement : de sable à la croix d’argent. Depuis elle a porté : de sable au sautoir d’argent, cantonné de quatre molettes d’éperon de même (LAINÉ, Nobiliaire du Limousin).

DE MONTAGNAC ou MONTAIGNAC, Sgrs d’Estoussanes, alias Taussanes, de Beaulieu, de La Couture ; de Linières, de La Rochebriant, de Chauvance, de Gatines, d’Aubière, d’Auteyrat, de Saint-Sandoux, de Rozières, de Peuchaud, de Bord et autres lieux en Limousin, dans la Marche, le Berry, l’Auvergne, le Bourbonnais et le Nivernais. Cette maison, qui a produit bon nombre d’officiers supérieurs, décorés de l’ordre de Saint-Louis, et plus de dix chevaliers de Malte, dont l’un fut grand prieur d’Auvergne avant la Révolution, descend de Guy de Montagnac, Sgr d’Arfeuillére, paroisse de Chénérailles, dans la Haute-Marche, en i 1450. Elle s’est alliée depuis aux familles de Fornel, alias Fourneaux, de Jonas, de Green-de-Saint-Marsault, de La Bussière, de Bernets-Linières, de La Rochebriant, de Bigot, de Salvert, etc., etc. On l’a quelquefois confondue avec celle de Gain de Montagnac. Elle est encore représentée aujourd’hui en Auvergne par M. Alexandre de Montagnac et par son fils, habitant le château de Saint–Sandoux (AUDIGIER, T. I, p. 348. – Noms féodaux, p. 658. – CHARROL, p. 69, 559, 791, 813, etc., etc. – Nobiliaire du Limousin, par Lainé, p. 36).

Armes : de sable à la croix d’argent. S’il faut en croire M. Lainé, cette famille aurait maintenant adopté les armes de son homonyme du Languedoc, qui sont : de sable au sautoir d’argent, cantonné de quatre molettes d’éperon de même (Nobiliaire d’Auvergne, T . IV, p. 175) .

Une vicairie avait été fondée dans l’église de Peyrat-Ie-Château, en 1530, par Guy de Montagnac, chevalier, Sgr d’Arfeuille ; elle était entretenue par N… de Montagnac de Jeydet et de Périgort (Sem. relig. Lim., VI, 106).

MONTAIGU-EN-COMBRAILLES (T. III, p. 241). – Cette terre appartenait, dès l’origine de Ia fëodalité, à la maison de Bourbon-l’Archambault, et devint l’objet d’une vive queerelle entre Archanbault VII, sire de Bourbon, et Pierre de Blot, son parent, qui s’en disputaient la possession en 1171. Elle resta alors, en vertu d’un accord, à Archambault, dont l’importante succession passa d’abord dans la maison de Dampierre, puis aux descen-


TULLE-USSEL, p. 608[modifier]

608 NOBILIAIRE

d’échiquier d’or 2 et 1. Devise : Sunt rupes virtutis iter. On les trouve aussi avec un chef d’azur a 3 fleurs de lis d’or.

Le chapitre de l’église cathédrale de Tulle porte : d’azur a un Saint-Martin à cheval d’argent coupant avec son sabre son manteau d’or, qu’il donne à un pauvre moitié vêtu d’argent, le tout sur un sentier d’or ; au roc d’échiquier de même en chef à senestre.

TURPIN (Page 240.), seigneurs de Busserolles, paroisse de Bussiére-Poitevine : d’azur à trois besans d’or 2 et 1.

I. – Louis Turpin épousa Marguerite Alonne.

II. – Jacques Turpin épousa Françoise de La Lande ; le 4 aoüt 1435, étant veuve, elle partagea la succession de son mari entre Jean et François, ses enfants.

III. – François Turpin, qui fit hommage au roi, le 14 avril 1539, épousa Françoise de Saint-Astier ; ils firent un testament mutuel en faveur de Moyse, leur fils, le 4 mars 1562.

IV. – Moyse Turpin, qui épousa, le 21 février 1583, Louise du Mosnard.

V. – Jacques Turpin épousa, le 4 décernbre 1627, Jeanne Taveau.

VI. – Gaspard Turpin épousa, le 14 juillet 1649, Jacquette du Teil. (Maintenue de d’Aguesseau. – Bibliothéque de l’Arsenal.)

SUPPLÉMENT À LA LETTRE U.

URIEL (Guillaurne de), 47e évêque de Limoges, était prieur du monastère de Saint-Martial lorsqu’il fut élu, vers 1096. Il consacra l’église d’Uzerche, en 1097 (Geoffroy de Vigeois). Il mourut empoisonné, en 1100, et fut enseveli a Saint–Martial. (NADAUD, Chronol. des évêques.)

Uriel ou Huriel en Berri, lieu d’origine de cet évêque, est situé arrondissement de Montluçon (Allier). On y remarque une belle tour carrée, à contreforts plats, qui semble être une œuvre de la fin du XIe siècle, et aurait été construite par Guillaume.

Pierre de Rochedagoux, Sgr du Breuil, et Margueritc de Montluçon, sa femme, vendirent la terre d’Huriel en Bourbonnais, à Louis de Brosse, Sgr de Sainte-Sévère, en 1350. (Nobiliaire d’Auvergne, art. Rochedagoux.)

USSEL. – Les armes de la ville d’Ussel sont : d’azur à l’huis d’or verrouillé de sable accompagné de trois étoiles de même 2 et 1. – II ne faut pas confondre ce chef-lieu d’arrondissement du département de la Corrèze avec Ussel, canton de Chantelle (Allier) ; Ussel, canton de Saint-Flour (Cantal) ; Ussel, canton de Saint-Germain (Lot).

D’USSEL (P. 241.), marquis et comtes d’Ussel, barons de Châteauvert, de Crocq, de Saint-Martial-le-Vieux, Sgr de Charlus-le-Pailloux, du Bech,


USSEL, p. 609-618[modifier]

DU LIMOUSIN 609

d’Eygurande, de La Garde-Guillotin, de Marze, de La Gasne, du Gombeix, des Ages, de La Bachellerie, de Saint-Germain, du Pagneix, de Flayat, de Bonnefont, de Bassignac, de La Garde, du Rieu, de Saint-Saturnin, de Chalagnat, de Salers, de Fontanges, de Saint-Victours, de Margeride, de Soubrevêze. Originaires de la Corrèze, répandus dans la Creuse, le Cantal, etc. En latin, de Ussello.

Peu de familles ont actuellement en France une origine aussi noble que la maison d’Ussel. Les généalogistes sont d’un commun accord ; tous sont convaincus que Guillaume d’Ussel, fondateur de l’abbaye de Bonnaygue, en 1157, était fils puîné d’Ebles III, vicomte de Ventadour, et de dame Agnès de Bourbon de Montluçon. Voilà certes une magnifique origine. Ce n’est pas tout. Ebles III descendait lui-même, en ligne directe, d’Archambaud, vicomte de Comborn, en 1080, et celui-ci de Fulcoad, établi comte de Rouergue, en 820, par Louis Le Débonnaire. Une forte présomption en faveur de l’opinion des généalogistes est la copossession de la ville d’Ussel entre les Vendatour et les d’Ussel, dès le milieu du XIIe siècIe. On croit que Guillaume d’Ussel, fils puîné d’Ebles III de Ventadour, reçut en apanage une portion de la terre d’Ussel et en retint le nom, suivant l’usage des temps. Ce qu’il y a de certain, c’est que Guillaume fonda l’abbaye de Bonnaygue, au milieu d’un siècle tout féodal ; il fallait bien que ce fut un seigneur riche et puissant. On remarque, en outre, qu’aux XIIe et XIIIe siècles, les prénoms des Ventadour et des d’Ussel sont les mêmes. Ceux d’Elie et d’Ebles leur sont particuliers, et l’on sait qu’au moyen âge, certains prénoms étaient souvent spéciaux à une même famille.

I. – Guillaume d’Ussel, coseigneur de la ville d’Ussel, Sgr de Charlus-le-Pailloux, du Bech, d’Eygurande, etc., était fils, suivant les généalogistes et la tradition, d’Ebles III de Ventadour et de dame Agnès de Bourbon. En 1157, il fonda l’abbaye de Bonnaygue. La charte de fondation se trouve dans la Gallia christiana. Son épouse avait nom Jeanne. Elle le rendit père de : 1° Elie, qui suit ; 2° Ebles, qui fit des donations a l’abbaye de Bonnaygue, en 1190-1200 ; 3° Pierre, Sgr de La Garde-Guillotin, en 1188-1218. C’est a lui que doit se rapporter ce passage de l’Histoire de la ville d’Ussel, par M. DELMAS : « Guy d’Ussel, Elbes et Pierre ses frères, Elias, un de ses cousins, formèrent le projet de se livrer à la poésie, et d’aller chercher la fortune et la gloire dans les cours diverses des princes. Pierre, habile musicien, devait chanter les chansons de Guy et les sirventes d’Ebles. »

II. – Elie 1er d’Ussel, chevalier (mides), coseigneur d’Ussel, Sgr de Charlus-le-Pailloux, d’Eygurande, etc., fit une donation a, l’abbaye de Bonnaygue en 1170. Il épousa Aiceline de Chaslus, fille de Hugues, et laissa :

III. – Hugues 1er d’Ussel, chevalier, coseigneur d’Ussel, Sgr de Charlus-le-Pailloux, donateur de l’abbaye de Bonnaygue en 1185 ; marié a Constance, dont : 1° Robert, qui s uit ; 2° Gui, 1195 ; 3° N....., religieuse de la communauté de Blessac, près Aubusson.

IV. – Robert d’Ussel, chevalier, coseigneur d’Ussel, Sgr de Charlus-le-Pailloux, d’Eygurande, de La Garde-Guillotin, etc., en 1195, 1200, 1219, fut père de : 1° Hugues II, qui suit ; 2° Robert, abbé de Bonnaigue ; 3° Ebles, alias Eblon, vivant en 1235-1238. C’est lui qui, en 1233, vendit une portion de la ville d’Ussel a Ebles de Ventadour, son cousin. Il était chanoine de la cathédrale de Clermont en 11243 ; 4° Guillaume, 1235-1238.


610 NOBILIAIRE

V. – Hugues II d’Ussel, chevalier, coseigneur d’Ussel ; Sgr de Charlus-le-Pailloux, d’Eygurande, 1216-1225, épousa Alais de Chénérailles, dont 1° Elie II, qui suit ; 2° Robert, damoiseau, Sgr d’Eygurande en 1254. Il épousa une fille d’Amblard de Chalus, damoiseau, Sgr de Chaslus. Son scel est chargé d’un écusson offrant une porte surmontée d’un lambel de trois pendants ; 3° Agnès, mariée : 1°, à Guillaume de Villelume, chevalier, Sgr de Villelume et de Mérinchal ; 2°, à Raoul de Beaufort, chevalier Sgr de Beaufort ; 4° Guillaurne, chevalier, Sgr de Charlus-le-Pailloux en 1248 ; 5° Pierre, damoiseau, lequel fit donation au chapitre d’Herment du Mas-de-La-Vedrine, prés d’Ussel, en 1248 ; 6° Hugues, prieur de l’abbaye de Saint-Alyre, à Clermont-Ferrand, en 1256-1278.

VI. – Elie II, d’Ussel, chevalier, coseigneur de la ville d’Ussel, Sgr de Charlus-le-Pailloux, d’Eygurande, etc., ratifia, en 1269 ; avec le vicomte de Ventadour ; la donation d’une maison à Ussel, pour loger les pauvres de la ville. Il eut : 1° Guillaume, qui suit ; 2° Guicharde, femme en 1275, de Robert Mel, damoiseau.

VII. – Guillaume d’Ussel, damoiseau, coseigneur de la ville d’Ussel, de Charlus-le-Pailloux, d’Eygurande, etc., vivait en 1275. Il fit une donafion a l’abbaye de Bonnaygue en 1281 ; testa en 1326, laissant : 1° Elie, qui suit ; 2° Bonnet, frère servant du Ternple, lors de l’interrogatoire de son ordre en 1309 ; 3° Armand, chanoine-comte de Brioude et abbé de Pébrac en 1276.

VIII. – Elie d’Ussel, chevalier, coseigneur d’Ussel, Sgr de Charlus–le-Pailloux, d’Eygurande, etc., en 1308 ; ne vivait plus en 1324. Il laissa entre autres enfants : 1° Hugues, qui suit ; 2° Huguette, alias Guionète, épouse, en 1331, de Durand Bellet, darnoiseau, frère de Jean, bailli des montagnes d’Auvergnes en 1340.

IX. – Hugues d’Ussel, chevalier, coseigneur d’Ussel, Sgr de Charlus-le-Pailloux, d’Eygurande, etc., est qualifié damoiseau en 1328. Hugues est mentionné en 1335 et 1356. Ses enfants furent : 1° Guillaume, qui suit ; 2° Clémence, femme de Pierre de Salers, chevalier, Sgr de Salers ; 3° Huguette, religieuse dans l’abbaye de l’Eclade en 1368.

X. – Guillaume d’Ussel, damoiseau, coseigneur d’Ussel, Sgr de Charlus-le-Pailloux, de La Garde-Guillotin, etc., qualifié en 1353 et 1367, fils de noble et puissant seigneur Hugues d’Ussel, épousa Antoinette de Montfaucon. Il eut : 1° Hugues, que Froissard appelle Guyot et dit lieutenant du château de La Roche-Vendeix, pour son neveu, le célëbre Aymérigot de Marchès, capitaine d’une bande anglaise. Il épousa, par contrat du 16 mars 1383, Dauphine de Marchès, fille de Guillaume, Sgr de Marchès et de Boyleduc. Il testa le 16 mai 1409. Ses enfants furent : A. – Guillaume, Sgr de Charlus-le-Pailloux, coseigneur d’Ussel, mort sans enfants ; B. – Dauphine, mariée en 1407, à son cousin-germain, Astorg, d’Ussel-d’Anglars ; C. – Autre Dauphine ; épouse d’Antoine d’Ussel, Sgr de La Garde-Guillotin. son cousin-germain ; D. – Brunicens, marié à noble Géraud des Ages ; E. – Marie, religieuse a Bourges en 1419-1431 ; 2° Georges, qui suit ; 3° Guillotin, Sgr de La Garde-Guillotin en 1420, marié à Dauphine de Montrognon, fille de Hugues, chevalier, Sgr d’Opme, et de Huguette de Vassel, dont : A. – Antoine, Sgr de La Garde-Guillotin en 1460, rnarié à Dauphine d’Ussel, sa cousine-germaine. De cette union : aa. – Jean ; Sgr de La Garde-


DU LIMOUSIN 611

Guillotin, époux de Louise de Comptour de Gioux. Son fils Claude, Sgr de La Garde-Guillotin, épousa Françoise de Tournemire, dame de Marze, et fut père de Claudine, dame de Marze et de La Garde-Guillotin, mariée a Gilbert de Robert-Lignerac, chevalier ; bb. – Catherine, mariée, en 1496, a Béraud Hautier, chevalier, Sgr de Villemontée ; 4° Marguerite, mariée a Emery (Aimeric) de Marchès ; chevalier, Sgr de Charlus-Marchès et de Noblac, père du célére Aymérigot ; 5° Maragde, femme, en 1393, de Rigon de Champiers ; 6° Géraud.

XI. – Georges d’Ussel, chevalier, Sgr d’Anglars, vivait en 1380-1409. Il épousa, vers 1385, GaIienne d’Anglars, dame d’Anglars, fille unique d’Vves, chevalier, Sgr d’Anglars. Par ce mariage, il fut substitué aux nom et armes d’Anglars. On verra que ses descendants.furent fidèles à la clause de cet acte, puisque 1’un de ses petits-fils retint le nom et les armes d’Anglars. Georges d’Ussel laissa le suivant :

X1I. – Astorg, alias Eustorge d’Ussel, appelé aussi Astorg d’Anglars, fut Sgr d’Anglars, en vertu de la substitution faite au profit de son père. Il est qualifié haut et puissant seigneur ; testa le dernier novembre 1428, étant sur le point de partir pour la guerre contre les Anglais, avec Charles, comte de Ventadour. Sa première femme fut Dauphine d’Ussel, sa cousine-germaine, fille de Hugues, chevalier, coseigneur d’Ussel, Sgr de Charlus-le-PaiIloux, et de dame Dauphine de Marchès, mariée le 7 juillet 1407 ; la seconde, Marguerite de Rochegadoux, dame de Saint-Victour et de Soubrevèze, fille de Vital, chevalier, et d’Alix de La Roche. Du premier lit naquirent : 1° Jean, appelé aussi Jean d’Anglars, Sgr de Charlus-le-Pailloux. Il testa le 3 janvier 1457, institua pour héritier universel, Georges d’Ussel d’Anglars, son frère, et ne laissa pas d’enfants d’Agnès de Montmorin, son épouse ; 2° Georges, qui retint le nom d’Anglars. Il fut Sgr d’Anglars, épousa Jeanne d’Ornhac, de laquelle il n’eut qu’une fille : A. – Anne, mariée a « magnifique et puissant homme messire » Claude de Montfaucon, chevalier, Sgr d’Alest, baron de Vezenobre, père de Jeanne, dame d’Anglars, mariée a Louis de La Croix, baron de Castries ; 3° Galienne, mariée a noble homme Antoine de La Beysserie, damoiseau, Sgr de La Beysserie et de Marsilhac ; 4° Marguerite, légataire de son père eu 1428 ; du second lit naquirent : 5° Jean, connu sous le nom d’Anglars, Sgr de Saint-Victour et de Soubrevéze, marié à Philippe de Lubertès, dont : A. – Antoine, damoiseau, Sgr de Saint-Victour en 1487. Il épousa en 1504, Hélène de Gain, fille de Jacques, Sgr de Linars. De ce mariage : aa. – Jacques, Sgr de Saint-Victour, en 1549-1559, marié à Anne de Coustin, qui le rendit père de Françoise, dame de Saint-Victour, mariée, par contrat du 24 avril 1575, à Jacques de Saint-Nectaire, chevalier de l’ordre du roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre : bb. – Antoine, Sgr de Saint-Victour et de Margeride en 1532. ; cc. – Hector ; B. – Bertrand, Sgr de Saint-Victour. et de Soubrevèze en 1493, marié à Lucques de Bort-de-Pierrefite, dame de Longuevergne. Il eut : aa. – Jeanne, mariée en 15112, à Guinot de Montclar, Sgr de Montbrun ; bb. – Françoise, mariée en 1523, à Charles de Dienne de Chavaniac ; C. – Marguerite, mariée, le 24 novembre 1478, à Jean Malengue, écuyer, Sgr de Lespinasse ; 6° Jean, qui suit ; 7° Jean, lequel retint le nom d’Anglars. Il est tige de la branche d’Anglars-de-Bassignac, dont nous donnerons la filiation ci-après ; 8° Jeanne, mariée, le 20 janvier 1434, à


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Jacques de Verneughol, écuyer, Sgr de La Bachellerie ; 9° et 10° Eglenette et Isabelle. Leur père voulait, dans son testament, qu’elles se fissent religieuses à Bonnesaigne ; 11° Jean, abbé de Saint-Alyre, à Clermont, en 1434.

XIII. – Jean d’Ussel, chevalier, qualifié noble et puissant seigneur, naquit vers 1430. Il fut Sgr de Charlus-le-Pailloux, coseigneur d"Ussel. Sa première femme fut Anne d’Aubusson, fille de Guillaume et de Marguerite Hélie. La seconde, Françoise Andrieu, dame de La Gane, fille d’Antoine, écuyer, Sgr de La Gane, de Roussillon, du Gombeix, etc. Du second lit naquirent : 1° Georges II, qui suit ; 2° Galienne, religieuse à 1’Eclache, en 1461.

XIV. – Georges II d’Ussel, chevalier, Sgr de Charlus-le-Pailloux, coseigneur d’Ussel, etc., épousa Marguerite de Bonnefont, par contrat du 30 janvier 1502, fille de Guy, chevalier, Sgr de Bonnefont, de La Bachellerie et des Ages. Il obtint une bulle d’un pape, lui accordant différentes permissions, et laissa : 1° Jean, qui suit ; 2° Anne, mariée, le 28 juillet 1549, à Charles de Chaslus, chevalier, Sgr d’Hauteroche, fils de Maurice, Sgr de Couzans ; 3° Jeanne, épouse de Guy d’Anglars, son cousin ; 4° Jacqueline, mariée a Georges de La Beysserie, dit d’Ussel ; 5° Françoise, rnariée le 15 juin 1524, à Gaspard de Saint-Aignant, Sgr de La Gastine.

XV. – Jean d’Ussel, chevalier, qualifié haut et puissant seigneur, né en 1506, fut baron de Châteauvert, Sgr de Charles-le-Pailloux, coseigneur d’Ussel, etc. Il épousa, par contrat du 16 novembre 1522 ; Charlotte de Rochefort-Châteauvert, fille de Guillaume, chevalier, baron de Châteauvert, Sgr de La Courtine, de Mérinchal, etc :, et de Jeanne de Pestel. Elle eut la baronnie de Châteauvert en partage, ce qui fit que son mari se fixa dans cette terre. Ses enfants furent : 1° Guy, alias Guynot, chevalier, baron de Châteauvert, chevalier des ordres du roi. Il épousa Gabrielle de Saint-Georges, morte sans enfants ; 2° Antoine Ier, qui suit ; 3° Joseph, reçu chevalier de Saint-Jean-de-Jérusalem, le 3 décembre 1546. Il servit dans le ban de la noblesse du Limousin en 1553, vivait encore en 1568 ; 4° Jacqueline, mariée, le 28 juin 1557, à Charles Rochette, écuyer, Sgr des Hoteix, fils de François et de Louise de Faulcon. Sa fille Louise, épousa, par contrat du 8 mai 1577, Gabriel de Saint-Georges, fils de feu noble Amable, chevalier de l’ordre du roi, Sgr du Breuil, et de Louise de Boucard.

XVI. – Antoine Ier d’Ussel, chevalier, baron de Châteauvert ; Sgr de Charlus-le-Pailloux, du Bech, de Bonuefont, des Ages, de La Bachellerie, du Gombeix, coseigneur d’Ussel, fut gentilhomme ordinaire de la chambre du roi Henri IV. Plaidant, en 1580, avec le seigneur de La Gastine, il exposa : « qu’il met au premier rang, comme fondamental et de fait, celui qui conserve le nom et armes comme descendant et universel héritier des Sgrs d’Ussel et de Charlus, et déclare, en outre, qu’il donnerait aussitôt la terre de Charlus pour un teston on pour un plat de lentilles, comme fit Esaü son droit d’aînesse à Jacob, que de se départir plutôt du nom et armes d’Ussel et de Charlus aux mêmes grades et conditions que ses prédécesseurs en ont usé de légitime mémoire ». Antoine d’Ussel s’occupa de poésies. On trouve sur un terrier quelques fragments de ses compositions littéraires. Le 27 mai 1593, jour de l’Ascension, Châteauvert fut pris par trahison et


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Antoine d’Ussel fait prisonnier. La ligue était alors en pleine vigueur. Le comte de Levis, François de La Mothe, Sgr de Maslaurent, Loys de La Borde et Raimond de Guillaumanche rançonnèrent Antoine d’Ussel a 4,000 livres et pillèrent le château. Le plaintif eut recours au Parlement da Bordeaux, qui condamna ces seigueurs à restituer tout ce qu’ils avaient enlevé, avec dommages et intérêts. Antoine d’Ussel avait épousé, par contrat du 10 janvies 1572, Claudine de Lestrange, fille de haut et puissant seigneur Louis, marquis de Lestrange, Sgr de Maignac, lieutenant-général de la haute et basse Marche, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et de Rose Rochette des Hoteix. De ce mariage : 1° Antoine II, qui suit ; 2° Gabriel, qui testa le 8 mars 1601 : il mourut sans alliance ; 3° Jacques ; 4° Catherine, mariée en décembre 1609, à Pierre de Mary, Sgr de Curziat, vice-sénéchal du Limousin ; 5° Louise, mariée, le 29 janvier 16077, à Hierosme de Combes, écuyer, Sgr de Palabotz et vicomte de Miremont, fils de Jean et de Jeanne Challarnel. Il est l’auteur de la branche de Combes-Miremont, dont MM. de La Farge de Rioux sont les héritiers ; 6° Jeanne, religieuse dans le rnonastère de La Règle, à Limoges, en 1699 et 1621.

XVII. – Antoine II d’Ussel, chevalier, baron de Châteauvert, Sgr du Bech, coseigneur de la ville d’Ussel, etc., acheta la seigneurie de Saint-Martial-le-Vieux, à Antoine de Langeac, le 7 novembre 1609 ; Marguerite de Langeac, qu’il avait épousée le 18 mars 1606, lui apporta 51,000 livres de dot. Elle était fille de Gilbert, Sgr de Dallet, et d’Antoinette Grasdepain. De ce mariage : 1° Gilbert, qui suit ; 2° Gasparde, née en 1612, mariée, en premières noces, à haut et puissant seigneur Antoine Green de Saint-Marsault, chevalier, seigneur, vicomte du Verdier, fils de Charles, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et de Jeanne de Saint-Nectaire ; en secondes noces, le 9 février 1649, à Jean-Annet de Fontanges, écuyer ; Sgr d’Hauteroche, de Fournols, etc. ; 3° Gilbert, mort jeune ; 4° Jacqueline, née en 1620. Elle fit profession dans le monastère de la Visitation de Montferrand, le 4 octobre 1636 et reçut 4,000 livres de dot moniale ; 5° Jeanne, religieuse dans l’abbaye de La Règle, a Limoges.

XVIII. – Gilbert d’Ussel, chevalier, baron de Châteauvert, coseigneur d’Ussel, Sgr de Saint-Martial-le-Vieux, du Bech, etc., né au château du Bech, le 14 mars 1610, fut maintenu dans sa noblesse d’extraction, le 13 novembre 1667. Il avait épousé en premières noces, le 20 septembre 1637, Claudie de La Roche-Aymon, fille de Renaud et d’Antoinette de Brichanteau-Nangis. En secondes noces, le 19 mars 1650, Antoinette de Peyrat de Jugeals, qui testa en 1684, fille de Mercure, chevalier, Sgr de Veillant, et de Louise de Prelat. Du premier lit : 1° Marie, née en 1640 ; elle fit profession le 5 octobre 1659, dans le couvent des Ursulines d’Ussel ; du second lit : 2° Guy, qui suit ; 3° Louise, née le 4 novembre 1653, mariée, le 19 octobre 1680, à François-Edme de Bosredon, marquis de Vatanges. Elle mourut en 1692 ; 4° Henri, né en 1655. Il fit ses preuves de noblesse pour l’ordre de Malte, le 26 mars 1667, et fut reçu chevalier la même année ; 5° Jeanne, née en 1658 ; elle fit profession, le 19 mars 1677, dans le couvent de la Visitation de Riom.

XIX. – Guy Ier d’Ussel, chevalier, baron de Châteauvert, coseigneur d’Ussel, Sgr de Saint-Martial-le-Vieux, du Bech, de Charlus-le-Pailloux, etc. naquit a Châteauvert, en 1654. II fut nommé cornette d’un régiment, le


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26 juillet 1678, testa le 14 février 1703. Il avait épousé, le 28 février 1677, Marguerite de Barthon de Montbas, fille de Philibert, chevalier, Sgr de Massenon, du Moutier-d’Ahun, etc., et de dame Anne Audier. De ce mariage : 1° Philibert, qui suit ; 2° Léonard, né le 14 décembre, 1682. Il fit ses preuves de noblesse pour être reçu chevalier de Malte, le 1er mai 1694, devint commandeur de Brioude et mourut en 1754 ; 3° autre Léonard, reçu chevalier de Malte, le 29 octobre 1695, commandeur des Bordes, grand bailli de Lyon, mort a Brive en 1761 ; 4° François, baptisé le 17 février 1686. Il fit ses preuves de noblesse pour Malte, le 2 février 1697, et fut reçu chevalier, le 20 janvier 1698. Il devint commandeur de Maisonice, et mourut en 1762 ; 5° Léonard, né le 28 juin 1692. Il embrassa la carrière ecclésiastique ; 6° Guy, ecclésiastique. Son titre clérical est du 27 septembre 1706. Louis de Langeac, Sgr de Bonnebaud, chanoine-comte de Brioude, fit résignation, en sa faveur, de son canonicat, le 4 juillet 1700. Guy d’Ussel prit possession de sa prébende le 6 octobre. de la même année, après avoir prouvé seize quartiers de noblesse.

XX. – Philibert d’Ussel, chevalier titré, marquis d’Ussel, baron de Châteauvert, Sgr du Bech, de Saint-Martial-le-Vieux, coseigneur de la ville d’Ussel, etc., naquit en 1678. Quoique l’aîné de sa famille, il se fit d’abord recevoir chevalier de Malte, le 22 octobre 1693 ; mais plus tard, s’étant fait relever de ses vœux par le Souverain-Pontife, il épousa, le 5 septembre 1706, Jeanne de Joussineau de Tourdonnet, fille de Philibert, chevalier, Sgr de Fayat et Tourdonnet, et de dame Anne de Bonneval. De ce mariage : 1° Guy Il, qui suit ; 2° François-Aimé, né en 1710. Il fit ses preuves pour Malte, le 13 août 1721, fut reçu chevalier le 12 novembre suivant, devint commandeur de Saint-Georges, et mourut en 1778 ; 3° Henri-Valérie, reçu chevalier de Malte le même jour que son frère, le 12 novembre 1721. Il fut capitaine dans le régiment du roi et mourut a la bataille, de Fontenoy, le 11 mai 1745 ; 4° Léonarde, religieuse dans l’abbaye des Allois, puis abbesse de l’abbave royale de Bonnesaigne, morte en 1777.

XXI. – Guy II, marquis d’Ussel, baron de Châteauvert et de Crocq, Sgr de Saint-Martial-le-Vieux, du Bech, coseigneur de la ville etc., baptisé le 3 juillet 1707 ; acheta la baronnie de Crocq, en 1738, à M. Bertin, maître des requêtes. Il monta dans les carrosses du roi, à la suite des preuves nobiliaires qu’il fit. Il avait épousé, le 20 février 1732, Marguerite de Saint-Julien, dame de Flayat, fille d’Antoine, comte de Saint-Julien, Sgr de Flayat, des Moulins, de La Ramade, d’Hautefeuille, et Marguerite de Belin. De cette union : 1° Marc-Antoine, qui suit ; 2° Jean-Valérie, chevalier de Malte, reçu page du roi en la grande écurie, mort jeune ; 3° François-Aimé, reçu chevalier de Malte, le 11 août 1746, commandeur de Saint-Georges en 1773 et 1783, mort lors de la prise de Malte par Bonaparte ; 4° Jean-Hyacinte, dont la postérité sera rapportée après celle de Marc-Antoine, son frère aîné ; 5° Marguerite, abbesse de l’abbaye des Allois à Limoges, morte en 1806 ; 6° Marie, mariée en 1768, à Jacques de Gain-Linars, chevalier, baron d’Enval, Sgr de Teyssonnières et de Goursolles, capitaine dans le régiment d’Enghien.

XXII. – Marc-Antoine, marquis d’Ussel, baron de Châteauvert, coseigneur de la ville d’Ussel, baron de Crocq, Sgr de Flavat, etc., capitaine dans le régiment de Conty (cavalerie), le 15 mai 1748 ; fut nommé chevalier de


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Saint-Louis, le 19 avril 1763. Il avait épousé, le 16 juin 1762, Catherine-Claire de Salvert de Montrognon, fille de haut et puissant seigneur François, marquis de Salvert, Sgr de La Rodde, de La Garde, du Triouloux, etc., mousquetaire gris, et de dame Jeanne-Marie de Méalet de Fargues de Vitrac ; elle épousa, en secondes noces, le comte de Joussineau de Tourdonnet. Marc-Antoine d’Ussel fut le père de : 1° Léonard, qui suit ; 2° François-Aimé, chevalier de Malte, mort jeune ; 3° Alberte-Gilberte, mariée, le 18 mai 1786, a Jean-Louis de Monamy, baron de Mirambel, Sgr de Saint-Remy, de La Courtine, etc., fils de François, baron de Mirambel, et de Jeanne de Bosredon de La Breuille. De cette union : A. – Catherine-Claire, mariée en 1808, a Michel-Victor Burin des Rauziers ; B. – Rosalie, épouse de N..... Vézit de Beaufort ; 4° Léonarde-Rosalie, mariée au baron de Beaune de Romanet, chevalier, Sgr de Beaune, chevau-léger de la garde du roi, chevalier de Saint-Louis, dont une fille, mariée à M. de l’Hermite ; 5° Louise-Marie, épouse du comte Joseph de Cosnac, capitaine au régiment de Penthièvre, chef d’escadron, aide-de-camp du duc de Penthièvre, chevalier, de Saint-Louis.

XXIII. – Léonard, marquis d’Ussel, naquit le 12 septembre 1767. Il fut convoqué à l’Assemblée de la noblesse du Bas-Limousin, en 1789, fut sous-lieutenant dans le régiment du roi (infanterie), et contracta alliance en 1784, avec Joséphine-Honorée-Souveraine de La Rochefoucauld-Cousages, fille du comte de La Rochefaucauld-Cousages, vice-amiral, grand’croix de Saint-Louis, et de Louise-Françoise de Rochechouart, dont : 1° Hyacinthe-Aimé, mort sans enfants ; 2° Louis–Armand, marquis d’Ussel, ancien sous-lieutenant d’infanterie sous la Restauration, maire de la commune de Saint-Oradour (Creuse), marié à Mlle Berthe de Chazelles. Il n’a pas d’enfants ; 3° Louis-Annet-Marien, comte d’Ussel, né le 23 août 1789, capitaine de grenadiers, réformé en 1814, par suite de blessures reçues à la dernière campagne ; il reprit du service dans les gardes du corps, en 1815, fut chevalier de la Légion d’honneur et retraité capitaine. Il épousa, le 7 février 1827, Jeanne–Eulalie du Bost de Fressange, dont : A. – Louis-Henri-Alexandre-Armand, comte d’Ussel, capitaine-commandant au 5e dragons, né le 13 mars l 828, marié, le 5 mai 1856, à Mlle Sidonie-Eléonore-Martin de Puytison, fille de Bernard et d’Elisabeth de Malden. De cette union : aa. – Marc-Antoine-Anne-Marie, né a Rouen, le 14 iuillet 1860 ; B. – Annet-Marie-Anatole, vicomte d’Ussel, né le 28 novembre 1832 ; il a servi dans le 1er chasseurs d’Afrique ; C. – Jean-Jacques, baron d’Ussel, né le 19 mars 1836 ; D. – Caroline-Marie, née le 9 novembre 1842, élève à Saint-Denis ; 4° Joseph, sous-lieutenant de dragons, mort en 1815 ; 5° Gustave-Auguste, vicomte d’Ussel, qui se retira du service par suite des blessures qu’il reçut dans l’affaire de Leipsick ; il épousa Mlle Clarisse d’Arfeuille, dont : A. – Henri, maréchal-des-logis au 5e dragons ; retiré du service ; B. – Victorin, né le 19 février 1837, prêtre, vicaire de la paroisse de Crocq ; C. – Marie.


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Seconde branche (existante).

XXII – Jean-Hyacinthe, comte d’Ussel, baron de l’empire, fils de Guy, marquis d’Ussel, et de Marguerite de Saint-Julien, fut baptisé, le 17 janvier 1748, dans l’église de Saint-Pourçain (Allier). Il fit ses preuves de noblesse devant d’Hozier, le 9 juillet 1766, pour être reçu page du roi ensa petite écurie ; était, en 1789, capitaine dans le régiment, mestre de camp de cavalerie, devint lieutenant-colonel du 6e régiment de dragons, syndic de la Corrèze, conseiller de préfecture et membre du corps électoral du même département. Il fut présenté, en 1812, comme candidat pour le Sénat. Il est mort a l’âge de cent-un ans, le 9 janvier 1849. Il avait épousé, le 20 avril 1775, Madeleine du Bois de Saint-Hilaire, fille de Jean-Jacques, chevalier, baron de Saint-Hilaire, Sgr de Chameyrat, de La Horde, de Villeneuve, etc., et de Marguerite David. De cette union : 1° Pierre-Hyacinthe, né a Brive, en 1775, mort à vingt-quatre ans, par suite des blessures et des fatigues qu’il avait essuyées dans l’armée du Nord, en 1793 et 1794 ; 2° Jean-Hyacinthe-Jacques, qui suit, ; 3° Jean-Jacques-Hector, né a Brive, le 13 septembre 1785, officier dans le 16e régiment de dragons, chevalier de la Légion d’honneur, officier du même ordre à vingt-trois ans. II fut présenté par son régiment comme le plus brave pour l’ordre des Trois-Toisons créé par Bonaparte, et fut tué en Espagne, le 24 juillet 1811. Ce jeune homme promettait d’avoir un avenir brillant.

XXIII. – Jean-Hyacinthe-Jacques, comte d’Ussel, ancien membre du conseil général du département de la Creuse, maire de la commune de Flayat, a épousé, le 14 juin 1808, Marie-Jeanne du Giraudès, fille de Marc-Antoine, écuyer, Sgr de Bournazel, et de dame Michelle Lignareix de Bonnefont. De ce mariage : 1° Jean-Hyacinthe-Alfred, qui suit ; 2° Louise, morte jeune.

XXIV. – Jean-Hyacinthe-Alfred, comte d’Ussel, né le 16 janvier 1809, chevalier de la Légion d’honneur, membre du conseil général du département de la Corrèze, directeur de la ferme-école de Neuvic, a épousé, le 31 mai 1840, Mlle Marie-Louise-Pierre-Claire Esquiron de Parieu, fille de M. Hippolyte, officier de la Légion d’honneur, maire de la ville d’Aurillac, député du département du Cantal, et de dame Elisabeth-Félicie Peillard. De ce mariage : 1° Jacques-Marie-Philibert, né le 9 avril 1841, éléve de l’Ecole polytechnique ; 2° Paul-Marie, né le 13 février 1843, élève de l’Ecole de Saint-Cyr.

Branche d’Ussel-d’Anglars, (existante) ; seigneurs de Bassignac.

Xlll. – Jean Ier d’Ussel-d’Anglars, damoiseau, Sgr de Bassignac, deuxième fils d’Astorg d’Ussel, Sgr d’Anglars, et de Marguerite de Rochedagoux, retint le nom et les armes d’Anglars en vertu de la substitution faite au profit de


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Georges d’Ussel, son grand-père. Il vivait en 1460-1476, épousa Françoise de Bassignac, dame de Bassignac, fille de noble Hugues, Sgr de Bassignac, et d’Isabrlle Renaud. De ce mariage naquit Jean II, qui suit.

XIV. – Jean II d’Anglars, damoiseau, Sgr de Bassignac en 1476-1784, épousa Anne de BaIzac, dont : Bernard, qui suit.

XV. – Bernard d’Anglars, écuyer, Sgr de Bassignac en 1511, il rendit foi-hommage en 1518 a Jean Lévis, comte de Charlus, pour la terre de Bassignac. Il était sur le point de partir pour l’armée, le 27 rnai 1533, lorsqu’il fit son testament. On ignore le nom de sa femme. Il eut : 1° Etienne, qui suit ; 2° Pierre ; 3° Louise ; 4° Anne.

XVI. – Etienne d’Anglars, écuyer, Sgr de Bassignac en 1533, épousa, le 6 février 1535, Jeanne de Chastellet, fille de Gilbert, écuyer, et d’Antoinette de Traverse. De ce mariage : 1° Antoine, qui suit ; 2° Françoise, mariée, le 8 janvier 1582, à Jacques de Gioux, écuyer, Sgr de Gioux.

XVII. – Antoine d’Anglars, écuyer, Sgr de Bassignac, rendit hommage à Charles de Lévis, baron de Charlus, le 5 juin 1560. Il servait en 1587 en qualité d’homme d’armes de Claude Lévis, chevalier de l’ordre du roi. Il avait épousé, le 21 février 1574, Antoinette de Gouzel, fille de Guy, Sgr de Ségur et de Marmiesses, et de Louise Pouzol. Il eut : 1° Guy, qui suit ; 2° Gabriel ; 3° Jean, auteur de la branche de La Garde. Il épousa, le 24 novembre 1620, Françoise de Maslaurent, dont : A. – Claude, écuyer, marié, en 1663, à Marie de Tautal, dame de La Garde. Il testa, en 1674, laissant : aa. – Pierre, Sgr de La Garde, marié, en 1694, à Françoise de Sartiges. De cette union : François, Sgr de La Garde, marié, en 1720, à Marguerite Bertrandy, dont Claude, Sgr de La Garde, époux de Marguerite Bouchy. De cette union : François, Sgr de La Garde, marié : 1° Jeanne de Tournemire ; 2°, le 4 février 1783, à Pierrette-Jeanne Valette de Rochevert ; du second-lit : Marie-Margueritc, rnariée, en 1802, à Philippe-Balthazar de La Vaissière de La Vergne, et Claude-Pierre, marié à Mlle Chabannes-Sauvat, dont une fille, Aglaée, mariée à Marc-Antoine de Ribier de Tautal ; B. – Françoise, mariée, en 1638, à Gabriel de Sartiges, Sgr de Lavaudés ; C. – Antoinette, mariée a N...... de Pons de La Grange, Sgr de Roche-Charles ; D. – Hippolyte, marié, en 1638, à Armande de Bouchut ; 4° Claude, écuyer, Sgr de Rieu, marié, en 1618. à Guyotte Chandezon ; il fut chevau-léger dans la compagnie du sieur de Varilettes en 1635 et laissa : aa. – François, Sgr de Chalagnat, marié, en 1652, à Louise de La Bachellerie, dont un fils, Guy.

XVIII. – Guy d’Anglars, écuyer, Sgr de Bassignac et de La Barendie, servit, en 1628, dans la compagnie des gendarmes de Gaston de France, duc d’Orléans. II vivait encore en 1642 et laissa, de Catherine de Ribier, qu’il avait épousée le 2 septembre 1606 :

XIX. – François d’Anglars, écuyer, Sgr de Bassignac et de La Barendie ; lequel servait, en 1635, dans la compagnie des chevau-légers, cornmandée par le marquis d’Alègre. Il fut maintenu dans sa noblesse d’extraction, le 15 décembre 1666, par M. de Fortia, intendant d’Auvergne. Il avait épousé, le 20 mai 1642, Gabrielle de Tautal, fille de Jean, écuyer, Sgr de Chanterelle, et de Catherine du Châtelet, dont : 1° Roger, qui suit ; 2° Guy, ëcuyer, Sgr du Rieux, marié, en 1683, à Jeanne de Veyssière, dame de Saint-Saturnin. De cette union : A. – Barthélémy, marié, en 1728, à Jeanne Boyer de Mezerat ;


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B. – Françoise, mariée, le 16 octobre 1722, à François d’Anglars de Nouzerolles, fils de Roger, Sgr de Bassignac, et de Françoise Tyssandier.

XX. – Roger d’Anglars, écuyer, Sgr de Bassignac et de La Baraudie, fut choisi par le roi Louis XIV, en 1702, pour faire la capitation de la noblesse du baillage de Salers, conjointement avec le sieur d’Ormesson. Il avait épousé, le 3 novembre 1679, Françoise Tyssandier, fille d’Antoine, conseiller du roi, lieutenant-particulier civil et criminel au baillage des montagnes d’Auvergne à Salers, et de Gilberte-Marie du Bois de Saint-Etienne. De ce mariage : 1° Antoine, qui suit ; 2° François, écuyer, Sgr de Nouzerolle et de Saint-Saturnin, marié, en 1722, à Françoise d’Anglars, dame de Saint-Saturnin. Il eut : A. – Barthélemy, écuyer ; Sgr de Saint-Saturnin, marié à Jeanne Neyron, fille de Joseph, Sgr de Chirouze, et de Marie-Anne Baraduc. De cette union : aa. —François, baron du Montel, Sgr de Saint-Saturnin, mousquetaire, en 1775, dans la compagnie de Montboissier ; bb. –Françoise-Catherine, mariée, le 17 janvier 1785, à Michel-Henri Ferrand de Fontorte, officier de cavalerie au régiment.de Royal-Navarre, fils de Michel-Amable et de Jeanne-Antoinette de Rehès de Sarnpigny ; 3° Pierre, capitaine au régiment de Guyennne, chevalier de Saint-Louis ; 4° Philippe-Radegonde, mariée, en 1706, à Gilbert de Ribier, écuyer, Sgr de Chavagnac.

XXI. – Antoine Il d’Anglars, écuyer, Sgr de Bassignac, de La Barendie, de Roche-Charles et de La Mayraud, naquit le 7 septembre 1683. Il fut capitaine au régiment de Noailles et chevalier de Saint-Louis. Il avait épousé, le 14 octobre 1712, Marie-Hippolyte-Julienne de Pons, fille d’Antoine, chevalier, Sgr de Roche-Charles, et de Marie-Françoise de Caldaguès. De cette union : 1° Paul, qui suit ; 2° Antoine, mort lieutenant d’infanterie au régiment de Guyenne ; 3° Barthélemy, appelé le comte de Bassignac, lieutenant du roi à la Martinique, major-général des troupes de terre aux îles du Vent, lieutenant du roi du Château-Trompette, chevalier de Saint-Louis, mort sans enfants ; 4° Guy, prieur de Sauvat ; 5° Jean, chevalier de Saint-Louis, lieutenant-colonel d’infanterie au régiment Royal-Roussillon ; 6° Françoise, épouse de François de Sartiges, Sgr de Lavandès ; 7° Françoise, religieuse à l’abbaye de Vassin, en 1789.

XXII. – Paul d’Anglars, chevalier, Sgr de Bassignac, capitaine d’infanterie au régiment de Royal-Roussillon, chevalier de Saint-Louis, lieutenant des maréchaux de France au département d’Aurillac, épousa, le 27 décembre 1744, Françoise Rodde de Grandpré, fille de Jacques, écuyer, Sgr de Chalagnat, de Vernière et de Marguerite Morin, dont : 1° Barthélemy, qui suit ; 2° Joseph, page du roi en sa grande écurie, puis officier de cavalerie au régiment de Bourgogne ; 3° Antoine, docteur en Sorbonne, vicaire général du diocèse de Clermont ; 4° Marie-Hippolyte ; 5° Marie-Françoise, mariée à M. de Bournasel ; 6° Marie-Hippolyte, chanoinesse de Courpière.

XXIII. – Barthélemy d’Anglars, qualifié marquis de Bassignac, baron de Salers, élève page du roi Louis XV, fut lieutenant-colonel de cavalerie au mestre de camp général, puis colonel peu de temps avant l’arrestation du roi Louis XVI, à Varenne, lieutenant des marécliaux de France et chevalier de Saint-Louis. Il épousa, le 14 mars 1786, Marie–Françoise-Caroline de La Rodde de Saint-Haon, fille d’Henri-Hyacinthe-César, comte de Saint-Haon, et de Guillaumette de Perrien. De cette union : 1° Paul-Camille, qui


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suit ; 2° Alphonse, garde du corps en 1814, capitaine au 2e régiment de carabiniers, marié à Fernande de Jaubert ; 3° Laure-Eugénie-Estelle.

XXIV. – Paul-Camille d’Anglars, comte de Bassignac, në a Clerrnont-Ferrand, le 21 mars 1787, mort au château de Bassignac, en 1863, garde du corps du roi en 1814, puis lieutenant de grenadiers à légion du Cantal, a épousé, le 11 août 1811, Mlle Marie-Jeanne-Hélène de Musy, fille de François-Louis, comte de Musy, élève aux pages de Louis XV, et de Gabrielle de Certaines, dont : 1° Barthélemy-Paul-Gustave, comte de Bassignac, né au château de Bassignac, le 8 juin 1812, chevalier de la Légion d’honneur, décoré des médailles d’Italie et de la médaille Pontificale de 1849 ; actuellement, chef de bataillon au 79e de ligne ; marié le 22 novembre 1849, à Mlle Joséphine-Olimpe-Claire de Bougainville, fille du comte Jean-Baptiste-Hyacinthe-Alphonse, colonel de cavalerie, officier de la Légion d’honneur, chevalier de Saint-Louis, et de Marie-Henriette-Eugénie-Joséphine de Salvaing de Boissieu, dont postérité ; 2° Eugène, premier vicaire de Notre-Dame-des-Champs, à Paris ; 3° Edmond, receveur de l’enregistrement, marié le 2 février 1851, à Mlle Marie d’Avesne de Calonne, dont trois fils ; 4° Eugénie, religieuse à la Visitation de Fourvière, à Lyon ; 5° Marie-Antoinette-Sophie, mariée, le 23 rnai 1848, au comte Louis de Sartiges de Sourniac ; 6° Fernande, mariée, le 24 septembre 1861, à Paul-Eugène Thoury, d’Anglars ; 7° Eugène-Léon, sous-lieutenant au premier régiment des cuirassiers de la garde impériale.

Armes : d’azur, à l’huis ou porte d’or, cloué verrouillé de sable et accompagné de trois étoiles d’or. Ces armoiries sont parlantes et font allusion au mot huis scellé (ostium clausum), dont on fait dériver Ussel. Couronne : de marquis. Supports : deux lions. Devise : Huis scel mon droit.

La branche d’Anglars de Bassignac, porte les armes d’Anglars à laquelle elle fut substituée à la fin du XIVe siècle : de sable au lion grimpant d’argent, lampassé, armé, couronné de gueules et de trois étoiles d’argent 2 et 1.

SOURCES : Gallia Christiana. – DE COURCELLES. – VERTOT. – Documents communiqués par M. le marquis d’Ussel et feu M. le comte de Bassignac. – SAINT-ALLAIS. – LAINÉ, Dictionnaire véridique des origines. – Nobiliaire d’Auvergne. – Cabinet généalogique de la Bibliothéque Impériale. – Titres originaux provenant de Châteauvert, etc. (A. TARDIEU, Hist. généal. de la maison de Bosredon, p. 384.)

UZERCHE. – D’azur, semé d’étoiles à six rais d’argent à deux bœufs passants d’or, l’un sur l’autre. On a aussi ajouté à ces armes un chef de France.

Le chapitre d’Uzerche avait pour armes : deux clefs croisées, surmontées d’une tiare. (Statuts et règlements de Saint-Pierre d’Uzerche.)


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1. Cette maison avait sa généalogie aux pagres 2437, 2438, 2439, etc., qui sont déchirées. La note ci-dessus est à la page 2624.


Table des noms[modifier]

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