Notes et variantes

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Notes et Variantes


Page 34.

Et je restai, le cœur léger,
Sur la place des Ternes
Où vont les fiacres échanger
Les rires des lanternes…

Var. :

Elle, lasse de voyager,
S’aimerait mieux aux Ternes
Où vont les fiacres échanger
Les rires des lanternes.


Page 57.

Ce poème Octobre fut publié dans la revue Les Petites Feuilles, en 1908, sous le pseudonyme de Eve Arrighi. Jean Pellerin rêvait alors de donner, en les attribuant à la même et imaginaire poëtesse, plusieurs poèmes, non moins que chastes. La critique s’y laissa prendre. Guillaume Apollinaire, dans un ouvrage sur l’amour au xixe siècle, a reproduit en effet Octobre avec la signature : Eve Arrighi.

Plus tard, Jean Pellerin abandonna son projet, après quelques articles dont un parut au Divan, mais il citait volontiers des vers comme celui-ci, qu’il attribuait par fantaisie à l’innocente Eve Arrighi :

Et j’irai sous ton ventre écraser la vendange…


Page 82.

Lui, s’amuse avec le corset…

Var. :

L’homme joue avec le corset…


Page 85.

Concert. Visite à quelque ruine,
Et panne de moteur.
Ton sourire, perçant la bruine
D’un vaporisateur,

Sur un banc à meilleurs moments,
Le valétudinaire
Dévorant soixante romans
De Marcelle Tinayre,

Pour une affiche, un kimono,
La moindre poësie,
L’air, le croupier du casino,
Ton cœur qui s’extasie,


Décolletés blonds et hardis
Des jeunes divorcées,
Cantaloups glacés des midis
Aux nappes damassées,

Anciens ministres du Pérou,
Ténors de Carcassonne,
Et Messaline au chignon roux
Que son mari soupçonne…

Aujourd’hui je reviens et tel
Qu’hier. La cloche sonne…
La même cloche au même hôtel.
Je ne revois personne.


Rapprocher la deuxième strophe de ce poème de celle qui forme le début de la pièce VII (Déplacements et villégiatures).


Sur le banc à meilleurs moments
Le valétudinaire
Dévore cinquante romans
De Marcelle Tinayre.


Page 87.

Encore un séduisant problème…

Var. :

Encore un savoureux problème…

Page 91.

… Qui dort, plié dans le panier
De ses blondes oranges.

Var. :

… Qui dort, plié dans le panier
Où couchent ses oranges.


Page 91.

Cette strophe remplace dans certaines versions, des poèmes de Jean Pellerin, la strophe finale de la pièce XI (Déplacements et villégiatures).

Et la terrasse d’Ardiveh
À l’horizon notoire
Que bleuit un soir enivré…
Mais c’est une autre histoire…


Page 95.

De son greluchon, de l’ennui…

Var. :

De son amant, de son ennui…


Page 97.

Belle à damner. Et ce fichu…

Var. :

Belle à damner. Ce noir fichu…


Page 102.

Les deux dernières strophes de ce poème ont été ajoutées dans une copie écrite de la main de Jean Pellerin sur l’un des manuscrits qu’il laisse.


Page 125.

Et sans autre vêture

Var. :

Et n’ayant pour vêture


Page 125.

Permets qu’après quatorze vers…

Var. :

Tu permets qu’en ces seize vers…


Page 128.

Aussi rêvé-je, se cachant…

Var. :

Je voudrais rêver, se cachant…


Page 129.

Ce sixième fraternisait…

Var. :

Notre entresol fraternisait…


Page 129.

Ce poème VII (Bohème) a, pour variante, après la deuxième strophe, les vers suivants :

Lisa, disputée aux couteaux
Dans le suburbain louche

Et qui règnes sur les Puteaux
L’œillet rouge à la bouche…

Plus épiée en vos amours
Que princesse du Tage,
Aux heures des désirs trop lourds,
Rappelez-vous l’étage.


La première de ces deux strophes est à peu de chose près une variante également de la pièce IX (Dédicaces) qui débute :


Clara, disputée aux couteaux
Dans le suburbain louche,
Vous m’apparûtes à Puteaux,
Un œillet à la bouche…


Page 130.

Pastiche honnête et régulier…

Var. :

Pastiche morne et régulier…


Page 130.

Je gréais des nefs sur les mers…

Var. :

Vous nolisiez des nefs aux mers…



POÈMES INACHEVÉS


Cézanne.


Un monde est reconstruit. Il étage les vignes,
En recréant un ordre exaspéré des lignes.
On ignorait le ciel que peut mordre un coteau,
La fleur parmi les fleurs, la pomme, le couteau…
Un caprice a fondu dans l’âme des vieux marbres
La pâte qui se cherche et se tord sous les arbres,
Avant de se figer, désespoir assouvi…


Carolus Duran.


Les dames à tournures qui discutent le geste de Francillon,
Ont trouvé le genre Velasquez pour les hôtels du parc Monceau.
Un monsieur bien cambré cueille, avec son pinceau,
Une touche ronde de vermillon
Grosse comme une rosette de la Légion d’Honneur.
Les modèles posent pour le Louvre
Ignorant que le destin, peu fait aux usages, ouvre
Déjà le livre d’un triste musée de province…


Picasso.


Ivre d’anis et de tristesse,
L’arlequin géant a plié…


Lautrec.


Les gants noirs d’une Yvette maigre,
La fille traînant, ébahie,
De bar en bar, le prince nègre
Qu’elle a conquis à l’abbaye.