Nouveaux contes berbères (Basset)/Préface

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Ernest Leroux, éditeur (Collection de contes et de chansons populaires, XXIIIp. i-iv).

PRÉFACE



Il y a dix ans, en publiant la première série de ces Contes berbères, j’annonçais l’intention de faire paraître un second volume. Diverses raisons, desquelles il est inutile d’entretenir le lecteur, en ont retardé l’apparition, mais si j’ai appliqué, et au-delà le nonum que prematur in annum d’Horace, ce retard n’a pas été sans utilité, car il m’a permis d’augmenter le nombre des contes que je me proposais de donner et de fournir des spécimens du folk-lore des tribus les plus diverses, même de celles chez qui l’existence du berbère comme langue parlée, n’est plus qu’une question de jours.

Comme pour la première série, j’ai accompagné ma traduction de notes comparatives que les folk-loristes de profession trouveront sans doute incomplètes ; j’ai d’autant moins de peine à le croire que de nouvelles recherches m’ont permis d’ajouter un nombre considérable d’additions aux notes de la première série, sans me flatter, bien entendu, d’épuiser la matière. Il en est certainement de même pour cette série, mais ceux qui savent combien il est difficile de travailler en province, où l’on est réduit à ses ressources personnelles, loin de celles que Paris peut seul fournir pour des recherches comparées, voudront bien ne tenir compte que de mes efforts pour laisser le moins de lacunes possible en ce qui concerne les versions orientales, J’espère, dans un nouveau volume, qui se fera moins attendre que celui-ci, donner, outre une nouvelle moisson, un supplément nécessaire aux notes de la première et de la seconde série.

Les sources de ce volume sont les suivantes :

La Bibliothèque Nationale m’a fourni les contes nos 69 et 113, en dialecte de Bougie (fonds berbère, n° 1) et le conte n° 105 en dialecte chelha du Sous (fonds berbère, n° 4).

J’ai emprunté les nos 98 et 101 aux publications de M. Masqueray.

En 1883, dans ma mission au Maroc et dans le département d’Oran, j’ai recueilli à Tétouan les nos 91, 95, 96 et 97 (dialecte du Sous) et à Oran les nos 110 (dialecte de Taroudant) et 89 (dialecte du Sous).

En 1884, El H’adj ’Abd Allah de Tamegrout me dicta à Oran le conte 116 (dialecte de Taroudant).

Les contes nos 73, 93, 102, 107, 109, 111 et les chansons 125-129, 131 (Mzab) ; les contes nos 64, 68, 72, 76, 79, 82, 84, 103, 108 et les chansons nos130 et 132 (Ouargla) ; les contes nos 67, 71, 76, 78, 81, 83, 90, 92, 94, 112, 117, 119, 121, 124 proviennent de ma mission au Mzab, à Ouargla et à l’O. Rir’ en 1885.

Deux ans après, en 1887, Mohammed ’Abdi me communiqua à Cherchel, au mois de juin 1887 les contes nos 65, 99 et 104, et les énigmes n° 133, en dialecte des B. Menacer.

La même année, au mois de juin, je rapportai d’un voyage dans la province de Constantine le conte 77 et, en juillet 18968, les contes 86, 88, et 122 en dialecte des Harakta.

Pendant l’année 1888, lors de ma mission au Sénégal, un Trarza du nom d’Ahmed Saloum me dicta à Saint-Louis les contes nos 66, 70, 74, 80, 100, 106, 114, 123.

Le conte 84 en dialecte des B. Halima fut recueilli en 1894.

Une excursion dans le Dhahra et la vallée du Chelif en juin 1895, me permit de noter les contes 87 (A’chacha), 115 et 120 (A. Ferah) à Renault et à Kherba,

Alger-Mustapha, 12 mai 1897.

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