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Nouvelles poésies (Van Hasselt)/Aux étoiles

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Odes
Nouvelles PoésiesBruylant et Cie (p. 25-27).


Aux Étoiles.





Und wüssten sie mein Wehe,
xxxxxDie goldnen Sternelein,
xxxxxSie kämen aus ihrer Höhe,
xxxxxUnd sprächen Trost mir ein.
H. Heine.





Ô splendeurs du ciel, douces fleurs de l’ombre,
Lis épanouis,
Qui brillez là-haut, qui brillez sans nombre
Au jardin des nuits !

Sous la main de Dieu blanches fleurs écloses
Au matin des jours,

Un soleil suffit pour flétrir nos roses ;
Vous brillez toujours

Rien ne vous ternit. Pas de main profane,
Fleurs de diamants,
Pas d’orage obscur qui vous brise et fane
Vos bouquets charmants.

Que de fois à l’heure où le jour décline,
Que de fois le soir,
Triste et recueilli, seul sur la colline,
Seul je vais m’asseoir !

Je vous vois ouvrir vos corolles blanches,
Chastes fleurs du ciel,
Quand les rossignols chantent sur les branches
Leurs chansons de miel.

Et les fleurs des bois, et les fleurs des plaines,
Font monter vers vous
Toutes leurs senteurs, toutes leurs haleines,
Leurs parfums si doux.

Comme cet encens qui, la nuit, s’élève

Vers le ciel ainsi,
Que ne puis-je, hélas ! monde auquel je rêve,
M’en aller aussi !



Juin 1854.