Ode au sport

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I.

0 Sport, du Gottergabe, du Lebenselixier ! [Zeit,
Der frohlichen Lichtstrahl wirft in die arbeitsschwere
Der du ein Bote bist der langst vergangenen Tage.
Wo die Menschheit lachelte in Jugendlust, [rotete
Wo der aufsteigende Sonnengott die Gipfel der Berge
Und scheidend den Hochwald in leuchtende Farben

II.

0 Sport, du bist die Schonheit !
Du formst den Korper zu edler Gestalt,
Haltst fern von ihm zerstürende Leidenschaft
Und stahlst ihn durch dauernde Uebung.
Gibst schone Harmonie seinen Gliedern
Und gefalligen Rythmus seinen Bewegungen.
Du verbindest Grazie mit Kraft
Und Geschmeidigkeit mit Starke.

III.

0 Sport, du bist die Gerechtigkeit !
[tauchte.
Vergeblich ringt der Mensch nach Billigkeit und Recht
ln allen sozialen Einrichtungen ;
Er findet beide nur bei Dir.
[hohen,
Um keinen Zoll vermag der Springer seinen Sprung zu
Nicht um Minuten die Dauer seines Laufs.
Die Kraft des Leibes und des Willens Spannung ganz
Bestimmen die Grenzen seiner Leistung.
[allein


IV.

O Sport, du bist der Mut !
Es gibt nur eine Losung für die Kraft der Muskeln und des Willens
Und die heisst ; wagen !
Der wahre Mut ist nicht tolkühne unbesonnene Verwegenheit
nur Vertrauen auf die erworb’ne Kraft,
Dem Zufall überlasst sich nur der freche Spieler ;
Dein Wagen ist Berechnung, ist Verdienst !

V.

O Sport, du bist die Ehre !
Von Dir gespendet hat Lob und Zeugnis vollen Wert,
Weil nur in wahrer Redlichkeit gewonnen.
Unlautrer Wettbewerb und unerlaubter Kunstgriff
Sind streng verpönt.
Und mit Verachtung würde der bestraft,
Der nur mit List und Täuschung die Palme sich erringen wollte.

VI.

O Sport, Du bist die Freude !
Sebald Dein Ruf ertönt, erbebt der Leib in Wanne,
Das Auge glänzt und stürmisch Blut durchströmt die Adern.
Klar fliegen die Gedanken ätherwärts
Die Seele ist gelöst von jedem Druck
Und jubelt laut im Vollgenuss des Lebens.


VII.

O Sport, Du bist die Fruchtbarkeit !
Auf zielbewussten Wegen veredelst Du des Menschen Rasse,
Weisst kranke Keime zu ersticken und Flecken auszuwischen,
Die ihre Reinheit zu vergiften drohen.
Und kraftgeschwellt hegt der Athlet Verlangen,
Sich Sohne zu erzeugen, die fahig sind wie er,
Ruhmvollen Lorbeer zu ernngen.


VIII.

O Sport, Du bist der Fortschritt !
Wer Deinem Dienste würdig sich will zeigen,
Muss fortgesetzt an Leib und Seele sich verbessern,
Muss jedes Uebermass vermeiden ;
Und seine Leistungen zu steigern stets bestrebt sein,
Und doch das hochste Gut, Gesundheit sich bewahren.
Des alten Spruches eingedenk :
« Gesunde Seele will in gesundem Korper wohnen ».


IX.

O Sport, Du bist der Friedel
Du schlingst ein Band um Völker,
Die sich ais Brüder fühlen in gemeinsamer Pflege
Der Kraft, der Ordnung und der Selbstbeherrschung.
Durch Dich lernt Jugend selbst sich achten,
Und auch Charakter Eigenschaften anderer Volker
Schatzen und bewerten.
Sich gegenseitig messen, übertreffen, das ist das Ziel
Ein Wettstreit in dem Frieden.

I.

Ô Sport, plaisir des Dieux, essence de vie, tu es apparu soudain au milieu de la clairière grise où s’agite le labeur ingrat de l’existence moderne comme le messager radieux des âges évanouis, de ces âges où l’humanité souriait. Et sur la cîme des monts, une lueur d’aurore s’est posée, et des rayons de lumière ont tacheté le sol des futaies sombres.

II.

Ô Sport, tu es la Beauté ! C’est toi, l’architecte de cet édifice qui est le corps humain et qui peut devenir abject ou sublime selon qu’il est dégradé par les passions viles ou sainement cultivé par l’effort. Nulle beauté n’existe sans équilibre et sans proportion et tu es le maître incomparable de l’un et de l’autre car tu engendres l’harmonie, tu rythmes les mouvements, tu rends la force gracieuse et tu mets de la puissance dans ce qui est souple.

III.

Ô Sport, tu es la Justice ! L’équité parfaite en vain poursuivie par les hommes dans leurs institutions sociales s’établit d’elle-même autour de toi. Nul ne saurait dépasser d’un centimètre la hauteur qu’il peut sauter ni d’une minute la durée qu’il peut courir. Ses forces physiques et morales combinées déterminent seules la limite de son succès.

IV.

Ô Sport, tu es l’Audace ! Tout le sens de l’effort musculaire se résume en un mot : oser. À quoi bon des muscles, à quoi bon se sentir agile et fort et cultiver son agilité tt sa force si ce n’est pour oser ? Mais l’audace que tu inspires n’a rien de la témérité qui anime l’aventurier lorsqu’il livre au hasard tout son enjeu. C’est une audace prudente et réfléchie.

V.

Ô Sport, tu es l’Honneur ! Les titres que tu confères n’ont point de valeur s’ils ont été acquis autrement que dans l’absolue loyauté et dans le désintéressement parfait. Celui qui est parvenu par quelque artifice inavouable à tromper ses camarades, en subit la honte au fond de lui-même et redoute l’épithète infamante qui sera accolée à son nom si l’on découvre la supercherie dont il a profité.

VI.

Ô Sport, tu es la Joie ! À ton appel la chair est en fête et les yeux sourient ; le sang circule abondant et pressé à travers les artères. L’horizon des pensées devient plus clair et plus limpide. Tu peux même apporter à ceux que le chagrin a frappés une salutaire diversion à leurs peines tandis qu’aux heureux tu permets de gouter la plénitude du bonheur de vivre.

VII.

Ô Sport, tu es la Fécondité ! Tu tends par des voies directes et nobles au perfectionnement de la race en détruisant les germes morbides et en redressant les tares qui la menacent dans sa pureté nécessaire. Et tu inspires à l’athlète le désir de voir grandir autour de lui des fils alertes et robustes pour lui succéder dans l’arène et remporter à leur tour de joyeux lauriers.

VIII.

Ô Sport, tu es le Progrès ! Pour te bien servir, il faut que l’homme s’améliore dans son corps et dans son âme. Tu lui imposes l’observation d’une hygiène supérieure ; tu exiges qu’il se gare de tout excès. Tu lui enseignes les règles sages qui donneront à son effort le maximum d’intensité sans compromettre l’équilibre de sa santé.

IX.

Ô Sport, tu es la Paix ! Tu établis des rapports heureux entre les peuples en les rapprochant dans le culte de la force contrôlée, organisée et maîtresse d’elle-même. Par toi la jeunesse universelle apprend à se respecter et ainsi la diversité des qualités nationales devient la source d’une généreuse et pacifique émulation.