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Odor di femina/Joyeux trio

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G. Lebaucher, libraire-Éditeur (p. 67-75).

JOYEUX TRIO


Le lundi suivant les deux amies arrivèrent ensemble, la Roussotte rayonnait de bonheur anticipé. Je les rejoignis bientôt, Marianne rougit à mon approche comme si elle se trouvait en ma présence pour la première fois. Avant de les prendre par derrière, je voulus les voir à l’œuvre. J’avais mis dans mes projets de les amener à se réjouir de ma compagnie, elles ne paraissaient pas se douter du tête bêche ; c’est cependant un aimable jeu, bien excitant pour les deux tourterelles qui le pratiquent de pair, et un alléchant spectacle pour le témoin ravi qui les contemple.

J’étendis un matelas sur le parquet, sur lequel j’installai Marianne le ventre en l’air. Il ne fallait pas songer à lui réserver la préminence, posture dans laquelle celle qui prend les dessus étale son derrière dans toute son indécence, et pour la première représentation, j’aurais perdu mon latin à insister, je rejetai ses jupes et sa chemise sur le ventre, découvrant tout ce qu’il faut pour pratiquer cette douce manœuvre. Janine se disposait à prendre place entre les cuisses écartées devant le chat doré de son amie, ne connaissant pas d’autre manière.

— Pas ainsi, ma belle rousse, viens, que je te montre comment deux amies doivent s’entr’aimer.

Je la conduisis à la tête de Marianne, qu’elle enjamba sur mon ordre, relevant ses jupes toujours à mon commandement, s’agenouillant, s’accroupissant, descendant son derrière nu jusqu’à ce que son chat fût sur les lèvres ouvertes qui l’attendaient ; puis, toujours guidée par moi, elle s’allongea, venant mettre sa bouche sous la toison de son amie, pour donner sa langue au chat. Marianne, voyant ce qu’on lui présente, ne se fait pas tirer l’oreille, elle tira au contraire, sa fine langue pointue, qu’elle lança dans la chair ouverte, enveloppant le clitoris, l’enfermant dans sa bouche, tandis qu’à l’autre bout, Janine, la figure enfouie dans les cuisses, barbotait dans la grotte parfumée, travaillant au bonheur de ces bords enchantés.

Je viens derrière Marianne lutiner et embrasser la belle croupe de la Roussotte, étincelante comme un satin moiré, qui se dandinait sur la figure, se frottant lascivement sur le museau enfoui du bas des fesses. Je ne voyais rien du jeu que pratiquait l’ouvrière la bouche close sur l’ouvrage, mais on devinait aux mouvements des joues, qui se creusaient de deux fossettes, que la langue n’était pas inactive. Bientôt les fesses jouèrent un jeu que je connais bien, j’enfonçai mon gros doigt tout entier dans l’étui, l’y remuant comme pour le branler ; le muscle se contracta, étreignant fortement la dernière phalange, puis se détendit, et je pus sortir.

Malgré l’exemple que venait de lui donner Janine, il fallut encore lutter contre la pudeur de la jeune femme, quand nous voulûmes intervertir les rôles. Enfin, elle céda, et s’y prêta ensuite d’assez bonne grâce, mais en rougissant tellement, que quand je vins découvrir ses ravissantes fesses blanches, elles se couvrirent de roses pudiques. Les lis reparurent assez vite, et les deux globes redevenus blancs se secouèrent bientôt lascivement, se tordant sous la volupté, tandis que je leur portais le secours de mes lèvres et de ma langue, qui la postillonna de la jolie façon, dardant le petit trou rose qui frémissait sous la chatouille.


Ces émoustillants divertissements m’avaient mis en train pour ouvrir le feu. Ce fut Marianne qui en eut l’étrenne. Elle vint se présenter au clou de la façon bizarre qu’elle avait imaginée, au grand étonnement de son amie, que je n’avais jamais songé à prendre ainsi. Janine, qui nous aidait, regardait la croupe descendre et l’outil disparaître, s’engloutissant jusqu’à la racine, élargissant les plis, émerveillée qu’on pût s’enclouer soi-même. Elle courut à son poste, s’agenouillant devant le sanctuaire pour porter le secours de sa langue au clitoris raidi, qui s’impatientait dans sa geôle.

L’empalée resta immobile sur le clou pendant que les lèvres, les dents et la langue concouraient de concert au couronnement de l’œuvre de volupté sur le devant. De temps en temps la langue, délaissant le bouton, pour lécher la fente dans toute sa longueur, atteignait le bijou voisin occupé par mon gros membre, je la sentais courir sur les témoins du visiteur restés naturellement à la porte, pour revenir à son poste. Je sentis la croupe palpiter, l’étui se serrer, et la porteuse de tout ça soupira tendrement, mais cette fois je n’eus pas part au gâteau.

L’intelligente ouvrière, comprenant que ce n’était pas fini ainsi, restait à son poste, poursuivant sa voluptueuse carrière. Cette fois je fus à la fête, mon membre, étroitement serré dans toute sa longueur, prit l’avance, et se vida lentement dans les entrailles. Dès que l’enclouée sentit la chaude invasion, sa croupe se reprit à onduler, les parois à étrangler ma verge, le muscle à étreindre la racine, et on entendit de petits cris arrachés par la violence de la volupté qu’elle goûtait sous la double salve, la langue d’un côté, la bouche brûlante de l’autre. Elle resta enclouée ainsi une longue minute, ses soupirs allaient en diminuant, enfin ils cessèrent.

Janine prit son amie dans ses bras, l’enlevant de dessus la cheville qui sortait peu à peu, et qui retomba flasque et molle entre mes cuisses. Elle considérait ce désastre d’un œil navré. Marianne mit deux minutes à revenir à elle ; elle était encore étourdie de sa jouissance indicible.

La Roussotte était revenue à mon membre en détresse, se demandant si elle n’allait pas se fouiller, et comment elle pourrait bien lui rendre sa gaillardise, le remettre dans la forme brillante dans laquelle elle avait l’habitude de le voir. Elle était trop pressée, pour attendre plus tard, le cul lui démangeait, et le voisin aussi.

Elle trouva le bon moyen pour lui redonner sa tenue des jours de fête. Elle l’avait pris dans ses mains, le tripotant, le caressant, pressurant les bourses ; voyant qu’il bandochait à peine, elle eut l’excellente idée de le prendre tout entier dans sa bouche. Il n’y fut pas plutôt, que réchauffé dans ce four brûlant, il se dilata, grossit et s’allongea tellement qu’elle fut obligée de reculer sa figure vomissant le gros objet, ne gardant que le gland dans ses lèvres, le suçant comme un sucre d’orge. Ce fut là son malheur, elle insista si tendrement que le prisonnier ne put résister à une aussi douce attraction, et il lui cracha son sirop dans la bouche.

Je croyais qu’elle allait se retirer vivement. Ah ! oui, se retirer, elle suça l’objet jusqu’à plus soif, ne laissant pas une goutte au bout du gland. Cette fois, elle fut bien obligée d’attendre à ma seconde visite, qui ne tarda guère, mais elle ne paraissait pas le moins du monde marrie de l’accident qui reculait son bonheur.

Dès qu’elles me virent rentrer à ma seconde visite, Janine se précipita sur ma braguette, impatiente de s’assurer de l’état du visiteur qui devait la pourfendre. Elle l’en retira, assez penaude, il faisait le cou de cygne, mais elle ne l’eut pas plutôt dans ses mains caressantes, qu’il prit une allure triomphante comme tantôt dans sa bouche. Elle ne s’avisa pas de renouveler l’expérience, elle se contenta de faire courir sa langue autour de la calotte, ce qui le fit se quiller roide et menaçant.

Elle prit ses jupes dans ses mains, et s’en vint à reculons comme elle l’avait vu faire à son amie, m’apportant son beau postérieur blanc constellé de taches de rousseur. Elle le posa sur la quille, que je tenais dressée, Marianne vint nous aider à son tour, s’extasiant devant la grosse machine qu’elle regardait disparaître dans les profondeurs de l’abîme. Elle paraissait souffrir plus pour son amie, dont elle voyait percer le cul, que pour elle quand elle sentait la pénétration du sien, sans la voir.

Janine, elle aussi, resta immobile, se doutant bien, qu’en voyageant, elle aurait trop vite raison du coursier fougueux, et elle prétendait rester le plus longtemps possible en selle. C’est pour cela, avoua-t-elle, qu’elle m’avait sucé jusqu’à la moelle, quand l’accident lui était arrivé. Elle en était bien capable.

Marianne, accroupie devant le bouquet de flammes, besognait consciencieusement sous le chat de son amie, léchant, suçant, croquant l’aimable prisonnier, qui s’épancha bien vite, tandis que la béatifiée s’enlevait de dessus la quille, ne gardant que le gland étranglé dans le muscle, jouissant sur la pointe des pieds, pendant que son gros derrière blanc se dandinait sur la cîme du bâton.

Elle redescendit sur la quille, qui disparut de nouveau, et elle se retrouva assise sur mes cuisses, enclouée jusqu’au fond. À peine reposée, un tremblement la reprit, elle poussait sa croupe contre mon ventre, où je la sentais trembler sous une douce émotion.

Quand le tremblement eut cessé, elle la reporta en avant, se livrant à la lécheuse qui continuait avec acharnement sa voluptueuse pratique, qui se termina par un jeu de fesses furibond, qui se tordaient sur mon membre, qui mitraillait le nid moelleux dans lequel il plongeait là-haut, tandis que l’empalée reniflait et sifflait, jouissant comme une damnée pendant une longue minute.

Je bandinais toujours dans ce sacré fourreau, et l’insatiable fille criait : « encore », à l’amie qui se remit à l’œuvre. Ce fut plus long à venir cette fois pour tous les deux, mais quand elle devina l’issue prochaine, elle s’enleva du clou, lentement, je voyais sortir la grosse machine toute luisante, de l’étui, les plis élargis, pendant qu’elle remontait jusqu’à la tête, qui resta étranglée dans le muscle resserré, qui, tandis qu’elle jouissait comme une folle, les fesses balancées dans un roulement voluptueux, aspirait la crème, tétait le gland dans des contractions divines.

Pour terminer la fête le soir, après des sérénades renouvelées toute la journée, je pris Marianne debout, pendant que l’amie, à qui j’avais montré à lécher le cul, s’escrimait à la postillonner par derrière. Marianne déclara qu’elle avait vu les anges, quand elle avait senti la mitraille lui foudroyer le sein en même temps que la langue de l’amie lui pointillait le bas des fesses.

Janine aurait bien voulu voir les anges, elle aussi, de la même façon, mais avec les jeunes filles, surtout avec celle-ci, cette façon d’entrer au ciel n’est guère prudente, aussi dut-elle se contenter d’un léger frottement opéré sur le bouton par le bout du gland, qui lança des fusées blanches entre les cuisses, atteignant en pleine figure la vaillante Marianne, qui travaillait à l’arrière-garde, et que cette mitraille ne dérangea pas de son ouvrage.

  1. Aurait été imprimé en réalité à Paris, mais inscrit Montréal en contrefaçon. Voir Histoire du livre et de l’imprimé au Canada