Page:Flaubert - Notes de voyages, II.djvu/344

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borgne, le bras luxé ; bouteille de mon bordeaux de bouk-Aras bue avec délices.

Reparti à 3 heures. On descend presque continuellement, l’admirable Constantine s’aperçoit de loin. — Descente de la rampe du Rummel ; aloès sur le bord ; mon mulet glisse.

CONSTANTINE. — Entrée triomphante à Constantine, avec mon plumet. — Hôtel. — Payé mon jeune Arabe et mon idiot de spahi, qui s’endormait dans les blés où il laissait brouter son cheval. — MM. Vignard, Viel, Niepce, Vignot. — Bain turc exquis ; un nègre admirable pour masseur ; celui du Rieff me massait les genoux avec sa tête. — Grand lit de M. Vignard.

Partie de campagne à la Hamma, chez M. Paolo de Palma. — Le petit village nouveau sous un grand caroubier. — Baignade dans la rivière d’eau chaude, déjeuner. Je m’empiffre et je résiste au sommeil. — Danse, Cagnot conduisant la polka. Le notaire (Vignot), en chapeau de meunier, joue aux cartes avec M. Dominique, le fils de la maison. — Un joueur de harpe.

Rentré, le soir, au clair de la lune, qui finit par se lever ; j’ai peur de me f….. bas à cause de mon cheval.

Arembourg, procureur impérial, léger, petit, gai, chapeau de paille de matelot, bordé de noir, guêtres.

Lundi. — Reposé. — Parti le soir. — Adieux. — Le spahi saoul : « Je vais consulter mon père, Père Éder ! allons, Père Eder ». — L’employé du bureau monté sur l’impériale pour prendre l’air. — On s’arrête pour prendre des « champoreaux », mon spahi se calme.