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LES ANCIENS COUVENTS DE LYON

carmélite avant la réforme

Mais voici qu’en 1515 naquit celle qui devait être sainte Térèse, une femme de génie et une grande sainte. Son âme ardente tressaillait d’amour pour ce Jésus dont elle portait le nom. Elle voulut donner à son Carmel bien-aimé toute sa splendeur ; elle entreprit donc non seulement de restituer la règle de saint Albert dans son intégrité, mais elle y ajouta même des austérités nouvelles, et le 24 août 1562, elle inaugurait le premier couvent de sa réforme, celui de Saint-Joseph d’Avila. Après ce premier succès, elle fonda un grand nombre de couvents ; à sa mort, survenue en 1582, c’est-à-dire vingt ans après sa première fondation, on comptait en Espagne seize couvents de Carmélites, sans parler des Carmes, et la réforme de sainte Térèse ne tarda pas à être très florissante en ce pays.

Ce ne fut pas sans difficulté qu’on parvint à obtenir, pour la France, des filles de la grande réformatrice du Carmel. Des démarches furent faites, à ce sujet, en 1585, par M. de Brétigny, mais elles n’aboutirent pas. C’est à Mme Acarie, née Barbe Avrillot, fille d’un maître à la Cour des comptes, à Paris, que doit revenir l’honneur de l’introduction des Carmélites en France. Après deux années de négociations, M. de Bérulle, qui devint plus tard le