Page:Andry de Boisregard - De la Génération des vers, 1741, tome II.djvu/76

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périences de M. Rédy & celles de M. Baglivi ne sont point aussi décisives qu’ils l’ont cru, pour la conclusion qu’ils en tirent. Car il se peut bien faire que certaines choses dans lesquelles on aura jetté des Vers sans qu’ils y meurent, ou qu’ils en soient contrariés, tuent ou contrarient néanmoins les Vers lorsqu’elles seront entrées dans le corps, parce qu’alors étant mêlées avec les sucs de l’estomac ou des intestins, elles peuvent par le moyen de ces sucs qu’elles rencontrent, acquérir une qualité contraire aux Vers. Le vin mêlé avec du lait, ou avec du bouillon, est à plusieurs de ceux qui aiment l’un & l’autre séparément, un breuvage insupportable. L’eau de pourpier tout de même, & plusieurs autres dans lesquelles nous voyons vivre si long-temps les Vers que nous y avons jettés, peuvent être contraires à ces Animaux, lorsqu’elles sont mêlées avec les différentes liqueurs qui se rencontrent dans l’estomac & dans les

    Animalium vivorum reperiuntur, Observationes.