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LES ONZE MILLE VERGES


délicate et aussi mutine qu’une marquise friponne de l’avant-dernier siècle.

La connaissance fut bientôt nouée et Alexine qui avait eu un amant roumain alla chercher sa photographie dans sa chambre à coucher. Le prince et Culculine l’y suivirent. Tous deux se précipitèrent sur elle et la déshabillèrent en riant. Son peignoir tomba, la laissant dans une chemise de baptiste qui laissait voir un corps charmant, grassouillet, troué de fossettes aux bons endroits.

Mony et Culculine la renversèrent sur le lit et mirent à jour ses beaux tétons roses, gros et durs dont Mony suça les pointes. Culculine se baissa et, relevant la chemise, découvrit des cuisses rondes et grosses qui se réunissaient sous le chat blond cendré comme les cheveux. Alexine poussant des petits cris de volupté, ramena sur le lit ses petits pieds qui laissèrent échapper des mules dont le bruit sur le sol fut sec. Les jambes bien écartées, elle haussait le cul sous le léchage de son amie en crispant ses mains autour du cou de Mony.

  LES ONZE MILLE VERGES
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